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Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare]

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MessageSujet: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Mar 25 Juin 2013 - 16:34

A Athènes, par une chaleur pareille, peu de personnes trainaient dans les rues. Icare, lui, n’avait rien de mieux à faire que de passer toute la nuit à préparer un tour qui lui tenait à cœur. Il se trouvait non loin du port. L’air frais de la mer soulageait tous les passants et le vent doux soufflait dans les cheveux châtains du garçon adossé à un mur. Il attendait sa victime. Il porta son regard azur vers le chemin menant à la mer et vit arriver le vieux poissonnier, les bras chargés de caisses à poissons. Le jeune homme sourit et le regarda s’approcher. Cet homme le détestait profondément et il n’hésitait pas à le montrer. C’était un homme d’une quarantaine d’années à l’allure assez imposante, barbu et lançant un regard méprisant au jeune inventeur. Celui-ci le salua en abaissant la tête tandis que le marchand, méfiant, s’avançait vers la porte de son échoppe.

« Qu’est ce que tu fais là ? Déguerpis ! »

Icare, prenant un air profondément vexé et innocent, lui répondit

« Mais je ne fais rien de mal ! Je veux juste acheter du poisson »

On pourrait presque apercevoir une auréole au dessus de sa tête. Le marchand ne le quitta pas des yeux tout en ouvrant la porte. Un sourire jusqu’aux oreilles, Icare observait la scène. Le poissonnier ouvrit la porte, avança, doucement, pour enfin arriver au but que recherchait le garçon. Il prit son pied dans la corde qu’Icare avait placé devant sa porte. Grâce à un enchaînement de poulies et de fils, un seau rempli d’eau salée lui tomba dessus. Icare éclatât de rire tandis que ses bacs à poissons retombaient sur le marchand. Ce n’était pas prévu mais la situation en était doublement plus marrante. Le garçon ria de plus belle, se tenant le ventre, se retenant au mur pour ne pas tomber. Il releva la tête vers le marchand trempé et couvert de poisson qui s’écriait :

« Icare, tu es un homme mort ! »

Reprenant soudain son sérieux, le jeune homme prit ses jambes à son cou tandis que le poissonnier le poursuivait. L’inventeur savait qu’il n’était pas du genre à plaisanter, surtout que ce n’était pas la première fois qu’il lui jouait des tours. Il avait réussi à coller sa porte la semaine dernière. Plus aucun client de pouvait rentrer, et lui incapable d’en sortir. Il était fière de lui que son invention ait marché, surtout aussi bien.
Il bifurqua dans une petite rue à sa droite, suivi de près par le marchand furieux. Il jeta un bref coup d’œil derrière lui. Impossible de le semer. Pourtant, Icare était plutôt rapide, et surtout plus jeune ! Il tenta de rejoindre le centre de la ville, où il pourrait peut-être le semer dans la foule, s’il y en avait. Le centre n’était plus très loin. Il avait pris de la distance mais ne semblait pas fatiguer pour autant. Au détour d’une rue, Icare aperçu une jeune fille, qu’il appela :

« Pitié, aidez-moi ! Je suis poursuivi par un malade ! »

Il se réfugia derrière la fille sans y prêter attention, tandis que le poissonnier arrivait.

« Je te tiens chenapan ! Tu vas voir ce qui t’attend »

L’inventeur, prenant un air de victime et à la foi de défenseur, il répondit très calmement :

« Je vous en prie, pas devant une jeune fille … »

Le marchand la regarda puis changea de couleur, devint pâle et recula en balbutiant des choses incompréhensibles, puis finit par partir. Satisfait et étonné que son plan ait marché ainsi, il sourit puis se retourna vers la jeune fille. Elle était ravissante, tout simplement sublime. Il la regarda quelques secondes avant de balbutier

« Je … je suis navrée de vous avoir déranger … Merci tout de même »

Il sourit et continua de la regarder. Elle était vraiment superbe, telle une princesse.
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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Dim 14 Juil 2013 - 14:31

Le palais d'Athènes. Une bien jolie demeure qui ravit tous ses habitants, qu'ils soient domestiques ou nobles. Cette demeure imposante n'avait pas une architecture très complexe pour permettre aux artistes de s'exprimer librement. En effet, le roi ayant une passion irrémédiable pour les arts, avait demander à chaque artisan de la ville d'Athènes d'amener une de leur création. Sur la façade, on pouvait admirer les splendides scènes mythiques gravées dans l'albâtre blanchâtre. Ces ornements qui faisaient rêver plus d'un citoyens, avaient été sculptées par un petit artisan qui désormais habite dans une des plus belles villas de la capitale. Il y figurait aussi bien les exploits d’Héraclès que les amours de Zeus. Les murs de la maison, qui sont d'une blancheur aveuglante, sont munis de dorures se promenant ici et là, ondulant et modelant des dessins et des esquisses abstraits tels une ligne infinie. Avec ses colonnes imposantes taillées dans l'albâtre et ses fenêtres luxueusement décorées, le palais athénien aurait très bien put être la 8 ème merveille du monde.

Cependant, la splendeur de la villa ne se limitait pas à son architecture imposante, ses terres étaient d'autant plus riches de par leur verdure que de part leurs rochers. Ses prairies qui s'étendaient à l'infini ne possédaient rien de particulier, juste ce qu'un pré pouvait accueillir. A quelques centaines de mètres de la demeure, se trouvait une clairière. Celle-ci, inondée par un flot de lumière perpétuel, se trouvait à l'abri des regards. C'est pour cela qu'Elsa l'avait choisit. Son goût pour l'arc l'avait poussé à se réfugier loin des regards indiscrets car pour son père, il était hors de question de pratiquer ce q'un homme accompli au combat. C'est donc seule qu'elle s’entraînait quasiment tous les matins alors que son géniteur pensait qu'elle se promenait. Celui-ci était bien entendu au courant de ses petites cachotteries mais l'adolescente ne pouvait se résoudre à arrêter et c'est en empilant punitions sur punitions qu'elle vivait désormais.


    « Encore une! »


Un centre! C'était le cinquième ce matin là. A une vingtaine de mètre d'une cible en équilibre précaire, Elsa s'amusait et pratiquait sa passion. Seulement, voyant que sa fille était partie avec une excuse qui ne tenait plus vraiment la route, son père dénicha la supercherie et déboula dans la clairière. D'une voix de stentor, il s'apprêta une fois de plus à la réprimander mais aucun son ne sortit de sa bouche. Sa fille, se retourna et lâcha son arc, s'attendant elle aussi à des remontrance. Le roi affichait une mine fatiguée et lassée et c'est d'un ton abattu qu'il lui dit :


    « La cuisinière a besoin de quelques produits. Vu son âge avancé, je lui ait dit que tu irais, ça te fera le plus grand bien de sortit un peu et de voir du monde»


La princesse sut que protester ne servait à rien et qu'il fallait mieux que cette fois elle capitule. Elle bredouilla une excuse et s’éclipsa se la clairière, abandonnant son carquois et ses flèches dans un arbre. En chemin, elle repensa aux paroles de son père. C'est vrai qu'elle ne sortait que très peu du palais et elle n'avait aucun ami. Entendant les pas de son père qui se rapprochait d'elle, elle activa le pas, redoutant une confrontation qui pourrait mal se terminer. A la vue de l'immense maison, elle se mit à courir et entra en trombe dans le hall d'entrée. Avec ses deux immenses escaliers, le palais impérial était un modèle de création. Elsa entreprit de suivre le fumet délicieux pour trouver la cuisine bien qu'elle sache déjà où elle se situait. La vieille cuisinière, devant le feu, travaillait une espèce de viande que la jeune fille ne connaissait pas. Celle-ci annonça sa venue et saluant son aîné, lui demanda ce qu'il lui manquait. Reconnaissante, la cuisinière lui indiqua les ingrédients souhaités en la remerciant chaleureusement.

Il était assez bizarre que ce soit la princesse qui aille chercher les provisions et un bon nombre de personnes aurait trouver cette façon de faire inadmissible mais le roi avait une façon de penser assez différente de la mentalité de la société. C'est donc en traînant les pieds qu'Elsa se mit en route vers le centre-ville. Ce jour-là, l'immense marché emplissait les rues vastes et bondées de centaines de personnes. On y trouvait de tout. C'est là que les artisans qui espéraient se faire connaître afin de devenir riches et célèbres exposaient. Se frayant un chemin à travers la foule, la princesse, dont tout le monde s'écartait sur son passage, chercha les produits qu'il lui fallait. Des oranges, des citrons, du romarins et encore des autres épices dont certaines lui étaient inconnues.
   
Elle aperçut un peu plus loin un épicier qui lui offrirait sûrement ses services. Arrivée devant le stand, elle vit qu'une foule monstre s'était amassée devant et qu'il lui faudrait sûrement attendre bien plus de temps qu'elle ne le pensait. Faute de savoir où trouver tous les ingrédients qu'elle s'était efforcée de mémoriser, elle se mit derrière une dame assez pauvre et attendit, son panier à la main. L'attente devenait agaçante et la jeune fille commençait à manquer de patience. Elle n'aimait pas user de sa position mais là, elle n'allait manquer de le faire. Prenant sur elle, Elsa se faufila hors de la file. Pas question qu'elle attire l'attention sur elle.

Alors qu'elle se retrouvait sur une petite place à se demander où elle allait bien pouvoir aller, quelqu'un l’agrippa et se cacha derrière elle, manquant de peu de la renverser. Elle allait questionner l'inconnu lorsqu'un poissonnier déboula et se mit à injurier le garçon. Se retournant, Elsa aperçut le jeune homme. Ses yeux malicieux l'enchantaient si bien qu'elle ne sut pas ce que les deux athéniens se disaient. Le marchand s'éloigna soudain, laissant les jeunes gens seuls.


    « Je … je suis navrée de vous avoir déranger … Merci tout de même »


Elle ne savait pas pourquoi mais cet étrange humain l'attirait. Elle ne savait pas comment mais quand elle le regardait, une flamme vacillait dans son ventre.


    « Ce n'est rien, qui es-tu? »


Elle s'en voulu aussitôt. En temps que princesse, ne devait-elle pas connaître tout son peuple? Mais elle s'en fichait de son rang, le seul fait de vivre lui suffisait. Elle attendit la réponse du garçon, se retenant de lui prendre la main pour être sûr qu'il ne parte pas. Des sentiments contradictoires lui encombraient la tête. Comment pouvait-elle éprouver un sentiment affectif à l’égare d'une personne qu'elle ne connaissait que depuis une minute tout au plus. Elle plongea malgré tout ses yeux marrons dans ceux du jeune homme, essayant d'établir une connexion entre leurs deux êtres.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Dim 21 Juil 2013 - 11:43

 Au détour d'une ruelle :wingl: 
Icare et Elsa

Icare continua de l'observer. Il n'avait jamais vu pareille beauté. De plus, il se devait d'être très poli envers cette jeune fille qui l'avait sauvée, même s'il n'était pas sur qu'elle en soit vraiment consciente. Le sort, le destin les avaient réuni. Hélas, il ne croyait pas au destin, Icare avait toujours été très terre à terre. Elle demanda empressement :

« Ce n'est rien, qui es-tu? »

Surpris par la rapidité de la question, il réprimanda un rire et chercha une réponse convenable. Après quelques instants, il trouva enfin la manière la plus convenable. Il s'inclina de manière théâtrale tout en se présentant :

"Je me nomme Icare, fils de Dédale et inventeur de prestige."

"Inventeur de prestige". Il exagérait peut-être un petit peu, même beaucoup. Car rares sont les inventions qui fonctionnent suivant ses envies. Il se releva et saisi délicatement la main de la jeune fille tout en lui demandant :

"Puis-je savoir votre nom, charmante demoiselle ?"

Il perdit à nouveau son regard dans le sien. Il tenta alors de la décrire. Elle avait de magnifiques cheveux bruns tombant en cascade sur ses épaules. Ses yeux bruns pétillaient de malice et de bonheur. De bonheur ? Icare resta perplexe. Il n'arrivait pas à reconnaître les sentiments donnés par ses yeux. Il passa néanmoins ce détail et réfléchit à ses prochaines paroles. Ils n'allaient tout de même pas rester là, dans la rue, non loin du marcher ! Le marcher, évidemment ! Il prit le panier à moitié plein des mains de la jeune fille tout en lui disant :

"Laissez-moi vous aider. Nous irons plus vite à deux que toute seule, n'est-ce-pas ?"

Il lui fit un clin d'oeil et la prit par la main, l'emmenant vers les étalages. Beaucoup le dévisageaient et le regardaient de travers. Il se sentit mal à l'aise quelques instants en se demandant ce qu'il avait bien pu faire pour être en proie au regard accusateur des personnes présentes. Il se tourna alors vers sa sauveuse et demanda :

"Alors, de quoi à besoin mademoiselle ?"

Il n'y avait aucune liste dans le panier et il n'avait aucune idée des besoins de la jeune fille. Les gens continuaient de l'observer et Icare tenta de les oublier. Mais un seul regard vers la jeune fille lui faisait tout oublier.
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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Jeu 22 Aoû 2013 - 21:33

Elsa ne cachait pas son émerveillement lorsque le jeune homme lui dévoila son métier. "Inventeur de prestige!" Il devait être intelligent et tellement créatif. Ces qualités réchauffèrent un peu plus le cœur de la princesse déjà conquise malgré elle par le séduisant Icare. Cette manière de parler et cet humour ne la laissait pas de marbre. Elle ne connaissait malheureusement pas l'amour. Son père, qui la poussait à sortir, avait été le premier à lui interdire le contacte du peuple athénien. Refermé sur elle-même, la jeune fille dû se résoudre aux domestiques qui certes, s'occupaient d'elles mais qui n'étaient là que pour pouvoir payer leur pain. Peut-être était-ce ça l'amour? Une joie perpétuelle et un cœur comblé.

Elsa n'eut pas longtemps à se demander pourquoi alors qu'elle ne le connaissait qu'à peine, elle tombait sous le charme du bel inventaire. Sa rencontre semblait combler un vide en-elle et la réconfortait tout autant. Une amitié. Elle ne pouvait tomber amoureuse mais peut-être qu'avoir un ami ne pouvait pas être si catastrophique. Et pourtant elle se trompait... La jeune fille ne pouvait pas ignorer l'attirance qu'elle éprouvait pour Icare mais elle pouvait au moins garder se sentiment enfouit en elle.


    "Puis-je savoir votre nom, charmante demoiselle ?"


Elle répondit avec enthousiasme à sa question. Elle s'en voulu aussitôt. En tant que princesse, il était de son devoir d'être humble et distinguée, ou du moins, le faire paraître. Elsa ne pouvait pas s'emballer comme ça car une personne lui avait parler gentiment, c'était contre nature. Mais après tout, peut être que ce n'était pas sa vocation d'être une princesse. Toute cette pression sur elle l'étouffait chaque jour un peu plus si bien qu'elle n'était plus heureuse. C'est justement pour ça qu'elle adorait Icare. Sa spontanéité et son audace lui faisait oublier toutes ces choses et la rendait, à chaque moment passé avec lui, un peu plus heureuse.


    "Laissez-moi vous aider. Nous irons plus vite à deux que toute seule, n'est-ce-pas ?"


Encore un sursaut d'énergie et de bonheur la submergea! Elle qui pensait que le jeune homme s’enfuirait et la laisserait avec son morne existence et sa liste de course fastidieuse, n'en fut que plus enchantée. Les deux jeunes gens partirent donc aux devant des stands tous plus richement fournis les uns que les autres. Coriandre, olives, lavande, toutes ces odeurs lui mirent l'eau à la bouche.

Lorsqu'Elsa se rendit compte que les passants la dévisagèrent, elle haussa les épaules et fit comme si de rien n'était. Qui étaient-ils pour les juger ainsi? La connaissaient-ils? Savaient-ils réellement ce qu'elle vivait au quotidien? Non, elle ne le croyait pas. De toute manière, elle était la princesse et elle avait le droit de faire presque tout à Athènes alors se promener au bras d'un inventeur de prestige n'était pas la chose la plus à blâmer ici. Elle se retint de dire une réflexion sarcastique et plongea ses yeux dans ceux d'Icare pour oublier tous ses problèmes et toute la population qui s'amassait autour d'eux.


    "Alors, de quoi à besoin mademoiselle ?"


Elle revint vite à la réalité et essayant de se remémorer la liste soigneusement décrire par la cuisinière, elle l'énuméra au fur et à mesure. Justement, un marchand ambulant se détacha des autres. Son air affamé d'égalait en rien ses produits de couleurs vives et de leur sublime odeur. L'homme détenait une petite fille qui ne devait pas dépasser les 7 ans et à l'air dépitée. Lorsque les deux amis s'approchèrent du stand, une lueur d'espoir s'afficha sur son visage fatigué qui ne fit qu'attisait son malheur et sa pauvreté. Son étalage ,pourtant alléchant, n'avait que très peu de nourriture.

En voyant quelques belles oranges, Elsa s'en saisit et paya avec plaisir le marchand qui la remercia chaleureusement. Mettant les fruits dans le panier en osier, la princesse s'arrêta une fois encore sur les yeux magnifiques d'Icare. Elle ne voulait pas que les courses se finissent et voulant profiter de ce moment amicale , elle l'emmena dans une ruelle grisâtre et abandonnée, oubliant les épices et les herbes demandées.

Le pavé grisâtre, lissé par les allées et venues de voyageurs, reflétait le ciel bleuté et nuageux d'Athènes. La ruelle étroite semblait un refuge parfait pour deux personnes qui voulaient partager un moment d'intimité à l'abris des regards.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Ven 23 Aoû 2013 - 16:53

 Au détour d'une ruelle :wingl: 
 Icare et Elsa

Suivant les instructions de la jolie jeune fille, Icare sautait d'échoppe en échoppe, semblant presque danser entre les habitants pour ne pas les renverser. Mais il avait du mal à détacher son regard de celle qui se prénommait Elsa. Elsa. Quel joli prénom. A ses oreilles, ce son lui paraissait le plus mélodieux qu'il soit. L'inventeur avait-il peur qu'elle parte ? Qu'elle fuit et qu'elle le laisse à son triste sort ? Son père lui avait tellement répéter de se méfier des femmes ... Mais il ne l'écoutait jamais, bien évidemment. Sinon, pourquoi serait-il là. Pourtant, il ne ressentait pas le même sentiment avec Elsa qu'il avait ressenti avec toutes les autres. Pourtant, impossible de mettre un terme sur ce sentiment, un sentiment si étrange ... Ils finirent leurs emplettes et Elsa le tira par la main jusqu'à une sombre ruelle, plus calme. Icare se laissa faire, s'abandonna à elle. Il avait besoin de s'éloigner de tous ces regards qui les avaient toisés tout au long de leurs courses. il ne savait toujours pas pourquoi. Mais chacun possède sa part de mystère, et c'était mieux ainsi. Il connaissait son nom, et ça lui convenait parfaitement. Mais son cœur voulait tout savoir d'elle ... 

La ruelle était sombre, à peine éclairée par les rayons du soleil. Ils s'arrêtèrent au milieu de la rue et s'adossa contre le mur. Il prit le temps de la contempler, de sorte à pouvoir se remémorer à jamais son visage d'ange. Un rayon de soleil l'atteignit et éclaira son visage si parfait qu'on le croirait semblable à celui d'Aphrodite. Elle faisait l'effet d'une muse sur Icare qui avait tellement envie de lui réciter quelque poème, un ou deux vers sur sa beauté. Mais ne fit rien, comme envoûté par la demoiselle. Il réussit tout de même à lui murmurer :

"Vous a-t-on déjà dit à quel point vous étiez belle ?"

Il ne savait quoi ajouter. Il regretta même ces paroles. Comment allait-elle réagir ? Il resta néanmoins serein, persuadé qu'elle éprouvait le même sentiment étrange pour lui. Il lui sourit gentiment et osa à peine murmurer ces quelques mots, de peine de troubler le paisible silence qui régnait :

"Puis-je avoir l'honneur de vous accompagner jusque chez vous ?"

Tenant toujours son panier, rempli cette fois, il attendit sa réponse, anxieux qu'elle le repousse. Les secondes lui parurent des heures jusqu'à sa réponse. Mais plus de temps il passait ici, avec elle, et plus il se sentait apaisé. Il ne pensait d'ailleurs plus du tout au poissonnier qui ne manquera pas de lui faire la peau le lendemain.
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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Jeu 19 Sep 2013 - 21:07

Elsa regardai toujours Icare. Elle ne pouvait détourner les yeux de cet étrange beauté masculine qui l’envoûtait. Peut être n'était-il pas l'homme idéale pour les nobles dames bourgeoise et sans cœur dont elle était issue mais à ses yeux, rien n'aurait put lui déplaire. Peut être aimait-elle ça chez-lui. Devenir une personne différente de son rang, devenir quelqu'un de bien, de quelqu'un dont elle était fière. Étrange sensation alors qu'elle ne le connaissait que d'à peine quelques heures mais dès la première seconde qu'elle l'avait vu, elle s'était sentie bien. Heureuse. Rester ne serait-ce qu'une seule seconde en sa compagnie l'avait déjà changée. Cependant, elle gardait cette sensation pour elle. La jeune fille n'était pas de nature très bavarde mais même si elle l'avait été, elle aurait vite imaginer le dialogue. On se serait moquée d'elle pour sa crédulité et sa candeur. La princesse avait conscience de l'opinion de son peuple ou de la bourgeoisie qu'elle avait l'habitude de côtoyer s'il la voyaient revenir au bras d'un soit disant inventeur. Mais elle restait convaincue qu'il débordait de talent. Perdue dans ses pensées, elle fut surprise d'entendre la voix du bel enchanteur :

"Vous a-t-on déjà dit à quel point vous étiez belle ?"

Quelques dixièmes de secondes d'étonnement furent vite remplacées par de la gène. Que devait-elle répondre? Elle l'ignorait bien entendu. Cependant elle ne pouvait cacher son immense sourire esquissée sur sa bouche. Un moment qui lui parut une infinité s'installa entre les deux jeunes gens. Un long silence qui en aurait dit plus que le plus long des dialogues. Mutuellement, ils se dévisageaient, des paroles tacites s'installaient entre-eux. Rien qu'à leur regard, ils savaient ce qu'ils se disaient. C'était la magie de l'amour. Le silence. Il semblait au dessus de l'immense cohue de la ville; impossible pour un scientifique mais recevable pour un philosophe. Cet échange fut rompu par une deuxième question d'Icare :

"Puis-je avoir l'honneur de vous accompagner jusque chez vous ?"

Stupéfaite, elle regarda le jeune homme. Beaucoup de sentiments se mélangeaient en-elle. L'horreur, la stupeur, le désarroi, la tristesse. Voulait-il vraiment mettre fin à leur rendez-vous imprévu? Avait-il déjà une compagne? Ne l'aimait-il pas finalement? Son visage devait refléter ses pensées car une ombre passa devant le visage de l'inventeur un bref instant. Peut-être n'était-ce finalement pas son intention. D'ordinaire intelligente et vive d'esprit, Elsa tenta de reprendre le dessus sur ses émotions qui lui avait brouillé l'esprit durant leur escapade. Elle vit que l'homme ne l'avait pas quitté des yeux. Comme s'il savait que son moment idyllique l'avait fait perdre toute connaissance de cause et qu'elle essayait de reprendre le dessus. Il se montrait patient et bienveillant. Une personne qui voudrait en finir avec elle ne se comporterai pas de la sorte elle en était consciente.

La princesse analysa chacune de ses paroles avec attention. Le moindre changement de ton ou la moindre mauvaise note aurait pu la faire pleurer jusqu'à la nuit des temps. Après avoir scrupuleusement détaillés les paroles du jeun homme dans sa tête, elle déduisit qu'il avait juste voulut être poli, comme un vrai chevalier bien élevé. Elle cru même percevoir un brin, de tristesse dans sa voix. Elle en fut heureuse, peut être que lui aussi voulait prolonger ce moment. Mais c'est en regardant la position du soleil qu'elle vit qu'il était très tard et qu'elle devait le plus vie rentrer. Regardant une dernière fois Icare, elle se releva. Un seul coup d’œil permit à l'inventeur de connaître ses intentions.

Elsa avançait à petits pas. Voulant le plus possible profiter de ce moment avec son ami. Faisant des longs détours, passants dans les chemins les moins empruntés, les deux compagnons se laissèrent envoûter par la chaleur et le communautarisme des Athéniens. Avançant sur les dédales de pavés, ils laissèrent leur esprit vagabonder, ne laissant pas la population qui les dévisageait les déstabiliser. Le soleil commençait à se coucher mais lorsqu'elle se rendit compte qu'elle se trouvait toujours au centre-ville, elle ne s'en soucia guère et préféra rester avec son ami. Mais au fond d'elle-même, elle craignait les foudres de son père, se fureur et sa colère. Il était terrible lorsque Zeus lui transmettait sa force. Et elle savait que c'est ce qui l'attendrait si elle ne retournait pas aussi vite qu'elle le pouvait chez elle. Elle soupçonnait Icare de l'avoir compris mais elle lui priait en silence de ne pas lui faire savoir. La jeune fille voulait prolonger ce moment et elle lui en était reconnaissante de ne pas la contredire.

Les lueurs orangées de l'aurore inondaient les pavés d'un halo doré. Les pierres polies qui jonchaient le sol prenaient la teinte d'un magnifique gris-vermillon et les toits étaient inondés de lumière. Le marché avait duré toute la journée, une rareté ces temps-ci. Mais Elsa soupçonnait les dieux de vouloir eux-aussi prolonger ce tête-à-tête romantique qui avait commencé au début de la journée et qui n'était sûrement pas prêt de s'arrêter.[/quote]

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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Ven 27 Sep 2013 - 15:13

 Au détour d'une ruelle :wingl: 
 Icare et Elsa

Il ne lui semblait que ni lui, ni elle, ne souhaitait partir, gâcher ce moment privilégié. Ils semblaient pouvoir rester ainsi pour l'éternité, et celle-ci semblerait encore trop courte à leur goût. Icare n'avait jamais soupçonné l'existence d'un tel sentiment de bonheur. Les deux jeunes gens venaient de se rencontrer, et il lui semblait de s'être toujours connu. Il savait qu'il ne pourrait plus quitter ces yeux envoutants, pour lesquels il serait prêt à tout. Rien ne lui semblai impossible, temps qu'elle restait près de lui, à ses côtés. Si on dit que l'amour donne des ailes, elle était la clé de son rêve d'enfant. Pourtant, avec elle, il pouvait déjà toucher les nuages. 
Qu'avait-il fait en lui demandant de la raccompagner chez elle ? Pourquoi voulait-il raccourcir ce moment ? Icare aurait dû passer une après midi à s'amuser, à rire et à jouer des tours. Au lieu de quoi il avait fait les courses. Et pourtant, celles-ci ne lui sembleront jamais aussi agréable. Le jeune avait soif. Soif de savoir. Et sa curiosité ne serait assouvie que lorsque la sublime créature en face de lui lui aura révélé tous ses secrets. Il voulait la connaître, savoir ce qu'elle aimait, que lui offrir pour qu'elle soit à jamais heureuse. 


Elsa se releva et jeta un dernier coup d’œil derrière elle. Ses yeux semblaient dire à Icare de de la suivre, ce qu'il fit. Il la suivrait jusqu'au bout du monde s'il le fallait. Les deux amoureux avançaient lentement dans les ruelles d'Athènes, faisant abstraction de tout excepté d'elle. Car ni les regards de travers, ni la chaleur étouffante ne pouvaient gâcher ce moment. Le char solaire continuait inlassablement sa course vers l'horizon, et allait bientôt disparaître derrière les hautes montagnes entourant la ville. Une lueur orange baignait le centre ville, débarrassé de tous les marchands présent dans la matinée. Seuls quelques passants sillonnaient encore la place à la recherche de quelque aliments à grignoter, ou en quête de leur maison douillette. Combien de temps s'était-il écouler depuis qu'ils marchaient ensemble ? Quelques secondes ? minutes ? heures ? Icare ne saurait le dire. Il ne prit conscience de leur position qu'après des efforts surhumains pour détacher son regard de la jeune fille. Ils n'avaient parcouru que quelques mètres depuis tout ce temps. Il fallait croire qu'elle était maligne pour tourner plusieurs heures en rond. Elle ne voulait visiblement pas le quitter, ce qui était parfait. Il voulait la garder, encore un petit peu, rien que pour lui. Ainsi, il tenta une proposition. Il recouvrit son sang froid et tenta de dire ces quelques mots le plus calmement possible :


"Me feriez-vous le plaisir de m'accompagner au théâtre ce soir ? Il y a une présentations dans quelques heures, non loin d'ici."


Il n'avait pu s'empêcher de dire ces simples phrases sans une touche d'humour dans la voix, malgré que celle-ci avait quelque peu tremblé. Le jeune homme n'avait jamais été aussi sérieux ni aussi stressé. Il la regarda plusieurs secondes, suppliant. Puis, se rendit compte de son erreur.


"Aimez-vous le théâtre au moins ? Je suis désolée de ne pas vous l'avoir demandé plus tôt ..."


Honteux, il se sermonnait dans sa tête. Mais il espérait juste qu'il accepterait son invitation. Se rendant compte qu'il tenait toujours le panier rempli de provisions à son bras, il sourit et ricana. Il faudrait tout de même penser à déposer ces affaires chez elle avant qu'ils ne fassent autre chose de plus ... romantique ?
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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Mer 16 Oct 2013 - 20:58

Arrêtant enfin cette promenade interminable qui durait depuis plusieurs heures, Elsa regardait encore Icare. Elle l'avait regardé souvent depuis qu'ils s'étaient rencontrés et pourtant elle voulait le regarder encore. Cette fois-ci, au lieu de se perdre dans ses pensées et dans ses émotions, elle s'attarda sur ses détails : une légère bosse imperceptible sur son nez, un petit grain de beauté sur sa joue au premier abord, parfaite... Ce qu'elle admirait le plus dans son physique c'était son ride sur le front, témoin des heures de travail et de réflexion passées sur ses travaux. Elle aimerai bien voir le jeune inventeur tentant de découvrir les lois de l'aviation comme les oiseaux, chaque goutte de sueur perlant sur son front retomberait sur son tablier crasseux et chaud. Une fois de plus, il la surpris avec une question qui la dérouta:


    "Me feriez-vous le plaisir de m'accompagner au théâtre ce soir ? Il y a une présentations dans quelques heures, non loin d'ici."


Cette question la laissa perplexe. Au lieu de se réjouir comme elle aurait put le faire ou comme l'aurait fait la première jeune fille, elle sentit une inquiétude qui grandissait en elle. Son père. Rien qu'à y penser, un frisson d'effroi glaciale la transperça. Plusieurs problèmes se posaient. En effet, elle n'imaginait déjà pas la punition sévère qu'elle recevrait en rentrant si tard du marché, mais si elle demandait la permission pour sortir, qui plus est avec un parfait inconnu, elle n'en sortirait pas indemne. Lorsqu'elle en arriva à la conclusion qu'elle ne pourrait malheureusement pas sortir, elle reçu comme un coup de poignard. Elle voulait y aller. C'était un fait. Mais elle se rendit vite compte que ce n'était pas Icare la seule raison de cette sortie. Comme un oiseau, elle avait goûté à la liberté et ne supporterait pas être remise en cage. Un trait de son caractère, enfouit depuis sa plus tendre enfance, refit surface. Un sentiment de rébellion et d'injustice s'empara d'elle. Son cœur s'emballait et elle avait envie d'exploser, de détresse sans doute, mais elle avait envie de se libérer de cette emprise injuste qui était le cocon royale et vivre enfin sa propre vie. Cependant, c'était impossible. Résignée, elle allait donner sa réponse lorsqu'il lui posa une autre question :


    "Aimez-vous le théâtre au moins ? Je suis désolée de ne pas vous l'avoir demandé plus tôt ..."


Cette maladresse involontaire la fit sourire ouvertement. Elsa aimait beaucoup son côté attachant et maladroit. C'était décidé. Elle allait y aller, que cela plaise à son père ou pas, elle voulait se rendre au théâtre. Elle était assez grande pour prendre ses propres décisions mais consciente malgré tout de l'entêtement de son père, la jeune fille pris la décision de ne pas lui en parler, afin d'éviter tout désagrément malencontreux envers Icare et son père à qui les amants pourraient aussi porter préjudice. Devant l'air peiné du bel inventeur, Elsa ne répondit qu'une seule phrase :


    "Oui et je viendrai ce soir"


Sans attendre plus longtemps, elle déposa un baiser sur la joue d'Icare tout en lui reprenant le panier des mains. Puis, sans demander son reste, pour ne pas attarder plus longtemps cet au revoir presque douloureux, elle repris le chemin menant au palais d'un pas aérien et léger. Elle allait au théâtre avec Icare! Elle se répéta cette phrase dans sa tête toute au long du voyage, mi-sautillant, mi-marchant, la tête pleine d'étoiles et l'esprit embrumé par des sentiments féeriques et magiques.

Le chemin était long et sinueux et retrouver son chemin dans le crépuscule obscur n'était pas si simple. Les étoiles éclairaient à peine son chemin et la lune n'était pas assez haute dans le ciel pour lui permettre de voir quelque chose. Au sommet de la colline d'Athènes, Elsa aperçut enfin le palais dont les murs étaient éclairés par des torches en bronze. Elle se glissa en catimini part la porte de derrière, évitant de peu les veilleurs de nuit qui se chargent de garder l'immense maison. L’intérieur était silencieux, sombre, éclairé par quelques bougies. Sa surprise en fut plus grande lorsqu'elle découvrit que trois visages en fureur la fixait à l’intérieur : son père bien entendu, sa nourrice et sa cuisinière. La jeune fille redonna son panier à celle-ci et s'empressa de paraître blasée. Pendant qu'elle rentrait, elle avait eu la temps de préparer un petit mensonge qui lui paraissait sûr et peu suspect. La nuit était vite tombée et le temps lui avait manqué pour peaufiner les derniers détails mais elle pourrait s'en sortir, du moins elle l’espérait. Elle entreprit donc son récit avant que l'un des adultes ne interpellent sur sa journée, d'un air non-nonchalant et impatient :


    "Non mais vous auriez vu ça! Une immense foule occupait la place, on ne pouvait même pas passer! Elle espérait paraître convaincante et bien dans la peau de son personnage, J'ai réussi à trouver tant bien que mal tous vos ingrédient mais les Athéniens occupaient tellement la place que j'étouffait, j'ai donc dû aller me réfugier dans une petite ruelle le temps que ça se calme mais j'étais tellement épuisée que je me suis endormie!"


Elle n'entra pas dans les détails, de peur d'éveiller des soupons et d'un pas énervé, elle grimpas les escaliers vers sa chambre. Elle chantonnait sans s'en apercevoir mais sa nourrice qui l'avait élevée depuis sa naissance, devina que ses pensées étaient occupées et que sa mine réjouit témoignait d'une belle après-midi.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Dim 27 Oct 2013 - 11:30

 Au détour d'une ruelle :wingl: 
 Icare et Elsa

Comme il pouvait être long d'attendre une réponse qui était incertaine. Icare ne savait à quel dieu se vouer et priait pour qu'elle dise "oui". Il aurait donné n'importe quoi pour qu'elle l'accompagne, juste cette nuit, la seule nuit s'il le fallait. Mais s'il devait mourir maintenant, son seul veux aurait été de la revoir, au moins une fois, le temps d'un acte au théâtre. 

"Oui et je viendrai ce soir"


Comment une simple phrase pouvait-elle émouvoir un homme à ce point ? Icare voulait sauter de joie, crier sur tous les toits cette victoire personnelle, mais resta néanmoins de marbre devant la demoiselle. Il se contenta de lui sourire et de la regarder encore. Il l'avait tellement regardé sur quelques heures qu'il lui semblait pouvoir la dessiner dans les moindre détails si les dieux lui avaient offert ce don. Puis, il se produisit l’impensable : elle se pencha sur lui et lui déposa un délicat baiser sur la joue. Incapable de bouger, bouleversé par cet acte qu'il avait pourtant l'habitude de recevoir, mais qui ne lui avait jamais parut aussi rempli d'affection. Il sentit à peine le panier qu'il tenait en main depuis plusieurs heures et qu'il avait pourtant oublié se défaire de celles-ci. Et en un rien de temps, Elsa s'en état allée. Il resta là, bouche bée, plusieurs minutes, le temps de prendre conscience de ce qu'il venait de se passer. Puis se mis en marche d'un pas lent vers sa demeure où devait l'attendre son père. Il faisait presque nuit et les rayons du soleil qui avaient peint les nuages en orange l'ombre de quelques instants commençaient à disparaître derrière l'horizon. Les portes du royaume de la nuit s'ouvraient d'avantage au fur et à mesure que l'astre solaire périssait derrière les montagnes. 


De retour chez lui, la tête remplie d'images divines et de sentiments qu'il peinait à reconnaître, il poussa doucement la porte de sa maison, restée ouverte, et découvrit comme il l'attendait son père. Dédale se tourna vers lui, l'air rassuré mais aussi furieux. 


"As-tu une idée de l'heure ? Que s'est-t-il passé pour que tu rentres aussi tardivement ? Tu m'avais pourtant promis d'être de retour avant le coucher du soleil !"


Le jeune homme avait du faire abstraction de cette promesse et aurait volontiers désobéi pour rester d'avantage avec Elsa. Il ne prit pas la peine de répondre à la remarque de son père, son esprit était ailleurs et c'était à peine s'il l'avait écouté. Il redescendit néanmoins sur terre lorsqu'il aperçu dans le coin de la pièce une silhouette qui lui était familière. Il aurait tellement voulu chasser cet être qu'il ne connaissait que trop bien et qu'il détestait au plus haut point. Le corps s'approcha de lui pour lui dire un "bonjour cousin" aussi nonchalant que vicieux. Icare avait totalement oublié la venue de son détesté cousin Perdrix et aurait volontiers préféré rester avec Elsa plutôt que de le voir en ces lieux. Il comprenait désormais l'origine de la colère de son père. Car ni lui, ni Icare n'appréciait ce chenapan  pourtant plus doué qu'eux deux réunis. Mais il faisait parti de la famille et on ne pouvait l'ignorer. Icare ne prit pas la peine de le saluer et se tourna vers son père, attendant la sentence.


"Pour la peine, tu passeras la soirée avec ton cousin, que vous passiez un peu de temps ensemble avant qu'il ne reparte dans trois jours"


Icare était effondré, totalement paniqué. Il savait que son père devait être soulagé de se débarrasser de Perdrix pour la soirée, mais il ne pouvait imaginer punition plus cruelle. Tentant de dissimuler son malaise, il répondit très calmement à son père, avec une once d'insolence dans la voix :


"J'ai d'autres projets pour ce soir et je ne pourrais malheureusement pas emmener Perdrix avec moi"


Son père le toisa quelques instants avant de répondre fermement :


"Tu n'as qu'à annuler, car que tu le veuilles ou non, tu passeras les prochaines heures avec ton cousin !"


Furieux, il se rendit dans son atelier dans lequel il s'enferma. Il ne put s'empêcher de penser à Elsa qui allait l'attendre, alors qu'il ne viendrait pas. Puis, son esprit mathématique reprit le dessus. Il fallait mettre en place un plan pour se débarrasser de son cousin. Evidemment, l'option de l'emmener avec lui au théâtre était exclue, il fallait l'occuper pour les quatre prochaines heures et filer en douce sans que son père le voit. Problème compliqué à résoudre. Il regarda autour de lui et jeta un bref coup d’œil sur ses inventions en cours de construction. Puis ce fut l'illumination, il savait comment occuper son cousin. On frappa à la porte et il entendit résonner la voix de ce dernier. Il serra les dents et pria pour que son plan fonctionne. Il alla lui ouvrir puis le fit rentrer dans son "entre secrète". Après un bref coup d'oeil, Perdrix fit remarquer :

"Toujours aussi peu doué à ce que je vois ..."

Icare ft abstraction de ce commentaire déplacé et commença la mise en place de son plan :

"Justement, j'aimerais que tu m'aides. Je n'arrive pas à faire fonctionner cet engin. Je n'arrive pas à le faire décoller du sol. Et je me disais que tu pourrais peut-être le réparer ..."

Il avait prit une de ses maquette d'engin volant qui traînait sur son bureau et l'avait tendu à son hôte. Car si Icare connaissait bien une chose sur son cousin, c'est son envie de faire mieux que tout le monde. Et une fois lancé dans la création d'une invention, il était difficile de l'en arracher. Perdrix prit l'engin et l'observa, puis fit quelques remarques qui devaient s'adresser à lui plutôt qu'à Icare, qui s'approchait doucement de la porte.

"Je peux t'aider d'une quelconque manière ?" demanda-t-il d'une voix innocente. 

"Surtout pas, lui répondit son interlocuteur, tu risquerais de faire pire que ce ne l'est déjà !"

Son plan marchait à merveille. Il franchit la porte et la referma délicatement, puis sortit une feuille et de quoi noter. Il laissa un mot sur la porte de l'atelier "Ne pas déranger, inventeurs en pleine création" et sortit par la porte de derrière. 

Il arriva à l'heure au théâtre dans la rue qui commençait à se remplir. L'inventeur avait pris soin d'acheter quelques roses à celle qu'il attendait avec impatience et espoir. Il ne pensait déjà plus à son père ni à son cousin, car la seule chose qui l'importait était qu'il allait passer une des meilleures soirée de sa vie.



[HRP : Désolée, c'est un peu long ^^" Mais je n'ai pas vu que ça l'était autant ...]
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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Mar 12 Nov 2013 - 21:39

Elsa regardait au-travers de sa fenêtre la lune qui éclairait Athènes d'un voile blanc divin. Elle portait un drap d'une blancheur éclatant qu'elle avait mise pour l'occasion. C'était sa toge préférée car elle était unique au monde : elle n'était pas seulement blanche, elle possédait un tissu pourpre attaché à la robe avec un bouton dorée représentant Athéna. Le tissu descendait en cascade jusqu'à ses pieds, cachant à moitié ses chevilles pâles. Elle portait à ses pieds des sandales dorées venant d'un célèbre cordonnier de la ville. Elles avaient été faites sur mesure et s'harmonisaient sans peine avec sa silhouette fine. Sa nourrice vint la voir, curieuse de connaître la raison de cet apparat mit pour la nuit. La princesse nia toute réponse, feintant juste de vouloir être belle de temps en temps. Elle demanda donc à la femme de brosser ses cheveux et de lui mettre un peu de poudre à maquillage. Celle-ci s’exécuta, n'instant pas. Le temps passait et la jeune fille commençait à stresser. Elle se sentait mal-à-l'aise et curieuse de savoir comment son rendez-vous se passerait. Mais ce n'était pas sa seule préoccupation : elle se demandait aussi comment elle pourrait sortir du palais sans éveiller les soupçons des dizaines de gardes en factions devant chaque issu. Sa nourrice vit qu'Elsa était troublée et lui parla d'une grande tendresse :

    " Vous savez madame, je vous connais depuis votre naissance, je vous ait élevé comme ma fille, je sais bien que vous êtes troublée et je m'offusquerai si vous ne me faites pas assez confiance pour me dévoiler votre secret."


La jeune fille fut surprise par ces paroles et répondit d'une voix d'égale :

    " Vous connaissez ma gratitude à votre égare pour m'avoir élevée comme un enfant issu de votre chair mais je ne craint ne pouvoir révéler mon secret à personne, il m'est bien trop lourd, je ne voudrais un tel fardeau pour personne.
    - Vous savez aussi bien que moi que votre secret sera en sécurité avec moi et je pense que je pourrait peut être vous alléger la conscience si vous décidez de me le confier."


Soudain, prise d'un violent spasme, Elsa s’effondra en larme dans les bras de sa nourrice. Elle avait trop de pression en elle depuis que, poussée par les dieux, elle avait commencer à éprouver des sentiments pour Icare. En seulement quelques heures, son monde avait chaviré et un lourd poids s'était effondré sur elle. Elle ne pouvait pas l'aimer mais elle ne pouvait s'y résoudre, la fatalité était inévitable, elle ne le savait que trop bien. La princesse pleura ainsi pendant de longues minutes où sa nourrice ne bougeait pas, ne parlait pas. Elle écoutait juste la longue plainte qui s'élevait de la bouche de sa maîtresse.

Une fois ses esprits repris et son corps n'ayant plus de larmes à faire couler, elle ne voulut plus rester dans cette solitude dévastatrice et confia d'une traite son après-midi et les émotions qui l'avait traversées. La vieille dame l'écoutait attentivement, hochant la tête, le visage dure et impassible; au contraire, Elsa rayonnait en repensant à Icare et son sourire charmeur. Elle parlait d'une voix aiguë et son visage rayonnait. Une fois son récit finit, elle attendit patiemment que sa mère adoptive lui dise quelque chose. Elle finit par lui répondre d'un ton placide et neutre :

    " Cet amour est impossible j'en ai bien peur. Elle pourrait causer la colère de votre père qui ne pourrait recevoir pareille nouvelle. Votre mariage risque d'être bientôt prévue et je doute qu'il ne le soit avec un inventeur raté. Cependant, je ne peux que vous plaindre. Les dieux ont décidé de vous faire souffrir malheureusement et c'est inévitable."


Elle fit une pause, ses yeux bleu acier perçant le regard de la princesse mais celle-ci affrontait son regarde d'un air de défi. Le regard de la nourrice s'adoucit et elle s'exprima avec plus de gaieté :

    " Je crois savoir ce que vous ressentez et je ne peux vous forcer à rester loin de votre amant si tel est votre souhait. Ce qu'il s'est passé cet après-midi en à peine quelques heures est le signe du destin et je doute que ce n'est qu'un coup de foutre banal. Je vous aiderez en soyez certaine madame et ne vous torturez plus, je ne dirai rien à votre père."


La jeune fille s'émerveilla et embrassa sa nourrice sur la joue, heureuse d'avoir put partager ce lourd secret avec quelqu'un de confiance. Elle regarda dehors une dernière fois à travers sa fenêtre, la lune était bientôt haute, il ne lui faudrait plus tarder pour aller au théâtre. Aidée de sa nourrice, elle arriva sans peine à éviter les gardes qui parlaient et ne prêtaient guère attention à la princesse. Celle-ci s'élança avec grâce sur le chemin du centre-ville, courant aussi vite qu'elle le pouvait. Elle slalomait entre les citoyens se rendant au théâtre, aussi légère que le vent.

Devant l'entrée du bâtiment, Icare l'attendait, toujours aussi beau avec ses cheveux en bataille. Elle lui sourit chaleureusement et accepta avec gratitude les fleurs qu'il lui tendait. Elles étaient magnifiques et avait un doux parfum qui l’envoûtait. Elsa ne prêtait pas attention aux personnes qui la dévisageait avec stupeur et elle s'engagea sous l'arcade de pierre en compagnie du jeune homme.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Dim 15 Déc 2013 - 18:49


Icare venait d'arriver sur la place et reprenait peu à peu son souffle. Sa course à travers les rues l'avait fatigué et il ne devait pas être très beau à voir. Les gens le regardaient de travers, méfiants ou tout simplement surpris de le voir aussi calme. Au bout de quelques minutes, il la vit arriver, fendant la foule qui accourait pour venir voir le spectacle. Elle était encore plus belle que lorsqu'il l'avait quitté il y a quelques heures de ça seulement. Le jeune homme avait du mal à croire qu'elle puisse devenir encore plus belle qu'elle ne l'était lors de leur rencontre. Elle devait avoir passé beaucoup de temps à se préparer alors que lui n'avait même pas pris la peine de se changer ou même de se coiffer. Honteux, il voulut se cacher derrière le bouquet qu'il tenait à la main mais n'en eut pas le temps. Le sourire de la jeune fille le rassura, tout ce qu'il espérait était qu'elle ne lui en voulait pas pour son apparence désastreuse. Il lui tendit peureusement les quelques roses qu'il avait acheté en chemin. Aimait-elle les roses ? Il l'espérait. Toutes les filles aiment les roses, non ? Il la regarda encore quelques instants, et ces quelques secondes furent suffisantes pour l’envoûter. Telle une sirène, elle lui faisait le même effet à chaque fois qu'il posait ses yeux sur la jeune fille. Il n'osa pas bouger, ne sachant ce qu'il fallait faire. Et lorsqu'Elsa se mis en marche vers l'entrée, il la suivit sans hésiter. Il se ressaisit quelques peu et la rattrapa, toucha sa main du bout des doigts, de peur qu'elle ne la repousse. Mais  la main resta sans bouger, il la saisi alors. La main de la jeune fille était douce et le rassurait au milieu de ce monde qui ne cessait de les dévisager. Non pas comme quand il attendait Elsa devant le spectacle, c'était autre chose. Ils avaient plus l'air effrayé et rempli de stupeur que moqueurs. En y réfléchissant bien, acre se rendit compte que ses regards l'avaient toujours observé depuis sa rencontre avec la jeune fille. Il regarda Elsa comme un objet précieux et tellement convoité, comme s'il allait la perdre incessamment sous peu. Il aurait voulu partir avec elle, rester à jamais avec sa bien aimée et la garder pour lui seul. C'était hélas impossible, mais il aurait bâti le plus beau des temple à la déesse de l'Amour si elle pouvait exaucer son souhait.

Il sourit chaleureusement à Elsa et pensa "Carpe diem". A quoi bon déjà penser à la séparation alors qu'ils sont sur le point de passer leur première soirée ensemble. Il toisa la salle du regard et alla jusqu'à la première rangée. C'est avec déception qu'il remarqua qu'aucune place était vide. Il caressa la main d'Elsa et lui chuchota à l'oreille

"Ne vous en faites pas, je vous reviens tout de suite"

Un dernier sourire et il s'avança au milieu de la rangée. Deux hommes trapus étaient assis sur les sièges du milieu. Icare se pencha vers eux et dit très courtoisement :


"Excusez moi messieurs, pourriez vous prendre les places de la deuxième rangée s'il vous plait ? Mon amie et moi voudrions nous asseoir au premier rang. Je vous en supplie ! Il s'agit de notre premier rendez-vous et ..."

Les hommes se mirent à rire et regardèrent le jeune homme qui ne comprenait pas la cause de leur joie soudaine. L'un d'eux prit la parole :

"Alors comme ça, Icare voudrait nous prendre nos place ! Et quelle est donc ta nouvelle cible ? Une pas trop moche cette fois j'espère !"

Tous deux se remirent à rire. Icare, blessé mais ne laissant rien paraître, désigna d'un geste discret Elsa qui l'attendait. Les rires des hommes se stoppèrent nets, devinrent blêmes et se figèrent. Un simple regard les fit déguerpir en bafouant quelques mots incompréhensibles. Satisfait, Icare vint rechercher Elsa et la prit pas le bras. Arrivée à auteur des places vides, il fit une révérence exagérée en disant d'une voix douce :

"Si vous voulez bien prendre place, ma princesse"

Il lui sourit et s'assis à côté d'elle. Quelques instants plus tard, les lumières baissèrent et le spectacle put commencer.
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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Ven 27 Déc 2013 - 15:27

Elsa avançait jusqu'à la place qu'Icare avait réussit à trouver de justesse. Les citoyens la dévisageaient soucieux et perplexe, laissant échapper quelques messes basses à leur voisin. Cette constatation la stressait plus que tout, bien qu'elle soit plutôt à l'aise avec son peuple et qu'elle était plutôt avenante, elle se trouvait toute petite dans cet amphithéâtre éclairé par le soleil couchant. Elle découvrit en elle une timidité cachée jusqu'alors et en fut d'autant plus frustrée.


    "Si vous voulez bien prendre place, ma princesse"




Elle sourit à son compagnon et s'assit confortablement sur les bancs de pierre du demi-cercle. La scène vide avait des allures mystérieuses tandis que le rideau s'agitant au gré du vent, laissait  entrevoir les comédiens s'activant en coulisse. Les murmures de la foule de spectateur s'amplifiait au fur et à mesure des nouveaux arrivant si bien qu'il était difficile d'entendre son voisin qui lui parlait de la pièce. Elle n'écoutait pas Icare mais regardait son visage angélique qu'elle connaissait dorénavant par cœur. La main d'Icare effleurait la sienne. Elles étaient douces et moitent, sûrement à cause de son stress, ce qui fit sourire la jeune fille.

Une musique commença soudain, signe du début de la pièce. Elle essaya tant bien que mal de se souvenir du nom mais elle ne réussit qu'à retrouvé le nom du dramaturge : Aristophane. La mélodie se tue et la rideau dévoila un homme munie d'un masque de femme. Athènes, avant l’aube. Praxagora attendait ses amies devant chez elle, une lampe à la main : le jour était en effet venu qui verra la réalisation du plan concocté par la gent féminine dans le but de conquérir le pouvoir. Ses compagnes arrivèrent avec des barbes postiches et des vêtements d’hommes, dérobés à leurs maris endormis. L’idée était de se rendre en foule à l’Assemblée, d’y proposer un décret qui confiait tout le pouvoir aux femmes et le faire aussitôt entériner par un vote à main levée. Une fois leur coup d’état répété, les femmes se rendirent vers la Pnyx... Elsa reconnut bien là le talent d'Aristophane de tourner en ridicule tout être "inférieur" à lui. Elle avait entendu dans le château cette pièce misogyne être au centre de toutes les discussions. Elle savait bien que c'était une comédie destinée à faire rire et à prendre au second degré mais devant tant d'impudeur de la part des femmes jouées, elle enragea et sans même penser à Icare, elle se leva et sortit d'un pas énervé de l'amphithéâtre devant l'air ébahi des spectateurs.

Il fallait qu'elle prenne l'air, qu'elle se calme car toute la pression accumulée allait la faire exploser. Elle s'adossa à une des colonnes en marbre et regarda le soleil décliner dans le ciel jusqu'à ce qu'un mystérieux inconnu sortit de l'ombre. Il la regardait, un sentiment étrange s'échappait de lui. Il s'avançait vers elle et s'arrêta à quelques mètres d'elle. Ses yeux bleus glaciers étaient d'une intensité à couper le souffle et ses cheveux blonds cendrés s'embrasaient dans l'astre. Elle remua sa tête et s’injuria intérieurement, elle était avec Icare. Pour sortir de sa fascination, elle lança d'un voix un peu trop acerbe :


    "Qu'est ce que vous voulez?"



L'homme semblait avoir été effrayé une fraction de seconde mais reprit immédiatement un tempérament calme ce qui rendit la princesse perplexe.


    "Je m'appelle Perdrix et vous devez sans doute être Elsa je suppose" répondit-il en lui baisant la main.



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Dernière édition par Elsa le Dim 26 Jan 2014 - 16:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Mer 8 Jan 2014 - 16:29


La pièce commença enfin. Icare n'avait aucune idée de l'histoire ni même de l'auteur de la pièce. Il s'en moquait, il espérait juste qu'Elsa passerait un bon moment. Et tant qu'elle était à ses cotés, lui aussi serait aux anges. Un homme muni d'un masque féminin apparut sur la scène, commençant à réciter son texte. Il parut hésiter quand il les vit au premier rang, comme pris d'un traque soudain. L'acteur ne devait pas encore avoir l'habitude du public. Icare se laissa porter par l'histoire, ne se souciant guerre de la politique et se concentrant sur les situations comiques qui parsemaient  la pièce. Il ricana quelques fois devant les situations grotesques qui s'offraient à lui. Il jeta quelques regards furtifs à sa bien aimée, mais ne la vit jamais rire, ni même sourire durant les premières minutes. Pourtant, le talent de l'auteur était incontestable, et à entendre les rires de la foule dans le théâtre, c'était un franc succès. Néanmoins, le jeune homme avait peur que celle-ci ne plaise pas à Elsa et s'en inquiéta. Il avança doucement sa main vers celle de la jeune fille, mais ses doigts n'eurent pas le temps d'entrer en contact avec ceux d'Elsa qu'elle se levait brusquement et se dirigeait vers la sortie. Pris de panique, il la suivit du regard sans bouger de sa chaise, les acteurs semblant aussi éberlués que lui. Il attendit quelques instants, cherchant un prétexte à ce départ inattendu. Au bout de quelques instants, il se leva à son tour, résolu à la retrouver et à partir si elle le souhaitait. Il ferait tout ce qu'elle voulait, pourrait défier les dieux si elle lui demandait, temps qu'elle restait à ses cotés. 

Il fut assez facile de la retrouver, elle se trouvait à la sortie du théâtre. Icare sourit et s'avança vers elle, bien décidé à lui remonter le moral. Il se stoppa net en voyant un homme, dont il ne voyait pas le visage, parler à Elsa. Prit de colère, il aurait voulut à cet instant posséder une arme ou n'importe quoi d'autre pour assommer cet homme qui avait osé s'adresser à Elsa. Il ne doutait pas de la loyauté de la jeune fille, bien qu'il ne connaissait rien d'elle excepté son nom, mais la jalousie voulait éliminer quiconque s'approcherait d'elle. Il sera les poings et s'avança d'un pas décidé. Il ne put entendre les bribes de conversation que l'inconnu et la jeune fille échangeaient. Mais quand l'inconnu relava la tête, Icare n'eut plus aucun doute sur son identité. Le jeune homme s'arrêta net quand il vit son cousin saisir la main d'Elsa et lui déposer un délicat baiser sur celle-ci. S'en était trop pour Icare. Il aurait voulut lui sauter dessus, l'étrangler pour cet affront. Et le fait qu'ils étaient de la même famille ne changerait rien ! Il se précipita vers les deux jeunes gens en criant :

"Perdrix ! Écarte-toi tout de suite d'elle !"

Il serrait les poings, près à frapper à la moindre contestation. Son cousin le regarda d'abord surpris puis pris un air narquois. Une lueur malicieuse brillait dans ses yeux, conscient de pouvoir profiter de la situation. Il sourit et prit la parole :

"Je croyais qu'on devait passer la soirée ensemble, cousin"

"Vas-t'en tout de suite sinon ..."

Icare ne trouva pas ses mots, aveuglé par la colère et la jalousie. 

"Sinon quoi ?" répliqua son cousin, toujours aussi sûr de lui. "N'oublies pas que Dédale t'avais chargé de passer la soirée avec moi, pas avec une aussi ravissante jeune fille"

 Il se tourna vers Elsa, mais le simple fait qu'il la regarde lui était insupportable. Perdrix continua :

"Si jamais ton père l'apprend, je me demande comment il réagira ? Enfin, je ne dirai rien si ..."

Fout de rage, Icare ne lui laissa pas terminer sa phrase, sachant déjà la suite. Son poing fendit l'air pour frapper violemment son cousin au visage. Il n'avait jamais été violent avant, mais cette situation le mettait hors de lui. Jamais il n'aurait accepté que Perdrix le fasse chanter, jamais il n'aurait voulut perdre Elsa. Il n'osait pas la regarder, ayant honte de voir son regard apeuré sur lui. Son cousin vacilla et tomba en arrière, sa lèvre inférieure fendue d'où sortaient déjà quelques gouttes de sang. Il s'essaya le visage du revers de la main et jeta un regard haineux à Icare. Le plus calmement possible, l'inventeur tenta d'articuler :

"Je t'ai demandé de partir !"

Perdrix, bien qu'il ne connaisse que peu son cousin, ne l'avait jamais vu dans un état pareil. 

"Tu le regretteras ..." dit-il simplement avant de se lever et de  déguerpir. 

Icare le regarda prendre le chemin qui menait chez lui et Dédale, mais ne l'en empêcha pas. Il reprit peu à peu son calme, n'osant pas se tourner vers Elsa qui avait vu toute la scène. Au bout de quelques secondes, il regarda la jeune fille bien en face. Les larmes aux yeux, honteux de ce qu'il venait de faire, il ne réussi qu'à articuler son nom.

"Elsa, excuse-moi. Je ..."

Il ne put aller plus loin dans sa phrase, une boule s'étant formée dans sa gorge. Elle ne l'aimait plus, il en était sûr, après ce qu'elle venait de voir. Des bruits de pas lui fit tourner la tête. Perplexe et curieux, il attendit de voir un dizaine de gardes royaux s'approcher d'eux au pas. Ceux se précipitèrent vers eux et encerclèrent les deux jeunes gens. Il ne savait pas qu'ils leur voulaient, mais sa première réaction fut de protéger Elsa. Il voulut se précipiter vers elle pour empêcher les soldats de la toucher, mais deux bras musclés le saisirent, l'arrêtant net dans son élan. Il cria le nom de la jeune fille mais la pression sur ses bras s'accentua, comme s'il venait de commettre un sacrilège. Les gardes l'emmenèrent à travers la ville, lui imposant le silence. Il se laissait faire, persuadé qu'il ne reverrait plus jamais Elsa, qui l'accompagnait pourtant. L'envie de vivre libre lui était égal puisqu'elle ne l'aimait plus. Il aurait voulu lui parler, lui dire qu'il était désolé et qu'il n'aurait jamais du faire ça. Lui dire à quel point il l'aimait et qu'elle était devenue en l'espace de quelques heures sa raison de vivre, sa source d'inspiration. Mais c'était terminé. 

Ce qu'il ne savait pas, c'est que dans l'ombre, une jeune homme nommé Perdrix avait vu toute la scène.
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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Dim 26 Jan 2014 - 16:09

Le poing d'Icare s'abattit violemment sur la joue de Perdrix si bien que celui-ci recula de quelques pas. Elsa n'en revenait pas, elle n'avait jamais vu autant de fureur s'émaner du jeune homme ni jamais d'ailleurs. Elle en resta pétrifiée ce qui l'empêcha d'entendre la suite de la conversation. Comme premier rendez-vous, elle aurait espérer mieux. Son idéal aurait été de rire aux larmes devant les fabuleux comédiens puis, éperdument amoureux l'un de l'autre, ils se seraient enfuis dans les campagnes reculées de l'Attiques, laissant derrière elle ses devoirs de princesses. Mais même les dieux n'auraient jamais exaucés ses vœux; bien trop ennuyant à leur goût. Ils préféraient voir souffrir la jeune fille. Est-ce donc le seul destin des Grecs? Etre des pions sur un échiquier et se déplacer seulement suivant leur humeur? Peut être...

La dispute s'estompa soudainement ce qui tira Elsa de ses pensées et elle vit que Perdrix était parti. Un bruit étouffé se rapprochaient d'eux. Il s'intensifiait de plus en plus jusqu'à ce que la princesse reconnu des bruits de pas familiers. Elle voulut s'échappait mais au moment où elle tenta de partir, un molosse bien plus grand qu'elle lui barra la route. Elle protesta et l'espace d'un instant, le garde hésita à l'emmener, certainement se rappelait-il qui elle était, mais la lueur d'espoir fut brève car il l'empoigna tout de même par le bras et la força à le suivre. Icare ne s'en sortait pas mieux qu'elle car ils étaient quatre à le traîner de force et déjà des marques rouges se dessinaient sur son bras. Elle voulait appeler l'inventeur mais pour la faire taire, le molosse lui mis sa main sur sa bouche. Le reste du voyage devint silencieux, seul de bruit des pas étouffés par l'herbe grasse brisait le silence. Une larmes coula le long de la joue d'Elsa, qu'avait-elle fait pour méritait ça? La fatalité est une souffrance trop grande pour une fille de 16 ans. Peut être en serait-il autrement si elle n'avait pas accepter l'aide d'Icare au marché et avait passé son chemin. A cette heure, elle serait en train de dormir dans ses draps. Au lieu de sa, elle se trouait dehors, la nuit était désormais complètement tombée et l'air froid soufflait violemment dans ses cheveux. Elsa implora silencieusement sa mère Thémis, lui priant de venir l'aider au plus vite mais elle savait que ses espoirs étaient vint, en 16 ans, la déesse ne s'était jamais manifestée et avait encore moins répondu à ses prières.

Le palais se dessinait au loin, tous les flambeaux étaient allumés et son éclat brûla les yeux de la princesse. Ils s'arrêtèrent devant un homme que la jeune fille connaissait. Il s'agissait de Arkás, le chef de la garde d'Athènes. Descendant de Zeus, il détenait des yeux gris intenses et n'oubliait jamais de rappeler ses origines. Avide de pouvoir, il faisait tout pour arriver à ses fins. Poussant Elsa en avant, le molosse la libéra de son emprise et celle-ci, furax, aboya à Arkás :


    "Pour qui vous prenez-vous! Je n'oublierai pas de mentionner à mon père cet incident et je suis sûr qu'il sera ravi de le savoir!!"


A son étonnement, le chef de la garde sourit et répondit d'une voix douce :


    "Je suis sûr que oui étant donné que c'est lui qui à donné l'ordre."



La jeune fille se brisa. Son père savait...Comment à-t-il put le savoir? Qu'allait-il arriver à Icare? Tant de questions se bousculaient dans sa tête mais elle était trop choquée pour réfléchir ou pour répondre quoi que se soit.


    "Emmenez le garçon en prison, il réfléchira à la gravité de ses actes, reprit Arkás, je m'occupe de la princesse."



Il la fit passer devant et elle avança machinalement vers la salle où son père l'attendait sûrement, une sentence horrible à lui donner.

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MessageSujet: Re: Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare] Lun 27 Jan 2014 - 16:47




Icare faisait à peine attention à la route ou à l'endroit où les gardes l'emmenaient. C'était néanmoins assez loin du petit théâtre devant lequel ils se trouvaient il y avait quelques instants encore. Il reprit tout de même ses esprits aux bout de quelques minutes de marche, se débattant tant bien que mal pour tenter de desserrer l'étreinte de ses ravisseurs. Ceux-ci ne firent que l'agripper de plus belle, augmentant sa douleur. Icare serrait les dents. Il devait rejoindre Elsa, se faire pardonner en la délivrant et en se sauvant loin de ces mercenaires. Mais les colosses qui le l'agrippaient semblaient bien résigner à ne pas le laisser partir facilement. Quand il tenta de l'appeler, il reçut un violent coup sur la tempe, l'étourdissant plusieurs minutes. Il ne comprenant pas ce qu'il avait fait, excepté mettre une raclée à son cousin. Mais la jeune fille n'y était pour rien ! Alors pourquoi les gardes tenaient-ils tellement à les séparer ? 

Quand ils arrivèrent au pied d'un immense bâtiment, Icare releva la tête. Mais l'obscurité l'empêcha d'analyser l'édifice dans lequel ils s'engouffraient. Il perdit Elsa de vue et les gardes l'emmenèrent dans un sous-sol malgré ses protestations, ce qui lui valut un nouveau coup sur la tempe. Ils descendirent un escalier, Icare se débattait. Il voulait la revoir, lui parler, s'excuser, s'enfuir. Rester loin d'elle, alors qu'elle occupait chacune de ses pensées, lui était insupportable. Qui aurait cru qu'un tel Amour puisse s'installer alors qu'il l'avait rencontré le jour-même ? Une idée lui passa par la tête : et si c'était la jeune fille qui était la cause de sa présence ici. Peut-être l'avait-elle piégé, et il l'avait suivit aveuglément. Cela paraissait impossible, il ne voulait pas y croire. Elle n'avait rien à voir là-dedans, il en était certains.

Ils traversèrent plusieurs longs couloirs avant d'arriver dans un cul de sac au fond duquel se trouvait une cellule. Icare se débattit plus que jamais, hurlant qu'on le relâche. Mais la loi du plus fort est toujours la meilleure et les mercenaires finirent par l'expédier au milieu de la petite pièce froide. Il se releva et se jeta vers la porte, tenant dans un dernier élan d'espoir de rejoindre sa bien-aimée. Evidemment, ses geôliers l'en empêchèrent et les coups suivirent. Il reçu un poing en pleine face et il sentit du sang couler de son nez. Totalement déboussolé, il se laissa entraîner vers le fond de la cellule, soutenu par deux hommes. Ceux-ci lui attachèrent les mains dans le dos et accrochèrent l'autre bout de la corde à une boucle de métal fixée dans le mur. Reprenant peu à peu ses esprit, Icare tenta de se jeter sur un des gardes mais fut retenu par la corde. Les hommes esquissèrent tous un sourire tandis que le jeune hurlait pour qu'on le libère. Il sortirent de la pièce un à un, gardant un oeil sur le prisonnier, comme prenant du plaisir à le voir souffrir. Puis l'un d'eux ferma la porte à clé et les pas s'éloignèrent. Icare se retrouvait presque dans le noir complet, n'ayant que pour seul repère la lumière qui filtrait par le dessous de la porte. Il hurla encore à à plein poumons quelques instants avant de se taire, la voix totalement brisée. Il reprit son souffle, se calma et analysa la situation. Sa déduction était simple et claire : il n'arriverait pas à sortir de là sans se faire repérer. Et n'étant pas très musclé, inutile d'espérer vaincre les sentinelles qui gardaient la sortie. Il était perdu. Il se demanda où était Elsa en ce moment, si elle pensait à lui, si elle se trouvait dans la même situation. Cette idée lui était insupportable. Il hurla une dernière fois le nom de la jeune fille, comme si cela pourrait la faire revenir. Le cri se répercuta sur les murs de la cellule, un cri strident à glacer le sang. Plusieurs minutes de silence s'écoulèrent et Icare se rendit compte qu'une larme coulait sur sa joue. Personne ne savait qu'il était là et il passerait certainement le reste de sa vie dans l'obscurité. 

Au bout de longues minutes (plusieurs heures ?) il entendit à nouveau des bruits de pas dans le couloir. Il leva la tête et se remit debout. Il espérait que sa voix était revenue et qu'il allait pouvoir essayer de parler avec quelqu'un d'un peu plus humain que les colosses qui l'avaient amenés ici. La clé tourna dans la serrure et la porte s'ouvrit. La lumière éblouit le prisonnier quelques instants puis il put voir l'homme dans l'embrasure de la porte. Il était grand et fort, et ça n'étonnerait pas Icare si c'était le chef de la garde puisqu'il l'avait vu plusieurs fois à la tête de soldats dans les rues d'Athènes. Celui le toisa longtemps avec un air de dégoût puis finit par parler 

"Si ça ne tenait qu'à moi, tu serais déjà mort"

Pour Icare, la mort lui semblait bien douce à côté du supplice qu'il endurait. Il préfèrait encore mourir plutôt que de rester là pour le restant de ses jours. Avec une audace qui lui était inhabituelle, il lança au garde :

"Et bien, qu'est ce que tu attends ? Vas-y ! Tue-moi !"

Icare tirait sur la corde qui lui cisaillait les poignets. L'homme sourit puis répondit sur d'un air narquois :


"Chaque chose en son temps ..."


Quelques secondes s'écoulèrent avant que le jeune homme ne se calme assez pour poser la question qui le torturait :


"Où est Elsa ? Que lui avez-vous fait ?"


Le sourire sur le visage du garde s'effaça, laissant place un rictus de colère. Il s'approcha et envoya contre le mur d'un geste agressif. La boucle métallique lui rentra dans le dos mais il ne broncha pas. L'homme s'approcha d'avantage et hurla :


"De quel droit appelles-tu la princesse ainsi !"


Icare ne comprit rien, demandant des explications du regard à son interlocuteur. Mais celui-ci se retourna et s'avança vers la porte? Tout se bousculait dans la tête du jeune homme. Est-ce qu'Elsa était ... Le garde fit demi tour et frappa à nouveau, tellement rapidement que le prisonnier n'eut pas le temps d'esquiver. Il reçu le coup de poing en plein dans l'estomac, lui coupant le souffle et l'obligeant à se mettre à genou pour contenir la douleur grandissante. Il cherchait en vain son souffle, suffoquant et rongé par la douleur. Le garde se pencha sur lui et lui murmura à l'oreille :


"De la part de sa Majesté"


Sur ce, il se releva et quitta la pièce définitivement. La porte se referma, cédant à nouveau la place aux ténèbres.
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Au détour d'une ruelle [PV Elsa & Icare]

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