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Forêt environnante [ft. Artémis]

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MessageSujet: Forêt environnante [ft. Artémis] Mar 23 Aoû 2016 - 14:00

Ce jour-là, une pluie diluvienne avait décidé de s'abattre sur la région d'Athènes. Le vent sifflait dans la cime des arbres, les feuilles virevoltaient en tous sens au gré du vent tandis que les plus fragiles s'envolaient dans le mistral. La pluie torrentielle qui s'abattait commençait à inonder les prairies en formant des cuvettes qui ne manquaient pas de déborder. Les nuages grisonnant s'étendaient à perte de vue, et ce sale temps n'était visiblement pas prêt de cesser. Il faudrait faire avec durant les jours à venir, peut-être les Dieux étaient-ils mécontents de leurs sujets.

Kholos progressait péniblement sous cette pluie qui s'acharnait à l'entraver. Cela faisait plusieurs lunes qu'il voyageait en direction d'Athènes depuis les hauteurs de la Macédoine. Chaque année, il se rendait dans cette prestigieuse ville dans le but de rendre hommage à la Déesse Athéna en sacrifiant une bête en son honneur. Cette fois-là, c'était un grand taureau qu'il avait dérobé à un seigneur macédonien qu'il allait sacrifier dans le but de s'attirer les bonnes grâces de la déesse de la sagesse et de la guerre. C'est avec une grande fierté, et beaucoup de prestance, qu'il trainait derrière lui le bovin à l'aide d'une corde à triplement tressée pour éviter la fuite de l'objet de ses futurs lauriers. Le taureau était plus grand encore que le thrace, et trois fois plus large. Une véritable bête de muscles au cuir parfait, au pelage entretenu et aux cornes superbement limées. La pauvre bête éprouvait la même difficulté à progresser sous la pluie qui formait un mélange d'herbe et de boue qui se dérobait sous leur poids. Même si la ville ne se trouvait qu'à quelques milles à peine, Kholos ne pouvait risquer de perdre son sacrifice, il serait bien plus délicat de soustraire un taureau aussi majestueux dans les alentours de la ville sans attirer l'attention en le tirant jusqu'au temple. Il devait trouver un abri en attendant de reprendre la route lorsque les conditions météorologiques lui seraient plus favorables.

Alors qu'il commençait à désespérer, le thrace aperçut une petite grotte partiellement dissimulée derrière quelques buissons de baies. Il s'approche doucement tout en dégainant son glaive au cas où il ferait la rencontre d'une meute de loups ou d'un ours, ce serait bien dommage de mourir d'une telle façon !
Arrivé à hauteur de l'entrée, il s'arrêta en observant scrupuleusement la partie illuminée de la grotte par les quelques rayons de soleil qui parvenaient à percer les feuillages qui masquaient l'entrée. La terre, moins humide qu'à l'extérieur, ne présentait aucune trace d'un quelconque animal ou humanoïde. Les cavités de la grotte, sur lesquelles s'écoulaient des filaments d'eau en provenance du sommet de la colline, présentaient quelques peintures visiblement assez anciennes. Rien ne signalait une présence humaine ou animale récente : il rengaina son glaive dans son fourreau avant de tirer son trophée vers l'intérieur : « On sera au sec ici. Ce sera bien trop fatiguant pour toi d'atteindre la ville dans ces conditions, et je tiens à t'amener vivant sur l'autel du temple. » Et, comme si elle l'avait compris, les yeux de la bête s'illuminèrent d'une étrange lueur, comme si elle éprouvait à la fois de la tristesse et de la compassion, chose à laquelle le thrace ne prêta aucune attention. Un animal n'est qu'un animal, et les défenseurs de la cause animale n'étaient pas vraiment répandus à cette époque là.

Il attela solidement la corde à un rocher suffisamment solide pour ne pas céder sous le poids de l'animal et s'approcha de lui afin de lui offrir quelques caresses. Même s'il allait le sacrifier, il ne comptait pas lui engendrer plus de stresse qu'il ne le serait nécessaire pour accomplir le rituel. Tout en esquissant un sourire, il tourna les talons afin de défaire son sac : deux couvertures épaisses, un sac en lin bourré de coton en guise d'oreiller, une lanterne ainsi que de l'huile à brûler pour cette dernière. Il laissa ses vivres dans leur contenant, il n'avait pas faim et le bovin pouvait se passer de nourriture en attendant de passer de vie à trépas.
Kholos commença par remplir la lanterne d'huile et s'employa à l'enflammer à l'aide d'une pierre et d'un silex. L'opération lui demanda quelques dizaines de secondes, puis il plaça la source de lumière sur un rocher, un peu en hauteur, afin de lui offrir la meilleure visibilité possible. Il installa ensuite l'une de ses couvertures en guise de matelas, le second en guise de couverture puis il plaça son oreiller à la tête du lit improvisé. Le voilà en place, tout sourire, prêt pour passer la nuit dans cette cavité rocheuse. Il s'assit sur le lit et extrait son glaive de son fourreau avant d'en travailler le tranchant à l'aide d'une pierre polie. Il restait quelques heures avant la nuit, et il comptait bien en profiter afin de revérifier son équipement en cas d'ennuis en ville, les débordements arrivaient si vite en ce temps-là.
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MessageSujet: Re: Forêt environnante [ft. Artémis] Mer 24 Aoû 2016 - 20:27

Artémis tournait en rond au Palais des dieux. Ses Chasseresses ne voulaient pas s'aventurer dehors par un temps pareil et elle n'avait aucune envie de s'approcher des dieux... Elle s'allongea en soufflant sur son grand lit à baldaquin en bois de cyprès. Elle observait le plafond de sa chambre. C'était une reproduction parfaite de la fresque de la Salle des Géants de Palais de Té, en Italie, qui représentais sa joyeuse et grande famille. Quel ennui... Elle se leva et marcha jusqu'à la large fenêtre qui donnait sur les jardins de sa demeure. Ici, le soleil brillait, comme d'habitude, mais lorsqu'on descendait... La pluie inondait le chemin qui menait à la terre grecque et ce n'était vraiment pas drôle de partir arpenter ce lieu qu'elle connaissait depuis longtemps par cœur...

Elle prit alors son arc et ses flèches et décida de descendre chez les Mortels. Petit à petit, elle sentit les grosses gouttes s'écraser sur ses frêles épaules. Parfois, le monde Mortel pouvait s'avérer très irritant... ! Elle arriva aux abords d'Athènes, toujours sous cette pluie torrentielle et s'arrêta à l'orée de la forêt. La ville flamboyait sous ses yeux, le temps n'arrêtant nullement la vie frénétique de la cité grecque. Artémis avança à demi mais elle n'avait aucune envie de s'y rendre : elle était mieux dans les arbres. Lorsque son idiot de frère refera surface à travers les nuages, ils reprendraient leur couleurs éclatantes et le animaux sortiront de leur cachette pour venir à la rencontre de la jeune (en apparence...) déesse. Pour l'instant, lièvres, sangliers et autres cervidés se terrait à l’abri de la tempête et elle les comprenait. Elle prit une grande inspiration et ferma les yeux. Là, dans le silence seulement brisé par le bruit des gouttes, elle se connectait avec la forêt. Dans ces moment là, elle pouvait ressentir chaque pas, chaque souffle, chaque battement de cœur de chaque animal des environs. Et elle se sentait bien. A sa place. Elle restait là quelques instants mais son pouvoir la prévint qu'un d'entre eux n'était pas aussi paisible. Elle sentait de la fatigue, de la peur mêlée à une sorte de stresse et ce tumulte de sensation semblait venir de la roche... De la grotte plus exactement. Il y en avait une juste devant elle, à quelques centaines de mètres. De la forêt, elle apercevait une lueur qui en émanait. Quelqu'un avait-il élu domicile ici pur la nuit ?

La déesse monta son arc sur son épaule et marcha, sur ses gardes, vers l'origine de la lumière. En arrivant à l'entrée de la grotte, son intuition se confirma : il y avait bien un animal à l'intérieur. Une vache. Non, un bœuf. Un taureau pour être plus précise. La fatigue était puissante, il a du marcher pendant de longue heures... Il restait maintenant à la déesse de savoir pourquoi se trouvait-il là. Elle restait cachée à la porte, histoire de savoir qui se promenait avec cette pauvre bête apeurée. La fille de Léto n'entendant aucun bruit, elle passa discrètement sa tête à l'intérieur de l'habitacle et aperçu un homme, d'une trentaine d'année, allongé sur un lit de fortune à côté du magnifique bovin au pelage blanc et à la musculature qui rendrait jaloux plus d'un dieu. Les effets de l'homme étaient déposés non loin de lui et Artémis reconnu tout de suite les couleurs Thraces. Que faisait-il si loin de la Macédoine et avec un tel compagnon ? Elle entra dans la grotte et posa son arc contre la roche. Elle s'approcha de la bête et lui caressa les naseaux.

« Il est pour ma sœur je suppose ? »

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MessageSujet: Re: Forêt environnante [ft. Artémis] Jeu 25 Aoû 2016 - 14:05

Depuis l'installation de Kholos dans la cavité rocheuse, le soleil avait doucement décliné, laissant place au crépuscule. Le ciel s'était peu à peu dégagé, une partie de ce dernier était visible à l'horizon et les rayons de ce soleil crépusculaire mélangés à la pluie laissaient percevoir de magnifiques teintes jaune-orangées. Le vent avait perdu de sa force et il ne restait maintenant que quelques zéphyrs qui balayaient doucement le sol tandis que la pluie s'était amoindrie.
De son côté, le thrace avait abandonné l'idée de revoir son équipement depuis un moment. La fatigue du voyage additionnée à l'éprouvante marche sous cette tempête l'avait vidé de ses forces et il s'était doucement laissé aller à une petite sieste. Même lorsqu'il avait grand besoin de sommeil, il se refusait tout sommeil profond qui l'exposerait à un mauvais événement. Pourtant, cette fois-ci, la fatigue l'emporta sur le reste, et le voilà profondément enfoui dans ses songes. Pour la première fois depuis longtemps, il rêvait. Loin des cauchemars qu'il faisait sur sa femme, loin des souvenirs douloureux de sa disparition, il rêvait du royaume des dieux. Les incroyables constructions dans lesquelles vivaient les divinités, les luxurieux jardins offrant un festival de parfums exquis, tout cela l'émerveillait au plus haut point si bien qu'il s'imagina un instant être l'un de ces êtres supérieurs marchant sur l'Olympe. Pourtant, durant son sommeil, un intrus s'était tranquillement introduit dans sa demeure d'une nuit. Une voix le réveilla brusquement.

« Il est pour ma sœur je suppose ? »

Dans un sursaut, Kholos ouvrit les yeux et roula sur le sol en direction de son glaive apposé contre la paroi de la roche. Il l'empoigna et, d'un geste vif, il le pointa en direction de l'inconnue tout en se protégeant à l'aide de son bouclier. D'abord surpris et quelque peu effrayé, il se retrouvait maintenant ébloui par la splendeur de la créature qui lui faisait face. C'était une jeune femme magnifique aux traits charmeurs : une longue chevelure bouclée aux couleurs foncées, des yeux d'un bleu profond et des courbes aussi féminines que ravissantes. Une vision étincelante dont il aurait pu se délecter des heures durant. Le thrace en conclu rapidement que la jeune femme faisait parti de ces êtres supérieurs vivant sur le mont Olympe aux côtés de la déesse qu'il vénère, Athéna. Il redoubla d'efforts afin de reprendre ses esprits tout en gardant son sang froid face à cette rencontre divine. Était-elle venu, elle aussi, lui imposer ses exigences ? Il devait en avoir le cœur net. Jetant un œil au taureau qui venait de lui être évoqué, Kholos répondit simplement : « C'est pour la toute puissante Athéna. Je crois qu'une divinité aussi sage que ravissante mérite le meilleur sacrifice qui soit. Vous êtes sa sœur, dites-vous ? »

Même si cela faisait trois années qu'il parcourait les terres grecques, le thrace ignorait la presque totalité des divinités adorées par les grecs. Dans son pays natal, la notion de dieux n'existait pas, seule l'adoration et la perfection de soi primait. Par conséquent, même s'il avait entendu quelques noms de dieu comme Zeus, Arès ou encore Apollon, il n'avait aucune connaissance de l'existence et du rôle d'Artémis au sein des olympiens. La crainte de la vexer s'empara rapidement du cœur du thrace qui commençait à transpirer légèrement. Il baissa doucement son glaive qu'il remit à sa place, en équilibre contre la paroi. Il baissa également son bouclier - attelé à sa main gauche amputée - et se dressa fièrement face à Artémis qu'il observait avec admiration et méfiance dans un même temps. Le seul dieu qu'il avait rencontré jusqu'alors n'était nul autre qu'Athéna, et cette dernière lui avait intimé l'ordre de l'honorer sur terre. Même s'il s'était fait à cette idée - et qu'une passion pour elle était né de cet évènement inattendu - il se refusait de se voir à nouveau soumis aux exigences d'un dieu. Il passa doucement sa main sur sa nuque tout en plongeant son regard dans celui de son interlocutrice, attendant une réponse.

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MessageSujet: Re: Forêt environnante [ft. Artémis] Jeu 25 Aoû 2016 - 15:15

La déesse esquissa un sourire, tout en continuant à flatter l'animal. La « toute puissante Athéna » aurait pu sortir aussi... Pensa-t-elle, toujours boudeuse et légèrement énervée envers ses Chasseresses et sa meilleure amie sur l'Olympe, la déesse de la stratégie guerrière.

« Je suis sa sœur en effet. Mais il faut dire que mon arbre généalogique est des plus impressionnant pour un simple Mortel loin de chez lui... »


Elle tourna lentement la tête et son sourire moqueur s'agrandit en voyant le regard craintif mais admirateur du Thrace. D'humeur joueuse, elle décida de ne pas révéler son identité tout de suite. Elle promenait son regard aux murs... Sur le sol... S'approchait de l'homme, l'observait de haut en bat puis repartait à l'entrée... Elle s'y arrêta un moment pour observer le paysage désormais calme qui s'offrait à elle. La déesse avait raison : la nature n'en était ressortie que plus belle. Et bientôt, il allait faire nuit. Son moment préféré. Artémis leva la tête et inspira l'air frais. Ses yeux électriques vibraient d'admiration et d'amour pour celle qu'elle devait protéger depuis tant d'années.

« Aimes-tu la Lune ? Ou lui préfères-tu le Soleil ? Moi, je l'aime. Elle est belle, majestueuse et mystérieuse... Un astre très noble. »

Elle retourna alors à sa découverte de la grotte. La jolie brune passa son doigt le long des parois rocheuses : du calcaire. Désormais, elle était passé derrière le jeune guerrier qui ne bougeait pas d'un iota malgré la peur qui se sentait désormais aussi facilement que s'il avait été un cerf. Artémis resta là, silencieuse, son sourire railleur toujours ancré sur ses lèvres. Il n'avait aucune idée de qui avait fait irruption dans son calme soporifique, cela se voyait.

« Je suis déesse des animaux. Des bois. De la Lune et de la chasse. C'est peut être pour cela d'ailleurs, que je m'entends si bien avec ta déesse... » Elle s'arrêta un temps puis repris « Laisse moi deviner... Tu dois connaître mon père, Zeus, évidemment. Mais peut être aussi... Arès, puisque tu es un guerrier et ensuite... Je ne vois pas... Tant que tu ne vénère pas mon stupide frère ! »

L'humain ne bougeait toujours pas, comme figé par l'inquiétude de faire un pas de travers et de s'attirer la colère de la jolie déesse. Elle repassa devant lui et attrapa son arc. Elle matérialisa une flèche dans sa main et tira cette dernière dans un haut sapin à l'horizon.

« Je suis Artémis. Fille de Zeus et de Léto, meneuse de Chasseresses, toutes aussi douées que moi à l'arc ! Comment comptais-tu mettre fin au jour de cette pauvre bête ? »

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MessageSujet: Re: Forêt environnante [ft. Artémis] Jeu 25 Aoû 2016 - 21:07

« Je suis sa sœur en effet. Mais il faut dire que mon arbre généalogique est des plus impressionnant pour un simple Mortel loin de chez lui... »

Son "arbre généalogique" ? Il lui était en réalité totalement inconnu. En Thrace, il n'avait jamais eu l'occasion d'apprendre grand chose sur les croyances religieuses en terre grecque. Bien sûre, il en avait entendu beaucoup dans les rues d'Athènes et même au travers du reste de la Grèce. De ce qu'il avait ouïe dire, les dieux seraient une grande famille de consanguins se plaisant à copuler entre eux ainsi qu'avec des mortels. « Bon sang, elle vient coucher avec moi ? » pensa t-il un instant avant de reprendre ses esprits, quel imbécile !

« À dire vrai, j'en sais peu sur tout ça. dit-il timidement. Il avait l'honneur de faire la rencontre d'un nouveau dieu, le deuxième en l'espace de trois ans. Il réfléchit à cela, à la chance qui lui souriait dans le fait qu'il ait l'immense privilège de faire la rencontre de deux divinités et d'échanger quelques mots avec eux. La plupart des mortels passent leur vie à vénérer des dieux sans avoir la moindre certitude sur leur existence, sans preuve formelle qui affermirait leur croyance, tandis que lui était là, de nouveau face à un olympien. Rapidement, il se mit en tête d'en apprendre plus sur tout ça. Qui d'autre qu'un Dieu est mieux placé pour parler de ses semblables ?

Le thrace observait l'attitude de la déesse. En un sens, elle donnait l'impression de redécouvrir tout ce qui l'entourait et cela amusa le jeune homme malgré l'appréhension de la situation. L'intrus allait et venait, l'observait de bas en haut et s'arrêta près de l'entrée. Kholos se contenta de la regarder faire tandis qu'il se demandait comment il allait bien pouvoir s'y prendre pour soutirer des informations intéressantes à son interlocutrice. La déesse interrompit ses pensées : « Aimes-tu la Lune ? Ou lui préfères-tu le Soleil ? Moi, je l'aime. Elle est belle, majestueuse et mystérieuse... Un astre très noble. » dit-elle. Le jeune homme aurait voulu être capable de se positionner à côté d'elle, mais la crainte qui l'animait lui empêchait tout mouvement. Il se contenta d'observer le soleil couchant depuis le lieu où il se trouvait. « Le soleil est source de vie et de chaleur. Il me donne la force de me battre lors des batailles. La lune, elle, est source de calme et de sérénité. C'est elle qui me plonge dans mes songes chaque nuit. J'aime et je respecte ces deux astres. » dit-il avant d'esquisser un sourire. Il avait livré nombre de batailles sous le soleil de Thrace et passé tant de nuits à oublier les horreurs qu'il a été forcé de commettre. Comment aurait-il pu dresser de préférence pour l'un de ces deux là ? Ils lui étaient essentiels l'un comme l'autre.

La "jeune femme" tourna les talons et se dirigea de nouveau vers l'intérieur de la grotte. Elle frotta l'un de ses doigts sur l'une des cavités de la grotte et l'observa, constatant à priori la matière de la roche qui les entourait tous les deux. Bien vite, elle passa derrière le mortel. Kholos pouvait sentir le souffle chaud et profond de la déesse, son doux parfum lui rappelant de vastes prairies fleuries caressées par les rayons d'un soleil levant. « Je suis déesse des animaux. Des bois. De la Lune et de la chasse. C'est peut être pour cela d'ailleurs, que je m'entends si bien avec ta déesse... » Elle se tut un instant avant de reprendre : « Laisse moi deviner... Tu dois connaître mon père, Zeus, évidemment. Mais peut être aussi... Arès, puisque tu es un guerrier et ensuite... Je ne vois pas... Tant que tu ne vénère pas mon stupide frère ! » Le jeune homme ressentit comme une sorte de tension palpable qui suivit les mots de la déesse. Il ressentit soudain de violentes sueurs froides tandis qu'il pouvait sentir un filet de sueur parcourir sa nuque en direction de son dos. Il craignait de l'offenser et préféra adoucir ses paroles, surtout lorsqu'il s'agit de s'adresser à une divinité : « Je vénère la grande déesse Athéna chaque jour, à chaque minute. Je reconnais néanmoins la grandeur de vous-autres olympiens qui veillez sur nous. »

La déesse repassa soudain devant lui. Il avala sa salive tout en l'observant matérialiser une flèche dans sa main, saisir son arc et décocher une flèche en direction du sapin le plus haut et le plus éloigné à l'horizon. Elle fit mouche, ce qui impressionna énormément le guerrier. « Je suis Artémis. Fille de Zeus et de Léto, meneuse de Chasseresses, toutes aussi douées que moi à l'arc ! Comment comptais-tu mettre fin au jour de cette pauvre bête ? » Il était venue ici dans le but d'honorer sa déesse en lui offrant un animal majestueux en sacrifice et le voilà qui se retrouvait face à la colère de la divinité protectrice de la nature. « De nouveau dans de beaux draps. » pensa t-il avant d'avaler une nouvelle fois sa salive.

« Je l'amenais au temple d'Athéna en ville. Je comptais le lui offrir en sacrifice afin de la satisfaire et de conserver son soutien lors de mes combats. » dit-il d'une voix tremblant, les yeux rivés sur Artémis. Tout cela n'avait pour but que de contenter Athéna, il n'avait voulu blesser ni offenser personne. Pour la troisième fois, il ravala sa salive et observa son interlocutrice, craintif.

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MessageSujet: Re: Forêt environnante [ft. Artémis] Lun 29 Aoû 2016 - 15:32

« Je l'amenais au temple d'Athéna, en ville. Je comptais le lui offrir en sacrifice afin de la satisfaire et de garder son soutiens lors de mes combats. »


La déesse se retourna, le visage grave, mais dont le rictus moqueur trahissait un peu les traits. Le pauvre homme était sûrement effrayé à l'idée de se retrouver en face de la protectrice des animaux en plein chemin pour un sacrifice... Animalier justement. Elle le fixait ainsi quelques instant, et s'éclaircit la gorge.

« Je sais que vos sacrifices, à vous, Mortels, partent d'une bonne intention. Mais les animaux n'ont rien demandé. C'est pourquoi nous allons passer un marché. »

Le Thrace marqua son intérêt en fronçant les sourcils et la déesse enchaîna.

« Tu continueras d'offrir autant de bêtes que tu veux à la divinité que tu veux, mais j'exige d'abord que tu fasse brûler une branche de cyprès en mon honneur, pour que je puisse accompagner l'animal dans sa mort. Approche. »

L'homme s'exécuta, un poil craintif et s'agenouilla à ses côté. Artémis posa sa main sur l'encolure du taureau puis traça une ligne imaginaire du bout de son index pâle.

« Coupe ici. D'un coup sec. Il mourra de suite et son sang coulera à flot. Athéna sera servie,  tu auras fait ton devoir et je ne ressentirai pas sa douleur. Tout le monde y gagne. » Elle se releva, les yeux rivés sur son interlocuteur Mortel. « Qu'en penses-tu ? »


(Désolée c'est tout pourri, tout court - déjà que je n'écris pas beaucoup d'habitude - mais là j'avais vraiment pas d'idée, j'accepte ma sanction sans broncher pale)

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