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Au paradis d'un reptile ~ (Libre)

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MessageSujet: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Dim 21 Fév 2016 - 19:58

Avachie dans un fauteuil, Staella se dorait au soleil en poussant de longs sifflements de plaisir. Le nouveau village qu'elle venait d'investir était fort séduisant. Un peu pittoresque, mais calme à souhait et il lui fournissait tout ce dont elle avait besoin. Situé à l'écart des grandes routes commerciales, et surtout d'Athènes -bien que ce soit la métropole la plus proche tout de même-, l'endroit était essentiellement une communauté rurale qui comptait tout de même un rassemblement d'artisans plutôt compétents après que plusieurs riches marchands y aient fait construire des villas. Elle avait donc eu le plaisir de pouvoir choisir quelle maison elle allait habiter ces prochaines décades. Elle avait finalement opté pour une jolie petite maisonnette bien entretenue assez à l'écart du village pour qu'elle ne soit que peu dérangée, tout en restant assez proche pour pouvoir se rendre compte si une certaine agitation prenait la petite communauté voisine. Elle avait plusieurs fois juste eu le temps de filer avant qu'un détachement de soldats n'arrive en étant uniquement prévenue de leur arrivée par le bruit que faisaient les paysans ravis qu'on vienne les libérer du joug du monstre qu'elle était. Comme si elle se comportait tyranniquement ! Elle était certainement bien plus agréable que leurs petits seigneurs locaux ! Bon d'accord elle pétrifiait souvent les autorités locales pour occuper leurs demeures, mais la plupart du temps elle les laissait retrouver leur apparence normale après un ou deux jours. Quand elle s'était installée et que la population comprenait que résister lui vaudrait seulement de l'énerver. Et puis il y avait plein d'avantages à l'avoir ! Déjà elle était adorable. Comment ne pas l'aimer ? Bon c'était un peu subjectif comme argument. Mais il y avait aussi plein de raisons pratiques ! Loin d'exiger impôts ou dîme, elle ne faisait que piller les réserves de miel et sucreries, elle se fichait un peu qu'on travaille dur dans les champs pourvu que son ventre était toujours plein et les collecteurs de taxes devenaient de superbes décorations de jardin. De quoi ravir le petit peuple non ? Bon généralement c'étaient les marchands et autres puissants locaux qui finissaient par agir pour s'organiser contre elle, c'est que sa présence n'était pas exactement propice aux affaires mais bon, il valait encore mieux l'avoir elle que de voir la région ravagée par une hydre ou d'être envahi par l'une ou l'autre créature hostile.

De toute façon, Staella n'était pas vraiment du genre à se tracasser des conséquences de sa présence sur les communautés où elle s'invitait. Qu'on l'accepte ou pas, elle s'en fichait un peu tant qu'on lui apportait ce qu'elle demandait. Or, ce village-ci était une petite pépite. Elle avait eu du flair en choisissant cette maison. Située plein sud, elle recevait énormément de soleil pour son plus grand plaisir, en plus ils disposaient d'un cuisinier compétent qui savait lui préparer de nombreux desserts. Il avait juste fallu le convaincre de ne pas partir en courant le premier soir et qu'elle n'allait pas le manger lui. Mais depuis qu'il l'avait vue engloutir avec un plaisir évident ce qu'il préparait, il semblait s'être un peu apaisé et s'être convaincu que tant qu'il lui donnait suffisamment de nourriture il ne risquait pas d'être dévoré ou pétrifié. Elle ne l'avait nullement détrompé ayant remarqué qu'il mettait tout en œuvre pour la satisfaire en conséquence, ce qui se traduisait par faire une réserve importante de miel et autres ingrédients à son goût. Autre point en faveur de cette petite maison, tous les serviteurs étaient gérés d'une main de maître par un affranchi du nom de Pistos. Ce dernier était resté de marbre après que Staella ait pétrifié son ancien maître et employeur qui venait de lui dire de "partir de là sale monstre" et l'avait accueillie avec philosophie comme la nouvelle maîtresse de cette maison. Il semblait étrangement ne pas avoir peur d'elle. Et surtout, il se rendait indispensable puisqu'il était clair que sans lui, l'organisation bien rodée de la maison aurait vite fait de s'écrouler maintenant qu'elle était présente. Cela lui était déjà arrivé plusieurs fois, et c'était un vrai calvaire après pour réussir à avoir des repas corrects et un lieu de vie propre. Elle devait à ce moment là tempêter et menacer la populace, c'était pénible ! En prime, comble du bonheur, Pistos semblait réussir à satisfaire ses moindres caprices avec brio. Au vu de tout les éléments positifs qu'il y avait ici, elle comptait bien  rester dans cet endroit le plus longtemps possible.

Avec un plaisir non dissimulé, elle agita une petite clochette, faisant accourir Pistos et un serviteur. Elle adorait les voir venir comme s'ils n'avaient rien d'autres à faire simplement pour leur faire une demande mineure -ou pire, un caprice-. Mais comme on n'était qu'en début d'après-midi, elle allait se contenter de friandises et pas les envoyer se mettre en quêtes de quelque délice. Passant donc sa commande d'une voix légère, elle se rallongea tranquillement. Quelques minutes plus tard toutefois, elle rouvrit un oeil, un peu agacée qu'on ne lui ait toujours rien apporté. Elle finit par se traîner lentement jusqu'à la porte menant vers l'entrée, et surtout les cuisines en se demandant ce qui leur prenait autant de temps. Avec un petit mouvement d'humeur, elle décida finalement d'aller y faire un tour. Les sermonner un coup leur redonnerait sans aucun doute toute leur motivation à la satisfaire, surtout si elle sifflait méchamment entre deux phrases. Et puis elle leur demanderait des fraises en dessert. Elle adorait les fraises. Bon courage pour en trouver à cette époque de l'année. Elle n'était même pas à la moitié du couloir cependant quand elle entendit Pistos à l'entrée de la cour. Il discutait ? Avec qui ? Méfiante, Staella plissa les yeux, tendant l'oreille. S'il avait appelé au secours un héros ou une escouade de garde pendant qu'il la dorlotait et endormait sa méfiance, il allait rejoindre son ancien patron dans le jardin, et ne plus jamais en bouger.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Sam 5 Mar 2016 - 17:49

Encore des histoires de gorgones, enfin plus précisément de méduse. D'abord, la soeur cachée de la terrible méduse vivant reclus dans une caverne perdu au milieu des eaux de peur de pétrifier les Hommes, toute gentille comme tout mais aux mains et aux ailes d'Or, donc forcément intéressante pour les deux hoplites. Résultat, plusieurs mois de quête pour repartir bredouille parce que Homer s'était inventé la capacité de pouvoir la regarder dans les yeux sans se changer en pierre. Heureusement que Nikolas avait prévu le coup, mais quand même, la gorgone les avait chassé à coup de coups de pied au derrière lorsqu'elle avait appris la réelle raison de leur venue ! Du coup, c'était de l'argent perdu pour rien. Bon certes, une sacrée rencontre avec Eros. Si on rajoutait Dionysos et Hécate, c'est que les deux mortels étaient bien partis pour s'inviter à l'Olympe un de ces quatre ! Ou du moins tenter un coup d'état à l'aide des Titans. Pourquoi pas après tout ? Ce n'était pas parce que la guerre avait déjà été faite qu'il ne fallait pas la recommencer !

Tout cela pour dire que lorsque Samosa leur avait parlé d'une nouvelle gorgone prétendument la soeur de Méduse, ils furent plus que ... médusés ! Combien de soeurs avait cette mocheté ? Le comble, c'est que la petite dame ne se cachait pas, bien au contraire, elle arpentait les villages et s'autoproclamait chef suprême, avant de passer son temps à se goinfrer des mets les plus délicats de Grèce ... alors que eux, ils étaient obligé de manger des haricots tous les jours !!! Aucun scrupule décidément ! Raison de plus pour aller lui faire tête au carré ! Ou tout du moins, lui donner le sens du partage. Non parce qu'une morfale de ce calibre, ça devait sûrement constituer d'importantes réserves. Et puis la mission était bien payée. 25 statères d'Or par personne, tout juste assez pour mettre sa misérable petite vie en danger.

D'après un rescapé, cette gorgone était assez unique en son genre. C'était un despote mais, un despote tout mignon tout beau. D'accord, la queue de reptile, les crocs, le regard prétificateur et les serpents sur la tête, ce n'était pas exactement ce qu'il y avait de plus "mignon" mais c'était surtout son caractère qui donnait cette impression. On aurait dit une sorte d'adolescente pas foncièrement mauvaise mais en pleine crise quand même et un peu trop pourrie gâtée aussi. En somme, il ne fallait surtout pas oser la contrarier, ce qui revenait à céder à tous ses caprices, et on parlait bien de caprices ! Parce qu'à part ça ... bah il n'y avait rien à dire. Ce n'était donc pas une sadique dans l'âme assoiffée de vengeance comme sa soeur.

C'était très bien de parler mais il fallait maintenant aller lui botter les fesses ! Les villageois commençaient doucement à en avoir marre, elle mangeait tout cette gorgone ! Et puis pourquoi obéir à une femme maudite ? C'était chercher les embrouilles ! Même si on devait lui reconnaitre qu'elle avait fait un sacré travail en éliminant ces énarques dictateurs et incultes qui se croyaient tout permis. Lui botter les fesses mais gentiment, donc. Les deux hommes s'armèrent lourdement, elle pouvait bien leur couper la gorge en un coup de griffe, donc il fallait rester prudent. Quelques jours de marche furent nécessaire pour rejoindre le village en question et plus précisément la ... demeure de la gorgone ?! Ça ne vivait pas dans une grotte normalement ?! Les statues de fonctionnaires en tout genre disposées dans le jardin finirent par les convaincre que non, une gorgone, ça pouvait aussi aimer le confort.

Ils frappèrent à la porte, assez étonné, en attendant que quelqu'un leur ouvre. Oui parce qu'il y avait aussi du personnel ici. Inutile donc de faire une entrée remarquable en défonçant la porte et en hurlant comme les deux grosses brutes qu'ils étaient, ils pouvaient se contenter d'attendre que quelqu'un vienne ouvrir. Quelqu'un comme le gérant des lieux. Un homme assez étrange, très calme et courtois. Comment rester de marbre lorsqu'on servait une gorgone ?! L'habitude ? En tous cas, il n'avait ni l'air heureux ni l'air gêné de les voir là. S'attendait-il à leur visite, déjà ?

- Il parait qu'il y a une gorgone chez vous qui tyrannise le village et dévore tout ce qui peut s’apparenter à des sucreries. On a été envoyé pour la déloger de là.
- Mais rassurez vous, nous ne sommes pas des sauvages ! Nous ne comptons pas la décapiter et buter le cheval qui sortira de son corps ! On veut simplement lui parler.
- Oui voilà, lui parler ... dans un premier temps, histoire d'en apprendre plus, de voir si on peut pas régler ça de façon diplomatique. On va communiquer un peu en somme.
- Et puis si après ça suffit pas ...
- Oh bah là ... Ça sera la boucherie. Mais on vous aidera à nettoyer !
- Oui enfin je suis pas une ménagère moi !
- Bah tu le deviendras !


Sur ce, ils adressèrent un sourire pour le moins maladroitement charmeur à ce monsieur se tenant devant eux, puis le bousculèrent tout simplement pour entrer, se tenant donc dans le palier, les armes à la main. Ils voulurent hurler pour appeler la gorgone mais se rendirent compte qu'ils ne connaissaient pas son nom. Improvisation !

- La mangeuse de sucre, ramène tes petites fesses par ici ! Faut qu'on parle, nom d'Arès !
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Dim 6 Mar 2016 - 19:20

Maintenant qu'elle était convaincue qu'il y avait quelqu'un dans la cour, Staella sentait clairement sa méfiance reprendre le dessus. Qui pouvait donc venir ici ? La populace devait éviter l'endroit comme la peste tant qu'ils n'étaient pas obligés à venir fournir de la nourriture ou quelque chose qu'elle avait réquisitionné. Un voyageur ? Il aurait sûrement été prévenu avant d'arriver ici... Il ne lui venait guère à l'esprit que des héros ou de vaillants gardes pour oser venir frapper à sa porte. Mince. Pas déjà ! Elle se plaisait tellement ici, ils auraient quand même pu prendre leur temps ou la laisser tranquille.

Déjà la gorgone sentait son humeur changer, passant de l'agacement à la colère. La pointe de sa queue frétillant doucement, signe de son mouvement d'humeur, elle tendit l'oreille, guettant ce qui se disait dans la cour. Elle pencha aussi légèrement la tête, cherchant à voir qui se trouvait là. Si elle voyait des gros guerriers armés des pieds à la tête, ses suppositions seraient évidemment confirmées. Mais il serait dommage de prendre la poudre d'escampette s'il s'agissait d'un simple paysan. Malheureusement, tant ce qui se disait que la vision à laquelle elle eut droit confirmèrent ses craintes : des soldats. Biens équipés en prime. Arrivée à la fin de la conversation, elle n'entendit que quelques brides de phrase comme quoi cela allait être la boucherie. Il ne lui en fallait pas plus pour se faire une idée du sort qu'ils lui réservaient. Associé à l'attirail des deux hommes, elle ne tenait guère à s'éterniser. Filant dans le couloir, Staella décida de sortir par derrière. La porte des cuisines lui étant fermée -sinon elle allait trahir sa présence par les cris du cuisinier-, elle prit le parti de se débrouiller par une des fenêtres.

Elle était en train de franchir l'une des larges fenêtre donnant sur les jardins de la villa, grognant un peu pour faire passer sa queue, assez large quand les deux hommes déboulèrent dans l'entrée. Elle manqua de s'écrier vivement au vu de leur appellation. Comment cela la mangeuse de sucre ? Elle avait un nom quand même. Ah mais oui, ils devaient pas le connaître. Gonflant les joues, elle finit par passer l'ouverture et se retrouva à l'abri des regards. Longeant le mur, elle réfléchissait à toute vitesse. Que faire ? Elle avait deux solides soldats aux trousses. Elle pouvait les combattre, mais ils lui semblaient trop sûrs d'eux. D'habitude, les régiments qu'on lui envoyait tremblaient ou étaient particulièrement sérieux, conscients de la menace qu'un simple contact visuel avec elle représentait. Mais ces deux-là étaient soit particulièrement idiots à foncer comme des brutes en hurlant qu'ils étaient là, soit ils avaient un atout dans leurs manches et comptaient l'utiliser sur elle. Préférant ne pas se montrer imprudente, après tout elle n'était plus immortelle, elle se dit qu'il valait mieux éviter le combat. Mais elle avait un dernier compte à rendre.

Elle se fraya rapidement un chemin le long des murs de la villa jusqu'à contourner la maison et se retrouver dans la cour. Pistos s'y trouvait toujours, regardant avec un petit air ennuyé la porte que les deux hommes venaient de franchir. Il s'était montré diablement efficace, même s'il semblait étrangement insensible à la peur. Toutefois il l'avait trahie, du moins c'est ce qu'elle pensait. Aussi était-elle pleine de ressentiment et comptait bien lui faire payer son audace. Sa chevelure amplement déployée autour de son crâne sifflait sourdement. Trop rapidement pour qu'il puisse réagir une fois qu'il se rendit compte qu'elle se trouvait derrière lui, Staella l'entoura une fois de ses anneaux, attrapant d'une main son menton pour relever son regard vers le sien. Elle n'eut droit qu'à un air toujours aussi neutre avant qu'il ne devienne pierre. Il ne faisait pas une belle statue, d'habitude ses victimes prenaient un air de terreur telle que même de pierre, il leur restait un côté vivant. Ce n'était pas le cas ici. Elle laissa passer un instant, s'interrogeant un peu sur cet homme étrange et taciturne qu'il était avant de se désintéresser de son sort. Elle avait toujours les deux brutes sur les talons. Enfin façon de parler, elle n'avait plus de pieds.

Même si elle s'était montrée rapide à commettre son forfait, la gorgone avait perdu du temps. Ils avaient déjà du s'apercevoir qu'elle avait filé. Et s'ils sortaient par la fenêtre comme elle, ils pouvaient très bien être désormais n'importe où dans les environs de la villa. Elle n'était vêtue que de sa tunique de lin, elle aurait bien aimé se changer et enfiler son armure de cuir avant de s'éclipser mais se faire rabattre dans la ville serait surement une mauvaise idée. Et puis elle aurait aussi besoin de provisions... Hésitant quelques instants, Staella finit par décider d'aller se cacher dans les environs et de revenir en soirée. Elle reprendrait ses affaires, viderait le garde-manger une dernière fois et irait se trouver un autre village. Parfait !

Sauf que bon, côté gestion du temps, elle n'était pas douée. Elle avait perdu trop de temps. Son ouïe plus élevée que la moyenne suffit à le lui confirmer, on arrivait par le même chemin qu'elle. Si elle sortait maintenant, elle allait se faire voir. Sifflant un juron, elle fila se cacher derrière un petit appentis, servant à entreposer du matériel de jardin et du bois pour l'hiver. Cela ne la cacherait pas à un examen rigoureux de la cour, mais elle espérait que s'ils y revenaient ils seraient assez accaparés par la statue de Pistos pour ne pas la voir. Ou mieux : que plutôt de rentrer à nouveau dans la cour, ils continueraient leur chemin dans la campagne ou vers le village voisin.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Dim 6 Mar 2016 - 20:47

Personne ne vint. Enfin presque. Quelques membres du personnel assez étonné de voir deux hoplites ici mais, la principale intéressée manquait à l'appel. Soit elle s'était enfuie, soit elle dormait et ne les avait pas entendu, ce qui faciliterai les choses, soit elle savait qu'ils étaient là et leur tendait un piège savant pour mieux les pétrifier ensuite. Trois possibilités pour deux hommes seulement, ce qui rendait l'équation un peu dure à résoudre. Dans le doute, ils attendirent un moment, sur place, là, sans bouger, se disant qu'il finirait bien par se passer quelque chose mais, rien, absolument rien ! Ils interpelèrent un membre du personnel, lui demandant où se trouvait la gorgone. Bien sûr, ce dernier avait tout sauf envie de leur répondre, au risque de finir dans le jardin, comme les fonctionnaires.

Ils devraient donc se débrouiller seuls, d'autant plus que les domestiques ne tardèrent pas à aller se planquer à leur tour, de peur que la maitresse des lieux ne finisse par croire qu'ils étaient tous complices. Ce changement soudain d'attitude étonna les guerriers mais ne leur mit pas immédiatement la puce à l'oreille. Ils s'avancèrent un peu plus dans la demeure avant de trouver une fenêtre grande ouverte, donnant sur le jardin. Il y avait ici une trace sur le sol, assez large, semblable à celle que laisserait un gros serpent sur le sol ... un très gros serpent.

- Elle a prit la poudre d'escampette ! Mission accomplie !

S'écria alors Homer, très heureux de ne pas avoir eu à lui faire face, surtout que maintenant, il savait qu'il n'était pas immunisé à la pétrification. Seulement Nikolas n'était pas de cet avis, ça lui paraissait un peu facile, d'autant plus que la trace n'était pas rectiligne. Si la gorgone avait voulu s'enfuir, elle aurait cherché à s'éloigner de la demeure, or il semblerait qu'elle ait longé les murs. Drôle de fuite ... Il fallait aller vérifier ça et la peur au ventre, même s'ils n'en donnaient pas l'air, ils remontèrent la piste pour atterrir à l'entrée, où se trouvait une statue de pierre ressemblait fortement à l'homme qui leur avait ouvert. Les deux hoplites blanchirent. Elle avait été juste dans leur dos et ils ne s'en étaient même pas rendu compte. Les domestiques, eux, si, ce qui expliquait leur soudaine envie d'aller se cacher. Les traitres, ils ne les avaient même pas prévenu ! Maintenant pourquoi la gorgone ne les avait-elle pas pris à revers alors qu'elle en avait eu l'occasion ? Probablement qu'elle avait cru que le mouvement de panique générale aurait alerté les soldats et que l'effet de surprise aurait donc disparu.

Nikolas tira alors une première conclusion importante, la gorgone ne voulait pas les affronter de face, ce qui signifiait qu'elle avait peur d'eux, tout comme ils avaient peur d'elle. Un élément sur lequel ils pourraient jouer, s'ils arrivaient à bien s'en servir. Par ailleurs, si elle avait peur alors qu'elle avait clairement l'avantage, c'est qu'elle avait une faiblesse qu'ils pourrait immédiatement repérer et exploiter. Elle ne voulait donc pas leur laisser le temps de le faire, ce qui expliquait qu'elle cherche à se cacher et à les prendre par surprise. Elle n'avait pas fuit non plus, ce qui voulait bien dire qu'elle avait l'intention de les affronter ! Il fallait donc être particulièrement vigilant.

- De toute évidence, elle n'est pas retournée à l'intérieur, il n'y a pas de terre sur le sol. Or elle a laissé une grosse trace dans le jardin et sa grande queue de serpent a dû ramasser pas mal de boue, ce qui aurait forcément laissé une trace comme dans le cours. Rien à l'intérieur, elle s'est arrêtée devant le palier, après avoir pétrifié cet homme.


Homer ne comprenait rien au raisonnement de son camarade mais agitait la tête en prenant un air qu'il pensait intelligent mais qui en réalité ressemblait à une affreuse grimace.

- ... Bref. Toi tu vas fouiller ce côté là, moi je pars à droite. On se retrouve devant l'entrée dans dix minutes. Si un de nous deux ne revient pas, l'autre déboule. Et bien sûr, souvient toi bien que la gorgone n'est pas amoureuse de toi, que non tu n'es pas l'oeuvre d'art de la vie pure et parfaite irrésistiblement attirante et que non, mais vraiment non, tu n'es pas capable d'affronter son regard sous couvert d'un amour protecteur ! C'est clair ?
- Oui bah ça va ! Je suis pas con ! Sauf que j'ai pas compris un truc.
- Quoi donc ?

- Quand tu dis dans dix minutes là ... C'est-à-dire dans combien de temps ?


Nikolas écarquilla les yeux. Cette question en était-elle vraiment une ? Homer était idiot à ce point-là ?! Il le regarda avec désespoir et exaspération.

- Mais ... Dix minutes ! Six cent secondes !!! Qu'est-ce tu comprends pas ?!
- Non mais je veux dire, en coudées, ça fait combien ?
- Mais quel rapport avec les coudées ? C'est pas du tout la même chose !
- Je sais mais c'est comme les litres et les dés-si-litres, je suis plus à l'aise avec les dés. Bah là c'est avec les coudées. Donc si on convertit, ça fait combien ?
- Les dés ? Convertir temps et volume ? Coudées ?
- Ouais enfin à des pastèques près quoi, parce que c'est pas une science exacte non plus.
- ... Au travail.


Répondit-il durement, sèchement, en le fusillant du regard. Homer ne demanda pas son reste, bien qu'il lui fit comprendre qu'il ne faudrait pas lui en vouloir s'il n'était pas de retour dans dix minutes. Voilà qui rendait la tâche plus difficile car, comment savoir le géant avait un problème ou non sachant qu'il ne serait probablement pas de retour à l'heure et cela non pas à cause d'une rencontre avec la gorgone mais à cause de sa stupidité ? Nikolas ne préféra même pas y penser, explorant donc la partie droite du jardin. Le lanceur de javelots, pour sa part, prit la gauche et ne tarda pas à tomber nez-à-nez avec une sorte de petit entrepôt de jardin. Il y avait ici du matériel, rien de bien précieux mais, du matériel quand même. En bon vandale, le mastodonte s’engouffra à l'intérieur à la recherche de quelque chose d'utile à dérober. Il posa alors ses armes à l'entrée, c'est-à-dire son gros bouclier et ses javelots, puis entreprit des fouilles aussi maladroites que grossières. Il retourna tout l'intérieur ! Il ne trouva rien d'intéressant mais prit quand même la peine de réfléchir à haute voix.

- Bon alors, si j'étais une gorgone et que l'oeuvre d'art de la vie était à ma recherche, qu'est-ce que je ferais ? J'irais le voir ... euh ... sans trop m'approcher. Genre je ferais ma curieuse ... et puis après je le draguerai, parce que c'est l'oeuvre d'art de la vie. Et puis après je ferais bam bam dans tous les sens. D'ailleurs cet endroit est parfait pour ça. Bon. Donc le mieux c'est d'attendre ici, elle va forcément venir.


Aussi s'assit-il sur un tas de bois, prenant la position du penseur à moitié endormit et se mit-il à attendre, ignorant complétement les directives de son acolyte.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Lun 7 Mar 2016 - 21:39

Staella n'eut pas à attendre longtemps pour voir les deux hoplites suivre sa trace. Et mince ! Elle avait tendance à oublier que les traces de son passage étaient pour le moins visible. Elle avait bien appris à faire attention à son apparence, mais pour ce qui était de rester discrète, elle repasserait. En plus, elle avait maintenant sa queue tout crottée. Bon les abords de la bâtisse étaient surtout composés d'herbes et de petits buissons, mais rien que traverser les abords avait joliment sali ses écailles. Elle était encore bonne pour les lustrer des heures ! C'était pas juste ! Heureusement que la cour en elle-même était pavée, bien qu'assez irrégulièrement. Sa trace en était du coup difficile à suivre jusqu'à la statue de Pistos, et à moins d'être un pisteur émérite, on la perdait après qu'elle ait pétrifié le pauvre homme. Elle devait donc être en sécurité s'ils pensaient qu'elle était rentrée ou déjà repartie à l'extérieur. Après tout qui irait penser qu'elle serait restée aussi près de sa dernière victime, se cloîtrant pour ainsi dire dans un jardin fermé ? Bon d'accord elle aurait eu tendance à prendre sa queue à son cou et à creuser la distance entre elle et ses poursuivants si elle en avait eu le temps, mais au final cela pouvait jouer en sa faveur. Du moins elle l'espérait.

Elle tendit l'oreille, anxieuse. L'un des deux hoplites semblait plutôt intelligent. Déjà il avait remarqué qu'elle n'était pas rentrée. Elle aurait profité du fait qu'ils repartaient à l'intérieur pour filer en douce... Et loin de penser qu'elle avait déjà filé, ils utilisaient ce qui leur servait de cervelle pour déduire qu'elle était toujours dans les parages. Mince. Pourquoi elle ne pouvait pas être face à deux idiots finis pour une fois ? Bon techniquement parlant, il n'y en avait qu'un qui ait l'air d'être une lumière. L'autre n'avait clairement pas inventé l'eau chaude. Mais c'était suffisant pour qu'ils se séparent et explorent chacun une des ailes des jardins. Celle qu'elle avait prise donnait sur l'entrée des cuisines. Elle pouvait donc s'y réfugier mais trahirait par là-même sa présence. S'ensuivrait sans nul doute une nouvelle course poursuite, et même s'ils étaient en armure, elle n'osait pas prendre les paris sur leur endurance et espérer pouvoir les semer. Rester cachée était exclu aussi, dès qu'ils passeraient l'appentis elle serait immédiatement vue. Elle pouvait se battre mais tant que c'était possible, elle préférerait encore toute autre solution. Jetant un nouveau coup d'oeil aux deux compères, elle s'aperçut avec un plaisir non dissimulé que c'était l'idiot du village qui venait vers elle. Avec un peu de chance, elle pourrait le battre tout seul en le surprenant. Elle improviserait ensuite.

Restant tapie, prête à sauter sur l'hoplite sitôt qu'il passerait l'appentis, Staella finit par froncer les sourcils en entendant le soldat s'engouffrer à l'intérieur de l'appentis. Il n'espérait quand même pas qu'elle s'était réfugiée dans un endroit si exigu ? Elle aurait à peine eu la place de s'y tenir. Ce fut un comble lorsqu'il commença à parler tout haut. C'était plus un idiot, c'était un fou auquel elle avait affaire. Il pensait vraiment qu'elle allait tenter de le draguer ? Un guerrier venu selon toute vraisemblance la tuer ? La colère et l'étonnement se mêlaient à sa curiosité naturelle pour donner un curieux mélange. Une part de la gorgone voulait le pétrifier pour son audace, une autre voulait saisir sa chance de filer (et surtout jouer la carte de la prudence, il l'avait peut-être vue et tentait alors de la tromper, et même s'il était idiot, elle préférait ne pas s'en prendre à un tel fou, ces derniers étaient protégés des dieux disait-on ). Et il y avait une petite part idiote d'elle-même qui voulait lui demander d'où lui venaient de telles idées et engager la conversation. Juste pour voir ce qu'il ferait si elle pointait vraiment le bout de son nez.

Légèrement hésitante, la gorgone réprima tout de même sa pulsion vengeresse. Cela ne servirait à rien. Et s'il criait son compagnon reviendrait à toute vitesse. Autant l'éviter. Et si elle trainait trop elle allait aussi se faire avoir, elle devait donc se décider. Mais même si sa tête lui criait de s'enfuir, elle était quand même beaucoup trop curieuse pour son bien. Et puis elle avait encore confiance en ses capacités. Elle était vive comme un serpent, éviter une javeline était dans ses cordes, surtout si on devait éviter tout contact visuel avec elle. Elle pourrait s'en sortir si les choses tournaient mal. Même si elle espérait diablement que tout se passe bien. Méfiante tout de même, et surtout l'oreille tendue pour entendre son copain qui trainait plus loin, la gorgone finit par s'avancer près de la porte de la cabane, son profil se découpant nettement par la porte. Elle apprécia d'un regard de voir les armes posée à côté de l'entrée. Cela devait dire qu'il était désarmé. Elle commençait à préférer la théorie de l'idiotie crasse à celle du piège savamment tendu. Avant de tourner le regard vers l'entrée, elle passa une main dans sa chevelure, ses petits protégés venant s'enrouler autour de ses doigts au passage en sifflant doucement. Elle passa quelques instants à les caresser, les faisant retrouver leur apparence de chevelure presque normale. Ce n'était guère qu'une illusion mais au moins elle pourrait risquer de croiser les yeux de l'hoplite sans le pétrifier. Du moins pas tant qu'elle ne le voudrait pas et qu'elle restait calme.

Staella laissa sa vision thermique prendre le pas sur sa vision normale pour lui permettre d'appréhender plus facilement les mouvements du soldat. Toujours méfiante quand même, elle finit par lui déclarer de sa voix légèrement sifflante :

"-Donc maintenant que je suis venue te voir, je suis censée quoi ? Faire ma curieuse et te draguer c'est bien cela." Elle lui jeta un regard de haut en bas. S'il n'était pas spécialement repoussant, elle n'avait guère d'attrait pour les soldats mal rasés, tout bardés de fer et qui sentaient la sueur et la mauvaise bière. Grimaçant légèrement d'un air clairement peu intéressé, elle reprit : "Désolée mon grand mais je passe mon tour."

Voilà, elle s'était exposée. Staella était maintenant tendue, prête à bondir et à laisser sa chevelure reprendre son apparence grouillante pour darder son regard pétrifiant à la ronde et prendre la poudre d'escampette. La réponse de l'autre idiot risquait fort de décider l'issue de leur rencontre. Cela plus la façon dont son compagnon réagirait à ce qui s'ensuivrait...
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Ven 11 Mar 2016 - 15:50

Homer somnolait. Bien assit à sa place, dans un endroit relativement sec et chaud, silencieux, il lui était difficile de ne pas céder à l'appel de Morphée. Et puis il aimait ça, dormir. Beaucoup. Longuement. S'il pouvait passer sa vie à dormir, il l'aurait bien fait. Un jour peut-être, quand il serait devenu une divinité. En attendant, il devait faire avec les contraintes de ce monde et ne pas passer son temps à roupiller, donc. D'ailleurs il faisait bien de lutter, la gorgone ne tarda pas à sortir de son trou pour se présenter à lui. Cela l'avait fait sursauter, cogner le plafond et les murs puis finalement figé sur place, les yeux écarquillés. En fait, ce n'était pas tellement que la sœur de la méduse vienne lui parler qui l'étonnait, ni même le fait qu'il avait donc eu à moitié raison dans ses prévisions, c'était le fait qu'elle n'ait pas envie de le courtiser et que, en somme, elle n'était pas sous son charme. C'était très perturbant pour quelqu'un comme lui qui se considérait comme le meilleur Homme du monde.

Que faire maintenant ? Homer se disait à lui même qu'il fallait réfléchir avant de dire quoi que ce soit. C'était une gorgone, elle était dangereuse. D'autant plus qu'elle ne semblait pas amoureuse de lui. Ou alors elle ne le savait pas encore ? Oui, ça devait être ça, elle ne le savait pas encore. Le géant se détendit brusquement, soupirant de soulagement. Il se mit à rire fort et grassement, en se tenant le ventre.

- Ha ha ha ! T'as bien faillis m'avoir ! Mais c'est pas grave, je sais que c'est pas facile de se l'avouer à soit-même. Je comprends parfaitement ta situation et ton ressentis devant l'oeuvre d'art de la vie. On est sublimée, on se sent petite, on n'ose pas lever le regard et encore moins croire qu'on est amoureuse, parce qu'on se dit que c'est trop beau pour être vrai ou qu'on ne me mérite pas, ce qui est tout à fait vrai. Maaais, ce serait une injustice et donc une imperfection que de se limiter à son équivalent car personne ne m'égale ! Il s'approcha alors d'elle, faisant le tour des débris. Tout cela pour dire qu'il ne faut pas avoir peur ni être timide, surtout qu'on est une aussi jolie méduse que toi. Si tu commençais par me dire ton petit nom déjà, qu'on fasse un peu plus connaissance ?

Le mastodonte était sûr de lui. Il avait un air prétentieux, un peu trop fier sur le visage. Le torse bombé, le sourire exagérément grand, le visage tiré, grimaçant d'une fausse joie. En réalité, tout ce qui l'intéressait, c'était de rajouter ENFIN une gorgone à son répertoire. Après la chèvre, la poignée de porte et d'innombrable femmes de joie, une créature de son envergure serait un plus non négligeable. Pendant ce temps-là, Nikolas retournait le jardin sans succès. Les dix minutes s'étaient déjà écoulées et il n'avait trouvé aucune trace de la sœur de Méduse. En somme, elle ne pouvait être que de l'autre côté puisqu'il n'avait rien trouvé indiquant une cachette ou un éventuel retour à l'intérieur de la demeure. En revenant sur le palier, il ne trouva pas Homer, ce qui ne fit que renforcer son intuition, bien que celui-ci pouvait tout simplement ne pas avoir compris ce qu'il entendait pas « dix minutes ». Aussi se mit-il en chemin pour le retrouver.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Sam 12 Mar 2016 - 21:04

La gorgone commençait à se demander ce qu’elle avait bien pu faire aux Dieux pour qu’ils lui pourrissent ainsi la vie. Comme si sa transformation ne lui apportait pas suffisament de problèmes, voilà qu’elle se faisait poursuivre par des soldats dont l’un d’eux était tout simplement un crétin fini. Miséricorde ! Le fait que ledit idiot soit désarmé n’était pas suffisant pour l’apaiser. D’abord parce que son compagnon pouvait arriver à tout moment, ensuite parce que plus il parlait plus elle avait envie de prendre sa queue à son cou et de mettre de la distance entre lui et l’espèce de singe qui lui déblatérait des kilos invraisemblables de bêtises à la minute. Non mais il s’y croyait vraiment ! C’était cela le pire. Comment on pouvait imaginer qu’elle allait tomber dans les bras d’un homme pareil ? Pour peu, elle en aurait été intimidée. L’idée lui passa dans le crâne de le pétrifier mais il n’était pas spécialement agressif. Il n’avait juste rien dans la cervelle. Bon d’accord elle avait déjà statufié des gens pour moins que cela mais cela ne lui semblait pas la chose à faire sur le moment. Reculant doucement, elle finit par laisser s’échapper d’une voix clairement moins assurée :

« -Staella. »

En d’autres circonstances, elle aurait été ravie qu’on lui tienne pareil discours. Après tout il l’avait traitée de jolie méduse, ne semblait pas intimidé et voulait discuter avec elle. Peu d’humains avaient autant de tripes que l’hoplite. Dommage qu’il ne semblait rien avoir dans le crâne, et qu’il ne soit pas un peu plus séduisant. En plus comme elle lui avait répondu, il allait surement croire qu’elle abondait dans son sens. La gorgone sentait que si elle l’écoutait trop longtemps, elle allait devoir choisir entre voir son intellect fondre comme neige au soleil en sa présence ou le pétrifier pour enfin avoir la paix.

Elle fut sauvée –enfin façon de parler- par l’arrivée de l’autre hoplite. Il n’avait pas perdu de temps celui-là ! Mais cela lui donnait une bonne raison de se détourner de l’autre idiot et de ramper plus loin. C’est quand même qu’il avait l’air à la fois plus intelligent et plus déterminé que son comparse ! Elle attrapa au passage la javeline de l’ahuri dans la cabane. Ce serait toujours cela de moins qu’il pourrait utiliser contre elle et lui donnait de quoi rendre les coups. Serrant ses anneaux contre elle et prenant une pose défensive, elle ne donnait pas cher de ses chances si elle devait uniquement combattre avec la courte lance pour arme. Elle ne savait pas la manier correctement. Cela lui ferait seulement gagner une poignée de secondes. Après elle serait obligée d’en recourir à ses atouts de gorgone, ce qu’elle aurait préféré éviter quand même.

Surveillant clairement le nouvel arrivé et prête à faire revenir sa chevelure à son état normal, la gorgone jetait tout de même de fréquent regards vers l’autre hoplite, toujours dans l’appentis. Elle ne savait pas trop ce qu’il allait faire maintenant mais une chose était sûre, c’était lui qui lui faisait le plus peur. Qu’on veuille la transformer en ceinture à la limite elle pouvait comprendre. Qu’on lui conte fleurette d’une telle manière par contre elle était moins habituée.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Dim 13 Mar 2016 - 18:28

- Staella ... Mais qu'est-ce que c'est que ce nom pourris ?

Dit-il alors Homer l'air fort étonné. Le fait que la gorgone paraissait hésitante et même méfiante face à lui ne l'avait pas du tout interpellé, obsédé qu'il était par ses idées pas très nettes. D'ailleurs cela se voyait bien à son sourire à la fois niais et pervers.

Lorsque Nikolas arriva, il fut très étonné aussi de la situation. Résumons. La soeur de la méduse était là, tenant l'arme d'Homer dans sa main, enroulée sur elle-même, prête à se battre s'il le fallait. De l'autre côté, le mastodonte était coincé dans cette espèce de terrasse de jardin couverte qui servait de dépotoir et il fixait la gorgone avec un oeil malsain. Il n'était pas pétrifié et ne semblait pas avoir peur. Quelque chose lui disait même, au vue de la relative proximité entre eux deux, qu'il s'était passé quelque chose. Ce n'était pas normal. D'ailleurs la chevelure de cette femme serpent n'était pas comparable à celle de la méduse mais plutôt à celle d'une femme ordinaire. Se seraient-ils trompés de cible, ou pire encore, de village ?

À bien y réfléchir, l'homme qui leur avait ouvert avait été pétrifié, donc cette femme était bien dotée d'une tel pouvoir. Non, il ne s'était pas trompé, c'était bien. Alors pourquoi donnait-elle plus l'air d'une victime qu'autre chose ? Nikolas, en l'ayant aperçu, avait sentit son coeur faire un sursaut. Ce n'était pas tant à cause de l'effet de surprise mais plutôt à cause d'elle, tout simplement. C'était un monstre, ce n'était pas un adversaire ordinaire ! Plaçant son bouclier devant lui, glaive pointé, il se mit à avancer tout doucement en sa direction en prenant bien soin d'éviter son regard. Homer, pour sa part, n'était pas du tout dans le même monde que lui.

- Mais qu'est-ce que tu fais ?! Touche pas à Staella, c'est ma femme !

Une déclaration qui étonné beaucoup le guerrier. Jetant un coup d'oeil vers son acolyte, il se demandait s'il s'agissait encore d'une idiotie de sa part ou si elle l'avait ensorcelé.

- Tu racontes n'importe quoi, Homer, comme d'habitude ! Écarte toi d'elle avant de le regretter comme la dernière fois et laisse moi régler ça !


D'autant plus qu'elle lui avait volé son arme. Mais le géant n'était vraiment pas de cet avis. Malgré les réticences de la gorgone, il en était persuadé, elle l'aimait et aussi, en tant que bon prince vaillant et pas très charmant, il ne comptait pas laisser Nikolas commettre une telle injustice.

- Je te dis qu'on s'aime ! En plus elle est pas méchante du tout ! C'est une personne très intéressante que tu trouverais toi aussi très sympathique si tu prenais le temps de discuter un peu. Mais nooooon, toi, forcément, t'es un puceau, tu te sens frustré, faut que tu te venges de tout et le monde, c'est comme ça ... Connard !

Dit-il en l'imitant grossièrement, avant donc de l'insulter farouchement. Nikolas finit par s'arrêter de marcher, bien que gardant la posture. En fait, il se demandait s'il ne devait pas d'abord tuer Homer. Quelque chose lui disait que s'il essayait de s'en prendre à la gorgone, ce débile profond pourrait s'en prendre à lui au lieu de l'aider.

- Homer ! Arrête tes bêtises ! T'es en train de compromettre notre mission et pire encore, notre propre survie !!!
- Je compromets rien du tout !
- Elle t'a ensorcelé ! Ou alors t'es encore plus crétin que je le pensais !
- Elle m'a ensorcelé de rien du tout !


Il se mit alors à avancer vers lui à grand. Mais que cherchait-il exactement ? À prouver quelque chose à quelqu'un visiblement mais, il ne savait trop qui ni quoi. Son amour à la gorgone peut-être ? Quoi qu'il en soit, Nikolas le regarda approcher l'air exaspéré, se préparant donc à affronter son propre compagnon. Ce dernier, arrivé devant lui, levant ses deux gros bras dans les airs et les abattit de toutes ses forces sur le soldat. D'abord sur son bouclier, faisant plier et reculer Nikolas sous sa force démesurée, puis finalement sur son casque, pour le bousculer et l'envoyer sur le sol. Malheuresement, Homer avait beau être un homme fort, il n'en restait pas moins un simplet, un grand simplet. Le soldat se retourna sur le dos, reculant sur ses coudes, puis le laissa approcher, avant de lui donner un grand et fort coup de pied là où il ne fallait pas, l'envoyant au sol dans un hurlement de douleur assourdissant.

Il se releva en pestant contre sa camarade, en rajoutant un deuxième, puis lui marcha dessus pour le contourner et en revenir à la gorgone. Il prit son souffle, remettant son casque et son bouclier en place, puis observa le terrain. Il ferma ensuite les yeux, se mit au pas de course. Protégé derrière son bouclier, il fit un saut à quelques mètres de distance, levant alors son glaive dans les airs dans l'optique de l'abattre, pointe la première, dans l'épaule droite de cette femme serpent, espérant ainsi la transpercer de toute la longueur de la lame. De cette façon, il toucherait chair, artères, os et organes. Avec un peu de chance, il atteindrait même le cœur.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Lun 14 Mar 2016 - 21:48

Et voilà la situation se compliquait encore ! Voilà que son compagnon était arrivé. Guère assurée, la gorgone hésitait à rappeler sa chevelure. Mais non content de voir l'autre soldat débouler, voilà que son grossier hoplite-peu-charmant s'était mis en tête qu'elle était sa femme. Et qu'il devait s'interposer entre son compagnon d'arme et elle. Si l'idée qu'ils s'entretuent n'était pas trop pour lui déplaire, et qu'elle était plutôt contente qu'on prenne sa défense pour une fois, la vision qu'il avait d'elle avait de quoi la faire frémir. Elle répondit d'ailleurs instinctivement d'un petit cri outré à sa déclaration impromptue..

"-Ta femme ? Dans tes rêves !"

Elle observa prudemment l'altercation entre les deux hommes, ne pouvant s'empêcher de corriger le malentendu avant qu'il ne s'aggrave :

"-Ah non ! J'ai rien fait moi ! Il s'est mis cette idée dans le crâne tout seul !"

Mais bon, son intervention ne sembla pas arriver aux oreilles des deux guerriers qui se rentrèrent dedans comme les deux brutes épaisses qu'ils étaient. Tout dans les muscles, rien dans le cerveau... Décidemment... Elle aurait peut-être du rendre son arme à l'idiot du village pour égaliser les chances. Parce que bien qu'il soit plein de bonnes intentions -enfin c'était discutable-, à mains nues face à son compagnon armé elle ne pensait pas qu'il puisse gagner. Son intuition fut vite confirmée puisque quelques instants plus tard, son défenseur se roulait au sol en gémissant. Pitoyable. Elle lui jeta un petit regard dépité. Elle ne s'était pas attendue à grand chose mais quand même, il aurait au moins pu le retenir assez longtemps pour qu'elle file.

Le court combat entre les deux hommes lui avait toutefois appris quelque chose : l'hoplite qu'elle affrontait était doué. Il se déplaçait de petits pas assurés, savait utiliser son bouclier tant pour se défendre que pour contre attaquer et était surement rodé à percer efficacement une grosse cible comme elle. Lorsqu'il lui sauta dessus, elle finit par se décider. D'abord, libérer sa chevelure. La peur qui l'étreignait associée au danger auquel elle faisait face suffit amplement pour que ses petits protégés apparaissent en un instant, soufflant méchamment à l'encontre du soldat. La gorgone loin d'affronter le guerrier de face préféra toutefois bondir souplement en arrière. Cela lui sauva probablement la vie puisque l'instant d'après, le glaive de l'hoplite fendait les airs là où elle se trouvait précédemment. Malgré ses yeux qui le fixaient, il ne se pétrifia pas. Il avait donc bien quelque chose qui le protégeait de ses pouvoirs ou alors il fermait les yeux. Si c'était la deuxième solution, elle avait encore de bonnes chances de pouvoir inverser la tendance.

Saisissant sa javeline,  elle ne tenta pas de la lancer élégamment pour percer l'armure de son adversaire. Elle en aurait totalement été incapable, et n'aurait surement pas touché sa cible. Elle se contenta de lancer l'arme comme un vulgaire bout de bois. La courte lance tournoya un instant dans les airs avant de frapper le casque de l'humain. Même pas une raison pour lui de s'effrayer mais cela lui prouvait une chose : il fermait les yeux. Si il les avait ouverts, il aurait évité sans peine le coup. Elle rampa rapidement à l'écart, tournant lentement autour du guerrier. Qu'il ouvre les yeux et elle en profiterait sur l'instant. Il ferait une superbe statue dans le jardin. Puis elle transformerait son stupide compagnon. Ils allaient servir d'exemples. Elle regretta quand même de ne pas avoir son arc. Elle ne savait pas utiliser la lance ou le glaive, mais elle était encore correcte au tir. Elle l'aurait transformé en pelote d'épingles, et il n'aurait jamais su d'où le prochain coup allait venir s'il devait fermer les yeux.

"-Tu peux encore filer tu ssaiis. Je pourrais te laissser partir avec ton ami. Tu n'es pas obligé de finir ton aventure issi."


Dernière tentative de persuasion. Si il refusait, elle n'aurait plus qu'à le pétrifier. Elle était plus confiante maintenant. Elle était prête à éviter son prochain assaut, et contre attaquerait en tentant de l'étreindre dans ses anneaux.  Si elle réussissait à l'immobiliser dedans, elle ferait craquer ses côtes et écraserait son armure en quelques instants. Il faut dire que la pression causée par ses anneaux était stupéfiante. Un savant lui avait dit que cela équivaudrait à poser plusieurs chariots sur le torse d'un seul homme pour égaler la pression. Elle ne savait pas exactement quel poids cela pouvait bien faire, mais l'image parlait d'elle-même.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Mer 16 Mar 2016 - 22:49

Nikolas avait raté sa cible. Ayant les yeux fermés, il ne pouvait pas savoir s'il l'avait raté parce qu'il avait mal visé ou parce qu'elle s'était décalée, du moins au début, lorsqu'il avait sentit sa lame fendre l'air, sans plus. Le morceau de bois qu'il avait reçu en pleine poire ensuite lui avait donné la réponse, elle s'était décalée et pas qu'un peu. Mais où était-elle, maintenant ? À en juger par le fait qu'il avait reçu le bâton au milieu de la figure, elle devait se trouver devant lui. Maintenant, il s'agissait peut-être d'une tactique de sa part pour l'induire en erreur. Après tout, rien ne disait qu'elle n'avait pas de nouveau bougé. Difficile ... Le soldat n'était pas habitué à se battre sans ses yeux.

Il repensait aussi à tout ce qu'elle avait dit, qu'elle n'était pas sa femme et que c'était lui qui s'était mis ça en tête tout seul. Certes, ça n'avait pas grand intérêt au premier regard, si ce n'était de confirmer que Homer était bien un abrutis finis. En faisant bien attention, cela dit, on se rendait vite compte que, à sa façon de parler pour le moins spontanée, elle n'était pas "méchante". Enfin ... Ça confirmait ce que Samosa avait dit. Des monstres froids et hostiles, il en avait connu. Comme Hécate par exemple. Ce n'était pas du tout le même comportement.

Aussi, lorsqu'elle lui rappela qu'il pouvait encore renoncer et s'en aller sans qu'elle ne le pétrifie, il ne se contenta pas de rejeter son offre sans même y réfléchir car, en fin de compte, il n'avait pas exactement affaire à une ennemie déclarée. Il releva un peu la tête, essayant de la localiser avec sa voix, tout en plissant des yeux, pensif. Déjà, que faisait Homer ? Et ensuite, n'y avait-il pas plutôt moyen de parler avec cet gorgone pour l'inciter à partir et laisser ces gens tranquilles plutôt que de l'assassiner ?

- Tu sais, "Staella" ... Il avait entendu Homer l'appeler ainsi. ... tu as peut-être rendu un service appréciable à ce village le débarrassant de son aristocratie corrompue mais, les habitants n'acceptent pas plus ta loi. D'accord, à part qu'on te remplisse l'estomac, tu ne demandes pas grand chose mais, ce n'est quand même pas acceptable. Donc, ce n'est pas tellement à toi de m'offrir la possibilité de partir sans risque mais plutôt à moi. Si tu t'en vas, et bien sans revenir ensuite, je ne chercherai pas à te tuer. Il se remit en position, avançant tout doucement vers l'endroit où elle lui semblait être. Décide toi vite.

Quant à Homer, il avait finis depuis un moment de se rouler sur le sol. Il avait entendu la gorgone le démentir et il n'avait pas apprécié, pas parce qu'elle le contredisait mais plutôt parce qu'il estimait qu'elle se prenait pour ... pour grande chose. Il se releva en trombe.

- Parce que tu crois que t'es capable de te conjuguer au plus que parfait toi ?! T'as vu ta gueule ?! T'as vu ta queue ?! Je te rendais service moi ! Maaaais décidément, elles sont toutes ...

Oui, il s'arrêta de parler de façon très nette lorsque ses yeux exorbités croisèrent ceux de la femme serpent. Le géant ne tarda donc pas à se transformer en statue de pierres. Cela étonna Nikolas, dans un premier temps, de ne plus l'entendre.

- ... Homer ?


Mais comme il était dangereux d'ouvrir les yeux, il ne préféra pas prendre le risque de jeter un coup d'oeil pour voir ce qui n'allait pas.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Jeu 17 Mar 2016 - 13:26

Il avait un de ces toupets ! Il était sérieux ? Il croyait sérieusement que dans sa situation il pouvait marchander ? Elle avait compris qu'ils n'avaient pas un moyen miracle pour résister à son pouvoir. Il devait combattre en aveugle, elle avait donc toutes ses chances. En fait, la meilleure chose à faire serait peut-être de faire semblant d'accepter, d'aller chercher ses affaires, dont son armure légère et son arc avant de revenir leur apprendre qui commandait ici. Elle n'allait pas se laisser faire comme cela. La gorgone allait donc faussement accepter la proposition -ce n'était peut-être pas loyal, mais c'était elle le monstre ici- quand l'autre abruti se redressa et l'invectiva.

En temps normal, elle aurait peut-être pu se retenir d'un accès de colère face à une telle agression verbale. Et encore, ce n'était pas sûr. Mais alors que sa chevelure était libérée, qu'elle était sur ses gardes en plein combat, et surtout qu'il l'énervait depuis le début à débiter des idioties les unes après les autres, aucune chance. Staella darda donc un regard venimeux à son encontre, croisant aussitôt son regard. L'effet fut immédiat. Elle avait une statue de plus dans le jardin.

"-Ton copain a eu la mauvaise idée de me regarder dans les yeux. Mais je dois t'avouer qu'il ne fait pas une jolie statue..."

Tout en parlant, elle continuait de bouger. Sa voix était assez forte pour être audible, mais elle évitait de parler d'une façon excessive ce qui trahirait sa présence au guerrier. Ce dernier devait surement être capable de savoir à peu près où elle était malgré tout, le bruit de sa longue queue trainant sur le sol avait de quoi trahir sa présence puisqu'elle n'était malheureusement pas dans une douce plaine herbeuse mais sur un sol pavé. Cependant s'il ne savait pas précisément où elle était, ses attaques manqueraient de précision pour constituer un réel danger, excepté s'il se révélait très chanceux. Elle restait toutefois sur ses gardes, consciente que vu la tournure de la situation, elle n'allait finalement pas pouvoir se montrer faussement conciliante et aller chercher son arc tout de suite.

L'idée la traversa de fuir le combat. Filer dans la villa, chercher ses affaires avant qu'il ne la retrouve et lui régler son sort définitivement. Si c'était un bon choix tactique, elle ne tenait toutefois pas à lui laisser le temps de récupérer ou de lui tendre un piège. Dans un espace clos comme un couloir, elle perdrait son avantage et lui n'aurait plus qu'à frapper en aveugle droit devant lui.

"Mon offre est toujours valable tu sssais. Tu acceptes et je te laissse partir. Je te rendrai même ton copain. Enfin à toi de voir ssi tu le préfères ssstatufié ou pas. Il m'a l'air d'être pluss un poids quand il est vivant que maintenant qu'il est de pierre."

Profitant des paroles qu'elle venait de proférer, elle s'empara vivement du bouclier d'Homer. S'il était lourd à son bras, au moins était-elle un peu mieux protégée maintenant. Elle hésitait encore. Devait-elle lui foncer dessus ? Avec le bouclier comme protection, elle devrait pouvoir parer sa première attaque, aidée en cela par la cécité temporaire de son agresseur et l'enserrer dans ses anneaux. Après cela ne durerait qu'un instant avant que ses os ne craquent et qu'il ne crache du sang, ses organes réduits en bouillie sous son étreinte.

Un autre moyen de pression était d'utiliser la statue de l'autre idiot. Selon sa réponse, elle pourrait deviner à quel point il tenait à son compagnon. S'il était un vieux compagnon d'armes, il y avait de bonnes chances qu'il tienne à lui sauver la vie. Menacer de détruire sa statue pourrait le convaincre. Surtout vu l'honneur spartiate. Ces bêtises d'être frères au combat, de toujours protéger ses compagnons lorsqu'ils formaient une légion, leurs satanés murs d'acier et de fer bardés de lances.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Sam 19 Mar 2016 - 21:22

Et dire que cela devait être facile ! Voilà qu'Homer était devenu une statue de pierre à son plus grand effroi mais aussi à sa plus grande consternation. Il serrait les dents, à la fois furieux contre la gorgone mais aussi contre son camarade qui n'en finissait décidément pas de lui nuire sans même le faire exprès. L'idée même de le laisser planté là en tant que tas de pierre plus ou moins décoratif dans le jardin lui effleura l'esprit plus d'une fois. Il était coincé, il ne pouvait plus s'attaquer à la gorgone. Prendre le risque de se blesser ou de se tuer était une chose mais, se dire que toute action de sa part entrainerait la mort définitive de son compagnon était un autre risque qu'il ne pouvait pas prendre. Ce n'était pas tant une question d'honneur mais d'amitié. Car oui, il s'agissait bien de son "ami" même si c'était difficile à l'avouer.

Dans ce cas là, forcément, la proposition de Staella prenait un tout autre sens. Seulement voilà, si elle devenait séduisante, il ne pouvait décemment se résigner à abandonner le combat et repartir bredouille. Il aurait très bien pu accepter et la frapper dans le dos ensuite mais, c'était bien là une question d'honneur. Un engagement était un engagement. En fait, Mimosa avait mentis. Elle exactement comme sa soeur, un vrai poison ! Ils l'avaient sous-estimé et forcément, cela leur avait été fatal.

Même sans ses yeux, il arrivait à se faire une image assez fidèle de la réalité. Il essayait de se représenter mentalement son environnement en se basant sur ses souvenirs récents, de retracer le parcours de la gorgone et d'estimer la position d'Homer. Elle était donc dans son dos, prête à détruire la statue. La distance était trop grande pour qu'il puisse se retourner et la frapper en même temps, du moins sans lui laisser le temps d'agir. Non, elle serait plus rapide que lui. Que faire ?

Résumons. Il n'avait pas envie d'abandonner. Il ne pouvait pas continuer car Homer était en danger. Il n'avait pas le temps ni les moyens de la neutraliser avant qu'elle ne fasse quoi que ce soit. Il ne disposait plus de ses yeux et n'avait pas non plus le bénéfice de la surprise. Dans l'immédiat, il devait donc gagner du temps et redistribuer les cartes. Une idée germa donc dans sa tête.

- Très bien la gorgone ! Puisque tu es décidée à ne pas t'en aller, autant coopérer plutôt que de s'affronter. Il remit donc sa glaive à la ceinture, baissant sa garde pour lui signifier qu'il n'avait plus l'intention de continuer le combat. Je sais que tu adores tout ce qui est sucré et tu dois savoir aussi que tu ne trouveras pas les meilleures pâtisseries de Grèce ici, dans ce trou perdu. Je parle bien sûr des Akanès. Si je t'en ramène, tu t'en iras d'ici ?
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Dim 20 Mar 2016 - 13:37

Savoir que son ami avait été statufié semblait bel et bien changer la donne pour le guerrier. Bien ! Il allait prendre ses cliques et ses claques et disparaître vite fait. Elle allait pouvoir à nouveau reprendre sa vie de luxe et de caprices dans ce petit village paradisiaque. Et peut-être même qu’elle libérerait Pistos de sa gangue de pierre s’il s’excusait platement et recommençait à lui prodiguer ses excellents services. Non, Staella n’était pas rancunière. Après avoir mordu du moins. Embêtez-la, elle s’empressait de réagir. Mais une fois calmée elle pouvait se montrer diplomate.

Elle était par contre étonnée de l’impudence de l’hoplite. Il avait beau être encore armé et capable de se battre, ses chances étaient minimes face à elle. Pas avec le handicap causé par sa cécité et son compagnon de pierre qu’il semblait protéger. Déjà quelle idée de s’encombrer d’un tel poids mort. Après deux minutes passées en compagnie de l’autre idiot, elle avait été ravie qu’il se taise à jamais après avoir croisé ses yeux.

La proposition était presque tentante ! Elle était une gourmande dans l’âme. Prête à tout pour un petit peu plus sucreries et de chaleur. S’il lui en ramenait, elle se ferait un plaisir de goûter à cette pâtisserie qu’il prétendait déjà mythique et dont elle n’avait jamais entendu parler. Cependant il y avait justement un petit problème : elle ne le croyait pas. Méfiante, elle était prompte à supposer qu’il y avait derrière son offre une ruse ou un piège. En plus comment n’aurait-elle jamais pu entendre parler des meilleures pâtisseries de Grèce ? Elle venait de la lointaine Libye et avait fait un long chemin pour arriver jusqu’en Grèce, mais elle traînait depuis suffisamment de temps dans la région pour connaître de telles choses supposait-elle. Plissant les yeux, elle lui siffla donc d’un ton doucereux et inquisiteur :

« -Akanèsss hein ? Explique moi fier sssoldat, pourquoi je n’ai jamaiss entendu parler de ssses pâtisseries que tu prétends sssii délissieusses. Et pourquoi je devrais te croire et accepter de quitter cet endroit qui sss’avère sssiii confortable pour moi en échange de sssiii peu. Tu n’es pas vraiment en posisssion de forsse. »

Malgré le fait qu’il ait rangé son arme, elle restait sur ses gardes, prêtes à éviter un nouvel assaut. Elle finit même par reculer jusqu’à enserrer la statue d’Homer dans ses anneaux, calmant sa chevelure d’une douce caresse à leur encontre. Elle finit par lui lancer d’un ton légèrement amusé :

« Tu peux rouvrir les yeux, je ne te pétrifierai pas tant que nous bavarderons. Je le jure sur le Sstyx et mes écailles. »

De toute façon, la façon dont elle serrait légèrement la statue était assez évocatrice du risque qu’encourait son compagnon s’il faisait le moindre geste agressif.

[Rolala, j'ai l'impression de tellement maltraiter l'orthographe française quand je fais parler Staella xD]
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Jeu 24 Mar 2016 - 18:31

Pouvait-il croire une gorgone qui avait pétrifié son compagnon et qui avait cherché à le tuer il y a peu de temps de cela ? Elle pouvait bien jurer par tout ce qu'elle voulait, la fourberie de ces créatures était bien connue ! Nikolas ne comptait donc pas se laisser avoir aussi facilement, du moins aussi facilement qu'Homer, et décida de garder malgré tout les yeux fermés. Il lui fit face, bien sûr, c'était quand même la moindre des politesses, mais sans pour autant apprécier son faciès de femme serpent. Quant à cette histoire de pâtisserie, il lui semblait évident qu'elle n'en ait jamais entendu parler puisqu'il s'agissait d'une spécialité très locale et particulièrement onéreuse.

- L'Akanés est fabriqué à Serres et uniquement à Serres, dans le nord de la Grèce, soit dans un endroit remarquablement loin d'ici. C'est fait avec du sucre, du beurre frais et de l'amidon. Ça ressemble à une boule blanche sucrée et gélatineuse mais pour autant ferme. J'ai entendu dire que c'était d'inspiration orientale mais qu'au lieu d'utiliser des essences de fruits, on utilisait du beurre. Il marqua une pause, cherchant à entendre le moindre bruit suspect. Elle semblait immobile. Elle devait donc bien l'écouter. Cette ville est située dans un carrefour commercial très important et, pour des raisons stratégiques j'imagine, l'Akanès n'a pas le droit de sortir de la ville, c'est peut-être pour ça que tu n'en as jamais entendu parler. C'est un endroit trop fréquenté et trop bien gardé pour qu'une gorgone s'en approche. Ma proposition est donc simple, je t'en ramène ... disons la quantité que tu veux, et tu fiche le camps ! Après avoir ramené à la normale tout le beau monde que tu as figé.

Il était vraiment tenté d'ouvrir les yeux car les garder volontairement fermé aussi longtemps commençait à devenir difficile. Surtout qu'il perdait ses repères ! Mais la confiance n'était décidément pas là.

- Oh et je vais avoir besoin de mon compagnon pour ça, bien sûr.

Il attendrait sa réponse avant de les rouvrir ou non. Si elle dépétrifiait Homer, alors c'est qu'elle était effectivement de bonne foi. Si ce n'était pas le cas, c'est qu'il y avait anguille sous roche. Il aviserait alors selon le résultat.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Lun 28 Mar 2016 - 21:51

Hum… Devait-elle le croire ? Au fond tout se jouait là-dessus. Staella hésitait encore, elle était naïve, elle le savait. Elle craignait donc qu’il ne lui raconte un énorme bobard uniquement pour gagner du temps ou récupérer son compagnon. D’un autre côté, sa gourmandise était clairement son péché mignon.  L’idée qu’elle ait l’occasion de goûter à une si réputée friandise lui mettait l’eau à la bouche et la pensée qu’elle puisse ne jamais y goûter, le précieux mets soigneusement protégé par toute une cité avait de quoi lui donner les motifs suffisant pour une de ses crises de bouderie. Elle hésitait donc, consciente qu’elle devait rapidement se décider.

Finalement, elle opta pour un choix qu’elle estimait logique, et pas dicté par son insatiable estomac. Elle allait libérer son compagnon et les laisser lui ramener un énoorrmmeee sac. S’ils échouaient, elle n’y perdrait rien au fond, et même s’ils tentaient de ruser avec elle, ce ne serait qu’un retour à la case départ. Et vu l’altercation entre les deux soldats plus le fait qu’ils ne semblaient pas avoir d’arme spéciale contre elle, elle était plus rassurée qu’au départ quant à ses chances. Elle se sentait capable de les pétrifier tous les deux s’ils retentaient de l’affronter, surtout qu’elle filerait aussitôt chercher ses armes au cas où il s’agirait d’une tromperie.  En plus, elle ne pensait pas qu’ils cherchaient à la tromper. Question d’instinct, et surtout puisque le guerrier semblait plus du genre à affronter ses ennemis de face que de les poignarder dans le dos. Après tout il avait eu le cran de l’affronter en aveugle.

S’ils décidaient de ne pas remplir leur part du marché et disparaissaient dans la nature, elle y gagnerait un peu de réputation comme quoi elle avait fait fuir deux vaillants soldats. Et enfin s’ils réussissaient à lui rapporter ses friandises, elle y serait tout à fait gagnante. Le temps qu’ils se débrouillent pour avoir un sac de ces chers délices et qu’ils le lui ramènent, il se serait surement écoulé un délai suffisant pour qu’elle ait vidé toutes les réserves de miel et de sucre de la région et qu’il soit temps pour elle de ne plus faire de vieux os avant qu’un héros ou une grosse troupe armée ne vienne s’occuper d’elle. Ce serait une sorte de tribut pour qu’elle quitte gentiment le coin après avoir rendu à toutes ses victimes leur liberté.

« Sss’est d’accord. En échange d’un grand sssac d’Akanèsss. Je partirai d’isssi après avoir ramené tout le monde à ssson état d’origine. Et je rends ton ssstupide ami.»

Relâchant son étreinte sur la statue, elle souffla doucement dessus avant de s’éloigner rapidement, tenant quand même à l’œil les deux hommes. Bras croisés sous sa poitrine, elle se tenait quand même prête à réagir à un coup fourré.
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Dim 3 Avr 2016 - 17:38

La tension était palpable, la gorgone réfléchissait et en attendant, Nikolas se raidissait. Il transpirait, était crispé, imaginait toute sorte de scenario dans sa tête et se préparait à faire face à chacun d'entre eux. Bien sûr, il imaginait bien qu'elle pouvait accepter, ce qui faciliterait grandement les choses mais, il était pessimiste par nature. Tellement pessimiste, même, que lorsqu'elle finit par accepter sa proposition, cela lui arracha un sourire tant l'étonnement et peut-être le soulagement était grand. Entendant Homer revenir à son état d'origine, il comprit qu'elle ne cherchait pas non plus à le doubler et rouvrit alors les yeux, bien qu'avec encore un peu de méfiance. Cela ne servait à rien, un simple coup d'oeil, aussi furtif qu'il soit, aurait suffit à le pétrifier. C'était idiot, donc, mais c'était humain. Les cheveux de la gorgone étaient redevenus normaux, preuve supplémentaire de son honnêteté.

Il poussa un soupire, regardant son compagnon reprendre maladroitement ses esprits, puis réfléchit dans quoi il s'était engagé. Ramener un "énooooooorme" sac d'Akanés allait demander "énoooooooormément" d'argent, argent qu'il n'avait pas. Il ne lui restait donc plus qu'à cambrioler une échoppe en pleine nuit. Le grand banditisme en somme, il n'aurait jamais imaginé faire ça un jour, et encore moins pour le compte d'une femme serpent ! Enfin, il pouvait se consoler, tout ceci avait pour but de libérer ce village ce qui quelque part était noble. La fin justifiait les moyens donc. Il dévisagea ensuite Staella.

- On sera de retour dans deux semaines. Il fixait sa moitié de serpent, par réflexe là encore. Il voulut rajouter quelque chose mais, dans le fond, il n'y avait plus rien à dire, ou presque. Il ne lui faisait TOUJOURS PAS confiance. Qui lui disait qu'elle s'en irait bien ou qu'elle ne leur préparerait pas un piège ? Et ... et on va avoir besoin de toi, hein ! Parce qu'aller cambrioler une confiserie, c'est pas simple. Il y a des gardes partout, tes pouvoirs de gorgone pourraient nous être très utiles. Il tenta alors de la séduire un peu plus. Et puis réfléchit. Comme ça, tu pourras prendre beaucoup plus qu'un simple sac. Ça se tente, non ?
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MessageSujet: Re: Au paradis d'un reptile ~ (Libre) Mer 6 Avr 2016 - 21:59

Quoi ? Elle avait dû mal entendre. Il osait vraiment lui proposer de voyager ensemble pour qu’ils cambriolent une confiserie ? Alors même que ladite confiserie allait se trouver selon ses dires au milieu d’une ville pleine de soldats ? Il pensait vraiment qu’elle allait non seulement accepter de les suivre alors qu’ils tentaient il n’y a pas deux minutes de planter sa tête sur une pique mais en prime se jeter dans la gueule du loup et se risquer dans un endroit très très peuplé ? Elle ne passait pas inaperçue déjà. Si l’optique d’avoir plus qu’un sac avait de quoi la séduire, elle ne tenait nullement à partir avec eux, et encore moins en direction d’une petite cité.

« -Sss’est ton problème. Peu m’importe comment tu mets la main sur le sssac d’Akanés. Vole-le ou achète-le, je n’en ai rien à faire. Je ne remplirai ma part du marché que quand tu m’apporteras un sssac. Et je ne vous accompagnerai pas au milieu d’une cité hossstile, même pour des friandissses, aussssi délisssieusse soient-elles. »

Elle se tut un instant, faisant toutefois mine de réfléchit avant d’achever :

« -Mais j’accepte de régler leur compte à vos poursssuivants sssi ils vous chassssent jusqu’isssi. »

Autant dire que les chances étaient proches de zéro. On ne les poursuivrait pas si loin pour un simple cambriolage de sucreries. Pas depuis une ville qui devait être à une semaine de distance. Esquissant un sourire narquois, elle décida de se montrer quand même un tant soit peu plus conciliante.

« -Oh, vous pouvez aussssi vous ssservir et équiper en mon nom dans les environs. Cela devrait vous aider jusqu’à ce que vous ayez quitté la région. »

Disons que si elle ne leur donnait pas son aide et comptait bien les attendre ici, vautrée dans le luxe et la chaleur de sa petite villa si confortable, elle leur conférait le droit d’abuser des locaux terrifiés par sa présence pour se ravitailler, et éventuellement se rééquiper. Bien qu’elle doute qu’on trouve mieux que leurs armures à des lieues à la ronde. Leur équipement n’était certainement pas neuf, mais elle s’était chargé des rares guerriers du coin. A moins de trouver l’armure ou l’arme d’un autre hoplite qu’elle aurait pétrifié sans qu’il s’en soit équipé, il n’auraient pas de nouveaux effets.
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