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La mort est le commencement de l'immortalité

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MessageSujet: La mort est le commencement de l'immortalité Lun 19 Aoû - 11:01

Edit Atalante : Chypre, les falaises


J'avais décidé de me rendre à Chypre il y a quelques semaines de cela. J'avais besoin de changer d'air, de trouver une occupation. Athènes était devenu tellement ennuyeux ... Les animaux se faisaient moins nombreux dans la forêt et les habitants avaient déserté la ville, certainement pour échapper à la chaleur qui y régnait. J'avais alors décidé de prendre la mer pour me rendre à Chypre. Après plusieurs jours de navigation (qui furent une véritable torture pour moi), j'avais enfin atteint l'île ... que j'avais visitée entièrement après trois jours. Je n'avais prévu de partir que trois jours plus tard donc j'avais décidé de chasser dans la forêt. 

Je me baladais donc dans la forêt, mon arc à a main, attentive au moindre mouvement, au moindre bruit. Je vis un sentier non loin de là et soupirai. Les animaux ne s'approcheraient pas de sentiers fréquentés par les humains, je le savais par expérience. Je rangeai mon arc et voulus m'éloigner quand j'entendis des gémissements dans les fourrés. Je regardai autour de moi, cherchant l'origine du bruit, et m'avançant doucement dans les hautes herbes. Soudain, une main m'agrippa la cheville et je poussai un petit cri de surprise. A mes pieds se trouvait un jeune homme, un soldat à en croire sa tenue, couvert de sang et à moitié mort. Je me penchai sur lui et vis tout de suite qu'il ne survivrait pas à ses blessures. Je chuchotai simplement, paniquée :

"Qu'est ce qu'il s'est passé ? Je ... je vais vous soigner"

De belles paroles, hélas irréalisables. Je voulus me relever pour chercher une quelconque plante capable de retarder le moment de sa mort, mais le soldat me retint par le bras. Je ne tentai pas de me dégager et écoutai ce qu'il avait à me dire. Il du fournir un important effort pour articuler ces paroles :

"Hélène ... on va l'assassiner ... lors de la fête d'Apollon ... la prévenir ... vous devez la prévenir"

Je le regardai, prenant presque peur. Parlait-il de la princesse Hélène ? Sans aucun doute. Mais je ne pouvais pas croire qu'on tente de l'assassiner, surtout lors d'une fête aussi importante que celle dédiée à Apollon. Je bafouillai quelques mots :

"Mais la fête à lieu dans une semaine, je ne pourrai jamais arriver à temps en Grèce !"

Le jeune homme lutait contre la mort. Il prit ma main en disant dans un dernier souffle :

"Il le faut"

le soldat rendit son dernier souffle et je sortis de ma poche deux pièces que je posai sur ses yeux, comme le voulait la tradition. Je me relevai, complètement paniquée, et réfléchis à toute vitesse. J'arriverais au port plus vite si je passais par les falaises. Je commençai à courir en direction de la côte, le plus vite possible. Une fois arrivée aux falaises, je marquai une pause, à bout de souffle et voulus m'approcher du bord pour me repérer. Mais quelqu'un s'y trouvait déjà. Je m'approchai doucement de la jeune fille qui se trouvait au bord du vide, immobile. Je lui demandai doucement :

"Tout va bien ?"

J'attendis sa réponse, continuant de m'approcher doucement d'elle. Que voulait-elle faire ?

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Dernière édition par Atalante le Jeu 19 Déc - 10:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La mort est le commencement de l'immortalité Sam 24 Aoû - 15:30

Le vide, c'est beau. C'est même splendide.

J'étais passé des dizaines de fois à cet endroit au court de ma vie, mais jamais une telle ... attirance ne m'avais frappée. Les falaises, non loin de Chypre, m'affraient plus de réconfort de quiconque sur cette Terre, dénuée de sens.
Ma robe de soie claire et fine était déchirée de toute part, conséquence de ma course folle dans les Jardins célestes. Comment en étais-je arrivée là ? Je me le demandais bien.
Cette journée avait tellement bien commencée...
Le parfum des roses fraîches de l'Olympe, cueillies par le tendre Eros pour moi, simple nymphe. Puis la promenade, aux abords du bassin, seule. Puis aux Jardins.
C'était là que je l'avais croisé. Celui qui n'avais pas été capable, rien qu'une fois dans sa vie de Dieu, de conserver une relation ... sans fuir.
Minable. Minable, et sans scrupule.
Hermès.

Un pur hasard, eus-je pu croire. A présent, j'en pense autre chose.
J'avais tellement espéré de lui, coincée sur mon îlot solitaire. J'avais vu dans ses yeux les richesses du Monde. Je me lassais de mon existence si tôt qu'il partait.
Il avait tout à offrir; la liberté, l'amour, le bonheur. Mais il m'a retiré tout cela en même temps, quand il est parti, sans jamais revenir.

C'est grâce à lui que j'ai eu le courage de m'enfuir, ... mais c'est à cause de lui que j'en suis ici.

Triste, âme en peine, ... et seule.

Je m'avançai encore un peu plus. Mes pieds nus, sur le sol dur, portaient de nombreuses marques d'écorchures. Mes cheveux, d'habitude si ocre et si soyeux étaient devenus ternes. Je n'avais plus de goût à la vie. La vie n'avais plus qu'une saveur amère, pour moi.

Le son des remous réguliers des vagues me berçaient d'un sommeil éveillé.

Vagues infinies,
Ecueil de la mer,
Larme.

Cette signature, laissée au dos d'un pendentif que je porte depuis toujours au cou, prendrait elle tout son sens maintenant ?
Est-ce le moment de partir ?
J'ai fait trop de choses dans ce bas monde. Trop d'actions oubliés. Partir ou rester ne changerait rien.

Au loin, une voix m'interpelle. Je n'ai pas envie qu'on me sauve. Je veux juste rester... seule. Comme au commencement.

- Laissez-moi... articulai-je lentement, en décomposant chaque syllabe.

Mais ce dont j'étais moins sûre, c'était de ma volonté.
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MessageSujet: Re: La mort est le commencement de l'immortalité Ven 30 Aoû - 9:23

J'avançais doucement faire la jeune fille en robe blanche dont je voyais les déchirures. Je m'arrêtai net lorsqu'elle dit, sans même prendre la peine de se retourner :

"Laissez-moi ..."

Je soupirai et voulus m'approcher d'avantage. Mais à quoi bon. J'avais une mission à remplir et ce n'était pas une dépressive qui allait m'empêcher de prévenir Hélène. J'ouvris la bouche pour dire quelques mots de réconforts, pouvant la persuader de ne pas faire l'irréparable. Mais je me retins et folle de rage, tournai les talons. Qu'elle saute ! Ce ne sont pas mes affaires. Chacun ses problèmes et chacun a les moyens de les résoudre.S'il s'agissait là de sa solution, libre à elle de faire le grand saut. Je recommençai à courir, ne prenant pas la peine de me retourner. Mais après quelques secondes, je m'arrêtai. Même si j'avais beaucoup plus important à faire, sauver une âme en peine n'était jamais une perte de temps, et je savais pertinemment que je m'en voudrai à vie si je n'aidais pas cette jeune fille. Je pestai et retournai sur mes pas au pas de course, espérant qu'il n'était pas trop tard. Mais la jeune fille était toujours au bord de la falaise. Je jetai un œil à l'horizon et remarquai les nuages d'orage s'approchant de la côte. Le vent commençait à se faire plus violent, surtout au dessus de la falaise. Je me décidai à raisonner la fille.

"Je ne sais pas ce qu'il t'es arrivé, mais je suis sûre qu'il y a d'autres moyens de résoudre ton problème. Je ferai tout mon possible pour t'aider, mais aide moi aussi en t'écartant du bord de cette falaise !"

J'étais angoissée et j'avais peur de sa réaction. Je m'approchai d'elle a pas de loup pour essayer de prendre sa main et la rassurer. Je n'avais pas l'air si méchante que ça ! Alors que je la touchais presque, un violent coup de vent me fit perdre mon équilibre. Je faillis tomber dans les flots une centaine de mètres plus bas, mais je réussis à me rattraper. Je poussai un soupir de soulagement avant de reporter mon attention sur la jeune fille. 

"La tempête arrive. Mettons-nous à l'abris et faisons connaissance devant un bon feu. Mais je t'en prie, ne commets pas l'irréparable ..."

Je ne savais que dire et l'angoisse n'arrangeait pas les choses. Je n'avais jamais été confrontée à ce genre de situation et j'aimerais qu'elle ne se reproduise plus jamais !

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MessageSujet: Re: La mort est le commencement de l'immortalité Lun 13 Jan - 21:02

"Je ne sais pas ce qu'il t'es arrivé, mais je suis sûre qu'il y a d'autres moyens de résoudre ton problème. Je ferai tout mon possible pour t'aider, mais aide moi aussi en t'écartant du bord de cette falaise !"

C'est vrai, il y avait d'autres moyens... comme pousser cet imbécile et infidèle d'Hermès au fin fond du Tartare ! Quoiqu'il fallait encore qu'il ne puisse en ressortir... Impossible.
Mais quelle vie !
Je vis la jeune femme se rapprocher, et je sentis le courant marin qui allait la faire basculer. D'un coup, mes muscles se tendirent, prêts à la sauver, elle.
Personne ne devait me suivre dans ma folie ( à part Hermès, peut-être, ... mais c'est une autre histoire. ).
Elle se reprit de justesse, titubant un peu. Je sentis son soupir de soulagement.

"La tempête arrive. Mettons-nous à l'abris et faisons connaissance devant un bon feu. Mais je t'en prie, ne commets pas l'irréparable ..."

Enfin quelqu'un qui a du sens, en ce petit monde ... J'étais prête à la suivre ; elle m'avait fait changer d'idée, et à présent, je trouvais ridicule d'être comme ça. En fait, je me trouvais ridicule tout court !
Je ne m'étais jamais sentie aussi mal dans ma peau ... Lui, puis elle, ... puis les autres ... tout cela n'aura-t-il jamais de fin ?
Je fondis en larmes salées, emportées par le vent. Reculant de deux pas, je m'assis par terre, les jambes ramenées contre moi. Quelles qu'en soient les conséquences, il fallait bien que je parle à quelqu'un...
Tremblante et un peu bousculée, je me mis à lui débiter mon histoire...

- Tu sais, hier encore j'étais dans les Jardins célestes, je me baladais entre les arbres, je goûtais au parfum des fleurs... et il est venu, l'homme de mes rêves. Tu sais, quand on aime quelqu'un et qu'il nous fait du mal, on ne s'en rend pas compte sur le moment. C'est seulement après qu'on regrette. Mon coeur ne l'a jamais quitté, et il se retrouve seul à présent...
Toi qui paraît si forte, je suppose que tu as enduré mille et un combat ... mais as-tu eu un jour à faire à l'amour ?


Je tournai, entre deux sanglots, mes yeux vers elle. Forte, oui, elle l'était. Et courageuse aussi. Mais ses yeux révélaient aussi de la compassion, de l'amitié sincère. Peut-être que oui, après tout ?
J'attendis qu'elle parle, en pensant déjà à un bon feu crépitant sous les étoiles.
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MessageSujet: Re: La mort est le commencement de l'immortalité Mar 14 Jan - 18:18

Je n'avais pas quitté la jeune femme des yeux, comme si le fait de détourner le regard allait la condamner. Je me sentais totalement impuissante. Les dieux m'ont fait don d'une adresse et d'une rapidité remarquable, mais pas le l’éloquence nécessaire pour cette situation. Mais les dieux n'avaient pas placé cette inconnue sur mon chemin pour rien, et j'étais sûre qu'elle pourrait m'aider. Je restais immobile, ne sachant pas quoi ajouter de plus. Si mes dernières paroles ne l'avaient pas convaincu, jamais je n'arriverai à la faire revenir sur ses pas. Il s'écoula de longues secondes avant que l'une de nous deux esquisse un mouvement. En effet, l'Inconnue s'effondra, le visage dans les mains parsemé de larmes. J'eus peur qu'elle ne saute durant quelques instants, mais elle était encore là, mal au point mais vivante. Elle se recula du bord de la falaise à mon grand soulagement. Je me penchai vers elle, ne sachant que faire ou dire. Je n'étais pas faite pour de telles situations qui me mettaient mal à l'aise. Je me serais sentie plus à l'aise face à une bande de loups affamés que devant une jeune femme en pleurs. N'importe qui doué d'un petit peu plus d'humanité aurait dit quelques chose du genre "Ca va aller, tout va bien se passer". Mais je n'avais ni le temps, ni le courage pour prononcer ces quelques mots. Le temps me pressait car je devais prévenir Hélène. Il fallait faire vite, mais deux personnes s'en sortiraient mieux qu'une, aussi décidais-je de rester aux côtés de la malheureuse. Elle finit pas briser le silence qui pesait depuis quelques secondes :

- Tu sais, hier encore j'étais dans les Jardins célestes, je me baladais entre les arbres, je goûtais au parfum des fleurs... et il est venu, l'homme de mes rêves. Tu sais, quand on aime quelqu'un et qu'il nous fait du mal, on ne s'en rend pas compte sur le moment. C'est seulement après qu'on regrette. Mon coeur ne l'a jamais quitté, et il se retrouve seul à présent... 
Toi qui paraît si forte, je suppose que tu as enduré mille et un combat ... mais as-tu eu un jour à faire à l'amour ?


J'avais écouté sa tragique histoire avec intérêt, mais sa question m'avait totalement dérouté. Je détestais les hommes pour ce qu'ils font endurer à des jeunes filles innocentes, à cause de leur air de supériorité, et toutes les autres choses qui font que jamais elle ne se mariera. L'Amour est une prison de laquelle on ne pouvait sortir qu'en y laissant son âme, je gardais toujours cette phrase à l'esprit. Car si certains hommes sont des personnes honorables, ils ne faut jamais tomber amoureux. J'essayai de dire quelque chose, pensant à chacun de mes mots et ne sachant comment réagir. Je finis pas dire doucement, ma voix tentant tant bien que mal de surpasser le bruit du vent. 

"Les hommes sont fourbes et manipulateurs. En tout cas, je suis sûre d'une chose : l'homme dont tu parles ne te méritais pas"

Elle avait presque dit cette phrase avec dégoût. Le simple fait de parler d'Amour la répugnait et elle ne comprendrait jamais comment on pouvait se mettre dans un état pareil pour si peu. J'étais toujours restée seule et il n'y a aucun homme dans ma vie. Pourtant, je me porte parfaitement bien. J'ai déjà rencontré beaucoup d'hommes mais les rares qui sont devenus mes amis ne m'ont jamais fait éprouver d'Amour. Je ne voulais pas entrer dans ce genre de discussion, de peur d'anéantir d'avantage son moral. Je la pris par la main et tentai de la relever :

"Viens, allons nous mettre à l'abri. Nous serons mieux pour parler"

Je jetai un œil aux nuages menaçant dans le ciel qui lançaient déjà des éclairs. Je soutins l'Inconnue jusqu'à l'entrée de la forêt et essayai de trouver un endroit à l'abri du vent et où faire un feu ne serai pas compliqué. Une fois trouvé, je laissai la jeune fille au pied d'un arbre et m'activai pour faire un feu. Quelques minutes plus tard, des flammes apparaissaient dans le tas de bois que j'avais rassemblé. Faire du feu m'était tellement familier que je pouvais en allumer un en quelques minutes seulement. Puis je reportai mon attention sur l'Inconnue et lui dit de se rapprocher du feu avec un grand sourire chaleureux aux lèvres. Je me décidai à parler pour la rassurer et pour masquer le bruit du vent qui soufflait sur la cime des arbres.

"Je m'appelle Atalante et je viens d'Athènes. Je suis venue à Chypre pour chasser mais j'ai eu quelques contretemps en chemin ... Et pour répondre à ta question, je n'ai jamais connu l'Amour, et heureuse de ne l'avoir jamais rencontré"

Je laissai ma phrase en suspend, hésitant à lui révéler la mission qu'on m'avait confiée. Puis je me dis que deux personnes valaient mieux qu'une, surtout lorsqu'il s'agit d'une mission de telle importance. Après quelques secondes, je continuai.

"J'ai rencontré dans la forêt une personne, mourante. Il a été assassiné parce qu'il voulait protéger la princesse Hélène. La tempête m'empêche de partir ce soir et j'ai vraiment besoin de ton aide pour ..."

J'hésitai encore, regardai mon interlocutrice dans les yeux puis finis par dire d'une voix grave :

"On va assassiner Hélène de Sparte"

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MessageSujet: Re: La mort est le commencement de l'immortalité Jeu 16 Jan - 18:16

"On va assassiner Hélène de Sparte"

Ces simples mots mis à la suite l'un de l'autre me firent l'effet d'une décharge digne de Zeus même. Eberluée, je ne réalisai pas tout de suite les conséquences désastreuses de cette sentence.

" Quoi ? " fut le seul mot que j'articulai, profondément dégoûtée. J'en oubliai Hermès, les Jardins et tout le reste pour remettre mes esprits en place. J'ai croisé un jour un paysan, jeune et vigoureux, qui travaillait avec acharnement dans son champ : quand je lui avait demandé pourquoi il se donnait tant de peine à l'heure où il devait déjà se coucher. Il m'avait répondu la chose la plus sensée du monde "C'est dans l'action et le travail que l'on trouve réconfort ; pas dans les larmes"

Cette phrase et cette histoire me revenaient à présent toutes deux, aussi claires que sensées : je me devait d'aider Atalante. Après tout, elle avait raison : Des choses beaucoup plus importantes se tramaient dans ce monde que mes pauvres histoires de coeur !

Je lui demandai, prise d'une vague d'intérêt soudaine, de me répéter sa mésaventure. Ce qu'elle fit sans ciller. Un peu surprise tout de même par ma réaction.

"Une nymphe a beaucoup de pouvoir ; mais même moi je ne possède pas celui de la téléportation ... seul un dieu peut se rendre où il veut quand il veut !" réfléchissais-je à haute voix. " Cependant, je connais des raccourcis qui traversent la forêt, et les bêtes sauvages sont mes amies. Je pourrai nous procurer sans peine un grand loup ou deux. (elle parut surprise devant cette information), ... Oui, nous irons plus vite ainsi : il faut que nous arrivions à Spartes avant les fêtes d'Héra !

Je me rendis compte qu'il ne nous restait que trois jours avant l'ouverture de celles-ci ...
Quand soudain, un craquement de branche retenti. Moment de silence.

Je sentis se tordre et se détendre une corde mortelle : Un archer. Une flèche qui arrivait droit sur le front d'Atlante : heureusement, elle l'avait vu : elle me cria quelque chose que je n'entendis pas, couchée à terre dans les fourrées.
Je mis quelques instants à comprendre pourquoi ces tueurs étaient en ces lieux ... "Mais que je suis idiote !" pensai-je intérieurement... il fallait que j'agisse.
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MessageSujet: Re: La mort est le commencement de l'immortalité Mar 21 Jan - 18:03

Mon regard était perdu dans le vide. Il fallait faire vite mais avec la tempête qui approchait, impossible de prendre la mer. Et il ne faudrait que je périsse dans un naufrage, les conséquences en auraient été désastreuses. Perdue dans mes pensées, j'entendis à peine la réaction de la jeune femme. Je retournais la situation dans ma tête, sentant qu'un poids énorme pesait sur mes épaules. Cette histoire me dépassait. Je n'étais pas une héroïne, juste une simple chasseresse. Mais, en tout cas, je ne suis pas ne lâche. Et jamais je ne pourrai abandonner qui que ce soit à son sort. Son destin n'est jamais tracé, c'est nous qui m'écrivons. Et je compte bien l'écrire en sauvant Hélène. Les paroles de l'Inconnue me sortirent de mes pensées. Elle m'exposa son plan et je découvris également qu'il s'agissait d'une nymphe, à ma grande surprise. Je n'aurait jamais pensé qu'une de ces créatures pourrait même penser à mettre un terme à ses jours pour le rejet d'un Humain. Sauf si l'homme dont elle parlait n'en était pas un ... L'idée qu'il s'agissait peut-être d'un dieu m'effleura mais je ne la retint pas. C'était très courageux de sa part de vouloir se lancer dans cette aventure alors que maintes dangers risquaient de nous tomber dessus. Je hochai simplement la tête, ne sachant quoi ajouter ces paroles. Je pris en compte ce nouvel élément dans le plan qui consistait à rejoindre Spartes. Mais peu à peu, je sentis un sentiment de paranoïa m'envahir. Et suis quelqu'un nous observait ? Celui ou ceux qui avaient attaqué le chargement tout à l'heure dans le forêt. Mes sens en alertes, je regardai autour de moi le moindre signe d'une présence étrangère. Après un bref coup d'oeil, je reportai mon attention sur la nymphe, mais quelque chose me dérangea. Derrière elle, une ombre se profilait dans les buissons. Pensant qu'il s'agissait juste d'une branche balancée par le vent, je n'y prêtai pas plus attention. Pourtant ... Un craquement se fit entendre, je retins ma respiration et tendis l'oreille. J'entendis alors un son qui m'était très familier, celui d'une corde qui se tend. On nous avait entendu parler de l'assassinat d'Hélène, et ça ne devait pas faire plaisir aux organisateurs du complot. Sans pouvoir prévenir ma nouvelle amie, je me jetai à terre, juste à temps pour que la flèche passe au dessus de ma tête. Je repris mes esprits et sortis min arc à mon tour, encochai une flèche. Je dirigeai la pointe de celle-ci vers notre agresseur mais la flèche ne l'atteignit pas. Il était trop agile pour pouvoir le toucher avec un arc. Il courut vers nous et je n'eux pas le temps d'encocher une autre flèche. Il tenait un couteau à la main et se dirigeait droit vers moi. Au fond, c'est ce que j'espérais. Il devait d'abord neutralisée la personne la plus dangereuse, autant dire moi puisque j'étais armée, avant de s'occuper de l'Inconnue. J'esquivai un premier coup, tentant tant bien que mal de parer les coups suivants avec mon arc. J'attaquai à mon tour, lui retournai un puissant coup d'arc dans la mâchoire. Deux autres hommes sortirent des buissons, armés respectivement d'une épée et de deux dagues. Profitant du déséquilibre de mon adversaire, je sortis un couteau de ma ceinture qui me servait généralement à dépecer les bêtes que je tuais à la chasse. Je ne m'en étais jamais servi comme d'une arme, et je n'étais efficace qu'à distance avec mon arc. Mon adversaire se ressaisit et fut rejoint par un second mercenaire. Je ne me préoccupait plus de mon amie, trop concentrée sur les moindres faits et gestes des assaillants. L'un deux attaqua, j'esquivai, mais ne pus faire de même avec celle de son adversaire. Son couteau m'entailla profondément l'épaule, perdant de mon agilité de mon bras gauche. J'essayai d’asséner quelques coups d'arcs aux hommes, mais ne réussi qu'à en toucher à au bras. Il n'y avait rien à faire. J'étais une chasseresse et eux des guerriers. Nous avions tous deux l'habitude de semer la mort sur notre passage, mais pas de la même manière. Je reculais toujours, tentant de les maintenir à distance, fendant maladroitement l'air de mon couteau. Tout était très rapide, mais je ne pourrais pas tenir longtemps fasse à eux. Un autre coup d'arc s'abattit sur la tête d'un des hommes, l'obligeant à s'écarter et à rester quelques temps à terre. Je savais rien ne servirait à rien de crier puisqu'il n'y avait personne pour nous entendre. Le bruit de la tempête auraient de toute façon absorbé nos cris. Je résistai encore quelques secondes à me débattre, mais je ne pouvais plus lutter. L'arc de mon adversaire me percuta le genou, me faisant tomber sur mon genou encore valide. Il profita de cette faiblesse pour passer derrière moi et me prendre par le cou. Je cherchais à respirer mais j'en étais incapable. Je sentis l'oxygène quitter lentement mon corps, tandis que j'essayais d'articuler une phrase de détresse. Un gargouillis sortit simplement de ma bouche. Je vis l'autre mercenaire s'approcher, son dague à la main. Les mains qui me tenaient fermement à la gorge me lâchèrent subitement, reportant leur force sur mes bras. Je cherchais mon souffle, trop faible pour réagir. Alors, je sentis une lame froide et déjà couverte de sang se poser sur mon cou. Je regardai le vide, consciente de ce que cela voulait dire. Un bruit métallique. Un sensation de coupure. Un liquide chaud et poisseux se répandant sur ma poitrine. Je sentis la vie me quitter brusquement, ma vue se brouillant. Si je devais rejoindre les Enfers, je l'aurait au moins fait en combattant.


[HRP : On continue le RP aux Enfers ?]

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