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Un proie pour deux personnes.

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MessageSujet: Un proie pour deux personnes. Sam 19 Mai 2012 - 12:10

Celà faisait bientôt deux heures que reste immobile, mon arc à la main, sous ce chêne, cachée derrière des buissons. D'habitude, de nobreux sangliers et biches passent par ici mais pas aujourd'hui. Mais ce n'est pas grave. La patiente est la meilleure qualité du chasseur. heureusement, il faisait bon et bon et cette attente devient presque agréable. Je viens de quitter le village avec pour mission de tirer une jeune biche. Nous sommes encore au printemps donc, les foans nés il y a un ou deux mois doivent déjà être devenus grands. Mais en cette période, ce sont les jeunes biches les plus recherchées. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison qu'elles font un met très raffiné lorsqu'il est accompagné de fruit des bois et de sauce au chapignon. J'en salive rien qu'à y penser. ais avant de pouvoir le cuisiner, il faudrait déjà pouvoir en tuer un. Et vu comme c'est parti, je ne suis pas prète d'en voir un. Pourtant, moi qui viens souvent ici, il y en a toujours un qui traine dans les parrages. J'entendis un bruit provenant des buissons à ma gauche. Je me redressai et tandis l'oreille. Les biches sont très discrettes et le moindre bruit peu être signe de son approche. Les buissons se remirent à bouger légèrement. Je tendis la corde de mon arc à laquelle était accrochée une flèche. J'essayai de faire le moins de bruit possible car chacun de mes mouvements faisait bouger le feuillage qui me cammouflait. Je portai le bout de la flèche à mon oeil pour mieu viser. Mais à ma grande déception, ce ne fut pas une biche qui sortit des fourés, mais un lièvre. Je soupirai et détendis la corde de mon arc. Si je tire sur ce lièvre et qu'une biche est dans les parrages, ça la ferra fuir et j'aurai attaendu pour rien ! Tu as de la chance petit lièvre, je te laisse la vie sauve ... pour l'instant. C'est alors que surgit de derrière un arbre une jeune biche. Un sourire éclaira mon visage. Mon attente avait été récompensée. Je re-tendis la corde de mon arme et visai le cou de l'animal. Le cou est un des lieu les plus facile à atteindre er le plus fragile. Je visai et lâchai la corde. La flèche fendit l'air dans un léger sifflement puis vint se planter en dessous de la tête de l'animal. Je souris. Ma flèche avait atteint son but. L'animal poussa un cri puis un second. Un second ? Mais pourquoi ? J'inspectai l'animal et je vis une autre flèche dans son flanc. L'animal s'effondra après quelques instants. De toute façon, elle n'aurait pas pu aller bien loin avec ma flèche transperçant son cou.

Même si j'ai tué la proie que j'attends depuis plusieurs heures, je suis en colère. J'en veut énormément à la personne à qui appartient la seconde flèche. Par conséquent, cette proie appartient aussi bien à elle, comme à moi, alors que cette biche me revient de droit. Je sortis de ma cachette et m'approchai du cadavre. J'enlevai ma flèche de son cou, l'essuyai et la remis sur mon arc. je cherchai des yeux le détenteur de l'autre flèche dans les buissons.
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MessageSujet: Re: Un proie pour deux personnes. Sam 19 Mai 2012 - 22:47

    Le monde est paisible, pensait Daphné tandis qu'elle marchait dans la forêt, un arc sous le bras et des flèches attachées à la ceinture qui ajustait sa toge. Ce matin là, les bois étaient silencieux. On entendait seulement le doux chant des oiseaux. La jeune nymphe avait prévu de chasser un peu, en ce calme jour de printemps. Les feuilles crissaient à peine sous ses pieds nus, et elle s'avançait à travers la forêt, plus légère et plus rapide que le vent.

    Après quelques heures de marche, elle n'avait encore remarqué aucun animal, si ce n'est deux faons et leur mère, mais en temps que disciple d'Artémis, elle protégeait les petits et les faibles, et ne s'en prenait jamais à eux. Elle sourit en les regardant, mais lorsque ceux ci l’aperçurent, ils fuirent à toutes jambes, effrayés par la nymphe chasseresse et son arc de bois. Daphné continuait de marcher, mais ses jambes commençaient à se faire lourdes et elle se sentait plus fatiguée et moins pimpante et guillerette qu'à son départ, quelques heures plus tôt. Alors qu'elle ralentissait le pas, elle perçut un léger bruissement de feuilles, dans un lieu ou la végétation se faisait très dense.

    Derrière un plan de fougères, se trouvait une biche qui somnolait. Daphné se demanda si elle avait des petits. Elle ne pouvait pas se permettre de tuer une mère et de laisser ses petits mourir à cause de cela. Mais lorsque la biche se leva, comme si elle avait entendu un bruit venant de l'autre côté de la forêt de ses fines oreilles, elle remarqua qu'elle boitait légèrement. Cette biche avait déjà bien vécu, elle était vieille. la nymphe pouvait se permettre de lui ôter la vie.

    Elle tendit la corde de son arc, et ferma son œil gauche pour mieux viser et tirant légèrement la langue, comme pour se concentrer. Cette grimace était charmante. Mais alors que la nymphe s’apprêtait à tirer, une autre flèche atteignit l'animal, qui précéda de quelques secondes sa propre flèche. Elle entendit alors une voix féminine, qui lui ordonnait de se montrer.

    La nymphe sortit de sa cachette et s'approcha de son interlocutrice. C'était une jolie jeune fille brune, qui prit un air légèrement masculin lorsqu'elle retira vivement la flèche du cou de l'animal. La femme semblait énervée, sans doute parce qu'elles avaient tiré sur la même proie.

    Je ne t'avais pas entendue, dit Daphné. Je pense que cette biche te reviens de droit, tu as été plus rapide que moi.

    Elle reprit également sa flèche et l'essuya sur le sol avant de la remettre à sa ceinture. Puis elle releva les yeux vers la brune, et lui dit en esquissant un sourire amical :

    Je suis Daphné, fille du fleuve Pénée, nymphe protectrice de ces bois. Tu as l'air très habile. Me ferais tu l'honneur de poursuivre cette partie de chasse avec moi ?
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MessageSujet: Re: Un proie pour deux personnes. Mar 22 Mai 2012 - 18:19



C’était un magnifique jour de printemps. Le ciel bleu était occupé par quelques fins nuages blancs qui se laissaient lentement porter par le doux vent. Le soleil dardait de ses rayons les bois qui s’étaient réveillés de leur sommeil hivernal. De cette vaste forêt, émanait un mélange d’odeur de printemps. Les couleurs aussi étaient vives et reprenait leur ardeur. Les créatures des bois sortaient de leurs tanières et partaient batifoler sous les chants des oiseaux. En quelques mots, ce lieu avait bel et bien repris sa vie et regorgeait de la joie causée par le printemps.

Pandore n’aimait pas cette forêt. Elle se sentait bien plus à l’aise seule avec les arbres morts de l’hiver. Là, elle était accompagnée par de petites créatures faites pour amadouer les enfants. Pour Pandore, le printemps était une saison trop douloureuse. Tout revivait et l’amour voletait dans un air léger à la recherche de proies innocentes. Tout revivait, sauf elle. Damnée, comme un esprit errant sur Terre sans autre sortie. Personne ne savait à quel point la joie et la bonne humeur étaient difficile à supporter pour quelqu’un dont le regard était recouvert d’un triste voile noir.

Elle n’était venue ici que sur demande exprès de son corps. Elle avait faim. Cela faisait trois jours que rien n’avait touché ses lèvres. C’était donc dans le but de cueillir quelques fruits qu’elle avait pénétré en ces lieux. Elle n’aimait pas la nature printanière et celle-ci la lui rendait bien. Sur plusieurs dizaines de mètres, elle se prit les pieds dans des racines, se griffa avec des branches et s’attira les feulements d’un chat sauvage. Elle finit par arriver dans une toute petite clairière. Au centre, un pommier lui offrait ses fruits rouges. Autour du tronc, un ruban rose avait été noué. Cet arbre n’était donc pas là sur le désir de la nature mais parce que quelqu’un l’avait voulu.

Elle fit quelques pas avant de se demander si elle avait le droit de prendre une de ces pommes. Peut-être que quelqu’un le lui reprocherait, elle ne voulait surtout pas s’attirer d’ennuis. Son regard se posa sur le fameux ruban. Il était abimé par le temps et déchiré à quelques endroits. C’était la preuve que la propriétaire n’était pas venue depuis un moment. Pandore décida donc de cueillir un fruit, le plus petit. Elle fermi les yeux pendant le geste, s’attendant presque à une sanction divine. Rien de se passa. Elle croqua donc dans la pomme rouge et la mangea jusqu’au trognon qu’elle déposa au pied de l’arbre, comme en signe de reconnaissance.

Elle regarda autour d’elle, ce pouvait être un bon endroit pour passer la nuit. Le tapis d’herbe fraiche semblait accueillant et à part une ou deux bestioles, personne ne viendrait la déranger. Elle passa une main sur un de ses bras nus, caressant et observant les marques. Certaines étaient encore ouvertes, d’autres n’étaient plus que des souvenirs. Chaque trace, chaque plaie, chaque ouverture avait était faite à chaque fois qu’elle voulait retenir ses larmes. Etrangement, plus c’était profond, moins ça faisait mal, plus elle se sentait calme après. Cette découverte avait vite affiché ses deux points négatifs. Les séquelles physiques étaient plus grandes mais ça elle s’en fichait. Le vraiment problème était qu’elle sombrait dans la dépendance. Le bonheur est une drogue, il est vrai. Sauf que ce n’est même pas du bonheur qu’elle obtient. Juste un peu de répit. Elle ressentait désormais le besoin, l’envie irrépressible de s’entailler la chaire. Le désir de répit s’était changé en un besoin de souffrance. Et au fil du temps, ça avait de moins en moins d’effet. Le besoin par contre était toujours là. Pandore était ainsi tombée dans le piège. En cédant à la tentation, elle avait signé avec le diable, s’était elle-même faite prisonnière d’un cercle de sang.

Alors qu’elle commençait à sombrer dans ses sombres pensées, des voix se firent entendre. Un peu plus loin de la clairière, deux silhouettes s’étaient dessinées et Pandore pouvait parfaitement entendre ce qu’elles disaient :

-Je ne t'avais pas entendue. Je pense que cette biche te revient de droit, tu as été plus rapide que moi.

Oh non, des chasseresses. Pandore n’aimait pas vraiment les gens qui pouvaient arracher des vies pour leur propre plaisir. Ces êtres ne se rendaient pas compte de la souffrance que c’était d’approcher la mort. Juste le fait de penser à ça serra ce qui restait du cœur de Pandore. Automatiquement, les deux chasseresses lui apparurent comme des menaces.

-Je suis Daphné, fille du fleuve Pénée, nymphe protectrice de ces bois. Tu as l'air très habile. Me ferais tu l'honneur de poursuivre cette partie de chasse avec moi ?

Oh, une nymphe. Qu’avait-elle dit, qu’elle était la protectrice de ses bois ? Et si elle lui reprochait d’avoir mangé ce fruit ? Les larmes montèrent immédiatement aux yeux de la pauvre Pandore. Quels problèmes s’était-elle encore attirés ? Elle fut paralysée par la peur et par le doute. Que devait-elle faire ? Elle ne voulait pas rencontrer personnellement cette nymphe et cette chasseresse. Malheureusement, elle ne pouvait pas non plus s’échapper. Ca risquait de recommencer et les coups risquaient de pleuvoir à nouveau. A ce moment, sa gorge se serra. L’angoisse commençait à prendre le contrôle de son corps. Une crise risquait de survenir. Tout ceci pour une malheureuse pomme ?
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MessageSujet: Re: Un proie pour deux personnes. Mer 23 Mai 2012 - 18:10

Une belle jeune fille sortit de derrière un buisson et me regarda, nullement impressionnée. Elle me dit d'une voix douce et compréhensive :
- Je ne t'avais pas entendue. Je pense que cette biche te reviens de droit, tu as été plus rapide que moi.
Je fus très surprise par sa réponse. Disons que moi, à se place, je n'aurait pas réagi comme ça. Mais elle n'est pas comme moi et je ne suis pas à sa place donc ... Elle reprit la parole :
- Je suis Daphné, fille du fleuve Pénée, nymphe protectrice de ces bois. Tu as l'air très habile. Me ferais tu l'honneur de poursuivre cette partie de chasse avec moi ?
Je fus encore plus surprise. Ainsi, il s'agit d'une nymphe ... Je n'en n'avais jamais rencontré auparavant et en plus, elle voudrait chasser avec moi. Mais si elle est la nymphe protectrice des bois, comment se fait-il qu'elle ne crie pas dessus alors que je viens d'abattre un animal ? D'un autre côté, elle a tiré sur la biche une fraction de seconde après moi. Elle devait sûrement avoir ses raisons.

Je souris à la jeune fille et hochai la tête comme en signe d'affirmation. Il n'est pas dans mes habitudes de chasser avec une autre personne (surtout avec quelqu'un que je rencontre pour la première fois) mais elle a fait ses preuves à l'arc à flèche en tirant sur la biche.
- Avec joie. Je m'appelle Atalante.
Je sais que ma réponse est courte mais je ne vois pas ce que je pourrais rajouter d'autre. Et puis, elle n'est pas là pour que je lui raconte ma vie ! Je me penchai sur le cadavre de l'animal, le pris dans mes mains et l'enfermai dans ma besace. Mes mains étaient légèrement tâchées de sang que j'essuyai sr mes vêtements. Cela ne me dérange pas d'avoir du sang sur les mains mais par politesse pour la nymphe, je le nettoyai. Je regardai autour de moi. Il faudrait se trouver un autre endroit pour se mettre à l'affût. Je connais quelques endroits où l'on peut rencontrer du gibier mais je cherche celui le plus proche d'ici. Je crois q'il y a un bon endroit de l'autre côté de la clairière. Il nous suffirait de le traverser, de marcher encore cinq cent mètres et nous y seront. Je me retournai vers la jeune fille et lui dit :
- Je connais un bon endroit non loin d'ici où je pense pouvoir trouver du gibier. Il y a un peu plus de cinq cent mètres à parcourir.
J'attendis sa réponse et nous nous mîmes en route. Devant nous se dressait un grand pommier où étaient accrochées ses fruits murs. Je souris. Cela faisait longtemps que je n'avais pas mangé de pommes et j'en goûterais une bien volontier. Une fois à hauteur de l'arbre, je cueillis un pomme pas trop mur et la portai à ma bouche. Je pris une bouchée et me tournai vers la nymphe.
- Désolé. Je n'ai pas mangé depuis quelques temps et je commençais à avoir fin.
Je croquai à nouveau et remarquai, de l'autre côté du tronc, une jeune fille je trouvait debout devant moi. Surprise, je pris le temps de la contempler. Elle était très belle malgré les nombreuses cicatrices sur ses bras. Je n'ai aucune idée de ce qui lui est arrivé mais vu son état, elle n'a pas l'air très bien. Mais que fait-elle ici, toute seule, dans les bois alors que le soleil va se coucher dans quelques heures à peine ? Je regardai la muse, l'air interrogateur. Je n'ai aucune idée de la manière dont je dois réagir. Alors, je préfère que la nymphe le fasse à ma place.
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MessageSujet: Re: Un proie pour deux personnes. Sam 2 Juin 2012 - 11:20

    Daphné dévisageait la jeune chasseresse de son regard curieux. Cette dernière, qui répondait au nom d'Atalante, avait l'air surprise de la proposition de Daphné - sans doute s'attendait t-elle à ce que la nymphe l'agresse dans le but de récupérer sa proie, mais ce n'était pas du tout son genre. Atalante sourit, mit la biche dans sa besace, et nettoya ses mains. Puis elle proposa à la nymphe d'aller chasser dans un endroit qu'elle connaissait, ou le gibier semblait abonder.

    Ah, veux tu parler de l'endroit ou se trouve la petite mare, de l'autre côté de clairière ? C'est vrai que de nombreux animaux viennent y boire.

    La nymphe connaissait la forêt comme sa poche, et elle était bien heureuse d'avoir rencontré une humaine qui semblait aussi bien renseignée qu'elle. Ainsi, elles se mirent en route en direction de cette mare. Elles passèrent devant un pommier, et Atalante cueillit une pomme et la croqua à pleines dents. Daphné lui sourit. Puis soudain, elle vit qu'Atalante avait remarqué quelque chose. En effet, de l'autre côté du tronc d'arbre, se trouvait une très jolie jeune femme, à l'air doux et mélancolique. Elle semblait porter sur ses épaules tout le malheur du monde, et elle avait l'air pétrifiée de peur. Que pouvait-elle bien faire ici ? Daphné croisa le regard d'Atalante, puis elle demanda à la jeune fille :

    Qui es tu et que fais tu dans la forêt, jeune femme ?


    Puis elle sourit à la femme en question d'un air amical, et posa gentiment sa main sur son épaule.

    N'aies crainte, nous ne te voulons aucun mal.

    Puis comme elle ne semblait pas répondre, elle ajouta :

    Es tu perdue ? As tu besoin d'aide pour retrouver ton chemin ?
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MessageSujet: Re: Un proie pour deux personnes. Mer 18 Juil 2012 - 11:54

Une jeune femme aux longs cheveux bruns sortit de derrière les arbres, pris une pomme sans remarquer Pandore et dit à son amie :

- Désolé. Je n'ai pas mangé depuis quelques temps et je commençais à avoir fin.

Ce fut à ce moment qu’elle remarqua Pandore. Elle ne dit pas un mot mais lança un regard à la nymphe près d’elle. La nymphe observa Pandore quelques secondes avant de demander :

-Qui es tu et que fais tu dans la forêt, jeune femme ?

Pandore n’osait pas répondre. Elle venait de pénétrer sur le territoire d’une nymphe et avait même pris ce qui ne lui appartenait pas. La nymphe sourit et Pandore ne savait pas si c’était un bon signe ou pas. Elle posa une main sur l’épaule froide de la damnée qui tressaillit.


-N'aies crainte, nous ne te voulons aucun mal.


Pandore n’ouvrit toujours pas la bouche. Elle restait quand même méfiante. Même si les deux jeunes femmes ne semblaient pas particulièrement agressives, Pandore n’osait pas lever les yeux vers elles.


-Es tu perdue ? As tu besoin d'aide pour retrouver ton chemin ?


Pandore mis un certain avant de se décider à répondre.


-Je … Je suis Pandore. Je ne suis pas perdue, je cherchais juste un endroit calme pour passer la nuit.


Par reflexe, elle frotta les cicatrices de son avant-bras gauche. Elle faisait ça à chaque fois qu’elle était perdue et qu’elle ne savait pas quoi faire. Elle avait pénétré sur le territoire de la nymphe, pourtant, elle ne semblait pas hostile. C’était peut-être un piège.


-Et je suis désolée d’être entrée dans votre forêt. Je vais m’en aller si vous le souhaitez.


Pandore n’avait toujours pas osé lever les yeux. Elle n’était qu’une intruse dans cet endroit, elle n’avait rien à y faire. Elle aurait mieux fait de réfléchir. Elle n’osait pas bouger, ignorant si elle devait partir maintenant ou si elle devait attendre que la nymphe lui en donne l’ordre. Ses envies de tout à l’heure la reprirent. Elle avait de nouveau envie de faire couler son sang pour se sentir mieux, être en paix. Elle gratta une croute formée par le sang coagulé et la plaie fut rouverte. Une goutte de sang perla et glissa le long de son bras, pour arriver jusqu’à ses doigts, laissant derrière elle, un long filament de sang sur la peau blanche habituée à cette teinture. Juste de savoir que son sang coulait, apaisait son esprit. Un effet placebo. Quelques gouttes tombèrent au sol et la plaie arrêta de saigner pour le moment. Jusqu’à l’instant où Pandore aurait de nouveau peur et aurait besoin de se rassurer. Elle n’essuya pas la trace de sang sur son bras, c’était inutile. Il y en aurait d’autres.
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MessageSujet: Re: Un proie pour deux personnes. Jeu 19 Juil 2012 - 11:07

La jeune fille ne bougeait pas, ne parlait pas, malgré les paroles rassurantes de la jeune nymphe. Je ne disais rien non plus, me contentant de l'observer. Je ne sais pas ce qui est arrivé à cette jolie jeune fille, qui semble pourtant si malheureuse, mais j'espère ne pas tarder à le savoir. Puis, après quelques secondes de silence, la jeune fille prit enfin la parole :
-Je … Je suis Pandore. Je ne suis pas perdue, je cherchais juste un endroit calme pour passer la nuit.
J'eus, une fraction de seconde, pitié d'elle. Et il faut bien dire que cet endroit est idéal pour faire une sieste ou pour passer la nuit, comme elle venait juste de le dire.

Je ne bougeais toujours pas, regardant les moindres faits et gestes de la dénommée Pandore. Elle se frotta nerveusement le bras, rempli de marques rouges. Puis, elle continua :
-Et je suis désolée d’être entrée dans votre forêt. Je vais m’en aller si vous le souhaitez.
Je suis persuadée que je viens plus souvent qu'elle dans la forêt. Il suffit de regarder sa tenue inappropriée pour en être sûr. Elle semblait ... perdue. Je croquai une dernière fois dans ma pomme avant de la jeter à terre. Les petits animaux de la forêt se feront un plaisir de la terminer à ma place.

Je remarquai qu'une petite traînée rouge s'était dessinée sur le bras de Pandore. Du sang. Je fronçai les sourcils. Je sais que Daphné ne la fera pas partir. Même si je ne l'ai rencontrée que tout à l'heure, je sais qu'elle a un grand coeur et qu'elle ne la fera pas partir. Je m'approchai de Pandore et lui dit d'une voix douce :
- Non, tu peux rester. Veux-tu quelque chose pour soigner ton bras ?
Je lui souris. En effet, cette forêt est remplie de plantes aux vertus médicinales. Je n'osais pas me retourner vers la nymphe. J'espère juste avoir bien agit en lui ayant proposé mon aide.

Je regardai le soleil décliner à l'horizon. Il ferait nui dans deux heures tout au plus. Aussi, je le fis remarquer :
- Il ne va pas tarder à faire nuit. Il faudrait peut-être trouver un endroit où dormir avant que le soleil ne se couche.
Je regardai Daphné brièvement ainsi que Pandore, attendant toujours sa réponse. Puis, je tendis ma main vers la jeune fille assise par terre pour l'aider à se relever.
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