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Nous sommes des rois, des reines, des vagabonds [ft Ulysse]

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MessageSujet: Nous sommes des rois, des reines, des vagabonds [ft Ulysse] Dim 22 Juil 2018 - 14:37

Vagabonds.
Voilà une sensation étrange. Celle de n'avoir aucune attache, de savoir que "chez soi" n'existe pas, que tout reste à construire. Aucun concept n'avait été plus clair pour Icare que celui de "maison" et désormais, même ça les dieux lui avaient enlevé. Après la chute de Talos, son père avait pris la responsabilité de l'accident et avait ordonné à son fils de fuir. Combien de jours avait-il erré dans les forêts environnant Athènes, à se lamenter sur son sort, à maudire les divins et à envisager le pire. Il lui avait fallu des jours de réflexions et un instant de pure folie pour rejoindre à nouveau le centre de la cité, prendre des nouvelles de son père. La sentence était tombée, ce serait le bannissement. Une condamnation réduite pour un inventeur tel que Dédale, qui avait tant apporté à la cité. On aurait voulu le garder malgré ce faux pas mais la loi était stricte : il devait être puni. C'était presque à contre-coeur que le juge avait sommé l'architecte de quitter Athènes à jamais. Quel gâchis, laisser partir un tel génie...

Ainsi, Dédale et son fils s'étaient mis en route pour... où exactement ? Aucun ne le savait vraiment. L'inventeur avait des connaissances dans de nombreuses cités de Grèce et d'ailleurs et espérait que l'une d'entre elle ait la bonté de les loger quelques semaines, quelques mois tout au plus, le temps que les esprits s'appaisent. Leur première destination serait Ithaque, dont l'ancien souverain fut un grand ami de Dédale. Désormais, c'était son fils Ulysse qui siégeait sur le trône, mais l'athénien ne doutait pas qu'il y recevrait un accueil à la hauteur de sa renommée.

Durant le voyage, le père et le fils n'avaient échangé que peu de mots, chacun évitant soigneusement le sujet. Touts deux étaient marqués par cet événement funeste, si bien qu'on aurait pensé que c'était le jeune homme qui avait passé des jours dans les geôles de la ville. Il avait maigrit et ses yeux ne reflétaient plus aucune lueur d'intérêt. Avant d'atteindre l'île, Dédale prit son fils à part et lui ordonna d'un ton sec :

- Quoi qu'il arrive, ne révèle jamais ce qu'il s'est passé à Athènes. C'est moi qui ai poussé Talos, pas toi, tu as compris ? Personne ne doit savoir. Je suis l'unique responsable et tu n'as rien à voir dans cette histoire. À Ithaque, les gens vont tenter de savoir ce qu'il s'est passé. Tu leur diras que j'ai tué ton cousin et rien d'autre, compris ?


Icare hocha la tête, concentré. Il était prêt à mentir pour sauver son père. Si on apprenait la vérité, ce qui les attendait serait bien pire que l'exil.

Lorsqu'ils débarquèrent sur l'île, tous deux se rendirent au palais royal où ils étaient attendus. Quand ils furent devant le souverain, Icare fit une révérence en prenant bien soin à éviter le regard de son hôte. Il devait éviter d'attirer l'attention et surtout, ne répondre que si on lui adressait la parole. Mais pour l'heure, la parole était à Ulysse.
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MessageSujet: Re: Nous sommes des rois, des reines, des vagabonds [ft Ulysse] Dim 22 Juil 2018 - 22:51

Des invités peu ordinaires…

Voilà ce que m’avait dit Laerte, mon père, quand Hélios le dieu soleil avait montré ses premiers rayons. Des invités peu ordinaires, et cela était peu dire. Père m’annonça qu’il s’agissait de Dédale et de son fils, Icare. Mais le visage fermé de Laerte n’avait rien de rassurant. En effet, qui viendrait jusqu’à Ithaque sans préciser la raison de sa venue. Bien que je sentais que mon père ne me dévoile pas tout, je pris quand même la décision de préparé un accueil convenable, digne d’un ami de la famille.

Dédale, voilà bien des années que je ne l’avais pas vu. Père garder avec lui une correspondance, mais je ne savais de quoi ils pouvaient parler dans leurs messages. Je secouais la tête alors que je descendais en ville profité un peu du peuple avant l’arrivé de nos invités. Mes gens me saluèrent avec respect alors que les enfants couraient déjà dans les rues, des petites filles me donnèrent des bouquets pour ma douce Pénélope. Je souris doucement avant de reprendre le chemin du palais, le moment arrivé et je me devais d’être présentable devant nos invités.

Je déposai les fleurs dans notre chambre avant de commencer a me préparé. Je souris en sentant les bras de ma douce enserrait mon torse.

-Tu semble soucieux mon aimé…
-Tu te trompe ma douce
-Je te connais que trop bien Ulysse, tu te demande ce que fait Dédale si loin d’Athènes.

Je ne peux m’empêcher de ricaner, décidément, j’ai une épouse bien trop perspicace pour mon bien. Je sens ses lèvres sur sa nuque avant qu’elle ne s’éloigne. Une fois prêt, je vérifiai auprès des serviteurs si tout était près pour ce soir, avant de retrouver Pénélope dans la salle du trône. Assis sur le trône en olivier que mon père avait sculpté par le passé, il n’y avait plus qu’a attendre.

Mais je n’eu pas à attendre longtemps que déjà nos invités vinrent passer la porte. Dédale et son fils, nous saluèrent avec les respects du aux rois. Mais c’est le visage éteint du jeune homme qui m’intrigua, je vis du coin de l’œil mon père serrait les poings, cela ne me disait rien qui vaille…

-Dédale fils de Métion, soit le bienvenu à Ithaque à toi et à ton fils. Ton voyage fut sans doute éprouvant à ce que je vois, fis-je en fixant le visage du jeune Icare.

Je me levé pour lui donner une accolade comme le voulait la coutume.

-Laisse moi te présenté mon épouse, Pénélope, une femme ravissante et a la sagesse digne d’Athéna.

Je vis mon aimée rougir avant qu’elle ne salue nos invités. Nous nous dirigeâmes vers la salle du banquet.
La pièce ouverte donné vu sur la mer en contre bas. Divers mets aussi alléchant les uns que les autres avaient étaient disposé au centre de la pièce, près des banquettes, les servantes et les musiciens attendaient que l’on prenne place. Je n’avais pas réquisitionné la cour, cela ne me semblait pas utile, nous n’étions que six. Nos invités et notre famille.
Une fois installé, je fis servir le vin par une délicate jeune fille avant de commencer à interroger nos invités.

-Que nous vaut votre présence dans notre cité ? Quitté Athènes pour Ithaque n’a rien d’anodin et faire le voyage pour une visite de courtoisie me semble fantaisiste. N’êtes vous pas déborder par les commandes mon cher Dédale ? Votre réputation ainsi que les dires de mon père vous précèdent.
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MessageSujet: Re: Nous sommes des rois, des reines, des vagabonds [ft Ulysse] Lun 23 Juil 2018 - 21:05

Si l'objectif consistait à ne pas se faire remarquer, alors on pouvait considérer qu'Icare venait de louper son entrée. Il leva les yeux lorsqu'on l'interpella mais les baissa aussitôt, mal à l'aise. Dédale, quant à lui, ne montra aucun signe de gêne et répondit humblement :

- En effet majesté, un voyage long et fatiguant. Nous regrettons de nous présenter à vous affublés de telles tenues, mais n'y vois pas là un manque de respect, sage Ulysse.

Le père se redressa, bientôt suivi par le fils. Être reçu par un souverain dans un tenue de voyage, voilà qui n'annonçait rien de bon. Ils avaient pourtant saisi l'occasion de se rincer à bord du navire qui les avaient mené à Ithaque, mais n'avaient eu le luxe de se changer. Lorsqu'Ulysse présenta son épouse, l'inventeur sourit avant de commenter :

- Madame, c'est un honneur de faire la connaissance de celle dont j'ai tant entendu les louanges.

Après les salutations de rigueur, les voyageurs suivirent leurs hôtes jusqu'à une salle adjacente où les attendaient boissons et mets plus alléchants les uns que les autres. Les odeurs enivrantes fissurèrent le masque d'indifférence d'Icare qui dévorait chaque plat des yeux. Un festin de roi, comme il n'en avait pas mangé depuis longtemps ! Dédale prit place près des souverains alors qu'Icare s'installait à côté de lui, observant le paysage qui s'étendait par delà les fenêtres. Il ne reporta son attention sur la table que lorsqu'on remplit sa coupe de vin et dut de maîtriser pour ne pas vider son verre d'une gorgée. Il attendit que je le monarque prenne la parole pour porter le récipient à ses lèvres.
Si leur réputation les avait précédé, il n'en était visiblement pas de même pour les rumeurs. À Athènes, nombreux étaient ceux qui parlaient du drame qui s'était déroulé sur l'Acropole et ces on-dit n'épargnerait pas Ithaque bien longtemps... Une nouvelle fois, Icare laissa parler son père, le fixant alors qu'il se demandait quel mensonge il allait pouvoir inventer.

- De bien tristes nouvelles, hélas. Mon neveu à été victime d'un accident et on me tient pour responsable de sa mort. Puisse-t-il reposer en paix...

La vérité. En grande partie du moins. Le jeune homme observa la réaction de leurs hôtes, espérant que rien ne leur paraîtrait suspect. Pour l'instant, la seule chose dont ils doutaient fut celle qu'un homme aussi généreux et avisé que Dédale puisse avoir être capable d'une telle ignominie. Icare n'aurait jamais pensé que son père révélerait aussi rapidement leur secret, mais il connaissait mieux la manière de s'adresser aux rois que lui. L'architecte laissa le temps de la réflexion à ses interlocuteurs et laissa planer le silence un instant, renforçant encore l'importance de sa révélation. Après quoi il reprit la parole avec ce ton désolé qu'il avait utilisé plus tôt, le regard dans le vague :

- J'aurais souhaité que notre rencontre se produise dans de meilleures circonstances. Hélas, je dois me plier à la volonté du peuple : j'ai été banni de ma bien aimée Athènes.

Icare but une nouvelle gorgée de vin, lui permettant ainsi d'éviter le regard des souverains d'Ithaque. Son père lui avait dit que le roi était un homme intelligent, qui ne se laissait pas berner facilement. Alors le garçon s'en tenait au plan : laisser parler son père et se faire oublier.
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MessageSujet: Re: Nous sommes des rois, des reines, des vagabonds [ft Ulysse] Mer 25 Juil 2018 - 22:10

Je n’avais pas manqué la lueur de panique dans les yeux du jeune homme, son père par contre, aussi stoïque et sur qu’à son habitude, cela n’annonçait rien de bon.

-On ne peut juger un homme par sa tenue. Ne vous en faites pas , des tenues vous seront offertes après le repas.

Mais en effet, il ne faut certes pas juger par la tenue, mais pour des hommes comme Dédale et Icare, cela pose de nombreuse question que j’espérai obtenir durant le repas. Je gardais en tête la réaction de mon père quand je lui avais demandé la raison de leur venue.
Devant les louanges de l’architecte, la douce Pénélope ne put s’empêcher de rougir un peu plus avant de le remercié de ses tels honneurs qu’elle jugeait trop pour elle. Elle ouvrit la marche vers la salle du repas.

Une fois installé et le vin servi, une douce musique s’éleva dans pièce. Pas de danseuses, cela n’avait pas d’utilité et cela n’aurait que distrait nos invités. J’avais bien remarqué le regard de Laërte qui dérivé et qui refuser de voir son vieil ami dans les yeux. Je sentais que ce que j’allais apprendre n’aller guère me plaire. Loin de là… Pénélope, assise à mes côtés observait du coin de l’œil le plus jeune de la tablée, même si l’on veut cacher quelque chose à un homme, rien n’échappe au regard d’une femme. Toute sans exception, d’Artémis la chasseuse à Aphrodite aux cheveux d’or sur l’Olympe ou de Circé la sorcière à Médée la sanglante, toute ont hérité du regard d’Héra, un regard qui perce les meilleures carapaces et les plus habiles mensonges.

L’annonce de la mort du neveu de Dédale jeta un froid, ma mère porta une main à ses lèvres pour retenir un bruit d’effroi alors que mon père buvait à grande gorgé sa coupe de vin. Ma bien aimée serra les pans de sa tunique alors que je poussai un soupir. Funeste nouvelle en effet qui fut suivit par la sanction populaire, le bannissement. Pur et simple… Dans d’autre cité comme Sparte, cela aurait était la mort tout simplement. Sparte n’est pas réputé pour être une cité tendre.

-Je vois… Fis-je après un silence. Ce sont en effet de bien tristes nouvelles que tu nous apportes Dédale. Je comprends mieux pourquoi mon père refusait de me dire les raisons de ta venu en Ithaque.

Je portais alors mon regard sur le jeune garçon, dont je n’avais pas entendu la voix depuis leur arrivé, à ce demandé si cet enfant avait le don de parole. Ce fut mon épouse qui pris la parole.

-Jeune Icare, la mort de ton cousin nous affligent, mais pardonnez moi pour ma question indiscrète noble Dédale, mais je souhaiterai que cela soit votre fils qui réponde.

Elle prit un instant son souffle, je voyais très bien où elle voulait en venir. Le fait que ce soit elle plutôt que moi qui pose la question qui fâche permettait d’éprouver nos invités.

-Icare, as-tu vu ton père tuer ton cousin ? Je comprendrai que tu ne répondes pas.

Un silence électrique ce fit dans la salle. Mon père était près a levé la voix contre l’insolence de mon épouse mais d’un geste de la main, je lui ordonné de se taire d’un geste de la main. Malgré les années d’amitié de nos deux familles, éprouvé l’une des parties après une telle annonce était la moindre des choses.

-Néanmoins repris je après avoir laissé le jeune homme répondre. Nous vous offrons l’hospitalité, comme le veut la loi sur ses terres quand les invités sont à la table des hôtes.
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MessageSujet: Re: Nous sommes des rois, des reines, des vagabonds [ft Ulysse] Sam 28 Juil 2018 - 15:05

Après un silence qui sembla durer une éternité, le roi d'Ithaque finit par prendre la parole, qu'Icare reçut comme une délivrance. Il jeta un regard interrogateur à Dédale lorsque le souverain fit mention du silence de son propre père quant à la raison de leur arrivée. De quoi avaient-ils parlé dans leur correspondance ? Quelles mensonges ou vérité avait-il servi à son ami ? Et surtout : pourquoi il ne lui en avait pas parlé avant de faire face aux couples royaux. Quand le jeune homme reporta son attention sur ces derniers, ce fut pour rencontrer le regard perçant du monarque. Quels raisonnements pouvaient donc cacher ces iris sombres ?... Il avait l'impression qu'on tentait de lire dans son âme, trouver la coffre dans lequel il avait caché la vérité. Ce fut Pénélope qui l'extirpa à ce piège, mais pour le jeter dans un autre bien plus cruel encore, un dont il devrait s'échapper seul puisqu'on intimait le silence à son père. Icare ne connaissait pas encore la question mais il sentait déjà le souffle lui manquer. Il aurait souhaité imposer l'ordre à ses pensées, sommer son cœur de battre à un rythme moins élevé, enjoindre à ses muscles de se détendre, mais il en était incapable. La panique l'envahissait.

- Icare, as-tu vu ton père tuer ton cousin ?

Le piège se refermait. Pire que tout ce qu'il aurait pu prévoir. Il détourna le regard un instant, il ne pouvait réfléchir en regardant la reine. Il savait que chacun de ses gestes était analysé, cette question le mettait à l'épreuve. La réponse importait peu, seule la réaction comptait. Icare reporta alors son regard sur son interlocutrice, prit une inspiration, la première depuis des lustres lui sembla-t-il.

- Non.

Il aurait aimé poursuivre, il le fallait ! Mais prononcer cette simple syllabe sans que sa voix tremble relevait du miracle. Il se racla faiblement la gorge afin de parler plus distinctement : il n'avait prononcé un mot depuis des heures et sa gorge peinait à articuler la moindre phrase. S'il échouait à paraître innocent, s'en était fini. Sa réaction entrainerait d'autres questions, toujours plus précises, encore plus traitres auxquelles il ne pourrait répondre. Alors, pour éviter cela, il fallait parler. Maintenant.

- J'étais absent.

Voilà, il avait parlé. Il tentait de soutenir le regard de la jeune femme même s'il mourait d'envie de fuir. Garder son sang froid, au moins en apparence. Il évita également de jeter un œil à l'expression de son père, dont il sentait le regard posé sur lui. Quand Ulysse reprit la parole, l'atmosphère se détendit quelque peu. Le jeune homme considéra l'invitation du roi comme un encouragement, une petite victoire : il avait passé cette épreuve. Dédale, quant à lui, s'empressa de le remercier en souriant humblement :

- Merci Majesté, nous vous en sommes extrêmement reconnaissants.

Quelque chose avait changé dans la voix de l'architecte et Icare le remarqua, peut-être parce qu'il ne connaissait que trop bien son père. Il avait perdu ce ton mielleux qu'il avait adopté jusqu'alors et un soupçon d'inquiétude modulait sa voix. Ulysse ne les avait pas invités à rester parce qu'ils étaient des amis de la famille, mais bien parce que les traditions l'imposaient. Il leur faudrait jouer plus finement s'ils souhaitaient rester davantage à Ithaque. Le garçon, qui ressentait l'angoisse de son géniteur, porta une nouvelle fois la coupe de vin à ses lèvres pour en avaler le contenu restant. Il buvait trop, beaucoup trop vite. Un moyen pour oublier sa gorge sèche ou tout simplement dans l'espoir que l'alcool rende la situation actuelle moins pénible. Contre toute attente, Dédale prit à nouveau la parole, plus bas, comme s'il souhaitait que son fils fut le seul à ne pas entendre ses propos :

- Excusez-le, ce drame l'a particulièrement affecté. Lui et son cousin étaient très proches...

En d'autres occasion, la remarque aurait fait sourire Icare : lui et Talos ne se supportaient pas, et Dédale ne l'appréciait pas davantage. Mais ça, les souverains devaient l'ignorer. À moins que son père n'ait été un peu trop bavard lors d'une de ses lettres adressée à son très cher ami, l'ancien roi d'Ithaque.
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