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Errance d'une âme damnée [PV Magéia]

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MessageSujet: Errance d'une âme damnée [PV Magéia] Mar 27 Juin 2017 - 17:22


Tout s'était déroulé si vite... Comment les choses avaient-elles pu déraper à ce point ? Rien ne s'était passé comme prévu. Ce geste n'aurait dû avoir aucune importance, une simple bousculade, pas un acte irréparable. Il n'avait jamais voulu ça, il avait paniqué et tout s'était enchaîne si rapidement...

Le jeune homme s'appuya contre un des arbres qui longeait le chemin, à bout de nerfs et à bout de force. Il tenta de respirer, reprendre son souffle. Qu'il était compliqué de rester debout, jamais cela ne lui avait semblé si difficile... Ses yeux le brûlaient et les larmes acides qui perlaient sur ses joues semblait ronger sa peau pâle. Puis soudain, ses jambes se dérobèrent sous lui et il n'eut pas la force de se rattraper. Le jeune inventeur s'affala dans l'herbe humide en sanglotant. Il était exténué : il avait tant couru, tant eu peur, il avait tant regretté...

***

La journée avait débuté comme un bon jour devrait toujours commencer : exceptionnellement, son père ne lui avait confié aucune tâche à accomplir et la plupart des inventions d'Icare fonctionnaient selon ses vœu, ou du moins ne tarderaient pas à fonctionner. Il s'était même permis de rester quelques heures de plus couché sur sa paillasse, à rêver et récupérer des forces suite aux événements particuliers de ces dernières semaines. Il était revenu de Delphes et de la mission étrange qui consistait à droguer l'oracle, une semaine plus tôt. Sa cheville avait beaucoup de mal à se remettre de sa blessure, le résultat de trop d'efforts alors qu'elle restait fragile. Son père avait insisté pour consulter plusieurs médecins qui avaient tous préconisé beaucoup de repos et éviter au possible de poser le pied au sol. Pendant combien de temps ? Plusieurs semaines. Mais plusieurs semaines d'immobilité, c'était bien trop demander à Icare. Et ses machines volantes ? Et ses travaux en cours ? Les courses que son père lui confiaient ? Rester au lit pendant des semaines relevaient de l'utopie et le lendemain matin, le jeune homme travaillait déjà sur un moyen de locomotion efficace pour se déplacer malgré sa cheville foulée. En attendant, de simples béquilles feraient l'affaire. Il avait insisté auprès de son père pour l'accompagner au sommet de l'Acropole, où il devait se rendre pour régler quelque affaire importante, et le vieil homme avait accepté. Mais ce que Dédale avait omis de préciser, c'était que son neveu, Talos, serait également présent. Talos. L'insupportable cousin du jeune athénien qui ne cessait de lui rappeler à chaque instant de son existence qu'il était le plus brillant inventeur de ce siècle, et qu'Icare ne serait rien s'il n'avait son père.

Les deux jeunes hommes se regardaient en chien de faïence, chacun se questionnant sur les raisons de la présence de l'autre, alors que Dédale s'éloignait vaquer à ses occupations. Bien sûr, il ne serait absent plus de dix minutes, mais serait-ce possible pour les deux garçons de ne pas s'étriper durant ce court laps de temps ? Non, évidemment. Après de longues minutes de silence, Talos eut la merveilleuse idée de briser le silence qui convenait pourtant parfaitement à Icare :

- C'est toi qui a fait ces béquilles ?

Le fils de Dédale se contenta de hocher la tête, méfiant. Il attendait une critique, un "je l'aurais mieux fait que toi" ou une de ces piques dont son cousin avait le secret, mais Talos ne semblait pas vouloir débuter les hostilités. Il s'approcha et examina un instant les béquilles du jeune homme, se contentant d'un "beau travail" de temps à autres. Icare délaissa sa méfiance et ses aprioris et se détendit quelque peu, fier de pouvoir impressionner son cousin. Pendant quelques instants, il crut que les deux jeunes hommes pourraient parler tels deux inventeurs partageant leur passion et point de vue, mais c'était bien trop beau pour durer.

- J'aurais fait ça autrement...
- Elles sont très bien comme ça et elles me suffisent amplement.
- Mais si tu avais...
- Non, arrête.
- Mais si, regarde

Et un coup de béquille, un ! Le coup n'était pas puissant, bien entendu. Icare n'avait même pas réfléchi en le frappant, cela avait été une sorte de réflexe. Toute la frustration accumulée au cours des dernières années avait guidé son geste et le pire était qu'il ne le regrettait pas un instant. Son cousin l'avait toujours rabaissé, dévalorisé aux yeux de son père et surpassé dans tous les domaines. Icare n'avait jamais été un combattant, c'était un intellectuel incapable de se battre et préférant la ruse à la violence, mais la douleur et l'humiliation avaient embrumé son esprit pour laisser place à une sourde jalousie.
Talos se redressa, furieux.

- Qu'est-ce qu'il te prend ? Tu veux te battre ?

Il bouscula son cousin, le faisant presque chanceler. Si seulement Icare n'avait pas cette cheville endolorie, ils auraient réglé cette histoire à l'instant. Chacun semblait vouloir en découdre, alors autant régler cette affaire.
La suite se résuma à un échange de coups et d'insultes sans que personne ne puisse intervenir puisque la ruelle était complètement vide, la plupart des Athéniens ne fréquentant pas le petit quartier dans lequel il se trouvait. Il avait suffi d'un coup de pied bien placé de la part d'Icare pour que son cousin n'aille chanceler plus loin, beaucoup trop loin, bien trop près d'une des pentes abruptes de l'Acropole. Il trébucha sur l'une des béquilles qu'il avait prise à son cousin quelques secondes plus tôt et tout s’enchaîna.

Il poussa un cri terrible en tombant.

Icare était trop sonné pour réagir. Son cousin était-il ... ? Avait-il vraiment fait ce qu'il pensait ? Des mains robustes le saisir aux épaules et il laissa échapper un cri de surprise. Il ne voulait pas aller en prison, ce n'était qu'un accident ! Un regrettable accident ! Il serait enfermé, peut-être même torturé avec d'être mis à mort. Il était bien trop jeune pour mourir, ou même trop jeune pour porter le qualificatif d'assassin.

Son père se trouvait devant lui, il lui parlait, le secouait, mais comment le jeune homme pouvait-il se concentrer après ce qu'il venait de se passer ? Il capta quelques ordres que Dédale lui donnait : quitter la ville, courir, tout de suite, ne rien dire à personne. Ses jambes comprirent le message bien avant que son cerveau ne réalise ce que cela impliquait : il était désormais un fugitif. Il dû ramasser ses béquilles, bien qu'il n'en eut aucun souvenir. Lorsqu'il reprit conscience de ses actions, il se trouvait aux abords de la forêt, son pied terriblement douloureux et son esprit incroyablement confus. Et le voilà, sanglotant au pied d'un arbres. N'avait-il pas entendu quelqu'un approcher ? Non, impossible, la paranoïa le gagnait déjà... Mais si cela était réel ?

- Qui est là ? Montrez-vous ! Partez tout de suite ! Je n'y suis pour rien !

Cette phrase n'avait absolument aucun sens mais constituait pourtant la somation que l'inventeur, qui s'était redressé, avait proféré à l'intention des arbres. Quelqu'un, il y avait bel et bien quelqu'un, il en était convaincu. Quelqu'un l'avait suivi. Il savait. Il l'avait vu, et il venait pour l'arrêter et lui faire payer son crime.
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MessageSujet: Re: Errance d'une âme damnée [PV Magéia] Mer 5 Juil 2017 - 13:25

J'avais passé la journée dans ma petite maison, cadeau de ma mère, aux alentours de la seule ville que je connais : Athènes. J'étais bien là, j'avais un toit, un lit et de quoi manger tous les jours. J'allais moi-même chercher ma nourriture dans la forêt et dans les champs. Je volais des olives dans les vergers, je cueillais des baies dans les bois, j'arrachais les salades et aubergines qu'on faisait pousser à l'extérieur de la cité. Pour les protéines, c'était tout aussi facile puisque mes capacités surnaturelles me servaient pour tuer ! J'aurais bien aimé ne pas le découvrir mais tant que je les utilisais sur du gibier et non sur d'autres êtres humains... parfois, je me loupais, ils étaient seulement assommé. Dans ces cas là, je sortais mon petit couteau (petit mais efficace !) et les égorgeais moi-même... je n'aimais pas faire ça mais quitte à choisir je préférais pouvoir manger que de sauver ces pauvres bêtes...

Ce jour là, je partais chasser parce qu'il ne me restait presque plus de viande. J'étais donc sur les sentiers abandonnés par les humains normaux pour être certaine de n'en croiser aucun (je n'avais aucune envie de mourir une seconde fois). J'avançais à pas feutrés, écoutant chacun des bruits autour de moi, un large sac de lin sur l'épaule pour pouvoir récupérer les cadavres de mes prochains repas. Le silence régnait autour de moi lorsqu'un craquement de branche retint mon attention à ma droite. Un lièvre ! Il semblait bien en chaire, j'allais me régaler ! Je tendis le bras vers lui, me concentrant sur son petit cœur fragile : il ne tarda pas à s'écrouler. . Désolée petite bestiole... je le mis dans mon sac et continua ma route. J'aimais bien le lapin, c'était bon et nourrissant et puis ils n'étaient pas difficile à tuer ni à porter. Ils consistaient en réalité ma principale source de protéines. Je marchais doucement, toujours focalisée sur la nature qui m'entourait lorsque des pas se firent entendre... des pas humains. Par les dieux des enfers, moi qui croyais être tranquille dans ces coins reculés...

Je me figeai en sentant l'inconnu approcher. Arrêtez-vous, je vous en supplie... malheureusement, personne n'entendait mes prières... question d'habitude ! Le danger s'avançait encore vers moi... je reculai doucement, un pas puis un deuxième mais je posai le pied dans un amas de feuilles. Que fichaient-elles ici, au beau milieu de l'été ?! Le bruit des feuilles était sûrement ce qui alerta l'intrus qui cria :

« Qui est là ? Montrez-vous ! Partez tout de suite ! Je n'y suis pour rien ! »



Je me figeai de peur. Me montrer ? Pour que lui aussi hurle et me tue une nouvelle fois ? Surtout pas ! Je restais dans mon tas de feuilles quelques secondes avant de reculer franchement. Que faire ? Je pourrais repartir sur mes pas mais il risquerait de me suivre. Je pourrais l'effrayer pour de bon par un tour de magie mais si je ne me contrôlais pas, je ne saurais prédire ce qui pourrait se passer... je pourrais lui adresser la parole mais il s'approcherait sûrement pour continuer la conversation. Non. La meilleure façon d'échapper à cette situation était encore de se taire, ne pas bouger et attendre que l'inconnu croit à une hallucination.

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L'un des hommes profita de ma stupeur pour m'enfoncer son glaive dans le ventre. Mon corps tomba. Mes yeux se fermèrent sur un figure brune, froide. Thanatos.

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MessageSujet: Re: Errance d'une âme damnée [PV Magéia] Lun 10 Juil 2017 - 17:50

La forêt ne semblait nullement perturbée par les élucubrations du jeune garçon, pris de panique à l'idée que l'on puisse l'observer. N'était-ce pas le son des sabots d'un cheval au galop qu'il entendait au loin ? Ou bien était-ce simplement le bruissement des feuilles ? Mais ne voyait-il pas un soldat prêt à l'attaquer, à l'affût dans les rochers ? Non? simplement la roche... La folie le guettait, annonçant sa venue par cette crise de paranoïa qui ne voulait le quitter. Icare avait-il réellement entendu craquer une branche quelques secondes plus tôt ? Pourtant, personne n'avait répondu à son appel de détresse ou de menace, il ne savait plus vraiment. Quelqu'un avait fait craquer cette branche, il en était convaincu. Oui, il y avait quelqu'un, là, qui le regardait en riant de son arrestation prochaine, qui l'observait avec la satisfaction qu'il ne pouvait être vu. Une personne se cachait quelque part. Une seule ? Non, ils devaient être deux, le jeune homme le sentait. Mais il pouvait tout aussi bien être trois, ou cinq, ou dix ! Évidemment, comment Icare ne l'avait-il pas vu ? Des centaines de gardes devaient actuellement être cachés dans les feuillages et les arbustes, la lame au poing et la rage au cœur. Le fugitif ne pouvait ni fuir, ni se battre. Mais alors, pourquoi avait-il saisit une branche morte qui traînait à ses pieds quelques secondes auparavant ? Icare n'avait jamais été un soldat, il répugnait la violence, il l'excécrait. Cependant, à cet instant, il était prêt à combattre, à faire face à cette armée invisible attendant un signal muet pour lui sauter dessus. Les valeurs s'évaporent si vite lorsque la survie prend le contrôle...

Le silence régnait dans la forêt, jamais silence n'avait été si dérangeant. Pourquoi n'attaquaient-ils pas ? Les yeux rouges du jeune homme scrutaient les troncs, les rochers, les arbustes et les feuillages à l'affût d'un signe, d'un mouvement, d'un mot annonçant sa mort imminente. S'il devait mourir aujourd'hui, ce serait en se battant. Il n'avait jamais soupçonné l'existence du courage qui l'envahissait désormais. Folie et courage devaient être de grandes amies, ne se séparant jamais l'une de l'autre, éloignant pour un temps cette ennuyeuse raison qui les empêchait d'exercer leur macabre jeu.
Le bout de bois fendit l'air et les feuilles, troublant le calme de la forêt pour un temps seulement. Le bâton frappa le vide une fois, une autre fois, et à chaque nouveau coup, Icare se sentait moins homme, davantage proie.

- Venez ! Qu'attendez-vous ?!


Sa voix avait changé, elle témoignait de sa peur et de sa folie. Les mots n'avaient aucune importance, seul le ton comptait. Et le batôn continuait de fendre l'air, encore et encore, rencontrant toujours le vide, cherchant la rencontre d'un ennemi absent.
Icare ne se reconnaissait plus. Le meurtre change les hommes, il ne veut jamais devenir comme ça : un assassin, un traqué, un reclus. Son front brûlait, sa cheville irradiait de douleur, son corps et son âme s'effondraient.
Il avait beau rester debout, ses yeux se trouvaient désormais incapables de distinguer les feuilles, les troncs, les arbustes ou bien le ciel. Il ne voyait plus les soldats qui le guettaient, il n'entendait plus le silence de la forêt, tout n'était que brouillard. Il ne sentit pas tomber d'épuisement et de douleur, il ne ressentait plus rien, les sœurs courage et folies le quittant en même temps que ses forces.

- Venez...


C'était un murmure, un sanglot, les supplications d'un homme condamné à l'errance éternelle. Et soudain, tout ne fut plus que ténèbres.
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MessageSujet: Re: Errance d'une âme damnée [PV Magéia] Sam 9 Sep 2017 - 12:38

J'observai le manège de ce drôle d'humain, visiblement pris de folie et apeuré. Il lançait des phrases d'attaque, comme s'il était à se battre jusqu'à la fin avec ce qui le faisait hurler, à savoir... moi. Je restais cachée derrière les branches, figée. Je bloquais ma respiration le plus longtemps possible pour ne pas qu'il sente ma présence mais je craignais fort que le bruit de mes pas finirent par le convaincre. Que faire ? M'enfuir ? Et s'il me suivait ? Je ne pouvais décemment pas non plus me montrer. Il avait une arme entre les mains ! Et j'étais sûre qu'il n'hésiterait pas une seule seconde pour m'assaillir de violents coups pour me renvoyer dans l'Hadès. Impossible aussi pour moi de me défendre car je ne savais pas me battre et mon seul bouclier contre les attaques constistait à me servir de mes pouvoirs que je ne maitrisais pas assez pour ne pas me blesser moi aussi. J'étais donc prise au piège face à l'étrange spectacle que m'offrait cet inconnu. Ses yeux traduisait une sorte de folie maladive, comme s'il avait été directement frappé par Lyssa. Etait-ce le cas ? Et si oui, qu'avait-il donc bien pu faire pour mériter un tel supplice... ? Il avait dit qu'il « n'y était pour rien »... Ma théorie pouvait s'avérer exacte si nous nous penchions sur ces mots... Cependant, l'inconnu ne me laissa pas plus de temps pour y réfléchir. Après un sanglot, il s'éfondra sous mes yeux.

Réunissant toute ma faible puissance, j'avais soulevé l'inconnu dans l'air pour le ramener chez moi. Utiliser ma magie revenait à un exercice aussi fatiguant que si je l'avais porté à bout de bras or, c'était un moyen plus rapide d'arriver chez moi. Heureusement, Tuché veillait sur moi car il ne s'éveilla pas du voyage. Car c'était une entreprise audacieuse de soulever un humain dont je ne connaissais même pas le nom dans les airs et sans sa permission. En temps normal, je l'aurais sûrement laisser à son sort, profitant de cet instant pour m'enfuir à toutes jambes. Pourtant, quelque chose me poussait à l'aider. Je crois que le voir dans un tel état de détresse m'avait assurer que je pouvais avoir confiance en lui et que je pouvais lui apporter mon aide. Je l'avais donc allongé sur mon lit avec un tissu d'eau froide sur le front tandis que je préparai un repas en attendant son réveil.

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MessageSujet: Re: Errance d'une âme damnée [PV Magéia] Dim 24 Sep 2017 - 22:43

Combien de temps fallut-il à Icare pour reprendre connaissance ? Plusieurs minutes, heures, jours ? Mais quel que fut la durée de son sommeil, le réveil fut des plus désagréables. Il reprit peu à peu conscience du poids de son être, des bruits environnants et de l'air frais qui l'enveloppait. Ses jambes étaient côton, ça tête était douleur, quant à ses souvenirs : un véritable champs de bataille. Le jeune homme se contenta de gémir faiblement, étant dans l'incapacité de bouger. Que s'était-il passé ? Il se rappelait vaguement d'Athènes, de son cousin et de son père, mais comment dissocier ses cauchemars de la réalité ?...

La première chaude qu'il perçut fut cette odeur alléchante qui ne pouvait quitter ses narines. Son estomac comprit le message avant lui et commença à réclamer qu'on le nourrisse rapidement. Icare avait perdu trop de force, il fallait qu'il en regagne s'il voulait entreprendre quoi que ce soit. Le jeune homme souleva ses paupières à grande peine et sa vision mit un certain temps à s'adapter à la luminosité particulière de l'endroit. Se trouvait-il chez lui ? À quoi ça ressemblait "chez lui" déjà ?... Il porta une main à son front et senti le morceau de tissu humide que l'on avait apposé dessus. Il ferma à nouveau les yeux, comme si le simple fait de les maintenir ouvert lui coûtait trop d'énergie, cette précieuse et rare énergie qu'il ne pouvait se permettre de gaspiller. Remettre ses idées en place serait également une tâche laborieuse mais pourtant nécessaire, alors il fouilla dans ses souvenirs.  

Réfléchir.

Se souvenir... Athènes : il avait poussé Talos sans le vouloir, son cousin avait dévalé la peinte puis son père... Pourquoi avait-il voulu se rappeler de tels événements ? Il se sentait bien plus mal qu'il y a quelques instants !

- Je suis mort... ?

Il se demanda brièvement si les Enfers ressemblaient à cela : un endroit vide où l'on attend sa sentence pour les crimes de son existence passée. Ce serait bien trop beau si le monde souterrain avait une telle apparence. La douleur lui indiquait qu'il était bel et bien en vie, malgré lui... L'athénien se redressa lentement, avec précaution, essayant de faire le moins de bruit possible ce qui n'aurait fait qu'intensifier son mal de crâne. Il aurait aimé suivre ce fumet qui le faisait saliver, mais se lever serait chose impossible, il le savait sans même essayer. Rester assis relèverait de l'exploit, et il ne fallait pas demander trop de miracle en voulant se mettre debout. Alors il attendit, le ventre vide et la main sur les yeux, comme si ce simple geste pouvait apaiser sa douleur. Comment il était arrivé ici, où il se trouvait et qui l'avait amené, il s'en moquait pour l'instant. Il voulait juste manger, dormir, reprendre des forces et oublier ce douloureux cauchemar qu'il vivait à cet instant.
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