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Je veux te parler Popa [pv Poséidon]

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MessageSujet: Je veux te parler Popa [pv Poséidon] Dim 5 Fév 2017 - 16:19

Après de rudes épreuves et de terrible combat mener, j’avais enfin mon offrande ! Après ma rencontre avec la gorgone Staella, j’eus l’envi de devenir roi d’un village ou d’une toute petite cité pour commencer. Mais l’idée de faire comme d’elle, d’émigré de chez-moi à chaque fois qu’une armée ou un héros arrivait ne me séduisait pas. Fuir devant des ennemis n’était pas dans mes habitudes. Alors, au lieu de venir, tout casser et menacer les humains pour finir chasser au bout d’un certain temps, je voulais avoir un petit coup de pouce. Avoir l’aide de Poséidon lui-même !

Bon d’accord, je n’étais pas un prêtre ou un grand adorateur comme pouvait l’être les humains et autres types de créature. Mais c’était le dieu des mers qui a permis ma naissance. Il m’avait fait naître pour donner une bonne leçon à mon pourri de beau-père. Maintenant que ce roi fut humilié et à tout perdu, je n’avais plus de raison d’être utilisé comme symbole de honte. Et puis, après tous ces malheurs vécus, j’avais bien le droit de recevoir quelque chose de Poséidon, il me devait bien cela. Et encore, je comptais lui offrir quelque chose en retour, donc il était largement gagnant dans l’affaire que moi.

Après avoir plus ou moins compris comment fonctionner les sacrifices et les prières, je fus parti dans une forêt pour capturer une bestiole à offrir. Je voulais quelque chose de gros et fort qui puisse être sûr que mon cadeau fasse plaisir au dieu des mers. Mais après de longues chasses, ma chance m’avait souri enfin. Mes recherches m’ont mené jusqu’à un lion énorme et magnifique. Nous nous sommes livrés dans une terrible bataille, où je devais affronter d’autres chasseurs et prédateurs également. Un vrai carnage, à la fin, je m’en étais sorti avec de nombreuses blessures et une carcasse de lien sous le bras. Par contre, la forêt s’en souviendra pendant longtemps de mon passage.

Pour la suite, je devais trouver un temple ou un autel de Poséidon où je déposerais mon offrande. J’avais entendu dire qu’on pouvait en trouver aux bords de la mer. Ils étaient utilisés par des pêcheurs ou marin. Je me dirigeais donc vers l’un d’eux, trainant derrière moi le corps sans vie du fauve étrangler et piétinant les personnes que je trouvais sur ma route. Je ne mis pas longtemps à rejoindre la plage où était disposer un petit autel en pierre sur lequel était graver le symbole de Poséidon.

Astérion – Ca doit être ici.

L’air était frais. Le vent soufflait bien et les vagues étaient hautes à l’horizon. J’avais l’impression que les éléments étaient propices pour ma demande. En plus, on ne voyait personne à la ronde, hormis quelques mouettes et crabes, je ne vis pas la moindre trace de vie, c’était parfait. Par contre, je n’avais pas trop compris comment procéder pour effectuer le sacrifice. Logiquement, je mis le cadavre sur l’autel. Je m’assurais bien qu’il soit au milieu, mais le petit tas de pierres n’était pas prévu pour un lion, la tête et les pattes pendaient dans l’air à côté. Mais bon, je m’en contenterais. Attendant un instant, je cherchais quoi faire. Devais-je le brûlais où l’ouvrir ? Je ne voulais pas gâcher le cadavre, ce n’était pas évident à trouver un lion et de l’amener ici. Je le laissais donc ainsi et fis ma prière ou demande. Je levais les poings en l’air vers le rivage, hurlant à l’intention des vagues pour m’adresser directement au troisième grand dieu olympien.

Astérion – Poséidon ! C’est Astérion qui t’invoque ! Je t’offre ce puissant lion comme offrande. Accepte mon présent et viens à mon aide !

J’attendais alors une manifestation du dieu des mers. Devrais-je le voir apparaitre devant moi ? Sous une informe particulière ? Ou un signe de la nature en guise de salut ? Ne sachant pas trop, ni si ce que je faisais était la bonne marche à suivre, je poursuivais mon appel :

Astérion – Entends ton fils qui t’appel ! Celui qui est dans ce monde grâce à toi ! J’ai besoin de ton aide !

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MessageSujet: Re: Je veux te parler Popa [pv Poséidon] Mer 10 Mai 2017 - 20:41

Finalement, les mortels sont assez pitoyables.

Il observait deux pêcheurs. Ils se faisaient face, et chacun tirait de son côté le poisson qu’ils venaient d’attraper, en protestant à grands cris. Le but était de savoir grâce à qui il avait été obtenu, et qui pourrait donc le vendre ou le manger – du moins, en obtenir la plus grosse part.
Ils avaient cette capacité fascinante à faire d’un rien un enjeu primordial. Ce n’était qu’un poisson ; l’océan en abritait des milliards, et cette zone-ci ne manquait pas de ressources. Il aurait suffi de le mettre dans ce seau, juste là, et de retourner à la pêche. Mais c’eût été trop simple.
Leurs piaillements incessants agaçaient le Dieu. Ils avaient attiré son attention – on s’occupe comme on peut –, mais après à peine une minute à les regarder, il avait envie de renverser le bateau. De quoi, certainement, leur rafraîchir les idées. D’une pensée, il allait exécuter sa volonté, lorsqu’un écho lui parvint. Il provenait des côtes. Il jeta un regard au poisson, qu’il libéra grâce à une gerbe d’eau, qui ne manqua pas d’éclabousser les deux belliqueux, et de renforcer leur contrariété.

La plage se situait à plusieurs kilomètres, mais il eut vite fait de s’en rapprocher. Présent mais caché, il scruta la grande langue de sable. Ses yeux convergèrent presque immédiatement vers l’autel : ne l’appelait-on pas lorsque l’on sacrifiait quelque chose ? Si. Il avait l’habitude des bovins, des ovins, des caprins et parfois des porcs, mais un lion ! C’était nouveau ! Il se demanda à peine où la personne qui l’avait invoqué avait réussi à trouver un lion, tout flatté qu’il était par l’offrande. Cependant, ce qui devait retenir son attention, c’était surtout ce monstre, celui qu’il avait subtilement amené à la vie : le minotaure. Il était grand et fort. Un pelage gris recouvrait la quasi-totalité de son corps hybride, et ses yeux rouges fixaient la mer, comme s’il s’attendait à en voir surgir le seigneur des eaux.
Poséidon avait pu l’observer, parfois, le voir évoluer, et surtout se rire des malheurs de Minos et Pasiphaé. Les mortels… oui, ils avaient définitivement quelque chose de pitoyable. Il leur avait laissé l’entière charge de la bête qu’il avait aidé à créer. Des années durant, elle avait été enfermée dans le labyrinthe imaginé par un certain Dédale. Elle n’avait rien eu d’autre à manger que de la chair humaine. Il était impressionnant de voir jusqu’où ces petits êtres étaient capables de pousser l’horreur. Il avait déjà pu admirer des choses saugrenues lors de sa jeunesse parmi eux, mais ils ne cessaient de le surprendre. Ils disposaient d’un certain goût pour le renouvellement et l’innovation… et s’amusaient à prendre des risques, à jouer avec les limites des Dieux, à tenter de les repousser, dans l’espoir que, peut-être, la sentence ne tomberait pas. Poséidon n’était pas sûr de savoir s’il fallait rire ou pleurer de cette folle espérance. Il optait pour une certaine indifférence clairsemée de soupirs.
Quant à la bête, on ne pouvait pas vraiment lui en vouloir d’être plus idiote que les autres. Quoi que les animaux dussent être des êtres sensibles, ils agissaient plus par instinct que par réflexion, portés par un savoir inhérent ; et le minotaure possédait cette part. L’autre moitié se voulait humaine, mais le maître de l’océan se demandait bien quelle identité prenait le dessus le plus souvent, et surtout, était bien curieux de savoir en quoi le monstre avait besoin d’aide.

Aussi, il apparut soudainement dans le dos d’Astérion, sous cette allure que les mortels chérissaient : celle d’un homme d’une grosse cinquantaine d’années, aux longs cheveux gris, à la barbe épaisse et aux sourcils fournis. « C’est une belle bête. » lâcha-t-il pour signifier sa présence. Ses yeux couleur océan appréciaient le félin posé sur l’autel, mais se posèrent sur le demi-taureau lorsque celui-ci se retourna. « Pour quelle raison une créature comme toi peut-elle donc nécessiter mon aide ? Ça m’intrigue. » souffla-t-il dans un demi-sourire. Il n'était pas apparu ici tant par empathie que par désir de savoir, et n'était même pas certain d'accéder à la requête du demi-homme. Il n'était en rien son fils, et le Dieu des Mers ne lui devait rien. Ce lion sur l'autel, il pouvait très bien le prendre sans en devenir redevable. Il n'exauçait pas tous les vœux des mortels ; il n'était pas de ces divinités conciliantes qui accordaient par bonté.

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MessageSujet: Re: Je veux te parler Popa [pv Poséidon] Dim 14 Mai 2017 - 23:29

J’ignore combien de temps je devais me tenir comme ça. Il fallait continuer de brailler jusqu’à son arrivé ? Et puis je n’étais même pas sûr que cela fonctionnerait. Je devais sans doute m’y prendre mal et donc, depuis tout ce temps je parlais à la mer sans réponse, attendant à côté d’un cadavre de lion pourrissant. A un moment, je me sentais vraiment idiot. Déjà j’étais moqué à cause de ma partie animale, si on me voyait, je serais devenu la plus grosse risée de notre temps. Seul le vent et le bruit des vagues me revenaient. Oh et puis, à quoi je m’y attendais ? Déjà que les dieux ne semblaient se soucier des humains, alors un monstre comme moi. Pfff.

Poséidon - C’est une belle bête.

La voix venait de derrière moi et elle m'a surpris. Je me suis retourné en poussant un grognement. Je n’avais pas senti l’odeur de l’intrus, ni même entendu ses pas. J’étais tenté de l’écraser comme tous les autres humains et dévoré sa chaire pour avoir osé s’approcher de moi ainsi. Mais quelque chose en lui me retenait. Il n’était pas comme les autres, il dégageait une sorte d’aura qui lui donnait de la prestance. C’était comme familier aussi. Et ses poils gris et blanc sur le visage, c’était comme sur les représentations que j’avais vues sur les temples. Le visage des dieux, une tête de vieil humain au regard profond. Et il n’avait pas peur de moi, c’était soit qu’il soit fou, soit qu’il était assez puissant pour se mesurer à moi.

Poséidon - Pour quelle raison une créature comme toi peut-elle donc nécessiter mon aide ? Ça m’intrigue.

C’était bien lui. Haha ! J’en étais heureux, cela avait marché. Encore, il fut venu intriguer par mon appel, ma différence m’avait bien aidé là. Mais il ne fallait pas gâcher ce moment. Loin de moi de faire dans le sentimental, je comptais bien lui exposer ma requête. Ignorant comment m’adresser à un dieu, je préférais me montrer direct, sans détour. Mais, en évitant de me montrer trop agressive. Je me doutais que si j’allais trop loin, Poséidon me transformerait en crustacé et me donnerait à manger à un de ses monstres marins. Et puis, j’en avais tellement pris depuis ma naissance, alors je pouvais me montrer assez sec dans mes paroles. On ne m’a jamais appris à parler avec autrui, car on ne me considérait pas comme autrui.

Astérion - Je veux te demander quelque chose. Aide-moi à devenir roi d'une ville pour que je recoive enfin de la justice. Et en retour, tu auras droit à un temple, le plus beau. Des sacrifices, des offrandes. N'importe quoi.

J’avais l’impression de me montrer bien assez honnête. Les dieux aimaient recevoir des louanges avec les prières et les sacrifices non ? Et comme je voyais qu’il n’avait que très peu de temple jusqu’ici, une telle offre ne pourrait que l’intéresser. Je ne demandais que la possibilité de me venger de l’humanité. Si je devais me courber devant lui, ou massacrer toute une ville pour lui, je le ferais. Mais, n’étant pas sûr à cent pour cent qu’il accepterait, je ferais mieux de le convaincre en touchant l’ego des dieux.

Astérion - Tu es l'un des plus puissant dieux de l'olympe. Et pourtant, on ne t'accorde aucune cité à ton nom. Je t'offre mes services pour changer cela et qu'enfin, tu sois reconnu à ta juste valeur.

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