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L'âme dans le vague... [Morphée+libre]

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MessageSujet: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Ven 30 Déc 2016 - 17:23

Après des adieux difficiles avec Icare, Andrea était partie de son côté en longeant la mer vers l’ouest, prenant de la distance avec la Cité et tentant d’oublier l’acte ignoble qu’elle venait de commettre à cause du dieu qui lui avait commandé de faire boire une substance étrange à l’Oracle. Elle n’avait pas encore subit la vengeance d’Apollon, ce qui était plutôt bon signe. M’enfin, peut-être qu’il l’avait secrètement maudite sur dix générations et qu’elle n’en savait rien ? Toujours est-il qu’elle guettait le moindre signe autour d’elle, à l’affut et passablement effrayée. Elle n’avait pas non plus était prise en chasse par la garde de Delphe. Il fallait croire que personne ne s’était rendu compte de son lien avec les récents évènements. Qu’était-il finalement arrivé à l’Oracle ? Etait-elle toujours en vie ? Hélas, elle préférait ne pas s’attarder, consciente qu’elle augmentait ses chances de survie à chaque pas supplémentaire qu’elle faisait pour s’éloigner de la ville. Elle avait eu l’intelligence de vendre un ou deux de ses bijoux emportés et d’acheter quelques vivres avant de se rendre au temple, consciente qu’il lui faudrait certainement fuir la cité à toute vitesse une fois son forfait accompli. Après trois jours de chevauchée, elle était plus que satisfaite de l’avoir fait.
En soi elle avait eu de la chance de n’avoir croisé personne sur la route. Au moins avait-elle évité les voleurs et les agresseurs potentiels. En revanche, elle ne savait clairement pas où elle allait et ce qui l’attendait. Elle se doutait bien qu’elle finirait par croiser un village à un moment ou un autre, la mer représentait un lieu de nourriture qui attirait généralement les gens. Ne restait qu’à trouver un tel lieu et à s’y intégrer pour séjourner quelques temps. Il lui faudrait bien s’arrêter de voyager à un moment ou un autre et acheter des vivres. Peut-être même travailler pour gagner un peu d’argent… elle avait emporté des biens, certes, mais elle ne pourrait pas toujours compter dessus.
Trois jours de chevauchée… elle avait eu tout le temps pour ruminer ses sombres pensées et son moral n’était pas vraiment au plus haut lorsqu’elle aperçut enfin un village…

***

Cela faisait maintenant une semaine qu’Andrea avait quitté Delphes. A son arrivée au village, on l’avait d’abord regardé avec méfiance. Puis elle avait montré qu’elle possédait de l’argent et le comportement des uns et des autres s’était alors radoucis. Elle avait rapidement sympathisé avec un foyer et la famille avait accepté de l’héberger quelques temps en échanges de services. En fin de compte, si elle escomptait ne rester que quelques jours, à l’instant où elle montra qu’elle possédait des acquis en médecine, les villageois commencèrent à la solliciter. Bien sûr, il y avait bien des sceptiques à l’idée qu’une femme puisse avoir ce genre de talent, pourtant lorsqu’elle débloqua le dos d’une femme et remit en place l’épaule déboitée d’un homme, on commença à la traiter avec plus de respect et de considération. Il fallait dire que les gens ici n’avaient pas souvent l’occasion d’être soignés par une personne un tant soit peu qualifiée. Andrea n’avait pas encore décidé de combien de temps elle resterait, mais elle se faisait peu à peu une place dans cette petite communauté. Aux yeux de tous, elle était l’étrange jeune fille qui refusait de parler de son passé. L’on s’imaginait qu’elle avait fugué ou avait été jeté par sa famille après avoir été séduite par un homme hors mariage. Ce n’était peut-être pas une réputation très glorieuse mais au moins on lui fichait la paix et c’est tout ce qu’elle demandait.

***

Un matin, elle partit à pied de bonne heure, un panier à la main. Elle avait besoin de nombreuses plantes médicinales pour fabriquer des baumes et elle pensait pouvoir en trouver une partie dans la campagne environnante. Elle marcha un long moment, cueillant des herbes de ci et là jusqu’à arriver en haut d’une colline surplombant la mer. Le paysage était superbe.

La blondinette se laissa tomber par terre, à côté de son panier, les yeux rivés sur le village en contrebas. Elle commençait à apprécier les gens qui y vivaient. Tous ne la traitaient pas avec respect et la vie était dure mais elle sentait qu’elle pouvait s’en accommoder et s’intégrer parmi eux. L’image de Delphes s’imposa alors à son esprit. Non… elle ne pouvait pas rester, elle était trop proche du danger, trop proche pour oublier ce que le dieu l’avait obligé à faire… La jeune femme soupira intérieurement : arriverait-elle jamais à trouver sa place dans ce monde ? Ses yeux plongèrent vers la mer, puis se relevèrent vers le ciel.

-Divinités, murmura-t-elle, donnez-moi la force de me relever et de trouver un but à ma vie.

Au fond d’elle, elle savait qu’elle n’avait rien à attendre des êtres supérieurs. Ils lui avaient bien fait comprendre que les mortels étaient des pantins à leurs yeux, mais elle ne pouvait s’empêcher de les admirer et de les craindre. Ils avaient tant de pouvoirs…
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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Jeu 26 Jan 2017 - 16:52

Le plan que j'avais mis en place pour embêter Apollon avait fonctionné à merveille : Andrea et Icare, que j'avais réquisitionnés pour cette mission aux apparences suicidaires, avaient parfaitement accompli la tâche que je leur avait ordonné d'accomplir, pour mon plus grand plaisir. Il avait suffi de distraire le dieu protecteur de Delphes pendant quelques heures, ce qui ne posa guère de problèmes lorsque l'on connaissait les goûts du concerné. Désignez-lui une jouvencelle à courtiser et il ne cherchera pas à connaître la raison de cette gentillesse soudaine de la part d'un dieu qui lui en voulait pourtant quelques heures auparavant. Occupé comme il l'était, jamais il ne se serait soucié de sa chère prêtresse de Delphes, qui passait certainement un moment bien moins agréable que celui de son protecteur. Le filtre avait fait son effet, les mortels se posaient des questions quant à son attitude pour le moins étrange, cherchaient désespérément une excuse à cette crise de folie qui l'avait saisie. Mais que voir d'autre qu'une punition des dieux ? Un immortel avait décidé de punir la pythie, ils devaient l'accepter, implorer la pitié de ce vengeur divin en espérant que cela suffirait à le calmer. Heureusement pour eux, je n'étais pas du genre rancunier, et je savais m'arrêter à temps. Après tout, j'en avais après Apollon, pas eux. Bien sûr, celui-ci s'était rendu compte de la supercherie, mais j'étais parvenu à accuser quelque autre dieu, et il m'avait cru. Je ne le pensais pas aussi crédule, mais tant mieux pour moi ! Et pour mes complices mortels, bien entendu...

Après l'exécution de ce plan, j'avais tout de même gardé à l'œil Icare et Andrea, pour m'assurer qu'il ne leur arrive rien. Non pas que je me soucie de leur sort, mais je souhaitais leur prouver ma reconnaissance en leur garantissant une sécurité approximative pour les mois qui suivraient. Je n'aimais guère utiliser les humains de la sorte, préférais agir sans qu'ils ne subissent les conséquences des querelles des immortels. Le jeune inventeur avait regagné Athènes sans encombres, alors qu'Andrea s'était réfugiée dans un petit village non loin de Delphes. Elle semblait bien se débrouiller, s'intégrait assez aisément dans cette communauté, et pourtant... Pour m'être glissé à plusieurs reprises dans ses rêves et fait en sorte que ses nuits l'apaisent l'espace de quelques heures, je savais que la culpabilité la rongeait. Il était plus que temps de la soulager de ce poids qui assombrissait son âme, en partie par ma faute.

L'occasion se présenta un beau matin, alors que l'astre solaire entamait à peine sa course dans le ciel : la jeune femme quitta le village pour se rendre en forêt, profitant de l'atmosphère matinale pour recueillir quelques plantes médicinales. Je n'avais pas réellement l'intention de lui rendre visite, mais ma tournée nocturne touchait à sa fin et l'occasion était trop belle pour que je la laisse passer. Je choisis mon costume : en l'occurrence, celui d'un jeune garçon, de huit ans à peine, fils d'un chasseur du village où logeait la Andrea. Malgré son jeune âge, il bravait régulièrement les dangers de la forêt et s'y aventurait seul ou en compagnie de son père, armé d'une petit couteau à la lame émoussé, simplement là pour lui donner confiance. Ce garçon avait beaucoup de potentiel et un destin digne d'un héros s'annonçait à lui. Brave, intrépide et ambitieux, je ne doutais pas qu'il jouerait prochainement un rôle dans l'histoire du pays. Tharos était le nom de ce garçon, et ce fut donc sous ses traits que j'apparus à Andrea. Je parus derrière elle, pris quelques instants pour m'habituer à cette nouvelle apparence, prendre une attitude moins divine et plus enfantine, puis décidai de passer à l'action :

- À qui tu parles ? demandais-je d'une voix fluette et innocente, semblable à celle du garçon que j'incarnais.

Je m'approchai de l'athénienne en sautillant, un petit sourire accroché au coin des lèvres, avant de m'asseoir à ses côtés. Il était plus que temps de remercier cette mortelle pour le service qu'elle m'avait rendu, malgré elle.
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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Jeu 26 Jan 2017 - 23:33

- À qui tu parles ?

Andrea sursauta et porta une main à son cœur. Plongée dans ses pensées, elle n’avait pas entendu le petit garçon arriver.

-Tharos ! Le réprimanda-t-elle. Tu m’as fait peur !

Elle marqua une pause et le regarda d’un air malicieux.

-Mais dis-moi, tu es devenu aussi discret qu’une souris !

Malgré son jeune âge, ce gamin faisait preuve d’un courage et d’une bravoure à toute épreuve. Son petit doigt lui disait qu’il ne passerait pas sa vie au village… il aimait trop la liberté pour devenir pêcheur ou fermier et s’enraciner quelque part. Peut-être serait-il chasseur comme son père ou bien il partirait à l’aventure et quitterait les siens pour un ailleurs plus beau, plus magique. Elle soupira intérieurement. N’était-ce pas précisément ce qu’elle avait fait en s’éloignant d’Athènes ? L’inconnu n’avait rien de merveilleux en fin de compte. Ou bien peut-être fallait-il être un homme pour aimer ces choses-là. Elle poussa le panier pour permettre à l’enfant de prendre place à côté d’elle. Elle avait appris à l’apprécier, même s’il avait la mauvaise manie de faire les quatre-cents coups et de se blesser. Jamais rien de sérieux heureusement.


-Tu ne devrais pas t’éloigner autant du village, c’est dangereux. Enfin… tu tombes bien, tu vas pouvoir m’aider à cueillir des herbes. J’ai grand besoin d’aide, lança-t-elle en espérant faire plaisir au garçon. A vrai dire, elle avait déjà bien rempli son panier mais elle le savait volontaire et, comme tous les enfants de son âge, il aimait se rendre utile.

Elle n’avait certes pas répondu à la question qu’il lui avait posé. De toute façon il s’agissait probablement d’une manière d’ouvrir le dialogue, sans attente particulière. Elle se voyait mal lui expliquer que, poussée par la solitude et la déprime, elle s’était mise à prier dans l’espoir que les dieux donnent un sens à sa vie. Chose complètement stupide quand on savait ce que les dits dieux lui avait fait faire récemment… Andrea était en train de méchamment dérailler.

-Mais avant montre-moi ta jambe ! Tu as toujours mal ?

Le problème quand on jouait à l’aventurier c’est que l’on se faisait parfois mal. En l’occurrence, le garçon avait dérapé la veille et s’était ouvert la peau. Rien de grave, certes, mais Andrea gardait un œil sur la blessure pour s’assurer qu’elle ne s’infecte pas. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’elle examina la dite plaie… et que cette dernière n’avait ni la même apparence, ni la même position sur la jambe. La jeune femme se figea, les yeux grands ouverts de surprise et demeura ainsi quelques instants. Mais… elle était pourtant certaine que la plaie se trouvait au-dessus du genoux et non sur le tibia ! Ses yeux se levèrent pour aller chercher une réponse dans ceux de Tharos, puis retournèrent se poser sur la jambe.

-Je crois que je perds la tête, murmura-t-elle. La… Hum. La blessure est en train de se refermer, tout va bien…

Tout, sauf elle. Fallait-il qu’elle soit fatiguée pour halluciner de la sorte. Elle se sentait pourtant bien… peut-être qu’elle était restée trop longtemps au soleil. Par réflexe, elle porta sa main sur son front pour en évaluer la température. Il lui semblait qu’il n’était pas plus chaud que cela.


-Bon… et si nous allions cueillir quelques plantes avant de rentrer ?
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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Ven 27 Jan 2017 - 15:17

Le subterfuge semblait fonctionner. D'un autre côté, comment aurait-il pu échouer ? La ressemblance était parfaite, n'importe qui se serait fait berner par un costume aussi ressemblant. Quant à l'attitude à adopter, je connaissais suffisamment les mortels pour imiter un jeune garçon l'espace de quelques minutes. J'adorais incarner des enfants, on leur pardonnait toujours tout, même l'impardonnable; la moindre erreur de ma part passait pour un surplus d'imagination du môme et quelque soient mes faits et gestes, ils n'incidaient jamais gravement sur des événements importants. En un mot : les enfants étaient le meilleur moyen de passer inaperçu parmi tous ces humains.

Lorsqu'Andrea proposa de l'aider, je lui jetai un regard malicieux avant d'essayer d'observer le contenu de son panier, qui m'avait semblé déjà fort rempli lorsque j'étais arrivé. Aucune importance, ce serait toujours mieux que devoir supporter les remontrances de mon père ou les stupides missions de Zeus. Le garçon hocha la tête avec énergie et volonté, un petit sourire plaqué sur ses lèvres. Je m'apprêtais à me lever mais la question de la mortelle m'en empêcha. Ma jambe ? Une blessure ? Je n'avais pas réellement prévu cela dans mon déguisement... Il faudrait tout de même que j'apprenne à Tharos à s'aventurer prudemment dans les bois, en évitant de se faire mal ! Bien sûr, j'avais prévu quelques égratignures réparties à divers endroits de mon corps, mais je n'avais pas réellement pris le temps d'observer le garçon dont j'avais volé l'apparence avant de venir ici.

- Non, ça va... hésitai-je, comme gêné que l'on me prenne ainsi en pitié.

J'eus beau éloigner mes jambes de la mortelle, Andrea ne comptait pas se laisser faire de la sorte. Tant pis, plan B. Je fis apparaître discrètement une plaie sur la jambe apparemment blessée, espérant que cela suffirait pour éloigner les soupçons de l'athénienne. Que j'étais naïf... Bien sûr que le plan échoua, je n'avais aucune idée de l'apparence ou de la position de la blessure ! Andrea se figea, resta ainsi quelques instants avant de me questionner du regard. Je dus faire un effort considérable pour ne pas éclater de rire, la situation était hilarante ! Je me demandais ce qu'elle pensait actuellement, quelles conclusions elle tirerait de cette plaie qui s'était métamorphosée en l'espace d'une nuit. Il fallait pourtant rester sérieux, agir comme si l'erreur venait de la jeune femme, bien que ce ne fut pas le cas. Je levai un sourcil en la regardant avec curiosité avant de prendre un air apeuré. Mes yeux reflétaient parfaitement la pensée d'un gamin après une réaction pareille de la part d'un médecin : "Qu'est-ce qui ne va pas ? C'est grave ?".

Pauvre Andrea, elle semblait totalement désorientée. Elle laissa cependant tomber l'affaire et ne me questionna pas davantage sur ce phénomène pour le moins étrange. Qu'aurait elle pu demander ? Par quel moyen j'avais accompli un tel miracle ? Non, ç'aurait été stupide de sa part. Alors, elle se contenta de proposer de une marche à la quête de ses précieuses plantes médicinales. J'acquiesçai d'un signe de tête puis me levai d'un bond, gardant Andrea à l'œil.

- Ca va ? T'as pas l'air bien... C'est ma faute ?

Je la fixais, inquiet. Autant continuer à crédibiliser mon rôle, cela ne me ferait gagner que plus de temps pour l'interroger sur son passé par la suite. Que serait-elle prête à divulguer à un enfant ? Et à moi ? J'espérais seulement qu'elle ne se doutait pas de ma véritable identité ou du moins, que son interlocuteur n'avait rien d'un innocent gamin de huit ans. Et si elle s'en rendait compte ? Je pourrais toujours l'endormir et poursuivre cette conversation en rêve, ça ne serait que plus facile pour moi.
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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Ven 3 Fév 2017 - 19:02

Andréa se releva, troublée.


- Ca va ? T'as pas l'air bien... C'est ma faute ?

La belle coula un regard vers l’enfant tout en sachant qu’il n’était pas en mesure de répondre à ses interrogations. Comment l’aurait-il pu avec cet air si innocent qu’il affichait ? Il était évident qu’il ne savait rien sur la nature du trouble qui l’habitait. Elle dormait pourtant bien en ce moment, ce qui était presque surprenant quand on savait ce qu’elle avait récemment traversé et l’angoisse perpétuelle qui l’accompagnait de voir débarquer des soldats de Delphes réclamant justice. Alors comment justifier une telle erreur ?

-Je vais bien, Tharos, dit-elle en glissant une main amicale dans les cheveux du garçon et accompagnant ce geste maternel d’un sourire rassurant. Je suis restée un peu trop longtemps au soleil c’est tout.

Elle porta alors la gourde à ses lèvres et avala un peu d’eau pour appuyer ses propos et tenter de convaincre l’enfant.


-Et toi, tu n’as pas trop mal ?

Il allait certainement dire non par fierté, mais au moins elle aurait détourné la conversation. Ramassant son panier, Andrea fit quelques pas, pensive. Elle avait demandé de l’aide aux dieux et Tharos était apparu, comme par magie. Un instant, la blondinette se demanda s’il était le signe qu’elle attendait avant de se traiter d’idiote. Comment un si jeune garçon pouvait-il lui servir de guide ? C’était une pure coïncidence et cette blessure n’était qu’un étrange hasard…
Comme promis, Andrea montra au garçon les plantes qu’elle avait ramassé pour qu’il puisse l’aider à en cueillir d’autre. A chaque fois, elle lui en expliqua l’usage et lui donna des conseils de préparation tout en se doutant qu’il aurait tout oublié une fois rentré au village. Bah, tant pis, s’il retenait au moins un dixième de ce qu’elle lui expliqué ce ne serait pas du temps perdu. Tout en ramassant une plante verte, Andrea continua à cogiter. Le petit garçon était-il bien ce qu’elle croyait ? Ne pouvait-il s’agir d’un nouveau subterfuge divin pour la tester, et si oui, qu’était-elle censée faire ? Elle eut soudain une idée.


-Regarde, tu vois cette plante ? C’est une cousine de la salade que nous avons mangé hier. Tu as été discret pendant le repas, tu as aimé ça ?

S’il répondait oui ou non il mentait, pour la simple et bonne raison qu’ils n’avaient mangé aucune salade la veille.
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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Mar 7 Fév 2017 - 8:12

Dissimulée par les ombres que projettaient les arbres en cette douce journée, Hécate observait du coin de l'oeil une jeune mortelle au prise avec les manipulations d'un jeune dieu. Rien de bien extraordinaire s'entend, aussi en temps normal elle ne se serait pas mêler de ce genre d'affaires et aurait simplement passé son chemin, indifférente. 
Pourtant, la titanide était là prête à intervenir.

En passant la main dans ses cheveux désormais gris, elle se remémora les événements qui avaient perturbés son programme quelques jours auparavant. Non content de poursuivre avec assiduité une jeune femme quelconque dans la ville, Apollon avait décidé de reporter son attention sur la présente titanide. Son frère de coeur, ou de lune peu importe, n'avait pas reconnu Hécate tout de suite et elle voulait bien lui accorder le credit que son apparence était... exceptionnelle à ce moment là. Un jeune homme dans la force sa jeunesse aux yeux aussi sombres que ses cheveux, franchement elle avait fait fort. Mais quand même, se faire poursuivre par Apollon... à ce souvenir des frissons parcoururent la peau ridée de la titanide.

Et c'est pour cela qu'en apprenant que Morphée était derrière cette suggestion ainsi que ce qu'il se passait a Delphe qu'Hecate eut enfin la réponse à cette question fondamentale : mais que se passe-t-il donc ici?

Autant préciser qu'elle laissa Apollon deviner seul que l'on se jouait de lui et partit à la recherche du Rêveur.  Et c'est ici qu'elle le dans ce village reculé en train de parler à cette fille comme si il lui devait la vie. Ridicule.
Bien le temps de l'observation étant fini, elle s'avança d'une démarche hésitante vers les jeunes gens.

 "Tharos ! Tharos ! Mais oú es-tu donc passé jeune garnement !"

"Ah ! Te voilà ! Comme si tu n'avais pas déjà fais assez de frayeur à ta jeune grand-mère ! Tu aurais pu répondre !"

Puis levant les yeux vers la jeune femme "Bonjour ..." C'était quoi son nom déjà ? Ah oui "..Andreas"

"Je suis vraiment désolée que mon petit-fils soit venu te déranger, j'essaie de lui inculquer le savoir-vivre mais ce n'est guère facile. En même temps je suis fière de lui il à décidément  très bon goût en matière de femme..."


Elle ponctua son petit discours d'un regard approbateur.
Ah Zeus ! Ce qu'elle détestait jouer les mamies bavardes. Mais là pas le choix, la grand-mère de Tharos, elle avait eut le temps de l'écouter était une vraie pie. Une de celles dont on voulait absolument se débarrasser.

"Ah mais je vous interrompt peut-être ?"

Et une petite touche de curiosité dans les yeux et le tour était joué. De quoi faire fuir une personne réservée.

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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Ven 10 Fév 2017 - 23:55

Quel magnifique déguisement que celui de Tharos ! Je ne me débrouillais pas si mal sous les traits du jeune garçon, d'autant plus qu'Andrea semblait l'apprécier plus que je ne l'avais prévu. Je ne savais pas qu'ils étaient aussi proches, moi qui imaginais qu'ils ne se connaissaient que de vue... Tant pis, impossible de changer d'apparence, d'autant plus que je commençais à apprécier ce corps. Je n'obtenais certes pas les réponses voulues grâce à lui, mais il me permettait au moins de passer du temps en la compagnie de ma protégée et de mieux cerner son caractère. Je répondais aussi vaguement qu'elle à ses questions, me contentant de hocher la tête en guise de négation lorsqu'elle me demanda si ma jambe me faisait souffrir. Le mortel dont j'avais pris la forme aurait certainement répondu une chose semblable alors ma couverture ne fut guère mise à mal. La jeune femme se lança ensuite dans de longues explications sur le nom et l'utilité des plantes, explications auxquelles je ne prêtais que peu attention. J'avais beau ignorer tout de l'exposé d'Andrea, je ne m'étais jamais intéressé aux plantes et ne m'y intéresserais probablement jamais. À quoi ces connaissances me serviraient-elles après tout ? Je fis tout de même l'effort de mémoriser la forme de celles que je devrais ramasser, mais oubliai bien vite les autres. Et voilà que je me retrouvais à cueillir des fleurs dans les bois avec une humaine, quelle situation ridicule ! J'allais continuer à l'interroger mais elle fut plus rapide que ce moi. La salade. Quelle salade ? Allait-elle un jour arrêter ses questions piège un jour ?! Je mis un certain temps à répondre, hésitant sur l'attitude à adopter, finis par hausser les épaules lorsque la voix d'une autre personne retentit, appelant désespérément un petit garçon qui se trouvait en réalité au village. Qui pouvait bien chercher ce garnement ? Sa grand-mère, évidemment. Elle apparut au détour de quelques buissons, reconnu son petit fils et s'en approcha joyeusement. Je le regardais avec curiosité et suspicions : la vieille femme n'avait d'humaine que l'apparence, car c'était bien un immortel qui venait à notre rencontre. Une aura puissante suivait ses pas et ne permettait aucun doute quant à sa nature.

Je la laissai débiter ses questions et se remarques, réfléchissant par la même occasion à la manière de découvrir qui se cachait sous ce masque et surtout, ce qu'il me voulait. Il y avait peu de chance si il s'agisse d'Apollon, il n'était pas du genre à opter pour de pareils déguisements. Aphrodite peut-être ? Certainement pas, elle aurait préféré envoyer un de ses larbins plutôt que venir en personne. Mais alors, qui ? Le moyen le plus simple consistait certainement à endormir la mortelle pour exiger quelques explications à cet intrus, mais je n'étais pas d'humeur aujourd'hui : on me reprochait trop souvent d'endormir mes cibles pour éviter les ennuies, je comptais bien prouver à ces mauvaises langues que je pouvais parfaitement maîtriser la situation sans avoir recours à ce pouvoir. Bien, essayons d'avoir une discussion en privé.

Le jeune garçon prit d'abord un air vexé avant de regagner cette étincelle d'excitation dans le regard :

- Je ne suis plus un enfant, mamie, je n'ai pas besoin d'être surveillé !

Je regardai les quelques plantes que je tenais dans la main, les agitai brièvement devant le visage de la vieille femme puis la prit par la main.

- Viens, je vais te montrer ce qu'Andrea m'a appris. (Je lançai à l'intention d'Andrea) Je l'emmène voir les argousiers près de la falaise, j'en ai vu des tas ! On arrive.

Je continuais de tirer la grand-mère, qu'elle le veuille ou non, plus en profondeur dans les bois, en direction des falaises qui longeaient la côte. Mon regard s'était assombri et conseillait silencieusement à la divinité de me suivre pour éviter toute complication. Quand je fus persuadé de ne plus être à portée de voix, je lâchai la déesse pour lui faire face. Je devais avouer que son déguisement était plutôt convainquant, mais pas assez pour tromper un dieu tel que moi.

- Bon, à qui ai-je l'honneur et que me veux-tu ? Je ne m'attendais pas vraiment à être interrompu de la sorte dans ma conversation avec cette mortelle et pour être franc, je préférerais qu'elle reste privée.

Un gamin de huit ans pouvait-il paraître menaçant ? C'est pourtant l'impression que j'essayais de donner, bien que je doute fortement du résultat. Quoi qu'il en soit, menaçant ou non, je comptais bien obtenir des réponses quant à la présence d'un immortel en ces lieux reculés de Grèce.
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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Dim 12 Fév 2017 - 13:23

Alors qu’Andrea attendait avec impatience la réponse à la question piège qu’elle avait posé à Tharos, l’intervention d’un tiers servit de prétexte au petit garçon pour fuir. La jeune femme en fut déçue. Elle avait bien repéré son hésitation au moment de répondre mais cela ne signifiait rien. L’intervention de cette femme était-elle la preuve qu’elle avait fabulé toute cette histoire ? Après tout si la grand-mère se donnait la peine de venir chercher le garçon c’est qu’il avait bel et bien disparu au village. Ce n’était pas comme si deux divinités pouvaient lui rendre visite le même jour et au même endroit. Pourquoi l’auraient-elles fait ? Elle n’était pas si intéressante.

-Bonjour... Andreas

-Andrea, corrigea cette dernière avec un sourire polie mais forcé.

Si elle avait facilement accepté la présence du garçon, c’était un enfant après tout et sa présence lui apportait un peu de distraction et de fraicheur au moment où elle en avait le plus besoin, celle de la grand-mère la réjouissait nettement moins. Cette femme était une vraie commère, toujours prête à poser des questions indiscrètes et à s’accrocher jusqu’à obtenir des réponses.

-…En même temps je suis fière de lui il a décidément  très bon goût en matière de femme...

Andrea lui lança un regard incrédule. Bon gout en matière de femme ? C’était un gosse de huit ans ! Elle se força à sourire et ne répondit pas, ce qu’elle faisait régulièrement au village pour faciliter son intégration. Ces gens étaient des paysans peu éduqués, elle sentait régulièrement le décalage entre leur perception du monde et leur comportement et le sien. Intérieurement, Andrea se demanda si ce compliment était sincère ou s’il visait juste à la flatter pour gagner son amitié. La belle était convaincue qu’elle représentait un réel sujet de curiosité pour cette femme. Pour le reste du village aussi, mais ses habitants avaient plus ou moins accepté le silence qu’Andrea s’imposait lorsqu’on l’interrogeait sur son passé.

-Ah mais je vous interrompt peut-être ?

-Non, répondit Andrea en révisant son point de vue. Elle la jugeait peut-être un peu trop durement. Ne serait-elle pas elle-même un peu commère si elle vivait depuis toujours dans un village de cette taille où il ne se passait jamais rien ? J’apprenais à Tharos les vertus de certaines plantes médicinales qui poussent dans les environs. Veux-tu te joindre à nous ? Demanda-t-elle poliment.

- Je ne suis plus un enfant, mamie, je n'ai pas besoin d'être surveillé !

Il agita les plantes qu’il tenait à la main sous le visage de sa grand-mère.

- Viens, je vais te montrer ce qu'Andrea m'a appris. Je l'emmène voir les argousiers près de la falaise, j'en ai vu des tas !


Andrea s’amusa un instant de la réaction de l’enfant. Fier d’avoir appris des choses, il tenait à montrer toute l’étendue de ses nouvelles connaissances à sa famille. C’était adorable.

-On arrive.

La blondinette se figea alors, un peu surprise. Elle pensait les accompagner mais ces deux derniers mots l’avaient cloué sur place.


-Euh, d’accord… à toute à l’heure.

Elle trouvait la réaction de l’enfant un peu étonnante et très adulte également. Que pouvait-il bien avoir à dire à sa grand-mère de si secret ? A présent, elle se demandait si les argousiers n’étaient pas qu’un prétexte pour la tenir à l’écart, surtout vu l’empressement avec lequel Tharos tirait sur le bras de sa grand-mère pour la faire avancer.

« Tu deviens parano, ce n’est qu’un enfant qui ne s’est probablement pas rendu compte de son impolitesse », se dit-elle.

En tout cas, elle était coincée. Impossible de rentrer alors que Tharos lui avait fait comprendre qu’ils allaient revenir. Elle pouvait toujours continuer à ramasser des plantes mais son panier commençait à être plein à craquer. Ou bien elle pouvait peut-être…

C’était péril, ô combien péril ! Et pourtant…

Elle avait besoin de savoir, il fallait qu’elle soit fixée. Elle dissimula donc son panier à l’ombre d’un buisson pour le protéger de la morsure du soleil sans quitter des yeux la progression de la grand-mère et de son petit-fils. A l’instant où elle les perdit de vue, elle prit la même direction qu’eux, vers les argousiers. Les lieux étaient sauvages et ne manquaient pas d’arbres et de buissons où se dissimuler. Si tout allait bien ils ne remarqueraient pas sa présence à proximité et elle aurait tout le loisir de capter quelques mots de leur conversation – si tant est qu’ils parlent assez fort. Elle avait besoin de ça pour se rassurer. Une fois qu’elle aurait vérifié la teneur et la banalité de leur conversation elle pourrait revenir sur ses pas et les attendre bien sagement.
Et si elle entendait quelque chose qu’elle n’était pas censée entendre ? Si l’enfant était bien un déguisement, s’il n’était pas réellement le Tharos qu’elle connaissait… que ferait-elle ? Elle aviserait. N’avait-elle pas toujours fait preuve d’une grande capacité d’adaptation ? Inutile de trop se projeter, il convenait déjà de tendre l’oreille et d’écouter et c’est ce qu’elle fit.
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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Lun 20 Fév 2017 - 15:13

Franchement amusée Hécate écouta la jeune femme la reprendre sur son prénom. Elle sentit  plus qu'elle ne vit Andréa réprimer sa frustration. Andrea, Andreas quelle différence cela faisait-il exactement ?  Mais tout de même, reprendre son ainée se faisait-il désormais chez les mortels ? D'autant que la titanide n'était certainement pas mortelle. Peut être devrait-elle lui apprendre les bonnes manières. En toute gentillesse bien sûr.

De toutes façons Hécate n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche que son compagnon divin la tirait vers un coin plus reculé. Sans doute voulait-il lui parler. De bonne grâce, la titanide se laissa entraîner selon le bon vouloir de Morphée. Une fois arrivée elle n'attendit pas plus longtemps avant de se dégager de la prise du dieu d'un geste vif qui contrastait de beaucoup avec l'apparence de son enveloppe corporelle.

- Tu aurais pu attendre. Je n'avait pas fini de lui parler. Une fausse expression de contrariété passa sur son visage. En ce moment la titanide s'amusait vraiment.

- Bon, à qui ai-je l'honneur et que me veux-tu ? Je ne m'attendais pas vraiment à être interrompu de la sorte dans ma conversation avec cette mortelle et pour être franc, je préférerais qu'elle reste privée.


Ignorant la question du dieu, Hécate se mit à énoncer tranquillement les différentes espèces de plantes qui l'entourait. Quand elle arriva à l'argousier elle prit délicatement entre ses mains l'un des fruits sans pour autant le détacher.

- Calme toi Dieu. Tu n'as aucun reproche à me faire quand toi-même tu es venu troubler ma paix par tes machinations.

Son regard fixé sur le fruit, elle se mit à caresser la peau avec douceur.

- C'est à cause de tes machinations que je suis là disais-je. Je suis ... Non je ne te le dirais pas. Sache seulement que je ne suis pas Apollon mais que c'est grâce à lui que je suis là.

Finalement d'un geste sec, elle écrasa le fruit dans sa main sans aucun ménagement.

- Il a passé des jours à tenter de me séduire et ne voulait pas s'arrêter. Cet idiot ne m'a même pas écouté si bien que j'ai dû le fuir.
Hécate frissonna à ce souvenir.
Le fuir te rends-tu compte. Voilà un certains temps que cela ne m'était pas arrivé et ce n'est pas l'expérience la plus agréable du monde.

Bien entendu, après elle était réapparu sous sa vraie apparence et Apollon ne s'était rendu compte de rien lui demandant si elle n'avait pas vu un jeune homme fort séduisant dans les environs. Et l'expression de pur dégoût sur le visage de la titanide ne l'avait visiblement pas mis sur la voie.

Repoussant l'affreux souvenir d'un geste de la main, Hécate se tourna vers l'autre divinité dans l'attente d'excuses et peut-être d'une nouvelle occupation apte à la distraire. Et dans son mouvement elle aperçu une ombre qui n'était visiblement pas à sa place. Tiens, cette jeune femme n'avait visiblement aucune manière.

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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Mar 28 Fév 2017 - 20:26

"Surtout, Morphée, reste calme et contrôle cette furieuse envie d'étriper cette insolente." Non seulement elle m'ignorait, mais en plus de cela, elle jouait sur son avantage qui résidait dans mon ignorance de sa véritable identité. Bien sûr que non, elle n'allait pas me la révéler ! Tout aurait été bien trop simple ! À la place, elle préférait laisser planer le doute avec un malin plaisir, en m'intimant tout de même qu'il ne s'agissait pas d'Apollon. Je supposais que c'était une bonne chose. Mais alors, qui ? Qui ai-je pu offenser en mettant en place mes "machinations" ? Un ami d'Apollon apparemment. S'était-il seulement rendu compte de la supercherie ?

- Il a passé des jours à tenter de me séduire et ne voulait pas s'arrêter. Cet idiot ne m'a même pas écouté si bien que j'ai dû le fuir.

Je ne pus contenir un petit sourire moqueur. J'aurais bien aimé assister à la scène : cet idiots d'Apollon séduisant par mégarde une déesse qui n'en avait nullement envie. Mais la situation avait beau sembler excessivement drôle, mon problème l'était beaucoup moins. Je m'étais fait un ennemi de plus à cause de cet histoire et je ne savais nullement où cela allait me mener. Je laissai échapper un faible rire.

- Je ne vois pas de quoi tu te plains, tu aurais pu tomber sur bien pire qu'Apollon. J'admets qu'il peut se montrer collant, mais que veux-tu ? Tu dois être irrésistible sous ta véritable apparence, j'en suis certain.

Je laissai la phrase en suspens quelques instants afin d'observer la réaction de mon interlocutrice. Elle semblait ailleurs, comme subjuguée par quelque chose. Je n'y fis pas attention et poursuivis :

- Mais si ça peut te rassurer, cela n'avait rien de personnel. J'avais simplement besoin de l'éloigner de Delphes quelques temps et qu'il oublie momentanément de s'occuper de sa pythie. Ce n'était pas vraiment prévu que tu serves de distraction mais dans tous les cas, tu as très bien joué ton rôle ! La preuve : Apollon ne s'est même pas rendu compte que sa protégée...

Je ne finis pas ma phrase, quelque chose n'allait pas. Mon interlocutrice fixait définitivement quelque chose se trouvant dans mon dos. Je me retournai, redoutant presque de voir surgir mon rival, mais il n'en était rien. Cachée par la végétation, une mortelle écoutait notre conversation. Je soupirai, jetant un regard mauvais à la vieille femme. Résigné, je lançai à l'adresse de l'espionne :

- Sors de là. Puisque tu es ici, autant prendre part à la conversation. Je suppose que tu as des questions...

Quel autre choix avais-je ? Ne sachant pas quelle partie du discours elle avait entendu, il aurait été difficile de continuer à assumer le rôle de Tharos en lui annonçant un mensonges bancal. Et puis, je supposais qu'elle n'était pas stupide et qu'elle avait très bien compris à quel genre d'êtres elle avait à faire.
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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Lun 6 Mar 2017 - 15:34

Andrea avait décidé de suivre ces deux personnes sur une intuition complètement folle à laquelle elle avait elle-même du mal à accorder du crédit. Mais alors que faisait-elle là, planquée derrière ces arbres et ces buissons à espionner une grand-mère et son petit fils ? Elle se sentait stupide. Si elle se faisait prendre, elle aurait du mal à justifier sa présence.

« Alors je n’ai pas intérêt à me faire repérer », se dit-elle.

De là où elle était, elle ne parvenait pas à saisir la totalité de l’échange mais elle en comprit suffisamment pour sentir ses jambes ramollir. « …Dans ma conversation avec cette mortelle... ». Jamais elle n’avait à ce point souhaité se tromper. C’était complètement dingue ! Un dieu, elle avait compté fleurette avec un dieu une bonne demi-heure durant, à lui faire la liste des plantes du coin. Non mais quelle idiote ! Il avait bien dû se marrer en la voyant faire. Pitoyable, elle avait été pitoyable. Cet être divin n’était pas là par hasard. Elle avait récemment profané le temple de l’Oracle en droguant la PythieLe dieu qui avait pris les traits de Tharos était peut-être Apollon en personne, venu l’interroger pour mieux la punir.  Elle eut soudain envie de prendre ses jambes à son cou. Mais à quoi bon ? Elle ne pourrait pas échapper à un dieu, même en fuyant en courant à en perdre haleine. En revanche, elle pouvait toujours feindre l’ignorance, retourner sur les lieux de leur séparation et profiter de ce qu’elle savait pour tenter de tromper Apollon. Mais il y a avait quelque chose de surprenant : si elle comprenait bien ce qui pouvait motiver le faux Tharos à l’approcher, elle avait du mal à saisir la raison de la venue de la deuxième divinité qui, à l’évidence, n’était pas la bienvenue du point de vue de la première. Rongée par la curiosité, Andrea tendit l’oreille dans l’espoir d’obtenir quelques réponses à ses questions avant de regagner discrètement le point de rendez-vous.


-Sache seulement que je ne suis pas Apollon mais que c'est grâce à lui que je suis là.

Andre se figea, comprenant qu’elle s’était fourvoyée. Tharos n’était pas Apollon ou l’un de ses envoyés. En revanche l’autre…
Perdue, la jeune femme se demanda pourquoi un dieu pouvait s’intéresser à son cas si ce n’était pas pour la punir de son sacrilège. Il lui fallut à peine un instant pour qu’une autre idée vienne germer dans son esprit. Il s’agissait peut-être du dieu qui l’avait envoyé à Delphes, auquel cas ce dernier voulait la renvoyer une nouvelle fois en mission suicide. Elle était presque flattée qu’il se donne la peine de se déplacer physiquement cette fois. Presque. La blondinette sentit l’amertume l’envahir. Tharos confirma finalement ses intuitions.


- … J'avais simplement besoin de l'éloigner de Delphes quelques temps et qu'il oublie momentanément de s'occuper de sa pythie.

Une fois de plus elle avait visé juste. Jadis, son cousin lui avait dit que son cerveau risquait de fondre si elle continuait à raisonner comme un homme, car une femme n’était pas faite physiologiquement pour réfléchir. Si elle lui avait d’abord collé son poing dans la figure pour évacuer la frustration, la réflexion l’avait touché. Il avait au moins raison sur un point : elle ne ressemblait pas aux autres femmes. Tout aurait été bien plus simple pour elle si elle était née homme. Elle était trop attachée à ses libertés, d’un naturel trop franc pour pouvoir se plier à la volonté de l’autre genre juste par commodité. Si ce sale gosse n’avait pas été un dieu elle lui aurait volontiers dit sa manière de penser. Andrea se mordit la langue, partagée entre la crainte de se trouver en présence divine et celle d’être incapable de retenir ses mots si elle devait à nouveau faire face à Tharos. Sa fierté risquait de lui poser de gros problèmes, les dieux n’étaient pas réputés pour leur patience. Dire ce qu’elle pensait la soulagerait sur l’instant mais elle risquait de largement le regretter une fois que le dieu l’aurait puni pour son effronterie. Elle n’avait aucune envie de passer l’éternité au tartare ou d’être foudroyée sur place. Quoi que les deux n’étaient pas incompatibles. Oh bon sang…

La seule bonne nouvelle, c’était que le deuxième dieu (non mais vraiment, ils ne pouvaient pas afficher clairement leurs identités pour une fois ?!) n’était visiblement pas là pour elle. Plongée dans ses réflexions, elle ne réalisa pas que le soleil avait tourné ni que son ombre l’avait trahit. En revanche elle s’étonna de ne plus rien entendre. Quand soudain…

- Sors de là. Puisque tu es ici, autant prendre part à la conversation. Je suppose que tu as des questions...

Andrea se figea et sentit son cœur s’arrêter soudain, avant de se remettre à battre de plus belle. Si Tharos avait chuchoté jusque-là, il s’était soudain exprimé à voix haute et avec une assurance et une autorité qui n’avaient rien de naturelles pour un petit garçon. La belle sentit soudain la terreur la gagner. C’était forcément à elle qu’il s’adressait, il avait finir par sentir sa présence. Elle aurait voulu disparaitre six pieds sous terre. Comment allait-elle justifier sa présence à ces deux divinités ? Tharos ne l’avait pas menacé pour l’inciter à sortir, au contraire il semblait même enclin à la discussion mais cela ne signifiait rien. Elle vivait peut-être ses derniers instants et elle avait en avait pleinement conscience. Pour autant, elle ne pouvait pas rester cachée derrière cet arbre et faire attendre ces deux êtres qui pouvaient mettre fin à ses jours en claquant des doigts. Andrea prit alors une grande inspiration et se composa un masque d’impassibilité. Elle n’était pas assez bonne comédienne pour feindre la joie mais elle devait essayer de dissimuler la peur que lui inspiraient ces créatures de légende. Elle sortit alors des fourrées et se rapprocha légèrement de Tharos et de sa grand-mère. Légèrement. En réalité, elle conserva une bonne distance de sécurité, par pur réflexe. Comment fallait-il se comporter devant un dieu ? Elle n’en avait pas la moindre idée. Et dire que la plupart des mortels mourraient sans jamais avoir croisé la route d’un seul dieu et qu’elle en rencontrait deux au cours de la même journée. Mais pourquoi elle ?!

Après quelques instants, elle mit un genou à terre et incline la tête avec déférence. C’était la plus haute marque de respect qu’elle pouvait offrir avec ses maigres connaissances de l’étiquette.

-Divinités, les salua-t-elle en espérant intérieurement qu’il s’agissait de la bonne démarche à suivre.


Après quelques instants, la blondinette ne put s’empêcher de relever la tête pour observer le petit garçon et la vieille femme avec un tout nouveau regard. Cette mascarade ne rimait plus à rien désormais, elle savait que ce visage n’était qu’un masque. Ses yeux se posèrent sur Tharos et ne le quittèrent plus. Elle aurait eu du mal à décrire ses sentiments alors qu’elle observait l’enfant. De la curiosité mêlée à une certaine détermination et peut-être un soupçon de rancune. Elle allait enfin pouvoir l’interroger, découvrir l’identité de celui qui l’avait choisi et lui poser la question qui l’obsédait : pourquoi elle. Mais la présence de cette deuxième divinité posait problème. Elle ne pouvait parler à cœur ouvert devant elle sans savoir si cette dernière était au courant de son implication dans le drame de Delphes. Ne sachant quoi dire pour briser la glace, elle attendit bien sagement que l’un des dieux prenne la parole et l’invite à en faire autant.
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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Jeu 20 Avr 2017 - 22:21

Hécate avait une caractéristique qui était constante. Et ce malgré tout ses problèmes de personnalité.
Elle aimait avoir la situation sous contrôle.
Du coup ne révéler que le strict minimum sur elle même avait été le choix stratégique logique. Encore que son interlocuteur pouvait ne pas croire à ses paroles mais là cela devenait son problème.

En général quand la déesse se dévoilait aux humains elle était confrontée à plusieurs types de réactions allant des pleurs - lesdits humains n'ayants pas compris qu'il s'agissait du hobby de Thanatos de tuer, pas du siens - à la crise cardiaque - à cause de cette fameuse peur de mourir. Ironique non.
Bien peu d'entre eux étaient effrontés au point de tenter de lui dire ses quatre vérités, aussi pensa-t-elle que c'était dommage de devoir dire à cette fille qu'elle n'était pas une charmante grand-mère.
D'autant que la déesse savait qu'elle n'avait pas un abord très ... amical.

Enfin dommage. Il ne faut pas croire qu'Hécate s'en préoccupait plus que cela de l'opinion des mortels mais plutôt que la pensée lui avait effectivement traversée l'esprit tandis que son compagnon se rendait compte de la présence de l'intruse.
Tout comme elle avait pensé qu'effectivement elle était une grand-mère quelque part sur cette Terre. Des pensées frivoles en somme.

A cet instant, tout cela n'était que pensées parasites qui l'empêchaient de se concentrer sur la véritable chose importante. Enfin résigné - Il semblait  que c'était cela que le visage de Morphée venait de montrer. De la résignation. ou de l'agacement ? impossible à savoir - Morphée se décidai enfin à dominer la mortelle, à lui imposer sa volonté comme il aurait dû le faire depuis le début.

Ah ! Ce n'était pas trop tôt.
Dire qu'il avait fallut cette petite comédie ridicule.
Mais sa conversation avec la jeune ne l’intéressait que moyennement. Après tout, elle n'était pas venu pour la mortelle. Des mortels elle en voyait bien assez, de même que des plus tout-à-fait mortels aussi. Ce n'était pas pour Andréa qu'Hécate était-là après tout mais bien pour l'être au caractère un peu plus divin qui avait décidé de la suivre.

Peut-être voulait-il convaincre une amante en réalité ? Mais l'apparence d'un enfant dans ce cas précis la fit frissonner. C'était tout de même malsain, et pourtant, elle en avait vu des perversions.  
Aphrodite aurait adorer être là et se perdre en conjectures sur la relation qu'entretenaient ces deux-là pendant que la jeune femme approchait.

Son salut fut des plus formel, sa peur bien dissimulée en tout cas. Voilà qui forçait le respect.

Néanmoins, à la salutation envoyé par AndréA, Hécate eut un petit sourire. Elle avait l'air beaucoup moins à l'aise que devant une grand-mère excentrique et son petit-fils hyperactif.
Puis elle se souvint qu'Hadès lui avait déjà dit que ses sourires étaient effrayants donc elle arrêta. De sourire.
Et malgré l'injonction de son camarade divin Andrea s'arrêta à cette simple salutation.
Par Zeus ! Ils n'allaient pas la faire regarder une scène digne des dramaturges contemporains !

Si aucun des deux ne se décidaient à parler voilà qui allait beaucoup les faire avancer. Autant prendre les choses en mains.

"- Bon. Plus besoin de garder cette apparence désormais. Je n'ai jamais aimé jouer les vieilles femmes. Elles sont trop limitées."

Cela ne l'empêchait pas d'être une vieillarde en son genre soit dit en passant.
Elle opta pour une apparence standard aux cheveux et aux yeux noirs. Elle ressemblait à n'importe quelle humaine et ne tenait toujours pas à se dévoiler. C'était la seule chose palpitante dans cette rencontre pour le moment. Le mystère.

"- Bien. Si aucun de vous deux ne veux commencer à parler je peux continuer sur le sujet de tout à l'heure. Voilà bien longtemps que je n'ai pas parler herberie avec quelqu'un. Je suis sûr que vous seriez tout les deux passionnés par cela."

Ou pas.
Et Hécate ne put retenir un sourire à cette nuance.
Hello:
 

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MessageSujet: Re: L'âme dans le vague... [Morphée+libre] Sam 15 Juil 2017 - 19:29


Il est extrêmement drôle de prendre l'apparence d'un autre aux dépends de son interlocuteur, inutile de vanter les bienfaits de la métamorphose à un dieu qui passe son temps à changer de forme pour passer inaperçu ! Mais lorsque l'on fait office de victime, le tour de passe-passe parait instantanément beaucoup moins amusant. Et en plus de ne pas connaître l'identité de mon interlocutrice, voilà qu'Andrea compliquait davantage la situation. Une mortelle et une divinité rancunière à gérer, fabuleux... Pourquoi fallait-il toujours que j'attire les problèmes ? Mon plan avait tout pour réussir, une sympathique vengeance en bonne et due forme, et voilà que le destin me riait au nez en m'envoyant de nouveaux problèmes à la figure. J'aurais très bien pu maîtriser la situation si j'avais eu le moindre indice concernant l'identité de l'autre divinité, mais mon interlocutrice ne laissait absolument rien paraître. "Toi, je ne sais pas qui tu es, mais je te déteste...".
La mortelle me fixait avec une intensité que je ne pouvais ignorer alors que la divinité changeait de forme. Pendant un instant - et un instant seulement - je crus qu'elle prendrait une apparence familière, mais il n'en était rien. Elle se métamorphosa en une jeune femme aux cheveux aussi sombres que ses prunelles, mais qui ne ressemblait nullement à un olympien. Encore et toujours des masques... Cela serait tellement plus simple si chacun révélait simplement ses intentions sans détour.

Alors que la divinité se lançait dans une série de remarques sarcastiques, j'invitai Andrea à se relever, me questionnant sur la meilleure manière de protéger la mortelle si les choses tournaient mal. L'éloigner serait la meilleure solution tant que j'ignorais les intentions de ce nouvel ennemi, mais celui-ci ne semblait pas prêt à laisser tomber l'affaire. Autant gagner du temps et commencer tout de suite les hostilités. Mais avant toute chose, mes doigts claquèrent devant les yeux de la mortelle alors que je dirigeais mes pouvoirs vers son esprit. L'endormir n'aurait fait que ralentir la situation, mais lui faire croire que tout ceci n'était qu'un rêve délierait sa langue bien plus facilement. Ainsi, si les choses venaient à dégénérer et qu'elle s'en sortait indemne, elle se réveillerait le lendemain matin avec l'impression d'avoir fait un rêve des plus étranges. De plus, cet état lui permettrait de mettre sa peur de côté durant la durée du maléfice, lui permettant de parler sans détour. Insulter un dieu ? Qu'importe puisque tout cela n'est qu'un rêve ! De quoi rendre l'entre-vue bien moins solennel et tendu qu'il ne l'était actuellement. Quand ce fut chose faite, je me permis de prendre une apparence moins enfantine : celle d'un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux d'or, le genre de forme que je prenais généralement lorsque je voulais parcourir la Terre sans trop attirer l'attention. Et le plus important : j'étais désormais à la hauteur de mes deux interlocutrices. Bien. Dorénavant, il me faudrait gérer un problème à la fois.

- L'herberie est en effet un sujet passionnant mais je doute que ce soit pour parler botanique que tu sois venue jusqu'ici. Donc, quelles sont tes intentions précisément ?

Je n'essayais nullement de cacher mon mécontentement ou mon agacement en prononçant ces mots. J'en avais assez de ce petit jeu et j'aimerais que tout cela se termine au plus vite. Que voulait-elle donc ? Me passer un savon pour avoir provoqué Apollon ? Je n'en avais rien à faire de ses remontrances, alors qu'elle profère ses menaces, que j'en sois débarrassé. Venait-elle peut-être pour se venger en attaquant Andrea ? L'hypothèse tenait la route et je n'étais pas sûre de faire le poids face à une divinité dont les pouvoirs m'étaient inconnus. Un autre avantage de l'anonymat consistait à empêcher toute forme d'anticipation de la part de son adversaire. Je me tournai à nouveau vers la mortelle.

- Quant à toi, poses donc tes questions, je m'efforcerai d'y répondre.

D'autres dieux se seraient contentés de faire disparaître à jamais les preuves de leur culpabilité, mais rares étaient ceux qui auraient accepté de répondre à leurs questions. Je regrettais parfois de devoir faire office du gentil dieu seulement envieux de protéger les humains, mais il fallait bien que quelqu'un joue ce rôle, n'est-ce pas ?

Hors RP:
 
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