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Poséidon Ψ « Plongée au cœur des abysses. »

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Localisation : Sur l'Olympe ou dans son super palais sous-marin (si vous voulez lui envoyer des lettres). Sinon, il aime bien se promener.
Occupation : Tenter de battre son record du plus grand raz-de-marée. (Entre autres.)
Humeur : Lunatique. (Un peu trop.)
Date d'inscription : 21/04/2016
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MessageSujet: Poséidon Ψ « Plongée au cœur des abysses. » Lun 19 Déc - 11:27


 POSEIDON


I- Carte d'identité
 

Sous-type: Olympien.
Nom: Poséidon.
Surnom: Dieu des mers et des océans en furie, Ébranleur du sol, Seigneur des chevaux, Sauveur des navires, Souverain des mers, Celui qui inonde, Celui qu'on voit de loin, Celui qui embrasse la terre... Les poètes antiques ne tarissent pas d'imagination en la matière.
Symboles: Son précieux trident, obtenu suite à la Titanomachie, et son char tantôt tiré par des chevaux aux sabots d'airain et tantôt par des hippocampes le suivent dans de nombreuses représentations, mais il est aussi associé au cheval, au taureau et au dauphin, et, plus rarement, au bélier, à l'hippocampe et aux poissons.
Attributs: Dieu des mers et des océans (qu'on pourrait simplifier par Dieu de l'eau puisqu'il contrôle aussi les lacs et les cours d'eau), des tempêtes, des tremblements de terre, et dompteur du cheval.
Pouvoirs: Comme tous les Dieux, il est capable de se métamorphoser pour se fondre tant parmi l'humanité que parmi la faune. Les eaux sont soumises à son bon vouloir et, grâce à elles, il est capable de faire s'ébranler la terre et mourir, ou abonder, les cultures.
Lieu de résidence: Sa résidence principale est son palais immergé près du Golfe de Corinthe. On peut aussi le trouver sur l'Olympe.
Particularités: Il est lunatique et réputé pour ses grandes colères qui s'abattent souvent sur les mortels.







II- Vous, votre vie, votre oeuvre.


HISTOIRE

Rhéa, épouse de Cronos, voyait son malheur se répéter. A chaque enfant qu'elle mettait au monde, après de longs mois de labeur, restait associé une finalité : un à un, ils étaient engloutis par le Titan. Lassée et révoltée, elle entreprit de cacher ses deux derniers fils. Elle échangea le cinquième, Poséidon, contre un jeune poulain enveloppé dans un lange. Son mari ne détecta pas la supercherie. Néanmoins, il lui fallut masquer cet enfant aux yeux affamés de vie de Cronos, et donc s'en séparer aussi. Elle le confia à Kapheira, une Océanide vivant sur l'île de Rhodes qui, aidée par les Telchines, éduqua Poséidon et veilla sur son enfance divine.

Kapheira, qui, au fil des années, nourrit un amour de plus en plus profond pour ce fils qui n'était pas d'elle, cacha à Poséidon sa véritable nature — par jalousie ou par volonté de protection, la chose est difficile à savoir. Il grandit dans l'ignorance de ses origines et de sa famille.
Et les choses auraient pu se poursuivre ainsi. Il aurait pu continuer sa vie sur l'île de Rhodes, loin du monde et loin de s'imaginer ce qui existait au-delà, jouissant de sa condition d'éternel sans savoir qu'il en courait d'autres à son image. Il aurait pu ne jamais savoir, si Zeus n'avait pas été tenu au courant des précédents agissements de sa mère.
Tandis qu'il courtisait Métis pour qu'elle acceptât de faire boire à son père Cronos une boisson émétique, il se mit à la recherche de ce cinquième frère qui ne gisait pas dans l'estomac du paternel. Lorsqu'il le trouva, il lui expliqua, avec patience et persuasion, qui ils étaient, d'où ils venaient, et quelle était leur tâche. Là où il commit sans doute une erreur, ce fut lorsqu'il relata la prophétie de Gaïa et qu'il se vanta d'être ce fils qui abattrait le Titan. Il ne fallut que peu de temps à Poséidon pour comprendre que cet enfant aurait pu être lui, s'il avait su. Déjà avide de possessions et de pouvoirs, cette révélation fit naître en son cœur une rage nouvelle, couplée à la colère d'avoir vécu dans le mensonge, incapable d'aider ce qui constituait sa véritable famille. Il s'en prit aussitôt à Kapheira et, au cours de leur explication, sujet à un nouveau débordement de haine, l'étrangla.

Ne percevant plus rien sur l'île qui valût la peine d'y demeurer, il accepta d'accompagner Zeus dans sa quête. Ils revinrent près de leurs parents et découvrirent alors ces sœurs et ce frère que ni l'un ni l'autre n'avait connu. Les trois frères, accompagnés de redoutables alliés, menèrent la Titanomachie contre leurs ancêtres. Lorsqu'ils les eurent tous repoussés dans le Tartare, Poséidon referma les portes d'airain. Une ère se terminait pour qu'une nouvelle s'érigeât. La fratrie se partagea le monde : Zeus s'empara du Ciel, Hadès obtint les Enfers, et Poséidon se tourna vers l'Océan. Ils laissèrent la Terre libre d'une emprise unique et, de fait, la soumirent à d'âpres conflits divins.

***

Vint dès lors le temps de se ménager une place. Rapidement, Poséidon s'éprit d'un amour sans condition pour l'océan, qui par ses mouvements amples, ses allures changeantes et son parfum enivrant lui remémorait son enfance à Rhodes, cette liberté qu'il avait goûtée du bout des lèvres comme on embrasse timidement sa première conquête. Il aimait les vagues, il aimait la couleur chatoyante de l'eau, il aimait ceux que les flots abritaient. Il s'y retrouvait ; dans l'étendue calme qui s'avance et se retire tranquillement, dans la vastitude agitée qui se soulève et s'abat fougueusement. C'était comme un reflet, plus grand, plus libre, peut-être plus puissant, de lui-même. A force d'amour et de temps passé dans ces ondes, il devint encore plus comme elles : plus serein et plus tempétueux, plus impétueux et plus langoureux ; en somme, plus assujetti à la dualité.

Cronos avait aussi régurgité ce poulain que Rhéa avait sacrifié. Il était sorti paniqué et effarouché, et avait refusé le contact de tout être durant des semaines. Poséidon l'avait placé sur des falaises verdoyantes qui surplombaient la mer. Dès que la Titanomachie eut pris fin, il s'y rendit chaque jour, et patienta, patienta, et patienta encore. Il observait le jeune cheval avec un mélange de curiosité, d'admiration et, au fond, de reconnaissance. Il avait payé à sa place. Peu à peu, ce dernier s'habitua à sa présence et, le temps s'écoulant, il finit par s'approcher. Au début timide et méfiant, puis de plus en plus assuré. Poséidon avait gagné un premier jeu de patience : il avait conquis la confiance de l'équidé. Cela accomplit, il entreprit de dompter l'animal — bien que le terme soit fort, puisqu'il percevait cet essai plutôt comme un jeu, un jeu à deux qui ne reposait que sur un lien fragile et friable. Lorsque l'étalon le laissa grimper sur son dos, on lui attribua le surnom de Seigneur des chevaux. Comme il constatait les avantages et l'aide que pouvait apporter un tel savoir, il prit le temps, par la suite, d'enseigner aux Hommes l'art et la manière de monter, leur offrant même l'usage de la bride.

***

Cependant, Poséidon ne se satisfit jamais de ces seuls attributs. Jaloux et ambitieux de nature, peut-être plus encore lorsqu'il s'agissait de Zeus et des autres Dieux, il ne cessa de s'y confronter, que ce fût verbalement, par des piques ou des assauts, ou que ce fût dans l'action, par des mesquineries ou des supercheries.
Plus que les autres, sa mésentente avec Athéna est contée par toutes les lèvres. Ils s'affrontèrent régulièrement, notamment pour le patronage de villes telles que Trézène — qui fut finalement partagée entre les deux divinités par Zeus — ou, plus significatif encore, Athènes. La déesse de la stratégie proposa aux habitants un olivier, et Poséidon leur promit un magnifique cheval qui leur permettrait de gagner n'importe quelle course, qui se montrerait brillant dans les batailles, et dont la descendance serait prometteuse. Les habitants de l'Attique préférèrent l'arbre aux feuilles d'argent. Aussi, Athéna obtint la cité, qui hérita d'un dérivé de son nom. Le Dieu de la mer, rancunier, inonda l'Attique de ses eaux vengeresses.
Loin de freiner ses ardeurs impérialistes, ces deux échecs — Trézène ne lui appartenant pas totalement, il considérait cela comme tel — le menèrent plus encore contre les autres Dieux. A Zeus il disputa Egine, sans succès ; à Dionysos, Naxos, encore en vain ; à Hélios, Corinthe, dont il lui laissa l'acropole et obtint l'isthme, devenant ainsi le Seigneur des jeux isthmiques. A Héra, il voulut prendre Argos. Ils combattirent longuement, et il était prêt à poursuivre durant des siècles encore, mais Zeus décida de soumettre le conflit à trois juges : les dieux-fleuves Inachos, Céphise et Astérion. Les divinités penchèrent en la faveur d'Héra, à la surprise de Poséidon. Ce dernier, pour les punir de leur déloyauté, assécha leurs fleuves et, ainsi, les assassina.

***

Avec les autres êtres vivants, et notamment les Hommes, il entretenait des rapports ambigus. Tantôt sauveur, tantôt destructeur, il oscillait entre ces deux personnages sans que l'un ne parvînt à prendre le pas sur l'autre ; il demeurait vénéré parce qu'il était autant aimé que craint.
A la religion, il accordait une importance toute particulière. Il détruisit Héliké et Bura suite à l'impiété des habitants. Les Hélikéens ne voulaient pas fournir aux colons Ioniens, basés en Asie Mineure, une statue de Poséidon. Avec la complicité des citoyens de Bura, ils assassinèrent des ambassadeurs ioniens pour étouffer l'affaire. Le Dieu des océans, énervé, frappa la terre de son trident : elle se déchira et un tremblement de terre ravagea les cités, rapidement suivi d'un raz-de-marée, qui engloutit ce qu'il restait d'Héliké. La ville fut entièrement submergée. Désormais, seules les créatures marines osent arpenter ses ruines couvertes de varech.

Un jour qu'il marchait entre les colonnades de son palais sous-marin, Poséidon entendit un appel. Vigoureux, assuré, le cri émanait de Minos, nouveau roi de Crète. Il était désireux de prouver à son peuple qu'il jouissait de la faveur des Dieux. Pour cela, il avait dédié au Souverain des mers un autel, et entamé les préparatifs pour un sacrifice. Désormais, il le priait d'amener un taureau et lui promettait de verser son sang en son honneur. Poséidon exauça son souhait ; de l'écume il modela un superbe animal blanc, qu'aucun autre n'égalait. La bête surgit des flots et trotta jusqu'au rivage, où Minos le découvrit. Sidéré par sa splendeur, le roi refusa de le tuer : il en sacrifia un autre. Loin de tromper Poséidon, l'acte lui inspira une vengeance. Minos étant fils de Zeus, il ne pouvait le tuer. Aussi, il imagina une autre façon de le punir, bien plus humiliante, et bien plus jouissive. Il descendit sur Terre.

« Vous avez bien fait de garder ce taureau, ma reine. » Pasiphaé détourna son regard de l'animal et le posa sur l'être qui venait de l'interpeller. Enveloppé dans du chanvre et appuyé sur un long bâton de bois sculpté, le vieux berger observait la femme de ses pâles yeux bruns. « Je ne sais pas... Nous aurions peut-être dû le sacrifier à Poséidon. » répondit-elle. Depuis qu'il paissait dans le troupeau de Minos, elle n'en finissait pas d'être saisie par le doute. Les questions l'assaillaient, et chaque jour elle prenait le temps de venir ici, face au taureau, pour y réfléchir. « J'espère que vous plaisantez ! Regardez comme il est beau ! Il aurait fallu être fou pour accepter de le faire saigner. Poséidon comprendra et se contentera bien de celui que vous lui avez offert. Il serait bien ingrat, sinon... » A ces exclamations, la reine sourit. « Non non, ne craignez pas les Dieux. A quoi bon ? Ils ont bien assez de choses à traiter pour prendre en plus la peine de s'arrêter sur nous, pauvres mortels. » Surprise, elle émit un petit rire. « On croirait presque que vous les connaissez personnellement. » Ce fut au tour du vieillard de dévoiler ses dents, jaunies et mal alignées, celles-ci. « Je crois qu'on les connaît tous un peu à notre manière. » Elle hocha la tête, songeuse. « Vous avez sans doute raison. Pourquoi vouloir ce taureau, alors qu'il a déjà les océans ? » - « Exactement. » Il pressa une main calleuse sur l'avant-bras de la jeune femme, et de l'autre lui désigna la bête. « Admirez ses muscles proéminents, son pelage blanc, ses grands yeux bruns, et ses cornes, ah ! ses cornes, voyez comme elles sont longues et effilées ! Je vous parie que lorsqu'il trouvera une vache à son goût, on aura par ici des veaux merveilleux, qui attiseront la convoitise des plus grands. » Pasiphaé leva les yeux vers le bovin et détailla chacun des éléments que l'aïeul venait d'énoncer. Elle poussa un petit soupir et lâcha : « Oui, c'est vrai... » Elle ignorait que la prochaine fois, ce serait un soupir d'amour qu'elle susurrerait.

Son action accomplie, il n'eut plus qu'à patienter. Depuis l'Olympe, il observa Pasiphaé s'éprendre de l'animal, rencontrer Dédale, lui demander la construction d'une vache, puis, sous cette couverture, s'accoupler avec le nouvel objet de ses désirs. Poséidon avait du mal à contenir, chaque fois qu'il y pensait, chaque fois qu'il les voyait, elle ou Minos, de terribles secousses de rire. Néanmoins, il n'en avait pas terminé. Il pourrait réellement s'en amuser lorsque sa vengeance serait entièrement établie. Assuré que la reine de Crète portait bien, en son ventre, le fruit de son péché, il enclencha la seconde étape de son plan.

« Là, là, mon beau. » Doucement, il s'approchait du taureau, une main en avant, en guise d'invitation. Il dégageait une aura extrêmement apaisante. L'animal, éclatant sous la lune, ne bougeait pas. Confiant, il laissait le Dieu s'avancer, tout en le scrutant de son grand regard brun. Celui-ci posa une main sur son chanfrein et caressa délicatement son poil dru. Les paupières de la bête tombèrent, alourdies par une sérénité factice. Poséidon se glissa jusqu'à son oreille, et lui souffla quelques paroles. Aussitôt, il rouvrit brutalement les yeux, renâcla, tapa du pied, puis s'élança en avant. Le jeune homme eut à peine le temps de s'écarter. Le monstre, rendu fou, s'ébrouait, lançait ses cornes d'un côté et de l'autre, sauvage. Son créateur éclata de rire en observant les prémices de la fin de sa punition. Le bovin ensorcelé traversa le champ. Dans sa course, il effraya les vaches qui somnolaient. Rapidement, un capharnaüm s'éleva du troupeau, et ne s'éteignit que de longues minutes après que le mâle eut quitté les lieux. Comme il obéissait aux ordres de Poséidon, il s'élança à travers la campagne et saccagea les cultures. La nuit durant, il détruisit, piétina, arracha, dévora. Dans son sillage funeste il ne laissa que des ruines. Au petit matin, exténué, il tomba à genoux. Son souffle rauque formait des nuages de buée dans l'air frais de l'aurore. Le taureau s'affaissa et s'effondra sur le flanc. Ses yeux roulaient et la bave qui coulait de sa gueule se colorait de rouge. D'un pas mesuré et calme, le Dieu rejoignit la bête agonisante. Il s'agenouilla près d'elle et caressa son encolure. Ses gestes lents paralysèrent l'animal. Il se pencha et, d'un baiser, il éteignit la folie qu'il avait éveillée en lui, et la vie aussi.



PERSONNALITÉ

La lune et le soleil ne font qu'un ; l'une éclaire des marées noires de colère, des vagues ascensionnelles et sensationnelles et dessine les courbes d'un cadavre que chérit la créature marine, tandis que l'autre révèle des étendues scintillantes de joie, des flots paisibles et doués d'équilibre et caresse les arabesques d'une proue portée au gré de la clémence des vents. Poséidon porte cette ambiguïté, il est cette ambivalence.
Frappé par la colère ou mu par un désir punitif, il écartèle terre et mer d'un coup de son trident, il envoie ses disciples, hideuses créatures marines, dévaster des cités ou anéantir des flottes, il assèche le sol et secoue les airs. Dans sa rage, il est inconstance, il est changement, tout comme il l'est dans son comportement. Lunatique, il peut passer du courroux à la bonté, à la compréhension, à la joie. De fait, il n'est pas seulement le teneur d'un mauvais présage : il peut être signe de prospérité. Il est capable d'abreuver la terre, de créer des conditions de navigation favorables pour le commerce, et favorise l'élevage et le dressage, notamment ceux des chevaux. L'animal aide au labour en tant de paix, accompagne fidèlement le soldat et, en temps de guerre, devient un excellent allié sur le champ de bataille ; presque indispensable.
On prête à ses descendants son caractère fier de Dieu souverain et sa force indomptée de père des océans.

Mais ce n'est là que l'image d'un Dieu, celui sur lequel les mortels fantasment, sans trop savoir s'ils font affleurer la vérité, ou s'ils effleurent le mensonge. Poséidon est bien plus que ça ; qu'un être déchiré entre son ire et son allégresse, qui frappe et aime au gré de ses pulsions.

Impulsif, il l'est certainement. L'émotion le heurte ; elle peut déferler sur lui ou se briser contre son esprit, en simple vague abattue par son calme. Les autres le considèrent comme relativement imprévisible, et ils n'ont probablement pas tort. L'impulsivité et l'inconstance, par définition, défient la logique et la régularité.
Cependant, cela ne l'empêche aucunement d'être intelligent, et de le montrer. Telle l'eau, il se glisse entre les étaux, s'insinue où bon lui semble ; une forme primaire de fourberie l'habite. La moquerie le fait vivre. Épris d'amertume, il s'est entiché de l'ironie. Elle s'illustre comme un contrepoids cinglant dont il se délecte quelquefois.
Amer, il l'est de ce que la vie ne lui a pas accordé ; les réussites épatantes, les amours prospères, la considération. En réalité, il a goûté à cette dernière lors de son enfance parmi les Telchines. Et puis, devenu Dieu, reconnu en tant que tel, elle s'est évaporée. Elle n'a laissé derrière elle que le respect et le culte. Mais qui se soucie des Dieux ? Qui pourrait s'inquiéter pour eux ? Pourquoi aurait-on peur pour leur sort, alors qu'ils sont tout puissants ? C'est cette sorte d'attachement purement dédié à ceux qui meurent qui lui manque. Il s'en souvient avec nostalgie.

Aussi, Poséidon aime retourner parmi eux et les côtoyer, parfois des jours durant. Il retrouve la vivacité de l'éphémère ; cette beauté touchante qui fait frémir les cœurs le temps d'une existence. C'est ce que son amertume le pousse à faire aussi ; à prouver qu'il existe. Il y a mille façons de s'y prendre : défier l'autorité, conquérir la terre, séduire les femmes, se jouer des hommes, abuser les deux sexes... Il jongle entre ces différentes manières, jamais satisfait, jamais complet. Il ne retrouve jamais les sensations qui l'ont parcouru. Cette part de lui s'embourbe toujours dans le passé, tandis que l'autre veut aller de l'avant ; découvrir un intérêt, un intérêt vibrant, à l'éternité. Il ne l'obtient pas dans l'acquisition de territoire, ne le forge pas dans les bras féminins — comme il a pu essayer de le faire dans ceux de Méduse, cette jeune femme assez imprudente pour croire qu'elle le fuirait en pénétrant le temple de sa rivale Athéna —, ne l'a pas trouvé dans l'amour — cette affection, déçue, qu'il a eue pour Coronis, changée en corneille par la Déesse de la sagesse. Il l'a entrevu dans ses manigances contre Minos, furtivement, comme un éclat bref et saisissant — mais il ne s'agissait que d'un éclair aussitôt dissipé.

Malgré les siècles et le temps qui s'accorde avec, Poséidon est toujours en quête de quelque chose, d'une sorte d'idéal qu'il s'est construit sur les souvenirs éthérés de sa jeunesse et sur ce qu'il a l'impression de voir s'exprimer dans la société grecque. Il a besoin de se prouver, aux autres et à lui-même, et de s'éprouver ; peut-être indéfiniment, peut-être est-ce là l'intérêt que requiert son immortalité. Ou sans doute se montre-t-il simplement trop exigent ; que l'objet de sa quête n'est qu'une idée de la perfection, qui, se trouvant attaché à ces deux termes, ne peut s'endurer dans la réalité.



PHYSIQUE

Comme tous les Dieux, il dispose du pouvoir de se métamorphoser. Il en jouit très souvent pour se fondre parmi les Hommes. Sans le reconnaître, on le connaît sous plusieurs apparences. Les mortels le représentent grand, doté de cheveux sombres et bouclés, pourvu d'un poitrail large et d'un corps vigoureux. Ils imaginent sa voix puissante, ses yeux perçants à la teinte azur, ses vêtements aux étoffes soyeuses.
En réalité, cette figure existe plus ou moins. S'il ne l'adoptait pas au départ, il a fini par accepter les idées humaines. Il privilégie des formes qui s'y apparentent lorsqu'il souhaite se présenter à leurs yeux dans tout ce qu'il a de plus imposant, de plus menaçant.

Qui prendrait au sérieux le physique qu'il privilégie, celui d'un homme jeune, aux cheveux argentés qui bataillent sur son crâne, et aux malicieux iris océan ? Il parade toujours ainsi parmi ses semblables, peu soucieux, finalement, du sentiment qu'il leur inspire. Il a cette sorte de désinvolture qui ne cherche pas le respect par l'aspect, qui est prête à l'amener autrement. S'il s'emporte souvent et s'il se montre impatient, il n'en a pas moins compris que, parmi les siens, jouer sur le physique n'intimide plus personne depuis longtemps. Aussi, se promener sous des traits juvéniles et espiègles ne le dérange pas le moins du monde. Au contraire, c'est bien plus pratique que de traîner avec soi cette immense barbe et cette longue chevelure qu'on lui prête volontiers.

Au cours des siècles, il a appris à se fondre dans ses rôles ; ses personnages, la plupart du temps, lui collent à la peau. Néanmoins, il conserve son âme. Plus élevée que celles du commun des mortels, elle lui confère une certaine dignité. La fierté est imprimée sur tous ses visages ; et cette forme de beauté noble octroie au plus pitoyable des mendiants un air de respectabilité, ou, tout au moins, marque les esprits. Sa démarche est souple, rythmée par une cadence intérieure fluctuante, soumise à ses émotions. Ses yeux s'assombrissent aussi vite que les nuages chassent le soleil, et son énigmatique sourire peut revenir plus rapidement encore, poussant hors du tableau rictus et cumulus.



III- Hep, vous là bas, avec le clavier ! Papiers.


Petit nom: Léa dans la vie, Dezbaa sur le net.
Pourquoi avez vous choisi ce personnage ? " J'suis dans mon bain, t'es dans le déclin. " (un commentaire plus précis viendra ne vous en faites pas é.è) Donc. Pour le commentaire plus éclairant. Alors, euh, ben, déjà, j'aime beaucoup Poséidon. Enfin je crois que je l'aime beaucoup parce que j'aime beaucoup l'océan, et vous voyez que c'est à peu près la même chose (non mais plus ou moins quoi, on se comprend). Bref, ça a déterminé mon choix (même si c'est peu... bon j'avoue, j'avais aussi des images qui collaient avec — mais j'ai un stock d'images très conséquent, ce qui signifie que j'aurais pu en trouver pour un autre personnage, donc ce n'est pas un argument très pertinent). Bon donc après ce choix (non non votre question ne s'arrête pas là), je me suis replongée dans la mythologie et surtout dans tout ce qui entourait Poséidon, et à partir de ça j'ai essayé de remasteriser le truc. J'avais pas vraiment envie de rester dans les sentiers battus et rebattus par la mythologie et nombre d'histoires qui ont suivi, donc je me suis dit que j'allais reprendre les traits principaux et adapter à ma sauce pour en faire un truc un peu plus complexe que : "AAAAH JE SUIS EN COLÈRE, TREMBLEZ MORTELS et Dieux aplatissez-vous devant moi ou je serai encore plus méchant" + "Oh, quelle jolie journée, allons donc pécho quelques nymphes pendant que les bateaux naviguent tranquillement" (je caricature mais la page wikipédia et les autres sites laissent ressortir très amplement ces deux idées xD). Bref ! voilà donc pour la petite histoire. J'espère que la justification est suffisante, et si elle ne l'est pas, je tacherai de vous convaincre de ma bonne foi.
Comment avez vous découvert le forum ? C'est de la faute de Claire. C'est toujours de la faute de Claire. ♥
Avez-vous lu le règlement ? Oui ! (Y'avait une histoire comme quoi le règlement c'était pour les nuls à un moment... du coup je me suis arrêtée là.)
Un commentaire sur le forum ? Je suis conquise ♥ Il est très joli, j'aime la mythologie, vous écrivez tous très bien (et, parcourant vos mots, je me trouvai fort surprise), et vous avez l'air d'être sympathiques. Et vous êtes pas des rapides, donc je vous aime déjà ♥ #teamescargot (je vous ai mis trop de cœurs vous allez me prendre pour une kikoo)

Fiche codée par Umi sur Epicode.
 

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MessageSujet: Re: Poséidon Ψ « Plongée au cœur des abysses. » Lun 19 Déc - 14:01

Poséidon je te félicite, tu es officiellement fashion ! :D

Je classe ♫

PS : n'oublie pas de changer le lien dans ton profil !

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Poséidon Ψ « Plongée au cœur des abysses. »

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