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♫ Elle descend de la montagne... ♫

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MessageSujet: ♫ Elle descend de la montagne... ♫ Jeu 13 Oct 2016 - 9:42


Un soleil tendre et chaleureux annonçant les dix heures, une légère brise chaude, un jardin plein de fleurs qui embaument l'air pour le plus grand des plaisirs olfactifs, quelques oiseaux chanteurs accompagnés de nymphes harpistes, un clapotis doucereux d'une fontaine, une banquette recouverte de tissus incomparables, un plateau recouvert de mets divins comprenant une cruche pleine d'ambroisie parfumée et une coupelle de nectar délicat, une titanide alanguie qui sirote sa coupe d'immortalité...

Que demande le peuple je vous le demande ?!

Les nymphes levèrent le nez de leurs instruments pour écouter la soudaine exclamation de l'invitée d'Hébé. [Car oui, elle squattait chez la fille d'Héra et de Zeus parce que c'est elle qui tient les clefs de la réserve de nectar et d'ambroisie. Résultat, Eos l'avait dans ses petits papiers. Parenthèse fermée, revenons à nos nymphettes.] L'une des servantes se permit de répondre :

Du pain et des jeux ?

Arboria, pinces tes cordes ma chérie.

La nymphe reprit sa mélodie et la déesse poursuivit.

L'art de vivre, c'est un sport divin. Qu'on laisse aux mortels les joies du gymnase et les ablutions de la guerre ! Moi, Eos, déesse de l'Aurore je vous le dis, il n'y a que la vie éternelle des divinités qui vaut la peine d'être vécue. Donc... Trágoooooooooooooos!

Un bruissement subite de feuille précéda le surgissement d'un satyre. Le regard vif et aux aguets, le poil lisse et brillant, les cornes blanches et bien lustrées, le membre bien ferme et vaillant.

Oui maîtresse ! À vos ordres maîtresse...

Tu en as trouvé un ?

Oui maîtresse, il essaye d'escalader le mont Olympe.

Encore ?! C'est quoi cette lubie ?!

Je...

Peu importe ! Je vais aller me sacrifier pour la sainte cause...

Laquelle maîtresse ?

La séparation des immortels et des mortels bien entendu ! Je vais lui montrer à quel point nos espèces diffèrent et ainsi, lui faire comprendre qu'en tant qu'humain, il doit rester au rez-de-chaussée.


La satyre eut une moue dubitative (comme les nymphes d'ailleurs), Eos se leva dans un mouvement théâtral et poursuivit :

Posez-vos fesses et admirez la déesse de l'aube en action !

Ni une, ni deux, la voici déployant ses ailes blanches et nacrées, s'élançant dans le vide et descendant la montagne gracieusement. Bien que son vol fut d'une grande célérité, elle n'en fut même pas décoiffée ou déshabillée et se posa devant un jeune éphèbe. Ce dernier portait de simples habits de berger, s'aidant d'un bâton pour gravir le mont des dieux. Brun, la vingtaine, les yeux verts mouchetés d'or, le teint doré, le corps svelte et musclé, il sentait le soleil et la forêt... Quand il vit soudain l'ombre ailée sur le sol, il releva le nez et alors, surpris, il recula d'un pas n'osant plus bouger.

Eh bien mortel, pourquoi t'échines-tu à gravir celui qui ne peut l'être ?

Le concerné déglutit et ne parvint pas à répondre. La titanide fit disparaître ses ailes et s'avança tranquillement, souriante et avenante.

N'aies crainte, je suis Eos, déesse de l'aurore. Je n'aie pas l'intention de te châtier, juste de comprendre pourquoi un jeune homme doté d'atouts qui appellent à l'amour, irait gâcher sa courte vie. Si tu montes trop haut, si ce ne sont pas les gardiens de la montagne qui te tuent, ce sera la foudre du tout puissant...

Profitant de sa déclaration, elle se glissa à côté de lui, caressant ses beaux bras musclés. Plutôt troublé par la situation, notre ami finit par dire d'une voix qui se voulait aussi assurée que possible.

J'ai été attiré par un satyre, noble déesse. Il... tenait une corne et de celle-ci tombait de nombreux fruits, je... voulais le retrouver et peut-être... profiter un peu de cette production...

Un voleur ?! Peut-être qu'il valait mieux le laisser se faire foudroyer en fait ! Cela dit... une petite pause lui ferait du bien avant de finir en charbon.

Le poursuivre serait du gâchis. Ne crois pas qu'il tenait dans ses mains la corne d'Amaltée... il ne s'agissait là que d'une esthétique réplique qui orne sûrement la table de quelques Ménades et de leurs faunes. Sois raisonnable et promets-moi de ne pas aller plus avant dans ta quête funeste.

Le mortel prit le temps de la réflexion, moins déterminé subitement à poursuivre et pourtant... il semblait intrigué par cette interruption et dans son esprit avide naissait l'hypothèse que la corne était peut-être bien celle d'abondance ! Il ne pouvait se permettre de repartir bredouille après tant d'efforts. Il devait avoir un fait héroïque ou extra-ordinaire à raconter au village quand il reviendrait de son périple, sans quoi, il serait l'objet de moqueries.

Qu'ai-je à gagner à repartir ? Je ne puis cesser ma quête maintenant sans avoir quelques récits fabuleux à raconter à mes pairs, sans quoi, je perdrais la face.

Eos sourit, manifestement satisfaite par cette réponse qui allait plutôt dans le sens de ses inspirations.

Il est vrai que tu as fait un périple que peu d'humains ont osé faire. J'avoue que cela a attisé mon intérêt pour toi...

Disant cela, la titanide fit le tour du mortel, caressant lentement ses épaules d'une main tout en le dévorant des yeux.

Un mortel ayant la force et l'agilité de monter jusqu'ici, la persévérance et la détermination pour désirer accomplir cet exploit, l'ambition et la volonté de s'élever au-delà de sa condition en voulant s'emparer d'un objet divin... beaucoup d'immortels s'en offenseraient alors que pour ma part, je n'y vois que la naissance d'une nouvelle aube prometteuse et pleine de surprises...

Le jeune homme se sentait de plus en plus galvanisé par les propos de la déesse autant que par ses gestes et ses paroles qui agissaient comme des drogues sur lui, abaissant sa vigilance à un taux proche de l'idiotie la plus basse. Bombant le torse, il se sentit d'une confiance hors du commun et se laissa submerger par l'orgueil commençant à s'imaginer porteur d'une destinée exceptionnelle. Le voyant ainsi, Eos se dit qu'il était prêt pour la suite...

Pitié, noble héros... susurra-t-elle tout en dégrafant sa robe qui glissa le long de ses courbes, dévoilant un corps magnifique d'une blancheur nacrée.

Honores mon corps.

Forcément, la prière eut un succès retentissant et le jeune éphèbe se rua littéralement sur la déesse qui reçut ses hommages dans un abandon total. Eos adorait l'enthousiasme et la fascination que les mortels portait à son corps. Ces derniers n'avaient de cesse de lui arracher des soupirs et des gémissements, s'acharnant à la faire jouir et s'enorgueillir toujours plus de l'effet qu'il lui faisait. Aux yeux d'Eos, il n'y avait pas meilleur moyen de s'enchaîner un esclave dévoué. En effet, au final, la personne qui en profitait le plus, c'était bien elle ! L'amant revint à l'assaut de la belle durant toute la journée et une bonne partie de la nuit. Cependant, l'heure de l'office de la titanide approchait et profitant de l'épuisement du mortel, elle s'éclipsa, contentée. Quittant l’abri qu'ils avaient utilisé pour dissimuler leurs ébats, la déesse s'étira tout en contemplant le ciel étoilé. Elle se mit alors à rire et s'adressa à une divinité en particulier...

Ô Divine Aphrodite ! Qu'il est bon d'être maudite par toi ! Je n'ai jamais été aussi vivante que depuis que tu as fait de moi ce que je suis ! Sois bénie entre toutes les déesses, ô divine libératrice, ô bienfaitrice des femmes !

À peine Eos avait-elle terminé sa tirade que le mortel était dehors, se frottant les yeux :

Que se passe-t-il ?

La titanide lui sourit et lui prit un bras, voulant le ramener sous le couvert des feuillages :

Je m'apprêtait à m'envoler pour atteler le char du soleil mon adoré... retournes à ton sommeil, une longue journée t'attends...

Le mortel se laissa tirer par un bras par Eos...
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MessageSujet: Re: ♫ Elle descend de la montagne... ♫ Sam 22 Oct 2016 - 15:32

Aphrodite observait le mont Olympe d'un œil distrait, assise sur son lit, écoutant les plaisanteries d'un amant encore trop ennuyeux... Elle était encore habillée, et c'était un mauvais présage.

Soudain, l'un de ses satyres rentra, provoquant la colère de son amant qui n'avait apparemment pas finit de raconter ses idioties. La déesse fit faire l'incongrus d'un geste vif et gracieux puis fis parler son serviteur.
"Un jeune humain, Ô belle Aphrodite. Il a tenté de gravir le mont Olympe" expliqua-t-il en s'inclinant.

La déesse leva les yeux au ciel et se leva en faisant les cents pas dans sa chambre.
"Encore un ? Ils sont de plus en plus audacieux ces mortels..." Songea-t-elle. "Et ce n'est pas pour me déplaire. Mais il finira par mourir alors... Qu'importe"
Mais le satyre lui appris que Éos, la traîtresse avait mis le grappin dessus et qu'elle l'avait attiré dans ses bras.
Aphrodite s'était habituée à voir les hommes parader dans le lit de cette débauchée depuis qu'elle-même l'avait puni d'avoir forniqué avec son cher Arès, si faible, si lâche...
Et bien soit, qu'elle en garde un autre, elle le relâchera forcément après et il aura seulement une histoire de plus à raconter à ses amis pendant ses soirées trop arrosées avec ses amis.

Son amant essaya de lui embrasser tendrement la joue mais l'Amour le repoussa et sortie de la chambre pour aller observer la déesse.
Cette dernière, à part son comportement habituel, ne semblait pas vouloir faire dans l'originalité. Aphrodite riait intérieurement: Sa rivale n'aimait décidément pas jouer, ce n'était même plus drôle à regarder.
"Elle ne mériterait même pas quelques conseils de ma part" se moqua-t-elle.
Mais les mots que cette pimbêche osa prononcer vexèrent profondément la déesse de l'amour. La punition n'est pas assez intense pour elle ? Elle le regrettera bientôt.

Mais avant cela, il fallait qu'elle voit le garçon qui pouvait lui inspirer une confiance aussi soudaine. La jolie déesse partit donc regarder la conquête de plus près mais elle fut bien surprise: "mais... C'est un enfant !" pensa t-elle. Il dormait si bien que cela lui donnait l'air d'avoir 13 ans.
L'Amour l'observa un certain temps avant de se relever, de lui embrasser le front et de s'éloigner. Mais l'enfant se réveilla; en se frottant les yeux, il bailla. Puis il vit la déesse qui l'observait: sa bouche s'arrondit pour mimer la surprise, ce qui fit sourire la déesse.
"Mais que..." Commença le jeune homme
Aphrodite lui fis signe de faire silence et s'approcha de lui avant de lui sourire.
"Eos t'as donc abandonné ? Fort étonnant... Dis-moi, tu es bien jeune" dit-elle en s'agenouillant sensuellement près de lui.
Il lui répondit poliment qu'il n'était plus un enfant puisqu'il avait 20 ans; alors elle se prit à pouffer délicatement.

Elle lui prit la main et la massa doucement, observant ses doigts fins et gracieux en lui demandant ce qui lui avait valu de se retrouver dans le lit de sa rivale.
Son visage se ferma en lisant les pensées de son interlocuteur (ndlr: Elle ne "lit"  pas les pensées mais voit seulement quelques bribes de souvenirs) grâce à sa peau si pâle: Alors c'était ça que donnait sa punition ? Aphrodite était déçue... Elle lui laissait de l'intimité, une chance d'avoir des hommes et Eos les collectait juste pour... Une partie de jambe en l'air aussi ridicule ?

La jeune femme lança un regard désolé à l'"homme" en face d'elle tandis qu'elle se jurait de trouver une solution pour se venger d’Éos. Elle joue avec les hommes, pour finalement être ennuyeuse et en plus, elle défie la déesse de l'Amour... Inconsciente !
Aphrodite embrassa tendrement le dos de la main du jeune homme et se leva. C'est à ce moment que quelqu'un rentra dans l'endroit.
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