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L'amour et son contraire (ft. Aphrodite)

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MessageSujet: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Ven 16 Sep 2016 - 20:25

Artémis revenait d'une chasse avec son frère, Apollon. Ils avaient gambadé, des heures entières sur leur chère Délos, entre les arbres et les bosquets à la recherche de la plus grosse prise. Après une pause, le dieu poète s'était lancé dans une explication du temps où il était avec Hyacinthe... Encore. Et il pleura... Encore. La déesse aimait passer du temps avec son frère, mais dès qu'il se mettait à parler de ses amours perdues... Il en devenait pathétique. C'est le souvenir d'Apollon qui fit ressurgir le sien.

Elle était toute jeune, trois quatre ans tout au plus, mais paraissait déjà vingt. Il était grand temps pour elle de se marier. Elle s'avançait vers Zeus, son père, roi des dieux, et s'apprêtait à lui demander de renoncer à toute idée d'hymen. Ça n'allait pas être facile. L'archère s'inclina respectueusement devant l'énorme trône de marbre et d'or, symbole de la puissance – ou de l'orgueil... – de son père.

« Père. Je viens te voir car j'ai une requête des plus importante à te faire. Je sais que je devrais désormais penser au mariage, qu'il est plus convenable pour une femme d'épouser un homme de son rang, comme ta compagne, Héra, ou encore Perséphone. Mais... » Elle leva des yeux déterminés vers les iris bleu électrique du roi. « Mais je viens t'annoncer que je refuse l'hymen. Permets moi, s'il te plaît, de rester vierge, au même titre qu'Hestia et Athéna. Et que mes Chasseresses. Je me dois de montrer leur montrer l'exemple, et j'ai toujours plus ou moins haïs la présence masculine... Plains toi à Apollon sur ce coup là, il a causé beaucoup trop de maux à notre mère lorsqu'il est né... »

La déesse n'osa pas rajouter le « ou à toi. Je n'ai pas envie de finir verte de jalousie comme Héra. » qui lui brûlait les lèvres. Son regard ne flancha pas une seconde lors de son discours tandis qu'elle espérait une réponse positive. L'incarnation de la force divine se replaça dans son fauteuil, faisant mine de réfléchir. Une troisième vierge ? Bon. Avec qui pouvait-il la marier, de toute façon ? Hermès ? Les amants ne se verraient jamais, elle en chasse et lui... Autre part. Arès ? Il déclencherait une guerre. Certainement pas à une divinité de la mort, ils ne travailleraient que trop bien ensemble.

« Ne cherche pas Papa... »

pensa-t-elle. « Personne ne voudra de moi, et je ne veux personne. »
Le dieu ouvra alors la bouche pour parler, lorsqu' Aphrodite, cachée dernière une colonne depuis le début de leur entrevue, sortie en hurlant au désespoir. Que voulait-elle celle là ? Toujours à pleurer quand quelqu'un refuse d'entrer dans ses jeux perfides... Pauvre petite... 
Artémis grogna.

« C'est pas tes affaires, Aph'. »

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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Dim 18 Sep 2016 - 20:54

Quand Aphrodite a  senti qu'Artémis, sa chère sœur, avait une question importante à discuter, elle s'est cachée derrière une colonne et a écouté. Quand elle comprit le sujet et qu'elle réalisa la requête de la déesse célibataire, elle poussa un cri entremêlé de rage et de désespoir. Une troisième déesse vierge ? Bientôt ce serait un Olympe entier qui voudrait rester vierge... L'Amour sortie de sa cachette.

Quand la Chasseresse lui cracha au visage de s'occuper de ses affaires, elle s'offusqua.
"je dois m'occuper de mes affaires ? Mais ce sont mes affaires. Tes histoires d'amour me regardent, tes prétendants me concernent, ainsi de suite. Tu sais ce que tu fais là ? Tu détruit un "commerce" pour faire fonctionner le tiens, et ce n'est pas loyal !"

La jeune Artémis ricana et s'en alla, nonchalante, peu déçue de son nouveau statut. Aphrodite bouillonna et se tourna vers son père en serrant les poings, la déception creusa de petites fossettes.
"parce qu'elle dirige de stupides chasseresses elle peut choisir son avenir amoureux ? C'est injuste ! J'ai du me plier à tes volontés et je suis promise à ce bon à rien d'Héphaïstos." S'insurgea la déesse.
Son père éclata de rire. "es-tu en train de me dire que tu désires etre vierge aussi ?" Chantonna-t-il. Il se caressa la barbe pendant que sa fille, désespérée, faisait les cents pas sur le sol de marbre.
"Bien sur que non... Mais j'aurais aimé avoir le choix de mon mari pour, moi aussi, respecter ce que je suis. Maintenant je suis coincée. Il n'y a pas de raisons que tout le monde sois vierge pour des raisons aussi nulles"

Aphrodite tourna les talons et sortis de la grande salle, faisant voleter ses longs cheveux blonds. Elle avait pris une décision, qui méritait un plan d'action suffisamment mûrit. C'est ainsi qu'elle convoqua un esprit rapidement afin de lui confier une tâche.
"Ma déesse, ce que vous me demandez est ardue mais, pour votre plaisir, je le ferais" finis par accepter Ariel, le jeune et charmant esprit.
"Arrange-toi pour savoir tout ce qui pourrait me servir: Je veux savoir ses goûts masculins, ses attirances, ce qui pourrait la faire changer d'avis. Séduis la si tu peux"

L'esprit s'envola, et la déesse le suivis des yeux, un petit sourire au lèvre, le visage illuminé par la lumière crépusculaire du ciel.
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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Mer 21 Sep 2016 - 9:42

« Détruire un commerce ? » vraiment ? Alors là, c'était la meilleure. Elle criait depuis toujours la noblesse de ce sentiment et maintenant, elle parlait de « commerce ». Artémis riait aux éclats en sortant de la salle, fière d'avoir eu l'accord de son père et d'avoir énervé la blonde. La protectrice de la Lune matérialisa son arc et son carquois d'argent dans son dos et rejoignit ses Chasseresses. Elles allaient fêter l'événement !

La déesse sortit avec une dizaine d'entre elles, tandis que les autres restaient à s'occuper d'animaux mal en point (les pauvres nymphes allaient avoir un travail de titan à la fin de l'après-midi...). Tandis que ces dames slalomaient entre les arbres, sautaient par dessus les racines, tiraient sur un oiseau en plein vol, sur une biche apeurée, la déesse failli planter une flèche au beau milieu d'un visage aux yeux changeant, encadré de mèches brunes, rebelles. Les ailes de l'homme frémissaient sous le vent. Il affichait son éternel sourire impétueux et agaçant. Callisto s'avança prudemment et posa la main sur l'épaule d'Artémis, qui baissait au même moment son arme. La nymphe proposait son aide.

« Ne t'inquiète pas, il ne nous embêtera pas longtemps... On est bien d'accord Morphée ? »

Le dieu acquiesça silencieusement, sans pour autant décrocher son fameux sourire. Qu'est-ce qu'il pouvait être énervant ! Apparemment, il venait parce que lui aussi avait entendu la requête qu'elle avait fait aux roi des dieux ce matin. « J'aurais toujours le droit de t'approcher ? » avait-il demandé, railleur. Pourquoi fallait-il que cela tombe sur elle ? Sa sœur, Athéna, et sa tante, Hestia, n'avaient eu aucun problème lorsqu'elles avaient demandé l'autorisation de faire leur vœu de chasteté ! Artémis allait répondre lorsque les dieux sentir une présence autour d'eux. L'archère banda son arc et Morphée se changea en nymphe Chasseresse. Etrange, mais au moins il possédait une arme.

« Qui est là ? » Interrogea la fille de Zeus.

Aucune réponse.

La présence s'en alla aussi vite qu'elle était apparue. L'Oneros reprit son apparence habituel et s'approcha.

« Tu étais très mignonne en robe. » Se moqua la déesse.

Il répondit dans une grimace enfantine et reposa sa question. Artémis souffla, exaspérée et rappela ses Chasseresses. La partie était finie. Les femmes laissèrent le dieu seul, réclamant toujours sa réponse au loin.

« Si tu continue à hurler comme ça, tu ne seras bientôt plus en capacité de m'approcher... » Souffla Artémis, pour elle.

Il était très énervant mais elle l'appréciait tout de même un peu... Quand il est loin.

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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Ven 30 Sep 2016 - 15:28

Plusieurs heures avaient passé avant que l'esprit ne revienne voir sa maîtresse. Elle l'interrogea alors directement.
"Morphée !" Affirma-t-il
Elle fronça ses beaux sourcils blonds.
"comment ça Morphée ? Je ne t'ai rien demandé à propos de Morphée... Je veux du concret !"
Elle leva les yeux au ciel et tourna le dos avant de s'éloigner en bougonnant.
Le jeune Ariel se matérialisa devant la déesse, la faisant sursauter. Avant qu'elle ne se fâche, il protesta:
"mais Morphée est concret. Je pense qu'il pourrait la séduire... Je les ai vu dans la forêt et..."
Aphrodite se gratta le menton, d'un air songeur, tout en parlant doucement, à voix très basse.
"mmm... Oui... Mais... Pourtant ils ne sont pas reconnus pour s'aimer beaucoup..."
Pendant qu'elle se perdait dans ses pensées, Aphrodite interrogeait son serviteur sur la scène qu'il avait entre-vue dans la forêt. Elle semblait assez satisfaite.
Ariel passa sa main dans les cheveux.
"Pensez-vous, Ô ma déesse, que votre demi-soeur aimera Morphée"
La déesse lui lança un regard espiègle et s'exclama:
"bien évidemment ! Ils seront tous les deux sous ma protection"
Elle s'éloigna vers sa chambre et lui lança:
"maintenant laisse-moi ! J'ai à faire"

Elle s'assit devant sa coiffeuse, regardant dans son miroir, en réfléchissant. Comment allait-elle faire pour que Artémis la Pucelle tombe amoureuse de Morphée ? Les choses s'annonçaient effectivement compliquées. Mais elle n'était pas seul à s'occuper de ce vaste sujet qu'est l'amour.
Elle décida alors a demander conseil à son cher ami, Eros. Ce dernier ne comprenais pas bien le problème de la belle déesse. Elle s'énerva alors quelques peu:
"Ce n'est pas compliqué! Je veux que ma soeur aime. Et j'ai trouvé la future cible de son amour: Morphée serait l'amant idéal"
Eros soupira et lui conseilla seulement de parler à Morphée et, par son intersession, Artémis tomberait amoureuse.
Grâce à ces conseils, Aphrodite eu une idée absolument géniale et émoustillante. Elle embrassa alors son ami pour le remercier et partit rapidement retrouver Morphée pour lui parler de son idée: Il ne pourrait pas refuser, si une femme de plus peut l'aimer, il n'en sera que ravi.

Aphrodite s'envola alors rapidement pour confier son plan au dieu et lui demander d'y adhérer. Il semblait peu réceptif mais elle réussit à lui faire entendre ce qu'elle voulait et il lui promis de faire ce qu'il pouvait pour que la chasseresse l'aime.
Alors avant de le quitter, Aphrodite, contente de ses résultats, le coacha une dernière fois.
"tu as bien compris ? Tu la croises le plus souvent possible, tu passes du temps avec elle, tu lui montres ce qu'est l'amour et tout le reste... On est bien d'accords ?"
Le dormeur sourit: "ne t'inquiète pas, chère Amour, tu auras ce que tu veux, Je te le promet."
Puis il s'éloigna en faisant un signe de la main.

Aphrodite sourit. Artémis ne pourra pas rester vierge bien longtemps avec un dieu tel que Morphée dans les parages. Elle soupira d'aise et pu rentrer chez elle, sure de la réussite de son plan.
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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Sam 1 Oct 2016 - 22:02

Cela commençait comme d'habitude. Une vaste étendue, d'abord floue, puis qui se concrétisait petit à petit pour devenir le décor de sa chère forêt, à Délos. Elle était seule, sans arme, quelque chose semblait étrange... La déesse tenta de faire quelques pas mais une voix parfaitement reconnaissable l'arrêta.

« Alors comme ça, on ne veut plus me voir ? »

La déesse leva les yeux au ciel, autant exaspérée dans sa vie onirique que dans la vraie.

« C'est bien pour ça que tu vas être gentil et sortir de ma tête, idiot... »
« Mais tu n'as toujours pas répondu à ma question » dit-il d'un air faussement vexé. « Aurais-je toujours le droit de t'approcher ? »

Un sourire amère se dessina sur les lèvres de la déesse.

« Ça dépend, tu veux une flèche en pleine poitrine ou tu préfères rester en vie... ? »

Le maître de ce monde matérialisa alors un arc superbe, semblable au sien, et des flèches en argent. Artémis ne put s'empêcher de souffler un « wahou... » émerveillé puis attrapa l'arme.

« Mais je t'en prie »
lança le dieu. « Prouve moi donc que tu es la meilleure archère que ce monde ait connu... ! »

En un sourire, la déesse décocha une flèche qui traversa la poitrine de l'Oneros comme s'il avait s'agit d'un rideau de brume. Il s'approcha alors, un petit sourire aux lèvres, en déclarant être déçu de s'apercevoir qu'elle le tuerait sans aucun remord... A mesure qu'il réduisait la distance entre eux, la déesse reculait légèrement, pas franchement rassurée par ce sourire moqueur qui lui faisait face. Néanmoins, elle ne se démonta pas.

« Qu'est-ce que tu veux Morphée ? »


L'éternel sourire s'effaça, laissant place à un visage fermé, plutôt sérieux, qui lui demandait si elle allait vraiment faire vœu de chasteté. Ironique, Artémis rétorqua :

« Quoi ? T'es triste ? Il fallait te manifester avant, c'est trop tard désormais. »
« Non... Enfin... Disons que je n'aurais pas imaginé ça de ta part... »


« Ah ? Et tu imaginais quoi alors ? »
Demanda-t-elle, levant un sourcil curieux.
« Regarde toi, tu pourrais avoir n'importe quel dieu ou Mortel. Personne ne te résisterait si tu t'en donnais la peine... Mais non, toi, tu ne voit pas. »

Cette dernière réplique sema le trouble chez la déesse... Comment ça « n'importe quel dieu » ? Y aurait-il soudainement des avances cachées dans ses mots... ? De plus, une ombre de tristesse s'était installée au fond de ses yeux aux teintes grises ou bleu clair, teintes qui n'apparaissaient pas souvent lorsqu'ils étaient tous les deux. Comme le calme artificiel entourant cette conversation rappela à la déesse sa nature onirique, elle en profita pour prendre l'ascendant sur lui. Elle s'approcha, souriante et sûre d'elle, presque enjôleuse.

« N'importe quel dieu hein... Toi par exemple ? »
« Arrête, je sais que tu me détestes. »
(ndlr : la phrase de uke xD)

La Chasseresse se rapprochait d'avantage, prenant étrangement goût à ce jeu, l'embarra de Morphée y étant pour quelque chose.

« Mais qui te dis que je ne joue pas un rôle ? Si ça se trouve... Je t'apprécie beaucoup plus que ce que je veux bien montrer... ! »
« C'est d'ailleurs pour cela que tu as renoncé à l'hymen bien sûr. »
« Parce que j'avais trop peur de devoir m'attacher à un autre que toi voyons ! » Expliqua-t-elle, la voix lourde d'ironie.
« Evidemment. » Répliqua-t-il sur un ton tout aussi ironique. « Alors que je suis le plus puissant des dieux dans ce monde-ci... Tu ne sais vraiment pas ce que tu rates ! »
« Est-ce un défi Petit Rêve ? »
« Tu le prends comme tel ? »
« Reste à savoir si tu pourras te passer de moi ! »

Cette dernière phrase s'écroula en même temps que le songe dans lequel elle avait prit vie. Artémis se réveilla lentement, elle était allongée sur l'herbe fraîche des jardins du Palais, la tête posée sur une racine proéminente. Le dieu des rêves se tenait à ses côtés, penché sur elle et l'observait émerger. La Chasseresse prit peur alors attrapa son arc et en un éclair l'arma contre l'intrus.

« Que viens-tu de me faire ? »


Pour toute réponse, le dieu ailé leva les mains en l'air en signe d'innocence malgré son sourire en coin toujours plaqué sur ses lèvres. La déesse tira alors un peu plus sur la corde de son arc.

« JAMAIS je ne céderai à tes stupides avances, tu entends ? Jamais ! »

« J'y avais presque cru... » déclara-t-il dans le plus grand des calmes, ajoutant une pointe de déception à son sourire. « Tu es vraiment sûre ? Je te laisse encore une chance. »
« Une chance ? Tu appelles ça une chance d'être arrimée à toi pour l'éternité, sans pouvoir vivre selon mes envies mais les tiennes ? » C'en était trop. Elle tira. « Plutôt mourir que vivre dans tes bras ! »

Morphée arrêta la flèche en vol avant qu'elle ne l'atteigne entre les deux yeux puis regarda Artémis perplexe. La flèche se désintégra lentement, tandis que les prunelles du dieu s'assombrirent pour reprendre leurs couleurs sombres qu'elles affichaient généralement lorsque les deux divinités devaient s'adresser la parole.

« Très bien. » Commença-t-il. « Reste seule si c'est cela que tu désires. Personne ne te regardera plus, on t'oubliera et tu préféreras noyer ta solitude parmi les humains alors que tu aurais pu vivre heureuse à mes côtés ou aux côtés de n'importe qui. Je te pensais plus maligne que cela... »

La déesse essayait de ne rien laisser transparaître mais néanmoins, les mots de l'Oneros l'avaient touchée...

« Serais-tu en train de me maudire... ? » Elle laissa un court silence. « Pourquoi ma vie sentimentale te tient-elle tellement à cœur, Morphée ? Est-ce Aphrodite qui t'envoie ? Ou serait-il possible que tu viennes ici de ton plein gré... ? »
« Tu t'es toi-même infligée cette malédiction. » Annonça-t-il après un nouveau silence. « Tu n'as pas besoin de moi ni pour cela, ni pour quoi que ce soit d'autre... »

Il tourna les talons et s'apprêtait à laisser Artémis seule mais elle le rattrapa, perturbée par la réaction du dieu.

« Attends ! Qu'attends-tu de moi exactement ? »

Morphée se retourna alors lentement, son bras toujours dans la main de la Chasseresse.

« Tu n'es pas curieuse de savoir ce que ça fait... De s'ouvrir au monde... ? »
« Tu penses pouvoir m'apprendre ? » Demanda-t-elle, attendrie par cette nouvelle situation entre eux.
« J'en suis certain. »

A ces mots, Artémis ressentit la même impression que la dernière fois. Une présence inconnue, qui apparu aussi vite qu'elle repartit. Qu'était-ce donc... ?

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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Ven 7 Oct 2016 - 14:37

Le moment que Morphée avait choisi pour mettre son "plan" à l'oeuvre était arrivé. Mais entre-temps, l'optimisme d'Aphrodite avait eu le temps de laisser une place pour une angoisse qui grandissait au fur et à mesure. En quelques minutes, une petite boule s'était formée dans son ventre.

Elle avait bien tenté de se détendre en voyant un de ses amants (en pleine journée, c'est tout de même très risqué...) mais celui-ci ne l'avait pas vraiment aidé en (avouant) qu'une troisième déesse vierge n'était pas un crime, que ça ne changerait rien.
La déesse tourna son regard vers lui, outrée. Ce n'est pas grave ? Mais pour qui il se prend ? Elle lui jetta ses vêtements à la figure et le fis sortir du lit. Ça ne peut pas ne pas être grave ! Si une troisième déesse lui échappe, elle sera la risée de tout l'Olympe... La blonde ne pouvait pas laisser passer ça.
Lorsque son amant fut sortis de la chambre, elle s'adossa a la porte et se laissa glisser au sol, cherchant une solution.

Passant sa main dans ses cheveux soyeux, encore un peu emmêlés, elle ferma les yeux et eu une idée. Le problème principal était Morphée: Comment savoir si on peut lui faire réellement confiance ? Ne va-t-il pas se détourner au moindre échec ? Il a beau être persévérant, la chasseresse est aussi têtue...
La déesse se leva et se dirigea précipitamment vers une grande salle où elle appela son esprit, Ariel.
"je veux tout voir, tout savoir. Tu feras en sorte d'être invisible et de me faire voir cela à travers mon miroir. Ordonna-t-elle. Nous sommes bien d'accords ?"
Le jeune esprit acquiesça et disparut.
Quelques minutes après, elle vit la forêt dans son miroir. Puis elle put apercevoir Artémis qui chassait et l'altercation avec Morphée. Après cela, elle assista à toute la scène.
Certains moments lui avaient faits peur mais... Finalement Artémis s'était plutôt bien laissée faire. Morphée est un très bon comédien. Aphrodite jubilait: La Chasseresse ne pourrait pas rester insensible bien longtemps; en tous cas, pas tant que Morphée lui tournerait autour.
Quand l'Amour fut sure que Artémis ne se trouvait plus en position, elle envoya un petit parchemin à Morphée pour le féliciter et lui annoncer qu'il allait falloir faire encore mieux pour qu'elle ne lui échappe pas.

Mais pour le moment, elle partagea seulement une coupe avec Ariel pour fêter le début de sa victoire: Elle avait vu le doute dans les yeux de sa chère demi-soeur qui bientôt serait comme elle.
Ce qu'elle n'attendait pas, c'était la visite de cette dite soeur.
"Artémis ! Quel joie ! Que me vaut l'honneur de ta visite ?" accueilli Aphrodite.
Mais la Chasseresse semblait perdue entre un ailleurs et un ici. La soupçonnerait-t-elle ? Sûrement. Mais elle ne devrait pas sous-estimer mes ressources.
Elle s'assit sur son divan et invita Artémis à faire de même en souriant.
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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Lun 10 Oct 2016 - 13:23

Le problème du dieu des songes, c'est qu'il est un livre ouvert. Le problème de la déesse Chasseresse, c'est qu'elle n'est pas sûre de savoir lire...

Lors de cette dernière discussion entre les deux divinités, Artémis avait cru voir de la tristesse dans les yeux de Morphée lorsqu'elle refusa ses avances. Etrangement... Elle en était presque... Honorée... Comme si la possibilité d'une nouvelle relation entre Morphée et elle lui plaisait... Impossible. Elle chassa cette idée de son esprit en entrant dans le Palais. Il devait y avoir une autre explication. Il la haïssait autant qu'elle le haïssait, rien ne pourra jamais changer quoique ce soit entre eux et surtout, elle ne voulait rien changer entre eux. Néanmoins... Le dieu ailé avait l'air sincère lorsqu'il lui proposait de « s'ouvrir au monde » grâce à lui. A cet instant, l'archère croyait avoir aperçu de la douceur dans son incroyable regard... « Non, non. Il n'y a rien de doux chez lui. Rien d'attirant, même pas de plaisant ! » pensa-t-elle, comme pour se rassurer. S'il s'était montré aussi peu... Normal aujourd'hui, c'est forcément la faute d'un autre dieu. Ou d'une autre déesse...! Les pièces du puzzle s'assemblèrent dans son esprit à mesure que ses pieds la menaient vers l'endroit où devait se trouver la cause de cette improbable situation. L'attrait du dieu à son égard, l'étrange sensation d'être observée à chaque fois qu'ils s'approchaient depuis sa demande à Zeus... Cela ne pouvait venir que d'une seule déesse.

Artémis ouvrit violemment la porte des appartements d'Aphrodite. Cette garce allait lui payer. La blonde se retourna et souriait, victorieuse.

« Artémis ! Quelle joie ! Que me vaut l'honneur de ta visite ? »


Sa voix était empreinte d'une supériorité égocentrique horripilante.

« Tu vas me le payer. »

Ses mots faisait résonner toute la haine qu'elle nourrissait envers la déesse de la beauté féminine. Sa vie privée de la concernait pas. L'amante d'Arès pris un air faussement innocent comme si elle ne soupçonnait rien de la colère d'Artémis.

« Je sais que c'est toi. Je sais que tu es à l'origine de ce... Cet... Intérêt que Morphée, fils d'Hypnos, a développé à mon égard. Nous nous détestons, plus nous sommes loin l'un de l'autre, mieux nous nous portons. Il n'y a que toi pour faire naître de pareils sentiments en lui. »

La déesse de l'amour l'avait écouté, non sans décroché cet insupportable sourire – était-ce un signe de ralliement chez les dieux qu'elle haïssait ? Elle devait avoir de très bonnes raisons si elle ne voulait pas subir les représailles de la Chasseresse... Une main blanche passa nonchalamment dans les mèches blondes qui lui faisait face. Un aveu ! C'était un aveu ! Artémis était sûre d'elle, Morphée ne pouvait pas l'apprécier de son plein gré. Situation beaucoup trop improbable pour être vraie. Il avait l'air sincère pourtant... Non. Impossible. Il ne peut pas vouloir d'elle. Et elle ne voudra jamais de lui. N'a jamais voulu de lui. L'Amour était restée silencieuse jusque là, ce qui ne présageait rien de bon. Artémis le lu dans ces yeux : elle était certaine de son plan. Maintenant quel était-il... ? Telle était la question ! La Chasseresse lui ordonna de parler, le silence installant en elle une désagréable angoisse. Aphrodite se leva, marchait d'un pas sensuellement énervant, comme à son habitude, elle n'avait pas l'air de vouloir répondre...

« Qu'est-ce que tu veux vipère ? Que j'en tombe amoureuse ? »

Elle avait prononcé cette dernière phrase en réprimant un haut-le-cœur. Le simple fait d'y penser lui donnait envie de vomir... Amoureuse ? Elle ? Plutôt mourir. Surtout si ce devait être de lui... Il était tellement arrogant, suffisant... La Chasseresse détestait son air supérieur, sa façon de montrer qu'il était bien plus puissant qu'elle... Elle ne supportait pas son regard lorsqu'il était posé sur elle, ses yeux changeants qu'elle n'arrivait jamais à cerner. Elle ne pouvait vraiment pas le voir. Et surtout, elle ne supporterait pas de tomber sous son charme... Si elle avait l'air perdue en entrant, il fallait qu'elle se l'avoue, c'est parce qu'elle avait peur. Peur de lui. Peur d'elle.

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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Lun 17 Oct 2016 - 23:31

La jeune déesse passa sa main dans les cheveux et haussais les sourcils. Depuis que sa soeur était entrée, elle se faisait violence pour ne pas éclater de joie. L'étincelle qu'elle voyait, cette voix inconnue et les mains à peine fébriles... Elle avait vu juste: Son plan fonctionnait.

Au lieu de crier victoire, la blonde prit un air fier et s'allongea, regardant Artémis se torturer seule; la situation était trop hilarante pour la gâcher avec des mots inutiles.
Mais Aphrodite ne pu s'empêcher d'éclater d'un rire cristallin après son pathétique "coup de gueule". Bien évidemment que c'était son oeuvre... Qui en aurait douté ? Pas Artémis en tous cas; mais c'était à prévoir. Intérieurement, Aphrodite se fustigea: Un plan aussi simple n'était pas compliqué à découvrir... Elle aurait dû être un peu plus sur ses gardes.
Cependant, il était hors de question de donner raison à cette petite idiote qui se prenait pour un petit chevreuil dans les bois (ndlr: Imaginez ces derniers mots avec une voix fortement teintée d'ironie, mdr) et qui, en plus, comptait lui tenir tête.

Soudain, une idée lui vint. Son erreur, aussi bête soit elle, allait devenir son plan B pour donner encore plus de chances à Morphée et ne pas la discréditer.
"Pour quelles raisons aurais-je demandé à Morphée de... Te séduire ?" Demanda-t-elle.
Sans laisser de temps de répondre à son "invitée", elle poursuivit et prenant une des mèches brunes Artémis:
"Non vraiment, je ne vois toujours pas ce qu'il te trouve... Le pauvre doit-etre aveugle"

Elle ricana.

Artémis réitéra son accusation. Mais à ces mots, l'Amour se moqua en affirmant qu'un plan aussi simpliste ne pouvait pas être de son ressort et que ce n'est certainement pas Morphée qu'elle aurait engagée.
Artémis rougit alors et la blondinette prit l'air le plus faussement déçu possible.
"Tu me pensais aussi bête que cela ? Tu m'en vois vraiment désolée"
Mais elle se reprit bien vite en ricanant d'un air moqueur en jurant de rendre visite à Morphée pour connaître "tous les détails de cette heureuse rencontre".

En réalité, elle lui rendrait évidemment visite pour le féliciter de ses progrès: Artémis était finalement plus sensible que ce que son image laissait paraître. Ou bien Morphée l'attirait bien plus que ce qu'elle ne disait.
Aphrodite charia la "déesse vierge" quelques minutes pendant que cette dernière rougissait sans ne savoir quoi répondre.
C'est d’ailleurs la réflexion que se fit la belle déesse après qu'elle ai tourné le dos pour retourner d'une démarche assurée et sensuelle dans sa chambre, non sans avoir lancé un magnifique "je ne te raccompagne pas, tu connais la sortie !"

Elle se prépara rapidement pour aller féliciter Morphée de vive voix pour ces résultats absolument ravissants.
Aphrodite jubilait réellement.
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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Mer 26 Oct 2016 - 16:30

Elle bouillonnait. Si ses mains tremblaient, ce n'était en rien à cause de l'embarra qui naissait mais bien de la rage qui l'enflammait. Si ses joues brûlaient, ce n'était en rien à cause de cette possible attirance mais bien de la colère qui montait. Oui, elle bouillonnait.

Aphrodite ne cessait d'insinuer d'horribles suspicions sur sa relation avec Morphée tout en expliquant le plus clairement possible que cette idée ne venait pas d'elle. Lorsque la blonde attrapa une des mèches d'Artémis, échappée de sa longue tresse ébène, pour annoncer qu'elle ne comprenait pas ce que le dieu en question lui trouvait, la Chasseresse se fit violence pour justement, ne pas le devenir envers l'Amour.

« Si ce n'est pas toi c'est Eros alors ? Cette passion (NDEELCA – Note De l'Etudiante en Langues et Cultures Antiques : les passions en Grèce Antique commencent dès que le moindre sentiment apparaît donc même la simple petite attirance est considérée comme une passion. Je préfère préciser avant que tu ne t'enflammes trop chère Aphrodite...) ne peut pas venir de nulle part ! »

Sa sœur éclata de rire et continua de plus bel ses moqueries. Il fallait qu'elle sorte si elle ne voulait pas déclencher de guerre ici. Enfin, les doux mots arrivèrent.

« Je ne te raccompagne pas, tu connais la sortie. »

Oui elle la connaissait, et elle était ravie d'y aller ! Pour calmer ses nerfs échauffés, Artémis décida de prendre le chemin de la forêt. Dans les bois, elle se sentait à sa place. C'était son terrain et personne ne pouvait venir la déranger ici. Elle respirait le grand air frais, profitant des rayons que son frère créait du haut de son char. Elle avait besoin d'être seule. Seule dans cette nature accueillante et lumineuse, seule à courir pieds nus sur les branchages et les feuilles tombées au sol, seule à sentir l'hivernal vent de Borée caresser sa peau blanche, seule pour faire frémir son corps dès que la satisfaction d'une flèche en plein cœur de sa cible la prenait. Seule. Pour toujours.

L'archère banda son arc d'argent à l'approche d'un faucon au dessus d'elle. Il  devait être à une cinquantaine de mètres dans les cieux : facile. Elle décocha la flèche en un bruit de corde vrombissante et alors qu'elle allait atteindre sa cible, une tornade aux lueurs pourpres attrapa l'arme et repartit aussi vite. La Chasseresse resta sans bouger, les yeux rivés sur le lieu de disparition de la flèche. Que venait-il de se passer ? Les connexions se firent rapidement lorsque la déesse entendit le son léger de pieds se déposant sur le sol. Evidemment... Un être volant et assez dangereux pour attraper une flèche en pleine course... Ce ne pouvait être que lui !

« Tu ne devrais pas dormir à cette heure-ci... ? Tu vas encore te plaindre de tes soit-disant dures conditions de travail demain... »
Prévint-elle d'une voix lasse et sans se retourner.

Une main passa devant elle lui rendant ainsi l'objet dérobé. Comme à chaque fois, un léger vertige, causé par l'aura du dieu, lui indiqua la trop grande proximité entre eux.

« S'il te plaît Morphée, vas-t-en. »
« ''S'il te plaît'' ? Wahou, que t'arrive-t-il ? » Se moqua-t-il sans bouger.
« J'ai pas envie de me battre aujourd'hui. »

Le dieu se plaça face à elle, ses yeux gris trahissant une forme d'inquiétude. Il n'osait pas s'approcher et, en toute honnêteté, c'était une bonne idée pour sa santé mentale et physique. Le silence s'installait entre les deux personnages, Morphée ne voulant peut être pas brusquer Artémis, pour une fois. « Je n'en peux plus... » songea-t-elle. « Tu te rends compte à quel point tu me... Perturbes ? Non, bien sûr que non, tu ne penses qu'à toi. » La Chasseresse serra les poings à cette pensée alors que la couleur des iris de l'Oneros reprenaient leur teinte naturelle. L'inquiétude lui passait vite on dirait... Il commençait à partir, visiblement déçu de ne pas avoir pu « jouer ».

« Attends ! Pourquoi moi... ? Qu'ai-je fait pour que tu t'acharne sur moi ? Pourquoi tu n'irais pas embêter... Je ne sais pas... Eris ? Si tu cherches quelqu'un pour passer tes nerfs... »

« Pourquoi toi ? » Il ricana. « J'en sais rien. Tu es un défi. J'aime te pousser à bout parce que tes réactions sont drôles. Tu t'énerves au quart de tour, j'ai l'impression que tu sors de tes gonds dès que je t'approche, avant même que je n'ai ouvert la bouche ! Et puis je dois avouer que j'aime bien passer du temps avec toi... Tu me prends de haut, comme tous les autres, mais tu ne m'ignores pas. » Cette fois, il s'avança vers elle. « Et je sais bien ce que tu entends dans ces deux mots... Tu me demandes pourquoi j'ai accepté ce marché avec la blonde aussi facilement alors que toi, tu dois batailler pour n'obtenir qu'un minuscule petit service de moi... Pas que je l'apprécie plus que je ne t'apprécie toi, je... La supporte, et c'est déjà beaucoup. Le truc, c'est que ses demandes sont plus intéressantes que les tiennes. Qui d'autre que moi pourra donc se venter d'avoir fait craquer la chaste Artémis ? »

A cette phrase, il se pencha sur elle, son éternel sourire suffisant plaqué sur les lèvres. Cette fois, la proximité devenait gênante... Irrésistiblement gênante... ? C'était l'orange, l'orange foncé ou le cramoisie qui dominait dans les yeux de l'angelos... Etait-ce... Du désir ? Non, impossible. Pas chez lui ! Artémis recula la tête, une expression de léger dégoût au visage.

« Qu'est-ce que tu as ? J'ai raison ? » Son sourire se tordit en un rictus. « T'en fais pas va... Je sais que c'est impossible. » Gris clair. « Je sais que je n'ai aucune chance... Et c'est rare lorsque je m'avoue vaincu ! Laisse. Va faire ton serment, je dirais à Aphrodite que je n'ai pas réussi et je ne t'embêterais plus. »
Il recula en s'effaçant, délaissant la déesse face à ces mots troublants. Elle n'avait qu'une question avant son arrivée : pourquoi elle ? Maintenant, des dizaines se bousculaient. Pourquoi avait-elle repéré inquiétude, désir et tristesse en si peu de temps et surtout, vis-à-vis d'elle ? Pourquoi sa déclaration de défaite sonnait comme une déclaration... D'une autre nature ? « Je n'ai aucune chance » avait-il dit... De quel chance parlait-il ? Pourquoi avait-elle cette désagréable sensation de le blesser en choisissant cette voie ? Elle se faisait certainement des idées mais ce discours lui avait fait l'effet d'une confidence plus honteuse qu'il ne voulait bien l'admettre...

Son trouble était tel que même la chasse ne pouvait plus rien faire pour elle. L'archère s'allongea donc près d'un arbre et se laissa emporter par le pouvoir d'Hypnos...

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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Mer 2 Nov 2016 - 23:27

Quelques temps plus tard, Morphée pris forme près d'Aphrodite.
"Bonjour à toi, plus belle des déesses !" la salua-t-il
La jeune femme, flattée, accueilli son acolyte en souriant.
"Quelles sont les nouvelles, Morphée ? Penses-tu que cette chère Artémis va enfin abandonner son idée idiote ?"
Elle posa sa main sur celle qu'il lui tendait pour aller s'installer sur un sofa pourpre. Elle s'aperçut alors du malaise que Morphée essayait de faire disparaître, mais la tâche s'avérait inutile face à la déesse.
Il annonça finalement, songeur:
"Elle ne devrait plus tarder à succomber..."
Le visage de la déesse se raidit.
"Elle ne devrait plus tarder ? Qu'est-ce que tu entends par là ?"
Voyant qu'il ne répondait pas, elle agita une main devant son visage. Il sembla un peu reprendre ses esprits; Aphrodite soupira et demanda ce qu'il s'était passé pour que ça tarde. Morphée essaya alors de reprendre contenance, mais il semblait hésitait encore sur la tactique à adopter.
"Je lui ai fait ma déclaration, comme tu me l'avais conseillé. Elle ne m'a pas repoussé, mais elle a... besoin de temps pour réfléchir"
Il tenta un fin sourire qui fut coupé net par la blonde qui émit un petit rire mi ironique, mi amusé.
"Réfléchir ? Et ben on n'est pas arrivés."
Elle leva les yeux au ciel. Elle s'informa donc sur les événements à venir, son futur plan ou tactique. Un long silence suivi, qui pu presque mettre Aphrodite mal-à-l'aise. Morphée s'écarta quelque peu de la déesse et annonça :
"Je pensais la laisser quelques temps, elle finira par reconnaître qu'elle ne peut pas se passer de moi et tombera dans mes bras ! Mais cela nécessite de la patience."
La blonde pesta alors. De la patience ? Et si sa sœur décidait de faire son vœux du jour au lendemain ? Elle ne pourrait rien faire... Elle détourna le visage et posa son menton au creux de sa main, songeuse. Elle voulait voir si il n'y avait pas d'autres solutions.
Morphée observa quelques instants la déesse avant d'oser une questions :
"Pourquoi tant tenir à briser ses vœux ?"
Aphrodite le regarda dans les yeux, tentant de percevoir la blague de son interlocuteur. Elle en était presque blasée.
"Tu rigoles là ? Pourquoi je ne veux pas qu'elle prononce ses vœux ? Je suis déesse de l'amour !!"
La déesse se leva et commença à faire les cents pas, faisant claquer ses talons. Elle bouillonnait de rage. Ça paraissait pourtant logique !
"Mais elle est une déesse guerrière, à l'instar d'Athéna. Si elle se sent obligée de formuler ses vœux, c'est par respect pour ses chasseresses mortelles." expliqua-t-il.

Mais il laissa la phrase en suspens, comme si une idée venait de lui effleurer l'esprit. Il sembla y réfléchir l'espace d'un instant puis il continua sa phrase, l'air songeur.
"Mais peut-être que si ses chasseresses brisaient leur vœu de virginité... Artémis tiendrait beaucoup moins à rester à jamais vierge, puisqu'elle n'aurait plus de compte à rendre à personne"
Aphrodite s’arrêta et lui demanda, d'une voix suave, tandis qu'elle tournait son regard de feu vers lui.
"Et... Tu as un plan ? Une idée de comment on peut faire ça ?"
Il avait le regard perdu dans le vide, et réfléchissait sérieusement à cette idée folle. Aphrodite le regardait attentivement, toute ouïe. Il reprit alors :
"Artémis pense avoir le devoir de renoncer à l'hymen uniquement parce que ses chasseresse abandonnent également cette idée. Mais si ces mortelles... trouvaient l'Amour et brisaient leur serment... Artémis serait davantage tentée de faire de même"
.
Un large sourire se dessinait au fur et à mesure sur le visage de Morphée tandis qu'Aphrodite comprenait ce que son idée voulait mettre en jeu. Elle se tourna vers Morphée en souriant à pleines dents. Mais c'était brillant et vraiment très intelligent.
Elle le félicita avant de se rasseoir en croisa négligemment les jambes. Elle réfléchit alors à un moyen de mettre les chasseresses en position délicate. Elle allait avoir besoin d'hommes... De plusieurs hommes. Des héros si possible. Elle fit alors une liste de toutes les personnes qui pourraient l'aider.
Si ce plan marchait, Morphée serait appelé son nouveau meilleur ami : son idée était jouissive !
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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Lun 14 Nov 2016 - 16:47

Artémis se réveilla lentement, heureuse de ne pas avoir rêvé pendant son sommeil. Enfin une nuit tranquille ! Cependant, les étranges événements de la veille lui revinrent malgré elle à l'esprit ce qui changea son visage en une expression de dégoût. Son objectif désormais allait être d'éviter le dieu des songes le plus possible, plus il était loin, mieux elle se portait !

La déesse se leva difficilement, frottant ses yeux encore fatigués et décida de rejoindre ses amies. Sur le chemin, de nombreux animaux venaient à sa rencontre. C'était ce qu'elle aimait : interagir avec les habitants de sa très chère forêt, prendre soin d'eux, courir à leur côté contre le vent froid de Borée. Une jeune biche s'approcha d'elle et quémanda des caresses. L'animal était grand, elle grattait le sol de son antérieur fin. Ses yeux foncés semblaient vouloir parler à la déesse, jouer avec elle si bien qu'Artémis se changea en biche elle aussi. Ses bras s'allongèrent, son cou blanc passa à encolure café, ses doigts fusionnèrent en sabots dorés. Semblable à la vraie, son art pouvait tromper tout le monde, même la nature. Leurs yeux étant la seule différence entre les deux cervidés, ceux de Phébé ayant conservé la couleur pâle de Lune. Ainsi, les deux créatures pouvaient communiquer. La véritable était inquiète, quelque chose se préparait chez les Chasseresses. La fictive comprit de suite et s'élança vers le campement de ses compagnes. Ses sabots frappaient à une vitesse fulgurante, on croirait la voir voler. La véritable courrait à se côtés, expliquant mentalement que des satyres avaient fait irruption au camp. La fictive secoua la tête : ce ne pouvait qu'être un coup d'Aphrodite. Les satyres se tenaient généralement loin des Chasseresses, sachant pertinemment ce qui allait leur arriver s'ils s'aventuraient à en séduire une. D'ailleurs, par amour, il valait mieux se taire. Car l'amant n'était pas toujours celui qui subissait le courroux de la déesse... N'est-ce pas Callisto ?

Les deux animaux furent accueillis par des cris de douleur. Artémis reprit sa forme naturelle et accouru vers ses camarades. Athanassia se jeta dans ses bras en pleurant :

« Ô Artémis, chère déesse, soit tendre et prends nous en pitié ! Nous avons été victime des jeux d'Aphrodite, vingt d'entre nous ont succombé ! »

Les nymphes arrachaient leurs cheveux et frappaient leur sein meurtrit. Ce spectacle était terrible pour la fille de Zeus ! Les unes imploraient son pardon, les autres demandaient la mort au contraire. Athanassia lui apprit que la plupart avaient fuit avec les hommes-boucs et que seul leur petit groupe était resté. Elles étaient dix-huit, certaines ayant résisté, d'autres, parmi celles trop faibles pour renoncer aux folies du désir avaient préféré attendre le retour d'Artémis et subir leur sort comme elles le devaient.

« Pourquoi ? Pourquoi au nom du Styx s'acharne-t-elle sur nous ? »
Implora Philomèle.

Leur reine expliqua brièvement son différend avec sa sœur alors les nymphes pleurèrent pour elle.

« Ne pleurez pas chères amies, votre peine m'atteint bien assez. Je m'en sortirai, soyez-en sûres, en attendant, promettez-moi de m'aider. Nous ne pouvons décemment pas pardonner à celles qui se sont enfuies et elles bien entendu devront mourir. Pour vous mes fidèles, je saurai manifester plus de clémence. Celles qui ont résisté, protégez désormais le camp de l'approche de n'importe quel être masculin. Montrez-vous impitoyables. Celles qui ont voulu mourir, chassez les fuyantes et donnez leur le sort que je devrais vous octroyer. Cette attaque ne fut que trop violente et je veux bien croire que vous n'êtes en rien responsable alors je serai juste. Mais soyons bien claires : un simple regard échangé avec un homme et vous périrez aux Enfers. »

Sur ces mots féroces, la déesse tourna les talons pour rejoindre Aphrodite... Elle lui devait des explications.

Elle entra sans se donner la peine de frapper et trouva sa sœur riant aux éclats en compagnie de Morphée... Etrange, eux qui pourtant soutenaient ne rien faire qui impliquait l'autre ! La main d'Artémis lui chatouilla et ce fut sans y penser que la divine Chasseresse fit apparaître sa fidèle arme d'argent. Tirant à la suite quatre flèches dans les mains de ses ennemis, elle les immobilisa sur le divan. Maintenant, ils allaient pouvoir discuter.

« Avant de dire quoi que ce soit ou de bêtement me demander de retirer ces flèches, vous répondrez sans voile à toutes mes questions. D'abord, lequel de vous deux a eu la bonne idée de s'en prendre à mes compagnes ? Ensuite, pourquoi avoir laisser Hestia et Athéna faire ce qu'elles veulent alors que je n'ai pas le droit à cette liberté ? Pourquoi, chère sœur, avoir demandé à cet idiot d'être ton complice ? Et que croyais-tu... Insignifiant enfant de la Nuit, en acceptant ce marché ? Que je tombe sans pudeur dans tes bras ? Enfin, que dois-je faire pour ne plus vous avoir sur le dos ? » Elle banda son arc vers eux. « Répondez chacun votre tour à mes questions et sans mentir. Si j'aperçois ne serait-ce qu'une once de tromperie dans vos yeux, je tire. »

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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Ven 18 Nov 2016 - 19:26

Après la mise en exécution de leur plan, la victoire ne fut qu'un plus pour Morphée et Aphrodite. Ils se retrouvèrent alors chez cette dernière pour fêter la fin de leur requête avant l'heure.

Mais ils apprirent bien vite à ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuer. En effet, Artémis semblait furieuse lorsqu'elle les découvris, riant, une coupe à la main.
Aphrodite ne pus réprimer un frisson désagréable lorsque les flèches sifflèrent près d'elle. Elle jeta alors un regard à Morphée, comme si elle lui demandait à ce qu'ils se mettent d'accord sur le plan B.

Mais ce dernier s'exclama: "Artémis ! Quelle joie de te voir, viens donc festoyer en notre compagnie."

Ces vœux de bienvenue n'eurent pas l'air d'émouvoir la Chasseuse qui le fit faire en détournant le regard.

Aphrodite tenta de se débattre mais la tirade de sa sœur la fis frissonner de rire. Elle laissa Morphée répondre en premier persuadée qu'il ma couvrirait comme elle-même le couvrirait.
Mais quelle fut sa surprise lorsqu'il nia tout en bloc. Elle ouvrit de grands yeux.

« Artémis, je ne sais pas ce que tu imagines mais ce n'était pas mon idée, Aphrodite est capable d’exécuter des plans aussi tordus toute seule. »

Très bien... La déesse se retrouvais seule, à la merci de sa sœur, désemparée. Mais elle n'en laissa rien paraître, elle ne devait pas paraître désorientée.

« Mais tu aurais pu refuser de m'aider, j'aurais trouvé autre chose » ricana-t-elle.


Elle avait décidé de ne pas nier, ce qui n'aurais fait qu'aggraver les choses. Artémis haussa son sourcil, comme pour acquiescer les mots de la Blonde.

Morphée s'exclama : « tu voulais que je refuse ? Que je dise non ? C'est pas vraiment une bonne idée de refuser un marché avec Aphrodite... ».

La chasseuse sembla plus ou moins convaincue ; elle se tourna vers Aphrodite qui lui désigna ses mains en un regard.

"Détache-moi et tu auras les explications que tu désires." Promis cette dernière.

Mais Artémis sembla dubitative. La Blonde leva les yeux au ciel.

"Quoi ? Tu veux des explications ou pas ? Très bien, je vais t'en donner alors, mais avant, je demande à être détachée."

Les mains cramponnée à son arc, Artémis lui retira alors les flèches, sans la quitter du regard.

"Commençons par le début: je ne peux pas accepter que des déesses se détournent entièrement de moi. La première, ça passe, je peux l'accepter parce que je ne perd pas énormément. La deuxième ? Passe encore... Ça devient compliqué à gérer mais soit. Mais je ne peux pas accepter qu'une troisième échappe à mon contrôle et ça semble compréhensible. J'ai l'air de quoi moi ? »
Commença Aphrodite
.

Elle pris la flèche pour la faire tourner entre ses doigts et la jeta au sol, puis elle se releva, laissant s'échapper quelques gouttes de son sang pourpre. Artémis semblait plus sur ses gardes que jamais, ce qui fit réagir sa soeur.

L'Amour ricana : « Tu as peur de moi ? Franchement... Je suis désarmée. Tu es donc si faible que ça ? »

La brune baissa alors son arc, mais ne lâcha pas sa sœur du regard, ce qui finit par agacer cette dernière. Mais la blonde resta calme et continua son discours:

« J'ai peut-être l'air cruelle et sure de moi mais je ne t'aurais jamais obligé à perdre ta si précieuse virginité »

Elle lui tourna autour, doucement, en lui caressant les cheveux, lui murmurant presque à l'oreille.

« Je ne pourrais jamais t'obliger à quoi que ce soit... Ce n'est pas mon genre. Mais je demande seulement du respect. Si j'ai choisi Morphée c'est parce qu'il a des talents non négligeables et je savais qu'il te plairait... Et que tu lui plairais aussi. Tu as des atouts dont tu ignores l'existence: ces cheveux bruns, désordonnés, cette bouche si attirante, ce corps sculpté à la perfection et ce caractère. Il faut en user ! »
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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Mar 9 Mai 2017 - 14:08

C'en était trop. Ces compliments mielleux enrobés de guimauve la mettait hors d'elle. Artémis ne s'occupait plus de Morphée, elle l'avait presque oublié d'ailleurs. Son attention ne se portait que sur sa détestable sœur et ses phrases hypocrites. Elle allait le lui payer...

« Tu veux que j'use de mon caractère ? Très bien. » Sa voix était calme mais froide, sonnant comme une alarme contre une grand danger. « Tu veux savoir ce que je pense de vos manigances ? Je pense que tu as peur. Tu es aussi lâche que lui... » Elle jeta un œil dédaigneux à Morphée. « Tu as peur de ce qu'il peut t'arriver si quelqu'un t'échappe. Tu ne supporte pas qu'on ne tombe pas dans tes bras. Tu as tellement peu confiance en toi que tu t'en prends même à notre père pour te donner un peu de constance... Tu décides de t'en prendre à moi en particulier parce que j'ai l'air moins dangereuse qu'Athéna et que tu es arrivée trop tard pour Hestia mais ce que tu n'as pas compris, c'est que moi, je ne réfléchis pas avant d'agir. »

Elle ramassa ses précieuses flèches qu'Aphrodite avait négligemment jeté au sol, autre façon de l'énerver par ailleurs. Elle libéra Morphée dans le même temps et se retourna vers la blonde.

« Je n'ai pas peur de toi. Loin de là. Tu ne m'intéresse même pas. Tout ce que je vois pour l'instant c'est que pour m'atteindre, tu as décidé de t'en prendre à mes Chasseresses. Et tu vas payer pour cela. » Elle se tourna vers Morphée. « Quant à toi... Ne t'avise plus d'essayer de t'approcher de moi ou de mes compagnes, nous sommes bien d'accord ? Je suis jeune encore mais tout de même assez puissante pour vous détruire tous les deux. Ne me faites pas aller jusque là... Vous risqueriez de le regretter... »

Sur ce, Artémis sortit de la pièce. Elle essuya les pointes de ses flèches souillées de l'ichor des deux imbéciles et repartit vers le campement. Ses amies allaient avoir besoin de tout son soutient... Ce qui venait de leur arriver était impensable, inimaginable, même dans leur monde. Maintenant réfléchissons. Que pouvait-elle faire pour se venger ? Lui faire mal autant qu'elle lui avait fait mal... ? Après de longues minutes de réflexion, Artémis descendit sur terre, direction Corinthe. Sous les traits d'une jeune prêtresse, elle se dirigea vers le temple de sa rivale. Autour des colonnades de marbres s'affairaient plusieurs filles, les plus jeunes ayant à peine treize ans visiblement... pauvres petites... La déesse s'approcha de l'une d'entre elle : elle ne lui donnait pas plus de dix-sept ans. Elle était grande et jeune mais laissait déjà entrevoir de fines courbes de femme expérimentée sous sa tunique blanche qui ne présentait aucune ceinture. Ses longs cheveux blonds et ondulés dansaient dans le bas de son dos alors qu'elle préparait l'autel pour la prière quotidienne. Artémis l'attrapa par le bras et l'emmena derrière l'édifice.

« Himéra, c'est cela ? » La jeune fille hocha la tête sans comprendre. « Comme tu es belle... Ta déesse n'a rien à t'envier... »[/i] Artémis sourit en caressant les cheveux de l'humaine. « Ne cherche pas à savoir qui je suis, ce serait peine perdue car je serai obligée de te tuer si tu découvrais ma véritable identité. J'ai un message de la plus haute importance pour toi... je viens de la part d'Arès, dieu de la guerre. Il voudrait te rencontrer... ton regard eu à peine le temps de croiser le tien que l'amour s'infiltrait déjà en lui... Tu ne t'en souviens plus j'imagine car il t'a croisé sous une autre apparence... ce soir, alors que tous dormiront, reviens au temple. Le dieu t'y attendra... » Himéra sembla vouloir protester mais Artémis posa un doigt sur sa bouche. « Fais ce que je te dis, crois-moi, tu passeras la plus belle nuit de ta vie ! Et ne t'en fais pas pour Aphrodite, tout le monde sait qu'elle n'est pas réellement amoureuse de lui, tu ne lui feras aucun mal... Tu veux bien faire ça s'il te plait ? Pour Arès... »


La Mortelle hocha la tête, visiblement tourmentée alors qu'Artémis déposait un léger baiser sur sa joue avant de disparaître en un nuage argentée. Si elle avait choisit cette fille, c'était pour sa ressemblance flagrante avec la déesse. Grâce à cela, Arès n'allait pas être difficile à convaincre ! Elle matérialisa une lettre sur laquelle elle se fit passer pour Aphrodite qui lui demandait de se rendre cette nuit au temple de Corinthe. Elle glissa la lettre sous la porte des appartements de son belliqueux demi-frère. Il ne lui restait plus qu'à espérer que le stratagème fonctionne... !
Le lendemain, elle retourna voir Himéra. La jeune fille semblait rêveuse... Artémis la salua et n'eut pas le temps de dire un mot de plus que l'humaine la pris dans ses bras.


« Merci l'inconnue ! Tu avais raison, j'ai passé la plus belle nuit de ma vie ! Que puis-je faire pour te remercier ? »

« Me remercier ? Tu n'en as pas besoin voyons ! Prie juste ta déesse aujourd'hui, raconte lui ta nuit dans les moindres détails, je suis certaine qu'elle sera fière de toi ! »

« Je le ferai, sois en sûre ! Merci encore ! »


Artémis rit légèrement puis s'éclipsa de la même façon en laissant traîner dans l'air l'écho de sa voix : « Merci à toi Himéra... ».

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MessageSujet: Re: L'amour et son contraire (ft. Aphrodite) Mer 24 Mai 2017 - 20:42

Après son entrevue avec la Chasseresse, Aphrodite ressentit le besoin de se délasser. Alors qu'elle laissa Morphée seul, elle prit un bain, se détendit. Elle voulait oublier. Que pourrait trouver Artémis pour l'atteindre ? A quoi pourrait-elle toucher pour lui faire du mal ? Et puis qu'importe ! Il lui faudrait du temps avant de le mettre en œuvre... D'abord elle s'occuperait de ses pauvres chasseresses... Enfin du moins celles qui ont résisté. Pauvres petites... La déesse sortit de son bain et se prélassa, se chouchoutant. Elle espérait encore que son amant, Arès, lui rendrait visite mais... Il ne vint pas. Elle l'attendit mais il ne frappa jamais à la porte.

Alors que le matin pointait, une colère aveugle la submergeait. Il se jouait d'elle maintenant ? Il avait toujours été docile... C'était à prévoir. Alors qu'elle se préparait à lui demander des explications, elle reçut un message d'Arès, qui la remerciait pour la nuit magique qu'ils avaient passés, différentes de toutes celles qu'ils avaient passés.

La jeune Déesse commençait à comprendre... Artémis s'était joué de son amant. Elle se croyait maline ? Elle verrait. Aphrodite n'était pas la plus forte mais c'était la plus intelligente et la plus réfléchie. Mais elle savait aussi improviser. Mais il ne restait plus qu'à savoir quelle dévergondée s'était fait enrôler par Artémis...

Mais la déesse ne tarda pas à le savoir puisqu'une prière monta vers elle, de son palais. La plus belle de ses prêtresses la remerciait. Elle tendit l'oreille.

« O belle déesse, O déesse vénérée il faut que je vous conte ma nuit, il faut que je vous parle de ma rencontre ! Hier, tandis que je me vouais à votre culte, une inconnue m'est apparue, de votre part et m'a offert une nuit en compagnie de votre amant, me jurant que vous étiez d'accord... O belle déesse merci ! Merci pour ce cadeau ! Ce fut la plus belle nuit que je n'ai jamais passé. »

Une larme coula sur la joue de la Blonde. Himéra s'était fait passé pour elle, sous les ordres d'Artémis. Elle déglutis et fit atteler son char pour descendre rapidement au temple.

Arrivée au temple, Aphrodite se rua sur la jeune Himéra, devant les autres prêtresses présentes. Elle prit son bras et la tint fermement ! Elle serra les dents et lui susurra :

« Tu as bien fait de me prier, petite traînée ! Sans toi, jamais il n'aurait su qui tu étais... »

La jeune prêtresse était effrayée, elle ne semblait pas comprendre.

« Tu ne comprend pas ? Alors je vous explique à toutes ce qu'il se passe, et ce qu'il va se passe pour votre congénère. Artémis tente de me défier, et pour cela, elle a usé de la ruse et elle... Elle l'a laissé me défier ! Et par conséquent, je ne peux plus me satisfaire de son service »

La déesse lâcha la prêtresse, qui tomba piteusement au sol. Cette dernière supplia :

« Ne me tuez pas... O pitié ne me tuez pas ! Je suis trop jeune »

Himéra pleurait, les yeux rouges et elle était terrifiée, ne comprenant pas tout ce qu'il lui arrivait.

« Te tuer ? » Fit Amour, faussement étonnée « Mais ma chérie... Je ne vais pas te tuer. Tu vas vivre mais... Tu comprend bien que je ne peux pas te garder à mon service. Tu seras condamnée à errer. Tu seras aimée, ta beauté est sans pareil, tu attireras le désir des hommes et tu seras éprise de désir pour tous ceux qui t'aimeront mais tu ne ressentiras plus jamais de plaisir comme tu as pu en ressentir. Tu n'auras plus jamais de plaisir avec les hommes ! »

Puis la blonde s'éloigna de ses prêtresses, non sans un regard attendrissant vers les autres qui n'avaient rien demandé. Elle entendit tout de même les gémissements d'Himéra, qui pleurait et qui suppliait encore.

Quand elle fut rentrée chez elle, Aphrodite s'effondra sur son divan, brisée. Quoi que Artémis puisse dire, la Blonde était amoureuse de Arès et ne pouvait supporter de l'imaginer avec une autre qu'elle.

Soudain, quelqu'un rentra dans la pièce. La déesse leva les yeux et vis Arès. Alors une rage sourde l'envahit. Elle se leva et se dirigea vers son amant, avant de lui donner une gifle, qui claqua et résonna. Alors qu'il ne semblait pas comprendre, la blonde lui balança ses quatre vérités. Le dieu était complètement sonné. Même si elle ne pouvait pas lui pardonner tout de suite, Aphrodite le serra dans ses bras. Elle savait qu'il n'était qu'une victime des machinations de la déesse Chasseresse.

Ainsi, Aphrodite pris une décision. Cette dispute était allée trop loin... Trop de personnes étaient désormais en jeu. Alors elle se présenta devant chez Artémis et attendit que celle-ci lui ouvre. Elle était très angoissée tout de même.

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L'amour et son contraire (ft. Aphrodite)

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