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recrutement par rêve (ft. Morphée)

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MessageSujet: recrutement par rêve (ft. Morphée) Lun 29 Aoû 2016 - 19:45

Cela faisait plusieurs semaines qu'elle l'observait. Du haut de l'Olympe et dans les forêts, Artémis suivait cette jeune fille, d'une quinzaines d'année et évaluait les moindres de ses faits et gestes. Elle avait été alertée par une offrande qui lui avait été faite, au beau milieu de la nuit, par la sœur de cette petite. Eurydice, car tel était son nom, pria la déesse Chasseresse de protéger sa cadette des griffes d'Aphrodite, qui l'avait tant fait souffrir, elle. Eurydice était mariée depuis six ans maintenant, à un triste homme libre de Corinthe, obligée de vénérer la déesse qu'elle hait. La jeune femme l'avait pourtant prié nuits et jours pour pouvoir épouser Niklas, qu'elle aime depuis sa tendre enfance, mais ses parents en avaient décidé autrement et avaient fait en sorte que que leur fille aînée ne puisse plus jamais revoir cet amant, pas assez riche à leurs yeux. Aujourd'hui, ils s'apprêtaient à faire subir la même chose à sa chère Chloé. Et pourtant, si Eurydice avait voulu se marier avec un autre, Chloé, elle, n'avait aucune envie d'épouser qui que ce soit.

Elle consumait sa jeunesse dans les bois, à courir après les animaux, revenait écorchée et les vêtements déchirés au gynécée chaque soir, préférait espionner les penseurs pour apprendre d'eux plutôt que d'écouter les femmes lui expliquer comment tenir une maison. Alors savoir qu'elle allait bientôt devoir renoncer à sa liberté... Eurydice ne le supportait pas. C'est pourquoi elle avait fait appel à la déesse vierge, dans l'espoir qu'elle puisse aidé sa petite sœur. Pour l'instant, Artémis n'avait pas répondu. Mais cela ne l'empêchait nullement de surveiller la jeune Chloé. Elle était débrouillarde et n'avait pas peur de se tâcher. Elle aimait les animaux et apparemment aussi les armes, puisque la déesse l'avait surpris à jouer avec l'épée de son père... Une bonne candidate pour les Chasseresses. Malheureusement, elle vivait à Corinthe... Le territoire d'Aphrodite... Si elle y allait, pour lui « voler » une nouvelle vierge, elle risquait d'éveiller la colère de la déesse ! Et même si la top model ne lui faisait absolument pas peur, elle préférait éviter les ennuis tout de même.

C'est ainsi que, munie de son arc et de somnifère (on est jamais trop prudent) Artémis rendit visite au dieu des rêves : Morphée. Celui-ci s'était endormi au pied d'une colonne du Palais de l'Olympe après sa tournée nocturne... L'archère décocha une flèche qui vint frôler son oreille, il se réveilla en sursaut sous les éclats de rire de la déesse lunaire. Vu sa tête, ce réveil brusque n'a pas dû lui plaire... Elle s'en approcha rapidement d'un pas léger et repris sa flèche plantée dans le marbre blanc.

« Oups... Je t'ai réveillé peut être ? » Sans lui laisser le temps de répondre, elle enchaîna. « Je suis venue te demander un service. J'ai besoin que tu ailles annoncé cette nuit à une Mortelle que j'accepte de l'intégrer à mon cercle de Chasseresses, si l'envie y est, bien entendu. Il faut aussi que prévienne sa sœur que j'ai reçu sa prière, qu'elle ne doit pas s'en faire. J'aimerais bien y aller moi même mais elles habitent à Corinthe, tu comprends bien entendu que je n'ai pas l'intention de marcher sur les plates-bandes de Miss Univers... ! Alors ? »

Les yeux noirs qu'il affichait avaient l'air de la menacer de mort, elle ne put s'empêcher de sourire. S'il avait été Zeus, il l'aurait foudroyé sur place ! Elle se pencha alors vers lui et chuchota, agitant la fiole de somnifère sous son nez.

« Et ne pense même pas à m'endormir pour avoir la paix. J'ai de quoi me battre. C'est d'accord donc ? »

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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Mar 30 Aoû 2016 - 16:36


Vide... pour le moment. Mes rêves débutaient toujours ainsi, par une étendue immaculée et infinie, impatiente qu'on la travaille pour que jaillissent les architectures les plus folles et des créatures propres au monde des rêves. J'étais le peintre et cette toile encore vierge attendait avec enthousiasme que j'y appose le premier coup de pinceau qui la ferait passer du néant au chef d'œuvre. Déjà les premières esquisses se matérialisaient devant moi sous la forme de colonnes de cristal, de formes et couleurs diverses, alors qu'un ciel aux teintes crépusculaires se dessinait au dessus de ma tête. Les bases étaient posées, pouvait enfin commencer la véritable composition : de nouveaux éléments apparaissaient à chaque battement d'ailes, mon imagination tournait à plein régime pour créer encore et encore de nouvelles structures, faisant apparaître à chaque instants des plaines, des montagnes, des paysages entiers de ces cristaux aux reflets pourpres, donnant naissance à une vision surréaliste et sublime. Petit à petit, tout commençait à s'ordonner et les différentes pièces du puzzle laisseraient bientôt apparaître un univers digne de ma créativité, un univers qui me ressemble et qui me satisferait plus que celui dans lequel je vis le reste du temps. Pourtant, je savais que ma création ne serait qu'éphémère, qu'elle ne constituerait que le joyau d'une journée et seulement visible de moi-même, mais cela ne m'aidait qu'à apprécier d'autant plus mon œuvre. Et puis la journée ne faisait que commencer, il me restait encore du temps pour peaufiner mon tableau onirique.

Le retour à la réalité fut brutal car la flèche qui venait de siffler à mon oreille était, quant à elle, belle et bien réelle, et le mince instinct de survie qui m'animait encore me poussa à me réveiller.  Mon regard se porta en tout premier lieu sur le projectile qui s'était fichée dans la colonne à laquelle j'étais adossée, si proche que cela relevait du miracle que mon oreille soit toujours indemne. Les rires vinrent après, et mon attention se porta alors sur Artémis, visiblement ravie de l'effet qu'avait eu son entrée, alors que j'imaginais déjà diverses manières plus ou moins cruelles de me venger dans un futur proche. Je ne bougeai pas quand elle vint récupérer sa flèche, me contenta de la regarder méchamment.  « J'espère que tu as une bonne raison d'avoir fait ça » pensais-je en mon for intérieur alors que je détournais déjà mon regard de l'archère, laissant à nouveau tomber ma tête contre la colonne.

- Oups... Je t'ai réveillé peut être ?

« Mais non voyons, qu'est-ce qui te fait dire cela ? » pensais-je ironiquement. Je me contentai d'un sourire qui reflétait toute la haine que j'éprouvais envers Artémis à ce moment précis, mais la laissai cependant continuer. J'avoue ne pas avoir été réellement attentif à son histoire après les termes "besoin d'un service". Et elle m'avait réveillé pour ça ? Les excuses recevables pour me faire une chose pareilles devaient se rapprocher de la fin du monde ou l'envie subite de Zeus de me voir accourir (dans ces situations, je prenais généralement en compte ces nouvelles informations avant de continuer ma sieste à laquelle je tenais tant).

- Et ne pense même pas à m'endormir pour avoir la paix. J'ai de quoi me battre. C'est d'accord donc ?

Un rire irrépressible me submergea alors, un rire franc et fou à la fois, à gorge déployée, de sorte que tous aux alentours sachent que l'insignifiant Morphée était désormais éveillé. Du somnifère ? Des menaces ? Je ne me savais pas aussi dangereux ! Et cette idée ne fit qu'aggraver mon fou rire, qui ne cessait de monter en puissance. J'espérais que cette réaction irriterait Artémis, mais elle ne représentait plus que le cadet de mes soucis. Elle, déesse de la chasse, réputée pour son adresse à l'arc, préparant avec le plus grand soin sa rencontre avec un Oneiroi dont les seules armes se trouvaient être la métamorphose et la raillerie, avouez qu'il y avait matière à rire !
Après un long instant, les éclats de voix finirent par se faire moins puissants et se résumèrent bientôt à de simples gloussements. Je pris tout mon temps pour m'étirer, me réveiller encore un peu. Si elle avait tant besoin de moi, elle attendrait.

- C'est bien triste comme histoire. Mais... c'est ton problème. Pas le mien.

Je lui souris une dernière fois en la regardant dans les yeux, puis me désintéressai définitivement d'elle. Il me fallut encore quelques instants pour trouver une position confortable contre le pilier et à nouveau fermer les yeux : je comptais bien reprendre mes rêveries. La déesse pouvait me supplier, m'insulter ou me menacer, ça n'y changerait rien. Je me ferais même une joie de l'ignorer comme il se doit, ce qui, je supposais, ne ferait que l'énerver davantage. Tant mieux, il ne fallait pas me réveiller de la sorte.
Je portai la fleur de pavot que je tenais entre mes doigts à mes narines afin d'en humer le doux parfum, puis la reposai délicatement en soupirant d'aise, un petit sourire satisfait au coin des lèvres.

- Pourquoi ne pas demander à ton frère ? Il se ferait une joie de transmettre ton message.

Mais oui, ce cher Apollon, pourquoi ne s'occupait-il pas de sa sœur ? Ou même Iris, elle me semblait bien plus apte que moi à jouer les pigeons voyageurs pour le bon plaisir de la chasseresse.


Dernière édition par Morphée le Sam 17 Sep 2016 - 16:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Ven 2 Sep 2016 - 22:53

Un fou rire. Tonitruent. C'est tout ce auquel la déesse eu droit après sa demande. Elle pinça les lèvres, essayant de garder son calme mais par elle-même qu'il est énervant... Elle leva les yeux au ciel quand monsieur s'étira d'un air de dire « Tu m'as réveillé ? Tu attendras. » C'était bien parce qu'elle ne pouvait se tourner que vers lui...

« - C'est bien triste comme histoire. Mais... c'est ton problème. Pas le mien. »



Rester calme. Surtout. Rester. Calme. Cet idiot ailé décida alors de fermer les yeux pour l'ignorer et certainement se replonger dans ses rêveries. La Chasseresse ferma un poing énervé et soupira... Il voulait jouer ? Bien. Il porta la fleur rose à ses narines et demanda avant de se rendormir si Apollon ne pouvait pas s'en occuper. Il ne devait pas avoir bien entendu la demande : la pauvre Chloé se retrouverait enceinte en moins de temps qu'il ne faut pour le dire si Artémis y envoyait son frère... Elle pencha la tête sur le côté et sourit. Il ne savait vraiment pas à quel point la déesse était entêtée... ! Artémis s'assit à ses côtés, très proche histoire qu'il puisse sentir sa présence, et attendit, jouant avec son arc. Elle tirait une flèche, la faisait réapparaître au creux de sa paume et recommençait, pendant que le dieu gigotait dans son sommeil. Elle ne savait vraiment pas où il était... Et n'avait pas envie de savoir ! Elle l'observait encore quelques instants et commença à le piquer du bout du morceau de bronze ficelé au bois de cyprès.

« - Debout... » Elle prit une voix mielleuse. « Aller, on se réveille... Morphée... Ne m'oblige pas à employer la force ! »

Il semblait gêner mais n'ouvrait toujours pas les yeux. La déesse eu un rictus.

« - Je sais que tu ne dors plus vraiment... Et je sais aussi que tu vas finir par te réveiller parce que tu as très envie de m'en mettre une là... Qu'elle est énervante la Chasseresse ! » Dit-elle, l'imitant du mieux qu'elle put. « Mais tu sais quoi ? Elle ne va pas bouger. Alors accepte de m'aider qu'on en finisse. Je n'ai pas plus envie que toi de rester assise ici en ta soporifique compagnie... »

Comme pour ponctuer sa phrase, elle bailla et s'étira légèrement. Elle n'avait vraiment plus beaucoup de temps avant que l'aura divine de Morphée ne l'endorme elle aussi... Il lui fallait... Du necta... Ah... Aaahhh...... Du nectar. Un petit coup de main pour la relancer... Parce que là... Elle se pris à fermer les yeux alors se releva d'un bond malgré le léger vertige qui la prit de cours.

« - Bon lève toi maintenant ! J'ai pas que ça à faire ! »

Elle essayait de paraître imposante mais la fatigue était vraiment trop présente... Cela allait être dur de tenir s'il ne se bougeait pas sur le champs... !

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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Dim 4 Sep 2016 - 0:06


Je sentais déjà les caresses du sommeil sur mon être, elles ne tarderaient pas à m'aider à rejoindre ce monde qui était miens, loin de tous ces divins soucis. J'ai senti la déesse s'asseoir à mes côtés, je n'ai pu réprimer un sourire en y pensant, puis un dernier soupire me fit rejoindre cet univers onirique où je régnais en maître. En moins de temps qu'il n'en fallait pour s'en souvenir, ma précédente construction se matérialisa devant mes yeux alors que je m'efforçais d'échafauder la suite dans mon esprit. Rapidement, le paysage se complexifia, des temples de verre et de sang se dressèrent, d'immenses tours de cristal émergèrent du sol en un vrombissement sourd et spectaculaire, alors que je volais au-dessus de cet univers en construction. Rien ne semblait pouvoir m'arracher à ce rêve, à tout ça, pas maintenant. Les souvenirs d'Artémis avaient été relayés au second plan, dans les limbes de ma conscience, ne restait plus que la création, la pure création, un sentiment de liberté intense et de puissance illimitée, la plus belle des sensations. Cette impression d'avoir le contrôle sur absolument tout, d'être conscient que tout puisse disparaître si vous en décidiez ainsi, un véritable délice.

La pointe de flèche me piqua au bras, un léger pincement qui fit s'écrouler cette fragile structure onirique. Inutile d'essayer de la rattraper, elle était partie... Je sentais mon esprit reprendre conscience de ce qui m'entourait, reconnaître qu'Artémis s'amusait à effleurer ma peau d'une de ses flèches en m'encourageant à me réveiller. Ou était-ce plutôt des menaces ? Quoi qu'il en soit, je ne bougeais pas, mais l'irritation se lisait clairement sur mon visage, j'en étais certain. Mes efforts pour reprendre mon rêves s'avéraient vain, sans surprise, mais je refusais de l'admettre.

- Je sais que tu ne dors plus vraiment... Et je sais aussi que tu vas finir par te réveiller parce que tu as très envie de m'en mettre une là... Qu'elle est énervante la Chasseresse !

Bien que cette imitation de ma personne fut catastrophique, elle se rapprochait passablement de la vérité. Je pensais effectivement cela d'elle, et j'avais effectivement envie de lui en mettre une. Par simple mauvaise foi, je m'efforçais à être reprendre le cours de mes rêves pour lui prouver qu'elle avait tort, que je resterai à jamais insensible à ses caprices... Mais cette tâche semblait bien plus compliquée à exécuter qu'il n'y paressait, et je n'étais pas réellement le genre de dieu réputé pour son calme légendaire. Je serrais les dents, essayais de réfléchir posément à un moyen de la faire partir, et ce ne serait pas à l'usure que je l'aurais : sur ce plan, elle semblait plus patiente que moi.
Je la sentis bailler à côté de moi, s'étirer, faire les frais de mon aura soporifique. Existait-il un moyen pour qu'elle s'endorme sur place ? Bizarrement, cette solution me semblait tentante, cela résoudrait tous les problèmes si elle s'endormait... Mais non, voilà qu'elle se relevait pour proférer de nouvelles menaces. Afin de l'énerver davantage, j'aurais dû garder mon calme, sourire et sortir une réflexion sarcastique en espérant qu'elle abandonnerait la partie. Cependant, je n'étais pas tout à fait apte psychologiquement pour une telle réaction, et celle qui suivit fut bien moins agaçante, mais n'était pas pour autant dénuée de sens. J'ouvris les yeux, mes pupilles sombres lançaient des éclair en direction de la déesse. En un coup d'ailes, je me retrouvai sur mes jambes, prêt à mettre fin à cette histoire qui avait déjà bien assez duré.

- Et qu'as-tu à m'offrir en échange ? Tu crois peut-être que je vais faire ton sale travail par charité ? (J'esquissai un sourire) C'est bien mal me connaître. Car si Aphrodite apprend que je t'ai aidée, je ne donne pas cher de ma peau (et avoue qu'elle n'est pas vraiment du genre à oublier ce genre de complots). Alors si tu tiens réellement à ce que j'aille voir cette mortelle, propose-moi un service en retour. Ou tu préfères que je te laisse t'arranger avec Aphrodite ?

J'avais presque crié ces paroles, m'approchant à chaque mot un peu plus de la chasseresse jusqu'à n'être plus qu'à un ou deux pas d'elle. Ma frustration atteignait des sommets, j'en avais assez d'elle, de cette histoire, qu'on me prenne pour un pigeon voyageur ! Pourquoi, mais pourquoi a-t-il fallut que cela tombe sur moi ? Mon regard assassin la toisa encore quelques instants, puis la perplexité prit à nouveau le dessus. Que voulais-je au fond ? Qu'avait-elle à m'offrir, cette déesse protectrice des animaux que je n'eut déjà ? Que pouvait me donner la fille de Zeus, l'enfant de l'être que je devais sans aucun doute haïr plus que tout ? Sans que je m'en rende vraiment compte, je me dirigeais à nouveau vers le pilier que j'avais quitté quelques instants plus tôt et m'adossai à nouveau à celui-ci, comme s'il constituait un éphémère refuge, loin de mes traquas. Soudain, sans raison logique, toute l'animosité qui m'habitait laissa la place à une curiosité vorace.

- J'attends, lançai-je à mon interlocutrice.

De grands yeux avides de connaître sa réponse la toisaient, j'étais littéralement suspendu à ses lèvres, tel un enfant attendant impatiemment un jouet promis.


Dernière édition par Morphée le Sam 17 Sep 2016 - 16:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Lun 12 Sep 2016 - 15:06

Le vent se souleva, réveillé par le battement d'ailes de l'Oneros qui se levait d'un coup. Enfin ils allaient pouvoir discuter ! Ses yeux brûlaient de rage et de mépris, comme si le dieu – bien qu'inférieur à elle puisqu'il ne faisait pas partir des Olympiens – pouvait l'écraser d'une simple pression de pouce. Elle se prit à le craindre un instant mais elle savait que d'eux deux, c'était elle, la fille de Zeus, du roi des dieux, la plus puissante. Et il ne pouvait rien changer à cela ! Il se rapprochait lentement d'elle en lui demandant un service en retour. Il s'arrêta à un mètre environ, si bien qu'elle était obligée de lever la tête pour fixer son regard assassin. Deux solutions s'offrait à elle : passer ce dangereux marché avec ce dieu mystérieux et un peu fou elle devait l'admettre, ou affronter la colère d'Aphrodite. Elle resta silencieuse, quelque peu choquée par la scène qui venait de se dérouler. Du choc, elle passa très vite à la colère. Essayait-il de la mettre en position de faiblesse ? Elle resserra sa prise autour de son arc d'argent mais le déposa vite au sol. Elle n'en avait pas besoin pour l'instant... Elle matérialisa une dague d'argent au creux de sa paume et s'avança vers le Rêve d'un pas menaçant. Les yeux d'enfant joueur qu'il affichait après son défiant « J'attends. »  firent doucement rire les deux morceaux de Lune qui brillaient dans ceux de la Chasseresse. Il l'avait touché dans son orgueil avec cette demande : il allait le payer. Elle posa délicatement sa main libre sur le marbre froid et la lame aiguisée sur le cou du dieu.

« - Tu glisses sur un terrain dangereux petit rêve... Le seul service que je peux te rendre après cette démonstration d'irrespect, c'est te laisser la vie sauve au lieu de t'envoyer directement au Tartare... »
Elle appuya sur la lame qui fit couler quelques gouttes dorées d'ichor. Ce qu'elle préférait chez lui, c'était définitivement ses yeux : leur nature changeante indiquait ce qu'il ressentait à l'instant présent. Ils viraient du noir au bleu, passant par un gris plus clair que les siens, vert, foncé, clair pour revenir au noir le plus total et recommencer. Il avait peur. Cela se sentait. Bloquant toujours le passage de ses bras, elle fit disparaître l'arme aussi vite qu'elle était apparue et décrocha une petite fiole dorée qui pendait à la corde de son chiton. A l'intérieur, il y avait un mélange d'ambroisie et de plantes médicinales, préparer par son frère, qui guérissait n'importe quel type de blessure. Pratique lorsqu'il s'agissait d'aider ses Chasseresses un peu maladroite. Elle renversa quelque gramme de cette poudre aux effets magique dans sa main et l'appliqua délicatement sur la plaie du dieu, une douceur maternellement hypocrite sur le visage.

« Je n'ai plus beaucoup de temps devant moi, ni l'envie de continuer cette conversation. Alors tu vas faire ce que je te dis, en tant que fille de Zeus, tu me dois le respect. Et c'est en faisant cette course que tu me le montreras. Nous sommes bien d'accord ? » elle lui laissa deux petites secondes, histoire de bien avaler ce qu'elle venait de dire et reprit. « J'en reste aux menaces pour l'instant, mais je n'hésiterai pas une seule seconde au prochain affront. Il vaut mieux pour toi de me croire sur parole... Ce n'est pas la peine que je te rappelle le nombre de victimes que j'ai déjà faite... Tu n'as pas pour objectif d'être la prochaine sur la liste, si ? »


A le voir, la panique s'emparait de lui, c'était certain. Maintenant, est-ce qu'il allait y céder ? Il était intelligent, il pouvait toujours trouver le moyen de contourner ses menaces, juste pour prouver sa supériorité – inexistante soyons bien clair là dessus. Elle se recula un peu pour le laisser respirer et réfléchir à la suite des événements. Elle l'observait de haut en bas et repéra le léger tremblement de ses ailes, la détresse dans ses yeux et la victoire dans sa paralysie. Un sourire machiavélique se dessina sur les lèvres de la déesse qui savourait déjà ce qu'elle pensait être la soumission de son interlocuteur...

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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Mer 14 Sep 2016 - 8:53

La réaction de la déesse fut pour le moins inattendue, je n'imaginais pas qu'elle perdrait son sang froid aussi rapidement, d'autant plus que je la pensais prête à négocier. Quelle déception. Qu'elle s'emporte, soit. Mais de là à me mettre un couteau sous la gorge ? Ce n'était pas exactement le genre d'actes que je pardonnais...

- Tu glisses sur un terrain dangereux petit rêve... Le seul service que je peux te rendre après cette démonstration d'irrespect, c'est te laisser la vie sauve au lieu de t'envoyer directement au Tartare...

La pression de la lame s'accentua et je dus céder un bref instant à la panique en sentant l'ichor couler sur mon cou, mais cette peur passagère fut bientôt remplacée par un sentiment bien plus fort. Tu vas le regretter Artémis, je te le promets. Cette situation s'était avérée divertissante pendant un moment mais l'heure n'était plus à la palisanterie, et tes menaces n'y changeront rien. Tu m'as manqué de respect, il faudra assumer les conséquences de tes actes. Tu penses pouvoir me faire peur ? Profite, oui, profite bien de cet instant, savoure ce sentiment de puissance qui t'envahis uniquement parce que je l'ai décidé, mais attends toi à déchanter.
Bientôt, la dague laissa place à un objet des plus inoffensifs en apparence, une fiole dont la déesse appliqua le contenu sur ma plaie, réduisant instantanément l'infime douleur au silence.

« Alors tu vas faire ce que je te dis, en tant que fille de Zeus, tu me dois le respect. »De tout ce qu'elle avait put dire jusqu'alors, cette phrase était sans aucun doute la plus drôle, celle qui me fit lever un sourcil et sourire malgré la situation délicate. Me prenait-elle vraiment pour son larbin ? Moi, le fils de la nuit et le neveu de la Mort ? Le dieu primordial qui l'avait vue naître, elle, son père et les autres Olympiens ? À nouveau, un goût amer empli ma bouche, me donna envie de lui cracher ses quatre vérités au visage, mais le ton qu'Artémis avait pris ne laissait aucunement place à de quelconques remarques.
Ses dernières menacent semèrent tout de même le doute en moi. Elle n'oserait pas, bien sûr. À moins que... si ? Je la toisais, tentant de discerner dans son aptitude le moindre signe de comédie, n'en repérai aucun de prime abord. Impossible. Elle ne pouvait pas me faire ça. Pas à moi. Et pourtant, comment expliquer la panique qui s'insinuait en mon être ? Le léger tremblement de mes mains ? Mes dents et mes poings se serrèrent, tentant ainsi de camoufler ces signes de faiblesse.

Tu veux jouer, Artémis ?

Je devinais que mes yeux prenaient rapidement une teinte sombre, reflétant la colère intérieure qui m'envahissait à l'instant. L'air se fit plus lourd autour de moi, mon aura s'étendait sur une zone toujours plus grande, paralysant tous ceux qui s'y trouveraient, les étouffant peu à peu sous le poids de ma fureur. Mes mains tremblaient toujours, mais de rage cette fois. "De quel droit..." commençais-je à siffler entre mes dents, aveuglé par la haine et la honte.

Puis tout se résorba, mon aigreur, mon aura, mes regrets, tout vola en éclat sans crier gare. Le temps sembla cesser l'espace d'un instant, me laissant dans une profonde perplexité. Bientôt, le même sourire carnassier que la Chasseresse m'avait adressé se dessina sur mon propre visage, soudain blême, des yeux fous donnant à la scène un aspect dément et incompréhensible. La crise passa aussi soudainement qu'elle était apparue mais le sourire persista alors que je redressais lentement la tête vers mon interlocutrice :

- Très bien, j'irai voir les deux mortelles

Cette phrase sonnait comme une victoire et non pas comme la défaite encourue, ma voix laissait transparaître la brusque excitation qui m'habitait mais ne laissai pas à la fille de Zeus l'occasion de dire quoi que soit. Mes ailes s'animèrent sans bruit, comme agitée par une force indépendante de ma volonté, et mes pieds ne touchèrent bientôt plus le sol du palais des dieux. Un instant plus tard, je me trouvais bien loin, hors de portée de mon interlocutrice alors que résonnait encore dans son esprit mes paroles précédentes, écho d'une promesse à ne jamais oublier.

_________________________

Je me rendis sur Terre bien avant le coucher du soleil afin de peaufiner les détails de ma vengeance, je ne souhaitais rien laisser au hasard. Quand le soleil finit par disparaître, je décidai de passer à l'action en allant rendre visite à la réceptionnaire de mon premier message : la jeune chasseresse répondant au doux nom de Chloé. Elle était jeune, espiègle, je la connaissais pour l'avoir déjà aperçue en rêve mais nous n'avions jamais été présentés; Il était temps de remédier à cela. Elle se trouvait actuellement en forêt, adossée à un arbre au centre d'une petite clairière. Un feu de camp illuminait son visage endormi, laissant deviner un sommeil paisible. Je me glissai sans soucis dans son esprit et lui apparus sous les traits de sa chère sœur Euridyce. Ma présence rendit les décors du songe embrumés, mais l'on devinait sans peine qu'il devait s'agir d'un décor forestier à en observer les couleurs. La jeune fille se tourna vers moi, pleine d'espoir, trop heureuse de voir son aînée si gentille avec elle.

- Chloé ! (l'appelais-je à mi-voix) J'ai une grande nouvelle à t'annoncer : la déesse Artémis a entendu nos prière, elle souhaite te compter parmi ses chasseresse. Tu n'auras plus à te marier, tu pourras passer tes journées en forêt à servir cette grande divinité.

Le regard de mon interlocutrice s'illuminait, mais le masque je j'arborais prit soudainement des allures plus sombres, tristes, ennuyés. Je repris, un regret profond faisant vibrer ma voix : « Il a juste que... Il te faudra prouver ton dévouement et tes capacités. Tu comprends ? Prouve à la grande déesse que tu mérites de la servir. Pour cela, il te faudra vaincre une créature qui sévit dans la région, Artémis t'aidera dans cette tâche, ne t'en fais pas. »

Mon regard se tourna vers un pan de brume plus opaque que les autres, d'où jaillit un lion bien plus grand et dangereux que n'importe lequel de ses semblables. Il ne sévissait généralement que dans la région de Némée, je me demande bien ce qui l'a amené plus près de la ville de Corinthe... Je reportai mon attention sur mon interlocutrice, lui adressai un sourire rassurant et lui parlai avec douceur : « Tu peux le vaincre, j'en suis persuadée. Tu es la meilleure chasseresse que je connaisse, ne me déçois pas. Les dieux t'aideront dans ta tâche, sois en sûre. Il faut que tu trouves ce lion, Chloé, tu comprends ? Et il faut te mettre en route maintenant...»

Sur ces mots, je brisai le rêve, la forçant ainsi à se réveiller. Des paroles résonnaient encore dans son esprit, lui murmurant "accomplis ton devoir" sans qu'elle en connaisse la provenance. Je me trouvais loin lorsqu'elle se commença à arpenter la forêt en quête de sa proie.

_________________________

Euridyce, quant à elle, dormait aux cotés de son époux, cet homme à qui elle s'est unie par simple volonté de ses parents. Un homme correct, mais certes pas celui dont elle avait rêvé. Autant jouer là-dessus. J'apparus dans son rêve sous les traits de sa sœur, en premier lieu, une personne pour qui elle semblerait pouvoir donner sa vie, en qui elle avait pleinement confiance et qu'elle ne trahirait jamais. « Euridyce ? Artémis a entendu tes prières, c'est fantastique ! Je ne te remercierai jamais assez. La déesse m'a acceptée parmi ses chasseresses, je ne devrai plus me marier, je pourrai agir comme il me plait sans les contraintes de Père et Mère.»

La jeune fille me toisa, comme si elle voyait le dieu en moi, du moins le soupçonnait-elle. Parfait, agissons comme elle s'attendait à voir agir un dieu alors. À nouveau, je pris cet air défait et empli de regret. « Mais cet avenir reste incertain, il y a... un prix à payer. (Bref silence, me laissant jauger la réaction de mon interlocutrice) La grande Artémis demande une preuve de ta loyauté, sans quoi elle ne pourra donner réponse à nos prières. »

Je disparus de manière théâtrale dans un pan de fumée, pour réapparaître quelques mètres plus loin, cette fois-ci sous l'apparence de Niklas, son ancien amant. J'arborais une expression suppliante, sentiment qui se ressentais dans ma voix lorsque je pris la parole par la suite. Mais avant de formuler oralement mes intentions, je déposai un couteau dans la main de la jeune femme. Nul besoin de mots, elle avait déjà compris. « Ton époux a déshonoré Artémis, lui a fortement manqué de respect et elle ne peut le souffrir. Tu peux offrir une nouvelle vie à ta sœur, mais en échange d'une autre...»

Mon regard se faisait insistant alors qu'Euridyce me regardait comme si j'avais été Thanatos en personne, ses yeux écarquillés reflétant la peur et le tiraillement intérieur qui faisaient rage en son for intérieur. Un dernier regard et l'illusion disparu, le rêve fut anéanti et la pauvre humaine se réveilla, le souffle court, trempée de sueur, une lame dans la main droite.

_________________________

Le jour se leva, je me trouvais déjà dans le palais des dieux, au pied de cette colonne où l'archère m'avait surpris la veille. Mais cette fois-ci, je ne dormais pas, j'en aurais été incapable, l'enjeu était trop important. Oh, bien sûr, il ne s'agissait que d'un tour de force, mais dont je sortirais vainqueur. Si Chloé refusait de combattre, Artémis perdrait une chasseresse et ce serait concéder la victoire à sa rivale Aphrodite; mais si la petite décidait de faire face à la créature, elle n'en sortirait pas vivante. Et s'il arrivait, par je ne sais quelle intervention divine, qu'elle abattit le fauve, Hécate ne manquerait pas de faire payer cette petite humaine pour avoir assassiné sans raison ce lion qu'elle avait elle-même élevé. Quant à Eurydice... Le choix lui appartenait : se condamner elle-même ou bien sa sœur. Le remord la poursuivrait pour le restant de son existence si elle n'accomplissait pas sa mission, mais ce seraient bien les dieux eux-même qu'elle offenserait en assassinant son mari, un acte qu'Aphrodite ne pardonnerait pas de sitôt, sans parler dans notre chère déesse du mariage incarnée en la personne d'Héra.
Bien sûr, il restait Artémis. Évidemment qu'elle pourrait intervenir, mais devrait faire face à la colère d'Aphrodite pour s'être mêlée d'affaires qui ne la regardaient nullement. La déesse avait désormais le choix : abandonner ces ferventes humaines à leur sort ou se compromettre elle-même.

Je l'entendis s'approcher, de sa démarche furtive et alerte, et n'eus nullement besoin de la regarder pour lui lancer, d'une voix tout à fait neutre :

- Voilà, j'ai délivré tes messages...

Cette fois-ci je ne la laisserais pas approcher, elle ne me prendrait plus en otage, obligé de réparer mes erreurs par crainte de voir sa lame trancher ma gorge. Elle devrait choisir, et j'observerai avec jubilation cette âme prise au piège dans l'émail de mes machinations.


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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Ven 16 Sep 2016 - 17:58

Il acceptait. C'était tout. Aussi simple que ça.

Non... C'est trop facile... Ce n'est pas normal, il ne pouvait pas avoir céder à ses menaces. Malgré son assurance, Artémis savait très bien, au fond d'elle, qu'elle n'effrayerait jamais le dieu des rêves. Alors sa réaction était louche... Elle le regardait partir, agitant ses grandes ailes au dessus de la déesse, jusqu'à ce qu'il fut invisible.

« Que prépares-tu Morphée... ? »
souffla-t-elle, inquiète.

Elle tourna les talons et entra dans le Palais. Il fallait qu'elle découvre ses intentions. Dans la Grande Salle, les dieux avaient fait installé une sorte de puits, d'où il pouvait observer leurs jouets préférés : les Hommes. Elle repéra « l'anggelos », le messager en grec (ndlr : non, Morphée n'est pas un ange dans le sens où l'on entend aujourd'hui. ABSOLUMENT PAS.), qui se dirigeait vers les bois, aux alentours de Corinthe. Il visait Chloé. Par chance, ou parce qu'il le faisait exprès, elle put aussi entrer dans le songe bucolique de la jeune fille. Sa future Chasseresse rêvait apparemment d'une clairière, certainement celle où elle se trouvait en ce moment. Morphée apparu, sous la forme d'Eurydice. La déesse eu un rictus, et se prit à penser qu'il avait bien fait de ne pas choisir son apparence... Son imitation aurait été minable. La déesse Chasseresse écoutait soigneusement ce qu'il rapportait à la jeune Chloé, puis à sa sœur lorsqu'un craquement sourd la libéra de son observation. Sa rage venait de briser un des chapiteaux de la salle... Oops ! Mais il faut la comprendre... Cet idiot venait de mener les filles à une mort, et pire, un déshonneur certain !

Elle le détestait... Sa main tremblait sur le bord du puits. Il ne lui laissait plus que trois choix : abandonner les sœurs, mais Chloé mourra et Eurydice sera inconsolable, tandis qu'elle courrait à sa perte. Deuxièmement, elle pouvait aider Chloé à vaincre le lion de Némée mais s'attirerait les foudres d'Hécate. Elle pouvait protéger le crime d'Eurydice, mais elle risquait les courroux des déesses du mariage et de l'amour à la fois... Eviter cette situation était pourtant son objectif de départ. La troisième solution... Non. Elle ne pouvait même pas y penser. Jamais elle ne se pliera aux demandes du dieu. Jamais. D'un coup, sa rage se métamorphosa en crainte. Qu'allait-elle faire ? Il l'avais mise dans une impasse, et elle risquait de ne pas en sortir. Elle avait besoin d'aide. Ses petites sandales argentées claquèrent sur le marbre jusqu'aux appartements de son frère, Apollon. le dieu, protecteur de la cité de Delphes, délivrait des oracles aux dieux mais aussi aux hommes, par le biais de la Pythie, une jeune fille que l'on droguait, pour qu'elle puisse sans peine recevoir les oracles du dieu poète.

Elle entrait en trombe dans la pièce, action qui fit s'enfuir une dryade par la fenêtre. La déesse roula des yeux, soupirant de désespoir.

« Quand arrêteras-tu de courir après tout ce qui passe sous tes yeux ? »

Le dieu répondit nonchalamment qu'il arrêterait quand elle commencera, ce qui arracha un deuxième soupir à sa jumelle. Vraiment intelligent... ! Mais elle n'était pas là pour entrer dans ce genre de débat insignifiant. Son objectif était les sœurs Corinthiennes. L'archère exposa rapidement son problème, implorant l'aide de celui qui partageait le même sang qu'elle. Apollon semblait y réfléchir ardemment, assis sur son lit, jambes croisées, le poing sur les lèvres, posture très philosophique. Après quelques secondes, qui parurent une éternité à la déesse, il expliqua que quoiqu'elle choisisse, il avait vu Chloé à ses côtés. C'était déjà une bonne chose. Cependant... il ne pouvait pas lui dire quel chemin prendre, c'était à elle, et seulement elle, de choisir. Néanmoins, il était tout de même autorisé à lui montrer ce qui  arriverait dans chaque cas. D'un geste de la main, le blond endormit sa sœur qui fut plongée dans un futur éventuel.

Elle voyait sa Chasseresse, l'épée à la main et la peur au ventre, face à l'énorme félin. La pauvre petite essayait par tous les moyens d'approcher la bête invincible mais celle-ci envoya l'humaine, d'une seule patte, contre un arbre. Elle lâcha son épée et un bruit sourd sortit de sa bouche. Elle souffrait beaucoup... Ses yeux s'éteignirent et sa tête tomba. Dormait-elle ? La déesse en doutait...
La vision changea, Eurydice était au gynécée, face à un couteau de cuisine ensanglanté. Avait-elle déjà commis son crime ? La jeune femme empoigna l'arme, prit une longue inspiration et nettoya le sang. Elle sortit de la pièce en cachant l'instrument dans les plis de son étole. Son mari dormait à point fermé dans le lit conjugal. Artémis percevait une prière à Thanatos, et une à Héra : l'une pour prendre soin de l'âme de Zéthos, l'autre en guise de pardon pour le crime qu'elle s'apprêtait à commettre. La femme leva la lame et l'enfonça dans le cœur de l'homme, juste au moment où Molia, l'esclave qui s'occupait de leur chambre, entra. Elle poussa un cri tonitruent et s'enfuit, hurlant que sa maîtresse avait cédé à l'hubris... Des hommes envahirent alors la maison, alors que la jeune criminelle pleurait son mari et son acte. Elle se fit exilée, elle n'eut plus aucune nouvelle de sa chère Chloé, pour qui elle avait pourtant tout sacrifié...

Le paysage revint à la clairière où le lion et Chloé menaient leur combat. Cette fois, Artémis s’aperçut sous l'apparence d'une biche, elle aidait l'humaine à travers des conseils télépathiques. « Détache la corde qui retient ta tunique... Sers-t-en pour la serrer autour de son cou... ». Perplexe, la jeune fille décida d'abord de trancher une grosse branche d'arbre, qui assomma la bête, avant d'exécuter les ordres divins. Une fois le monstre hors d'état de nuire, elle pu réaliser avec succès la tâche que Morphée lui avait confié. Malheureusement, Hécate, de rage, apparu à la Mortelle sous sa forme la plus pure, ce qui aurait dû la tuer si Artémis n'était pas intervenu. Elle apaisa la colère de sa semblable en lui promettant que lorsque Chloé sera immortalisée, elle passerait le premier siècle de sa nouvelle vie au service de la déesse qui avait pris soin de la bête avant de rejoindre les rangs des compagnes d'Artémis.
Quant à Eurydice, la scène se déroula presque comme la première version, à un détail près que la Vierge, cachée des yeux Mortels sous un voile magique, empêcha Molia de pénétrer dans le lieu du crime, d'une espiègle manière. Un vase se brise, le vent peut être ? Un autre vole tout simplement ! L'huile d'olive se renverse sur la table de la cuisine, les portes s'ouvrent et se ferment... Le reflet fictif de la déesse avait l'air d'apprécier ce moment ! Une ombre passa à ses côtés : Eurydice. Elle sortait en courant de la maison et allait rejoindre sa petite sœur. Les deux filles se tombèrent dans les bras en pleurant. Elles avaient réussi, mais à quel prix ? Elles prièrent donc Artémis, pour la remercier, mais durent faire face à deux vieilles femmes qui riaient aux éclats. Elles ressemblaient aux Parques, mis à part leur nombre inférieur et leur deux paires d'yeux a priori fonctionnels. L'une d'elle proféra des menaces à l'égard de l'aînée, l'autre proposa de s'en prendre à la cadette. Les filles n'avaient pas l'air de prendre ces deux octogénaires au sérieux, mais Artémis les reconnut tout de suite : Héra et Aphrodite qui, comme elle le craignait, venait s'en prendre à l'androcide.

Evidemment, la vision s'arrêtait là...

La troisième était beaucoup moins alléchante que les deux premières, bien sûr... Elle se vit, dans la cour du Palais, à attendre le retour de Morphée. Ce que son double annonça la sidéra :

« Très bien. Tu as gagné. Que dois-je faire pour que tu ailles réparer tes actes ? »

Le double du traître affichait un sourire arrogant, victorieux. La colère qu'on observait dans les yeux de la fausse Artémis se reflétait dans ceux de la vraie. Elles le haïssaient. Le dieu approcha, nonchalant, proposant mille et une façons de « réajuster l'équilibre des demandes ». Depuis quand se souci-t-il de la Justice, lui ? Au bout d'une longue énumération de choses qu'Artémis pourrait faire pour lui, la déesse, excédée, accepta une des propositions. Elle allait le regretter mais au moins, les deux Corinthiennes allaient avoir la vie sauve, les déesses ne seraient pas énervées... Le seul point noir serait pour son ego. Se plier aux exigences de ce petit dieu mineur... Horrible !

Artémis rouvrit les yeux : elle était toujours dans la chambre de son frère, qui la fixait d'un air interrogateur. L'archère sourit. Elle savait quoi faire. Elle l'annonça à son jumeau et l'embrassa avant de quitter la pièce.

Lorsqu'elle arrivait dans la cour, le dieu ailé l'attendait déjà et l'informa de son action.

« Je sais. Et j'accepte ton défi. Chloé tuera le lion, Eurydice son mari. Aucune d'elle ne va mourir, je gagnerai une Chasseresse, et tu reviendras à ton point de départ : le petit dieu insignifiant, qui n'est bon qu'à délivrer les messages divins. »

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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Sam 17 Sep 2016 - 16:17

L'intrépide Artémis entra finalement dans mon champs de vision et je pris tout de même la peine de la regarder dans les yeux, espérant y deviner le sentiment qui l'habitait. Elle semblait pensive, mais affichait cet air de défi, fière dans la défaite, digne dans l'échec. « Arrête ce petit jeu Artémis, tu ne peux rien faire pour changer les choses : j'ai gagné. »

- Je sais. Et j'accepte ton défi. Chloé tuera le lion, Eurydice son mari. Aucune d'elle ne va mourir, je gagnerai une Chasseresse, et tu reviendras à ton point de départ : le petit dieu insignifiant, qui n'est bon qu'à délivrer les messages divins.

Un large sourire fendit mes lèvres et je profitai de cette pique pour me redresser, m'approcher légèrement avant de répondre lentement, séparant chaque syllabe pour qu'elle en comprenne tout le sens :

- Je demande à voir.

« Très chère déesse, tu ne pourras rien dire pour me rabaisser ou te rendre supérieure: tous deux savons qui fut le plus malin sur ce coup. Nous savons que tu ne me prendras plus à la légère, que tu me respecteras davantage même si tu n'oseras jamais l'avouer, que tu auras peur de moi ». Je m'approchai d'elle avec nonchalance, préférant tout de même garder mes distances s'il lui prenait la folle envie de me poignarder dans le dos, ce qui n'aurait fait qu'empirer la situation de chacun.
C'était vraiment trop beau, son air perdu et son regard haineux, comment résister à l'humilier encore un peu plus ?

- Tu sais, ce serait tellement plus simple si tu t'excusais, si tu avouais que je te suis en tout point supérieur (car nous le savons tous les deux), et que ce "petit dieu insignifiant seulement bon à délivrer des messages" vient juste de te battre sur ton propre terrain.

Je sentis mon sourire s'élargir et mes yeux devaient pétiller d'excitation ou de fierté. J'avais envie de rire à gorge déployée devant le ridicule de la situation, d'exposer mon chef d'œuvre aux autres dieux pour les mettre en garde qu'il n'est jamais bon de me défier et que si la folie leur prenait de me manquer de respect, ils devraient payer les conséquences de leur actes.
J'avais tout de même de la peine pour les deux sœurs que j'avais condamnées, moi qui détestais punir les mortels pour des querelles divines. Mais l'honneur voulait que l'on mette momentanément ses cas de conscience de côté pour se faire respecter autant sur Terre que sur l'Olympe. La culpabilité ne faisait pas vraiment parti de mon panel de sentiments, et je ne sauverais pas les humaines par simple bonté d'âme : elles finiraient par me pardonner lorsqu'elles seraient en compagnie des autres défunts, tous injustement tués à les entendre. Mais qui sait, mon oncle aura peut-être de la peine pour l'une d'elle et refusera de lui prendre la vie. Étrangement, je ne fondais pas beaucoup d'espoir sur cette théorie, plus qu'improbable à mes yeux. Non, le seul moyen pour les Corinthiennes de s'en sortir reposait sur leur déesse protectrice, mais elle était bien trop fière pour daigner les aider. Ou bien simplement trop lâche ?  

Conscient que la chasseresse me toisait toujours avec mépris, je poursuivis, m'approchant toujours davantage de mon interlocutrice, soudain pris par une confiance irrationnelle :

- Alors, comment comptes-tu te sortir de cette mauvaise passe ? En fait, tu ne peux pas. Mon plan n'a aucune faille, et tu ne pourras pas t'en sortir. C'est triste...
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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Mer 21 Sep 2016 - 9:48

Un plan sans faille, hein ? Bon. Il n'avait pas forcément tord. Mais il avait apparemment oublié que le mensonge et les coups bas étaient fréquents sur l'Olympe... Le cerveau d'Artémis tournait à fond et elle finit par trouver l'idée parfaite. Eurydice et Chloé allaient vivre, et il allait l'aider. Son plan sans défaut en avait un finalement. Il résidait tout simplement dans le mensonge. Lui faire croire qu'il venait de se mettre en danger lui même, était la meilleure façon pour la déesse de sauver les Corinthiennes. Peu importe le moyen, il fallait qu'elle soit absolument convaincante. Il n'allait certainement pas y croire dès le début, il risquait de se moquer en faisant raisonner son rire irritant dans toute la cour, comme d'habitude, mais elle se devait de rester fixée sur son objectif. Pas question de se laisser aller à l'hubris (très légèrement) meurtrier qui l'animait dès qu'elle entendait ce son. Son poing se serrait déjà rien qu'à l'idée qu'il pourrait retentir encore. « Calme toi Artémis » Se dit-elle. « Il ne dois rien apercevoir. ». La Chasseresse ferma les yeux, semblant se concentrer, puis sourit tendrement en s'approchant du fier dieu.

« Oh mon pauvre petit... Ai-je oublié ce détail ? » Demanda-t-elle, une pointe de raillerie dans la voix.

Les yeux pétillant qui lui faisaient face s'assombrirent de questions, ce qui poussa la déesse dans sa comédie.

« Ah ! Vu ta tête, je suppose que oui. En réalité... Leur père n'est pas à proprement parlé leur père... Il est celui qui les a élevé, certes, mais il n'est pas leur... Géniteur. C'est pour cela que je suis tout à fait sûre de mon plan. Tu saisis maintenant ? » Un rire victorieux s'échappa de sa gorge. « Oui. Ce sont mes sœurs. Les filles de Zeus. Et tu viens de les mettre en danger. » Elle se pencha vers lui, ses lèvres effleurant presque son oreille gauche. « Plutôt drôle n'est-ce pas ? »

La brune s'éloigna, souriant, vers l'intérieur du Palais. Elle espérait fortement que Morphée la suive, l'arrête, avant qu'elle ne se retrouve devant son puissant père. Son dessein était très simple : avoir fait assez peur au dieu pour qu'ils puissent (enfin) travailler main dans la main pour sauver ces Mortelles. Et s'il n'avait pas peur d'elle, il craignait Zeus plus que tout. Comme tout le monde d'ailleurs. Elle ralentit le pas pour se retourner et aperçu le Rêve, figé par la réflexion. Elle pouvait très bien s'imaginer ses pensées. Il pesait le pour et le contre, se demandait quelle part de ce discours était vraie ou non. La déesse se retourna complètement, et pencha la tête.

« Tu vas bien ? Tu as l'air... Mort. C'est embêtant pour le neveu immortel de Thanatos ! » Elle laissa un silence. « Qu'y a-t-il ? Tu as peur ? » Un rictus faussement rassurant s'afficha sur ses lèvres. « Mais il ne faut pas voyons ! Qu'est-ce qu'il pourrait t'arriver d'ailleurs ? Mon père t'enfermera peut être dans un cage qu'il aura demandé à Héphaïstos de construire, dans laquelle tes pouvoirs te seront complètement enlevés, et tu y resteras... Disons une bonne centaines d'années ; mais ce n'est pas si grave ! Au pire il t'envoie sur Terre et te rendra humain mais bon... Apollon en est sorti vivant ! Ce qui est parfois regrettable d'ailleurs... Ah oui, tu peux te faire foudroyer sur place aussi, il paraît que cela ne fait pas que du bien... Et puis dans le pire des cas, tu auras un billet direct pour le Tartare. Est-ce si effrayant ? »
Elle s'arrêta un moment pour contempler le visage apeuré qui lui faisait face. Cette image était magnifiquement cruelle. Le sourire machiavélique de l'archère s'allongea d'autant plus lorsqu'elle imagina la dernière façon de faire payer à Morphée son supposé affront. Elle se rapprocha alors encore plus, au point qu'elle devait lever les yeux pour regarder ceux de l'Oneros. Elle leva la main et caressa une des plumes de son aile droite.

« Et si toutes ces punitions ne sont toujours pas à ta hauteur... On pourra toujours s'occuper de ces jolies ailes.. »


La plume en question frissonna sous son toucher et la déesse compris qu'elle venait de trouver un point sensible – psychologiquement parlant.



Elle avait gagné.











Parce que je sais que tu as rêvé de cette réponse...:
 

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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Sam 24 Sep 2016 - 23:16

Je l'observais, triomphant, notais ses moindres mouvements dans un coin de mon esprit afin de savourer pleinement ma victoire. Ce n'était pas tout les jours que l'occasion d'humilier la divine Artémis se présentait, alors autant profiter de chaque instant. Elle semblait prête à éclater, à déverser sa colère sur moi ou n'importe quel autre dieu qui aurait le malheur de passer dans les parages. Puis, sans raison apparente, elle se calma, redevint comme maîtresse d'elle-même avant d'afficher un sourire qui, je l'avoue, m'inquiéta quelque peu. Je m'attendais à beaucoup de choses mais pas à cette réaction. Et sa question n'arrangea rien : "oublier un détail". Comment ça "oublier un détail" ? Quel détail ? Je ne pouvais pas passer à côté d'un détail, celui qui lui aurait permis de se sortir de cette mauvaise passe.

L'archère exposa la situation, et les différents pièces s'assemblèrent dans mon esprit pour former un tableau effroyable : ces mortelles, celles que j'avais impitoyablement envoyé à la mort, seraient les filles d'un dieu ? Je la toisais, soudain inquiet. Quel dieu ? Qui ? Qui pourrait mettre à mal mon plan ? Ce fut l'éclat dans le regard d'Artémis qui me fit prendre conscience de la situation.
Non.
Pas lui.
Le rire de l'archère confirma mes soupçons. Cette idée atroce. Il révéla la faille: Zeus.

Elle s'éloigna sans que j'y fis vraiment attention, mon esprit étant entièrement accaparé par ce problème de taille qui anéantissait tous mes espoirs de vengeance, l'entière satisfaction que je devais retirer de ce coup d'éclat. Bluff. Elle bluffait. C'était impossible autrement. À moins que ...? Comment être sûr ? Demander à Zeus et me trahir ? Lui faire confiance ? Non. Surtout pas. Mais alors ?...
Je me tenais au pied du gouffre, incapable d'éviter la chute, et je me sentais glisser dans une panique qui m'était alors inconnue. Il me fallu fournir un effort incroyable pour m'extirper à cette torpeur, me redresser et relever les yeux vers la chasseresse, plutôt fière de son effet. « Elle bluff, son histoire ne peut être vraie. Je l'aurais su. Je l'aurais senti. Ou alors...»

Je la toisais, suspicieux, essayais de voir au plus profond de son âme afin d'en connaître les secrets.

« Tu vas bien ? Tu as l'air... Mort. C'est embêtant pour le neveu immortel de Thanatos ! »


Elle me narguais, elle devait adorer ça. Et moi, je me trouvais dans l'incapacité de réagir comme je l'aurais fait habituellement. Un sentiment atroce me paralysait corps et âme, me donnait cette apparence cadavérique qu'il m'était impossible de camoufler, même aux yeux d'Artémis. Je n'osais même pas sourire à sa plaisanterie, ni y répondre par une tirade cinglante qui aurait cloué le bec à cette peste. Non. Je ne répondis rien. Absolument rien.

« Qu'y a-t-il ? Tu as peur ? »

Peur ? Moi ? Peur... Le grand Morphée aurait donc peur ? Mais de quoi ? De la fureur de Zeus pour avoir tué ses filles ? D'Artémis qui risquait de le faire chanter ? Du châtiments et de la honte qui l'attendait s'il prenait une mauvaise décision ? Morphée n'avait jamais peur, de rien ni personne. Mais moi, au plus profond de mon être, mourais d'angoisse sans oser l'avouer. L'effroi s'insinuait en mon être sous la forme d'un froid glacial sans que je puisse stopper sa progression, et chaque nouvelle terrible idée de supplice de la pars de la chasseresse me paralysait davantage. La déesse s'approchait, je ne fis rien. Elle continua sa progression sans que je réagisse, l'effroi cristallisant la moindre pensée censée qui tentait de percer cette carapace isolant mon bon sens. La chasseresse n'était plus qu'à quelque centimètres de moi, arborant un sourire cruel qui me frappa par sa signification. Lorsqu'elle effleura du bout des doigts une plume de mes ailes, le souffle glacé qui m'empêchait de bouger s'accentua encore alors qu'une perle de sueur perlait sur ma tempe.
Des tas de possibilités s'offraient alors à moi, mais aucune ne me sembla digne d'être exécutée. Les échos d'une lointaine pensée tentait cependant de s'imposer sans grand résultat. "Bluff" murmurait-elle. Mais elle me semblait vide de sens, incapable d'ordonner à nouveau le bataillon de mes idées.

Je fus soudain pris d'un vertige qui me fit reprendre conscience. C'était un hurlement, un cri lointain de ma raison qui fit vibrer mon âme toute entière.

A G I S

Je revivais. D'autres émotions s'imposèrent peu à peu, la colère, le regret et la malice reprenant les commandes. Mais toutes semblaient animées par un spectre invisible mais les écrasant de sa présence, les faisant se mouvoir une à une en leur faisant croire qu'elles dirigeaient: l'épouvante.

Mes doigts se réunirent en un poing serrés et mes pieds ne semblaient plus pouvoir supporter le poids de mon corps un instant de plus s'il me fallait rester immobile. Je repoussai soudainement le bras d'Artémis et m'éloignai à grands pas de cette traîtresse. Il me fallait réfléchir. Sans elle. Sans qu'elle ne m'influence. Je m'arrêtai quelque mètres plus loin, alors envahi d'une colère aussi noire que mes yeux en ce moment.
Après un long silence, je dis d'une voix à peine audible :

- Inutile d'en arriver là...

La situation m'échappait totalement, il me fallait sauver les apparences. Je me redressai et me retournai vers mon interlocutrice, m'éclaircit légèrement la voix pour empêcher qu'elle ne tremble. Je ne souriais pas, mon visage se voulait le plus fermé possible. Je me savais clairement en position de faiblesse, mais j'étais incapable de reprendre contenance, pas tout de suite.

- Tes protégées survivront, aucun autre dieu excepté nous deux ne sera offensé et nous repartirons chacun de notre côté en nous détestant un peu plus. C'est ainsi.

Mon regard lançait des éclairs à la déesse, lui faisant ainsi comprendre que je ne supporterais pas la moindre contradiction. J'aurais pu trouver un moyen de contourner sa stratégie, mais je n'étais plus en état. Elle gagnait cette manche, mais tous deux savions que nous avions chacun laissé des plumes dans cet affrontement.

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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Mar 27 Sep 2016 - 10:19

Victoire. Jouissance. Exaltation. Puissance.

Tant de mots qui ne peuvent que décrire la moitié des sentiments qui s'emparaient de la déesse au moment où les visages des jumeaux Phobos et Deimos se dessinèrent sur celui de son adversaire. Cette dernière information l'avait tétanisé. Sa frayeur était telle qu'aucun membre, aucun muscle de son corps n'effectuaient le moindre mouvement. Elle était palpable et Artémis se délectait de cette sensation nouvelle qu'elle lui procurait. Elle était certaine maintenant d'avoir l'avantage sur lui.

Il ne pouvait plus reculer.

Au bout de quelques longues et délicieuses secondes, le dieu se libéra de sa torpeur, sûrement pour se remettre les idées en place après la bombe qui venait d'être lâchée. Le rictus victorieux de la Chasseresse ne se décolla cependant pas du visage encadré par les mèches brunes de la fille de Léto. Qu'allait-il bien pouvoir dire de toute façon ? Un rire quasi imperceptible s'échappa lorsque le Rêve annonçait « qu'il était inutile d'en arriver là. » Oh... Mais personne ne lui avait rien demander... Il s'était mis dans le pétrin de son plein gré sur ce coup ! Enfin... Aidé par le tout nouveau mensonge de la déesse, mais il n'était pas obligé de savoir cela. Artémis était bien curieuse de savoir ce qu'il allait inventer...

Le dieu se retourna et lui faisait désormais face, une dangereuse lueur de vengeance au fond des pupilles. Son éternel sourire avait disparu et sa voix avait quelque chose de cassant malgré un soupçon de maladresse craintive se ressentant au fin fond de ses mots.

« Tes protégées survivront, aucun autre dieu excepté nous deux ne sera offensé et nous repartirons chacun de notre côté en nous détestant un peu plus. »



Cette fois, elle ne put se retenir de rire. Pauvre chou. Sa promesse reflétait la défaite et la honte ! Calmée, la déesse pencha la tête en souriant, un sourire fier et arrogant... Celui qui se fixait d'habitude sur les lèvres de son rival. Qu'il était bon de le sentir sur son propre visage ! Néanmoins, Artémis se demandait le fond de sa pensée. Allait-il enfin se plier à ses exigences – pourtant très simples ? Ou s'embarquer dans une de ses scènes théâtralement ridicules, dans lesquelles il essayait en vain de lui faire croire à son irrémédiable puissance ? Le connaissant, la déesse pencherait plus pour la deuxième option mais ses récentes réactions la faisait douter. Il avait peut être finalement trouver un plan pour réparer ses erreurs et tout le monde serait heureux.

« Que proposes-tu donc ? »
Sorry sorry sorry !:
 

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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Ven 7 Oct 2016 - 22:20

« Réfléchis. Mais réfléchis, bon sang ! »

Penser à un plan, un moyen de s'en sortir sans perdre la face à nouveau, pour sauver l'honneur et les apparences. Mes yeux changeant ne fixaient plus que le vide, observaient bien plus loin que la déesse, revoyaient la forêt, Chloé, le lion... Puis, alors que le début d'un plan parvenait à se dessiner dans mon esprit dément, des visions effrayantes brouillaient ma vue, échos de futurs potentiels. Je me voyais mutilé, foudroyé, emprisonné... autant de châtiments qui m'empêchaient de rester lucide quant à ce que je m'efforçais de construire.

« Concentre-toi ! »

Je fronçai les sourcils, avançais machinalement dans la salle du palais des dieux sans que j'y fis attention. Mon esprit se trouvait bien loin de cette pièce, tournait à plein régime pour contourner les machinations que j'avais moi-même mis en place quelques heures plus tôt.
Elle apparut d'abord sous forme d'une idée vague et folle, puis elle se concrétisa, illumina mon visage d'un sourire pour finalement se révéler comme étant mon salut : je savais ce qu'il me restait à faire.
Je me tournai vers Artémis, trop heureux de lui prouver que j'avais réussi à mettre sur pied une solution qu'elle avait été incapable d'imaginer seule. Elle avait ouvert une brèche dans mes manigances, à moi de faire s'écrouler définitivement la structure de cette machination. Mes craintes se volatilisaient, ne restait plus que réflexion et fierté.

- Je m'occuperai de Chloé et ferai en sorte qu'elle croit la créature morte. Elle sera simplement endormie, bien entendu, et je me chargerai de féliciter ta protégée pour cette victoire, sous tes traits, bien entendu. Quant à Eurydice...

Je laissai la phrase en suspend, toisant la déesse avec intérêt. Mon sourire s'élargit légèrement alors que j'imaginais déjà le rôle qu'elle aurait à jouer dans cette scène improvisée. J'hésitais grandement sur la manière de lui avouer qu'elle se ferait très certainement poignarder (et, croyez le bien, je mettrai tout en œuvre pour que cela arrive. Je sais pertinemment que les dieux ne peuvent mourir d'une telle blessure, mais un coup de couteau ne fait jamais de bien...). Un petit signe dans sa direction et un soupçon de magie, et là voilà qui revêtait l'apparence d'un humain qui serait très probablement mort dans quelques heures si nous n'intervenions pas. L'illusion donna à la déesse guerrière l'apparence de ce cher et fidèle Zethos, futur défunt mari de la jeune Euridyce. Je contemplai ce déguisement avec amusement, mais je n'étais pas dupe : Artémis pourrait reprendre sa forme normale quand elle le désirerait, je souhaitais simplement qu'elle prenne conscience de ce que j'attendais d'elle, et elle n'était pas stupide au point d'ignorer la tâche que je lui assignais.

- De cette manière, Zethos survivra, Eurydice également... Je te laisse le soin de lui expliquer pourquoi elle a réussi sa mission lorsqu'elle sera passée à l'acte.

Je me sentais à nouveau à l'aise, me sentant à ma place dans ce nouveau plan qui prouvait, une nouvelle fois, l'étendue de mes talents dans le domaine. La peur s'était à jamais retranchée dans un recoin de mon âme où personne ne pourrait l'entendre, alors que mon ego se remettait lentement des blessures qu'on lui avait infligées. La partie était ré-ouverte, et il ne restait plus qu'à passer -rapidement- à l'action si nous ne voulions pas subir la fureur des autres dieux... et éveiller celle de Zeus.
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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Jeu 13 Oct 2016 - 16:18

Le dieu avait eut l'air de cogiter pendant de longues minutes lorsque son visage s'illumina. Enfin ! Sa petite tête d'idiot fonctionnait finalement ! Son air suffisant se redessina sur ses traits lorsqu'il exposa son plan, croyant certainement que elle n'avait pas réussi toute seule. La véritable explication résidait simplement dans le fait qu'Artémis n'avait pas eu envie de réfléchir à une manière de rectifier le tir du dieu : chacun sa cible, chacun ses flèches. Et même si la déesse avait eu la mauvaise idée de partager la piste avec l'Oneros, elle n'allait pas  l'aider à ramasser les siennes !
Morphée expliqua donc son plan en commençant par Chloé : c'était malheureusement une bonne idée – Artémis détestait lui donner raison. Au lieu d'exposer la partie « Eurydice », le dieu des songes la changea à l'image de Zethos... Evidemment. Elle voyait bien où il venait en venir : mais non. « Désolée Petit Rêve... » pensa-t-elle. « Je ne vais pas te laisser cette joie... ». Son sourire trahissait sûrement son idée, il l'avait sûrement remarqué... Et bien tant mieux ! Pour une fois qu'il lui servait un moyen de l'embêter sur un plateau d'argent... !

Artémis reprit sa forme initiale pour l'informer qu'elle acceptait l'idée. Sur ce, elle s'avança et attrapa la fleur de pavot qui était accrochée à la ceinture de Morphée.

« J'en aurais besoin ! » susurra-t-elle.

Ainsi, elle disparut dans un nuage argentée et rejoignit la cité corinthienne. Il se faisait tard chez les Mortels, son frère ayant bientôt fini sa course lumineuse au dessus de leur tête. La déesse se rendit à l'oikos des jeunes mariés. Zethos venait tout juste de rentrer de l'agora, alors qu'Eurydice l'attendait au gynécée. Artémis prit l'apparence de la femme d'abord et s'approcha du mari. Attendrit par l'image familière, l'homme s'approcha et s'endormit sur le coup lorsque la déesse lui mit la fleur sous le nez. Bien. Une chose de faite. Parfois, elle enviait les dieux qui possédaient de réels pouvoirs... Elle cacha le corps endormi dans une pièce et se glissa dans le lit conjugal sous la forme du dormeur. La jeune Eurydice arriva hésitante quelques minutes plus tard. Artémis entendait ses pleurs et ses prières, la pauvre femme allait passer à l'acte par amour pour sa sœur et à cause de la cruauté de Morphée.

« Déesse Artémis, commença Eurydice, j’ai conscience du sacrifice que tu me demande d’accomplir, mais je crains de ne pas m’en trouver à la hauteur. Je sais qu’en refusant cette tâche, je causerai du tord à ma tendre Chloé mais je suis à peine capable de mensonge alors de meurtre ? Je t’en supplie à genoux et en pleurant déesse. Epargne moi si je ne t’obéis pas. Je ne saurais tuer mon mari, même pour toi... »

En entendant les pleurs véritables de l’humaine, Artémis se métamorphosa en une jeune fille brune d’une vingtaines d’années – apparence qui se rapprochait le plus de sa véritable enveloppe. Eurydice en ouvrant les yeux recula de stupeur puis demanda à l’inconnue de décliner son identité et de lui expliquer où était son mari. La déesse sortit du lit et sécha les larmes d’Eurydice. « Je suis fière de toi. » furent les premiers mots qu’elle adressa à la Mortelle. Elle l’invitait ensuite à s’asseoir pour lui expliquer toute la sordide machinerie que Morphée inventa pour leur nuire à toutes les trois. Artémis expliqua aussi qu’elle ne pourrait pas rester trop longtemps sur cette terre, de peur qu’Aphrodite la protectrice ne la découvre. La Chasseresse finit alors son récit en expliquant qu’elle n’avait pas à s’inquiéter pour Chloé, qu’elle allait entrer dans le cercle des vierges éternelles sans avoir à affronter le lion. Désormais, il fallait qu’elle fasse bien attention à ses rêves, il n’était plus possible pour elle de faire confiance au fils d’Hypnos. Ces conseils étant transmis, la déesse laissa seule sa protégée et repartit sur l’Olympe.

Morphée n’avait apparemment pas fini sa part du travail puisqu’il était introuvable. Elle espérait tout de même qu’il eut vent de ce que les deux femmes s’étaient dit dans la chambre du couple corinthien. Non seulement elle n’avait pas été poignardée, mais en plus, il venait de perdre toute crédibilité aux yeux de cette Mortelle ! Déjà que ces derniers ne le priaient pas beaucoup… Si la nouvelle de ce tour se répandait, l’Oneros allait avoir de moins en moins de fidèles !

Enfin il revenait. Elle allait pouvoir s’amuser...

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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Lun 17 Oct 2016 - 23:57

Quel avantage y avait-il à être Morphée ? La beauté et l'intelligence, évidemment, mais également ce don à toujours retomber sur ses pattes. Quel que soit la situation, je semblais capable de m'en dépêtrer à force de ruses et de machinations sans jamais perdre trop de plumes. Je me délectais de ces défis quotidiens, de cette exaspération que je faisais naître chez mes confrères divins et que les mortels ne soupçonnaient pas. Ils avaient beau ignorer mon existence, négliger les prières en mon honneur, chacun me remerciait en silence d'ainsi veiller sur ses nuits paisibles. Les humains m'oubliaient bien trop souvent, alors faisons en sorte que tous les dieux de l'Olympe connaissent mes capacités. Nombreux étaient ceux qui haïssaient désormais mon sourire hautain et mes discours moqueurs, Artémis la première je supposais, mais aucun ne m'avait encore cloué le bec. Aucun sauf Zeus, ce rustre qui avait osé me foudroyer. Il avait suffi d'une simple négligence de ma pars pour que j'en subisse les conséquences. Tous les dieux avaient ri de moi, me regardaient avec un sourire mauvais qui reflétait leurs pensées : "tu n'as que ce que tu mérites". Rigolez, riez tant que vous le pouvez, cet affront m'a renforcé dans mes convictions, et ce serait bien mal me connaître que d'espérer me faire taire.

Mon interlocutrice reprit sa forme initiale sans que mon sourire ne vacille. Elle savait ce que j'attendais d'elle, évidemment, mais alors pourquoi cet éclair de défi dans le regard ? Nous verrions bien qui de nous deux prendrait le dessus dans cette histoire. Elle se saisit de la fleur de pavot accrochée à ma ceinture en plaidant son utilisation dans la mission qu'elle s'apprêtait à accomplir avant de disparaître dans un nuage de fumée. « Pauvre Artémis, tu n'as jamais réussi que tes sorties ». Je quittai la demeure olympienne à mon tour pour rejoindre la forêt corinthienne dans l'espoir de trouver la jeune Chloé encore en un seul morceau. Ce fut presque le cas puisque la chasseresse était déjà aux prises avec le lion invincible. Si la créature ne présentait aucune blessure apparente, la jeune fille, quant à elle, ne semblait pas en aussi bonne forme : de profondes entailles striaient ses bras et ses jambes et le sang s'échappant des plaies rayait sa peau de sillons pourpres. Il était temps que j'arrive ! Artémis me devrait une fière chandelle si je sauvais la peau de sa protégée, et Hécate celle de son cher lion.

L'humaine reprenait son souffle hors de portée des griffes du monstre qui la toisait en montrant les crocs, prêt à fondre sur sa proie à chaque instant. Aucun des deux combattants ne remarqua les amas de fleurs blanches qui jaillissaient du sol autour de cette arène improvisée, mais qui commençaient lentement à répandre leur soporifique parfum dans l'atmosphère environnant. Un coup d'œil à la scène m'informa de la situation : la guerrière ne possédait plus de flèches dans son carquois, et son arc jaillissait, brisé, sur le sol Une arme plus résistante lui serait sans doute d'un grand secours, bien que la peau de l'animal fut impénétrable. Mais ce serait toujours un moyen de paraître moins vulnérable ! Mimant un lancer de javelot, je propulsai cette arme imaginaire dans les airs. Mais bientôt, ce fut une lance superbe qui se matérialisa, une arme d'argent aux allures fantomatiques qui alla se ficher dans le sol quelques mètres plus bas, aux pieds de la jeune fille. Chloé regarda le divin présent avec curiosité mais ne se posa guère de questions avant de s'en saisir. En plus d'être incassable, cette lance immunisait son porteur contre le parfum des fleurs de pavot environnantes. Quel dommage que le fauve ne possède rien pour en prévenir les effets... Déjà, l'animal se détendait, semblait moins agressif. Bien, cette inattention permettrait à la jeune vierge de saisir sa chance. En spectateur invisible de la scène, je m'approchai de mon champion et murmurai à son oreille ces deux mots qui résonnèrent au plus profond de son âme :

"Étouffe-le"

Chloé se figea puis, soudain consciente que les dieux avaient entendu ses prières (bien que je fus certains que ce n'était pas mon aide qu'elle eut souhaitée), le courage l'envahit à nouveau et elle se rua sur la créature. S'en suivit une suite d'attaques et d'esquives, de coups de griffes et de crocs alors que les mouvements du lion se faisaient de plus en plus lents. Je regardais le combat d'un œil distrait, me concentrais pour scinder mon esprit en deux, écouter une conversation qui se déroulait à des dizaines de lieues de cela. Dans une chambre à Corinthe, une épouse dévouée avait refusé d'assassiner son mari. Cette décision me contrariait, mais j'aurais dû m'y attendre. Quoi qu'il en soit, c'était la suite des événements qui m'intéressaient.

Finalement, la mortelle parvint à atteindre le dos de l'animal et positionna la lance sur la gorge de la créature, puis serra, tira de toutes ses forces en espérant qu'il s'étouffe avant qu'elle ne soit projetée au sol.
Je me positionnai devant cette monture improvisée et jouai de mon aura : "Dors, minou !". Il eut beau lutter, le sommeil le gagnait et il s'effondra au sol en même temps que la lance s'évaporait entre les mains de la corinthienne. Il ne fallait en aucun cas qu'elle le tue, ç'aurait ruiné tous mes plans. Elle put enfin reprendre son souffle, savourer sa victoire alors qu'elle remerciait la déesse Artémis de l'avoir sauvée. Ces remerciements me firent presque regretter de ne pas avoir laissé le félin la dévorer... Quoi qu'il en soit, je ravalai ma rancœur pour apparaître enfin aux yeux de l'adolescente sous les traits... de qui d'ailleurs ? Sa sœur ? Son père ? Artémis ? Je n'aimais guère apparaître sous ma forme d'origine aux yeux des mortels, leur épargnait généralement cette apparence qui empestait le divin et l'inexplicable, les protégeais habituellement de cela en prenant l'apparence d'un proche. Mais aujourd'hui, n'avait-elle pas été mêlée malgré elle à une de ces querelles olympienne ? Ce fut donc Morphée qui apparut face à elle et au lion, un sourire bienveillant aux lèvres.

- Félicitation Chloé. Tu as prouvé ta bravoure et ton dévouement en assommant cette créature, inutile de lui donner la mort. Cela ne te causerait que des ennuies, et tu as suffisamment montré ta valeur.

Mon interlocutrice semblait totalement perdue, la pauvre qui s'attendait à voir sa chère Artémis apparaître sous ses yeux... Dans un coin de ma tête, je suivais toujours la conversation entre la déesse chasseresse et sa suivante, et le discours qu'elle tenait ne me plaisait guère... Ainsi, on avoue tout à une mortelle ? C'était sa parole contre la mienne, et inutile de parier sur la direction que prendrait la confiance des deux jeunes filles. Bien sûr qu'elles croiraient Artémis ! Pourquoi croiraient-elles... Quel est le nom de ce dieu déjà ?...

- Je suis Morphée, fils d'Hypnos et dieu des songes, c'est moi qui t'ai aidée dans cette lutte infernale.(Je laissai la déclaration faire son effet avant de reprendre, paisiblement, comme j'en avais l'habitude avec les mortels). Je suis également à l'origine du rêve que tu as fait la nuit passée, sur demande d'Artémis. Je ne voulais pas qu'il t'arrive quoi que ce soit... Alors j'ai préféré intervenir.

Je regardai son état avec préoccupation alors que mon esprit était toujours accaparé par la conversation de ma rivale.

- Je ne possède malheureusement pas les compétences nécessaires pour te soigner, mais ne t'en fais pas. (Je lui souris, me faisait le plus rassurant possible) Quand tu te réveilleras, tu seras entre de bonnes mains. Je doute fort que nos chemins se recroisent un jour, mais ce fut un plaisir de te rencontrer Chloé, chasseresse d'Artémis.

Je ne lui laissai pas le temps de répondre, elle s'endormit sur le coup. Je la transportai chez un médecin de renom de Corinthe, qui la trouva agonisant sur le devant de sa porte. Il la mis rapidement hors de danger et la soigna avec délicatesse. Pendant ce temps, je retournais dans la salle du palais des dieux où m'attendait la divine chasseresse. La fatigue commençait à se faire ressentir. Il fallait garder à l'esprit qu'il n'est pas dans mes habitudes de rester éveillé la journée après une nuit de travail !


[HRP: Oui, c'est un pavé pas justifié, pardon >,<]
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MessageSujet: Re: recrutement par rêve (ft. Morphée) Dim 23 Oct 2016 - 15:08

Artémis affûtait rageusement l'une de ses flèches lorsque l'ombre des ailes de l'Oneros lui cacha la course du char de son frère. Pour une fois qu'elle aurait pu avoir l'ascendant sur lui, il fallait qu'il la décrédibilise aux yeux de Chloé ! Mais bon, relativisons : c'est la parole d'un dieu mineur – primordial mais mineur quand même – contre celle d'une olympienne !

« Ce rôle du dieu ''gentil'' te va vraiment mal, P'tit Rêve... »

Elle se leva et banda son arc contre lui.

« Tu vois la cible derrière toi ? Au bout du jardin ? »

La flèche frôla l'oreille de Morphée pour venir se planter dans l'arbre, deux mètres derrière la cible, qu'elle transperça en plein centre.

« Plus j'ai de Chasseresses à mes côtés, plus mes capacités grandissent. Alors même en essayant de rallier Chloé à toi, elle reste une de mes compagnes... C'est drôle quand même, de voir que – quoi que tu fasses – tu restes toujours le dernier, celui que personne ne remercie, personne ne prie, mais que tout le monde... Oublie ? » Elle rit et le son sortant de sa gorge sonnait légèrement sadique. « Tiens, je suis sûre que dans quelques millénaires, dans une époque où plus aucun de nous ne sera sollicité sur terre, les Mortels se souviendront de moi... Et toi ? Tu ne seras qu'une vulgaire image à moitié effacé sur les murs d'une oikos en ruine... »

Elle affichait un sourire triomphant en savourant cette petite victoire qui était forcément de courte durée avec cet idiot... Normalement, elle devrait maintenant lui dire merci de l'avoir finalement aidé, elle devait lui être redevable et accepter de lui rendre un service en retour mais son ego lui criait de le laisser en plan ici.

La déesse retourna donc vers sa forêt, vers ses Chasseresses, bien décidée à ne plus avoir à faire avec Morphée. Chloé était là, dans sa nouvelle tenue de chasse, entourée des immortelles qui constituaient déjà le cortège divin. Artémis resta en arrière, souriante, regardant la scène qui se déroulait devant ses yeux. La nouvelle avait l'air aux anges, les anciennes semblaient l'apprécier. Elles la couvraient de cadeaux, chacune lui offrait une de ses flèches. Chloé portait dans les cheveux une couronne de fleurs – certainement tressée par les limoniades du groupe. L'archère décida enfin à s'avancer.

« Bienvenue à toi Chloé. Je suis très heureuse de t'accueillir parmi nous. »

La nouvelle s'inclina respectueusement.

« Je suis votre servante, madame. Même si vous avez essayer de me tuer... »

Les nymphes exprimèrent leur stupeur alors qu'Artémis riait.

« D'abord, relève-toi. Tu es une Chasseresse désormais. Nous sommes pareilles. Ensuite, sache que je n'ai jamais demander à te mettre en danger, c'est uniquement l’œuvre de Morphée. Il passe son temps à gâcher tout ce que j'entreprends et quand je lui ai demander ce minuscule service, Monsieur a trouvé drôle de vous envoyer à votre perte, Eurydice et toi. »

« Ah ! C'est Morphée ! Oui logique, nous aurions dû nous en douter. » Commença Mélia, une océanide. « Chloé, nous devons te prévenir. Maintenant que tu seras amener à rencontrer les dieux, saches que la plupart sont inoffensifs pour nous, mais celui-là est une vraie plaie. Il ne vit que pour jouer des tours à notre déesse et ne s'arrête jamais. Il a même essayé de... »

La Chasseresse s'arrêta et leva les yeux vers Artémis, comme pour lui demander l'autorisation d'aller plus loin dans son explication. Cette dernière enchaîna.

« Il a essayé, il y a de cela des siècles maintenant, de me détourner de mon vœu de chasteté. Et je dois avouer qu'il a presque réussi, c'est un fait. Un fait qu'il ignore d'ailleurs, et qui ne se reproduira pas. Pour conclure, sache que c'est vrai, il faut faire attention à lui mais ne t'empêche pas de vivre par peur de te retrouver une nouvelle fois en face-à-face avec cet idiot, ajoutons d'ailleurs que c'est tout de même grâce à lui que tu es encore en vie... Il a su réparer son erreur, c'est plutôt louable je crois. »

Les Chasseresses acceptèrent cette explication et se mirent dans la foulée en cercle autour de Chloé pour un événement mémorable : elle allait recevoir son arc. Artémis fit apparaître une belle arme d'argent, à l'image de la sienne et des autres. Elle s'avança vers la toute jeune immortelle qui prêtait serment.


« Je prête allégeance à la déesse Artémis. Je renonce à la compagnie des hommes, j'accepte la virginité éternelle et je m'engage dans la Chasse. »







droit d'auteur:
 

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