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Non, j'suis pas une poiscaille (Pv Popo)

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MessageSujet: Non, j'suis pas une poiscaille (Pv Popo) Ven 24 Juin 2016 - 20:38

Encore sur les routes. Staella avait une nouvelle fois dû quitter le village où elle s’était imposée en petite despote, mais bon elle avait eu vent qu’on cherchait une solide escouade de soldats pour lui régler son compte alors elle ne s’était pas attardée. Elle avait beau avoir un pouvoir redoutable, face à une troupe bien entraînée elle n’avait aucune chance. Une volée de flèches pouvait aisément en finir avec la gorgone. Et elle ne tenait pas non plus à se retrouver encerclée. De bons hoplites se contenteraient de se protéger le visage et d’éviter de la regarder tandis que ceux dans son angle mort en profiteraient pour la larder de coups. Et ce n’était pas l’armure légère de cuir qu’elle portait qui allait fort la protéger. Bref, elle avait filé avant que les choses ne s’enveniment pour elle.

La demoiselle regrettait parfois son ancienne immortalité. C’avait quand même de sacrés avantages, elle ne risquait rien même si on tentait de l’attaquer. Après, avoir retrouvé un visage humain avait ses avantages, et elle ne pouvait pas dire qu’elle regrettait sa décision. Elle n’avait plus à se cacher au fond de grottes oubliées en désespérant qu’on puisse un jour la regarder sans être terrifié. Bon les paysans étaient encore souvent apeurés par son apparence, mais s’ils l’avaient vue avant son marché avec Hécate, ils l’auraient accueillie à bras ouvert malgré son air encore mi- reptilien.

Quoi qu’il en soit, la gorgone longeait maintenant la côte grecque. Escarpée, cette dernière était surtout composée de falaises qui donnaient de façon régulière sur de petites combes. Le tout donnait naissance à un paquet de petites plages de sable ou de galets que la mer venait lécher paresseusement au gré des vagues. Après une longue journée de voyage, Staella opta pour monter son petit campement sommaire près de l’une de ces dernières. Elle évita les plages de sable. Elle détestait le sable. Comme elle détestait la mer d’ailleurs. C’est que les grains avaient la fâcheuse tendance de venir se coincer entre deux de ses écailles, ce qui était très désagréable,  et elle devait passer un temps fou à s’occuper de sa longue queue pour les en déloger. En plus la plage de galets sur laquelle elle se trouvait était sympathique : à l’abri du vent, assez spacieuse pour qu’elle monte un petit abri dans un coin, mais assez isolée pour que les chances soient quasi nulles qu’elle ne rencontre un voyageur.

Alors que le soleil commençait peu à peu à descendre dans le ciel, la gorgone prépara son repas. Elle avait des rations de voyage dans lesquelles elle puisa, et alluma néanmoins un bon petit feu malgré son envie de rester discrète. Avant tout pour se réchauffer, mais aussi pour s’y faire réchauffer une tisane dont elle profiterait.

Lovée autour de son feu de camp, la gorgone regardait maintenant les flammes. Elle allait repartir vers l’intérieur des terres maintenant. Et tâcher de trouver une belle villa bien chauffée dans un coin assez riche pour qu’elle se gave de miel quelques semaines. Loin de la côte, de ces satanées marées, des grains de sable si gênants, bref elle était vraiment du genre terrienne.

Jetant un regard noir à la mer, la foudroyant des yeux comme si elle avait été capable de la pétrifier -ce qui somme toute ne l'aurait pas dérangée. Imaginer le dieu Poséïdon coincé dans une gangue de pierre là où il nageait précédemment était une vision charmante à ses yeux-, elle souffla doucement des imprécations envers le principal coupable de son état actuel de gorgone.

"-Que le Styx emporte tous ces maudits olympiens, et Poséïdon en premier."
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MessageSujet: Re: Non, j'suis pas une poiscaille (Pv Popo) Dim 15 Jan 2017 - 17:12


La Gorgone formait un arc de cercle autour de son feu de camp, qui crépitait. Il projetait sur ses écailles mauves des reflets irisés, et éclairait irrégulièrement les traits de son visage. Il venait souvent se mirer dans ses prunelles ambrées, où se reflétaient ses mèches dansantes. Celles-ci léchaient le bord d'un récipient de fer, dans lequel semblait bouillir de l'eau. Près de la créature, on distinguait quelques affaires de voyage, posées sur les galets gris. Le calme régnait.
Finalement, elle sortit de sa léthargie en relevant la tête. Elle fusilla du regard la mer et chuchota des paroles blasphématoires.
Dans l'océan, rien ne se perd ; tout est guidé par tous les courants et tous les êtres... chaque parcelle d'information y compris. Et Staella se serait sûrement tue si elle avait su cela.

Les Néréides sont d'étranges créatures. Façonnées par la mer et veillées par la lune, elles peuplent l'océan et préservent faune et flore maritimes. Discrètes, elles préfèrent la quiétude des grottes ou la caresse des hautes algues au soleil tapageur et à la dureté du sable. Pourtant, ce soir-là, trois d'entre elles s'étaient approchées du rivage. Elles avaient pour habitude de sillonner les mers, et de rapporter à Poséidon ce qu'il s'y passait. La plupart du temps, tout se déroulait sans accroc mais, parfois, des événements étaient à signaler. « On l'emmène ? » chuchota l'une d'entre elles.
Toutes trois se tenaient dans l'eau, derrière de grands rochers noirs que la mer venait alternativement frapper. « Hum... on ne sait jamais. » Pas de réponse de la troisième qui, les deux mains agrippées à la roche, observait la scène de ses larges yeux bleus. « Allons-y. » Rapidement, elles se glissèrent le long des pierres. Elles plongèrent pour contourner le campement de fortune, puis resurgirent quelques mètres plus loin, derrière la gorgone, à une distance moins importante.
Il ne fallut pas plus d'une minute pour que les flots s'agitassent. Ils se retirèrent sur eux-mêmes, roulèrent sur leurs fins écumantes, puis, jetés par une impulsion, se relancèrent en avant. Les vagues attaquèrent la plage : le feu de camp s'éteignit dans un crépitement, les affaires de la Gorgone furent éparpillées, et elle-même se retrouva trempée, couverte de sable, et aussitôt entraînée vers des eaux plus profondes - trois Néréides la tenaient fermement.

Dès qu'elle fut attrapée, la créature se débattit - et les disciples de l'Océan n'en attendaient pas moins. Cependant, elles tinrent bon ; s'accrochèrent, persévérèrent, se fondirent dans l'eau au besoin. Elles progressaient à une vitesse impressionnante ; c'est qu'il fallait amener la créature le plus vite possible, avant qu'elle ne mourût d'un manque d'oxygène - si tant était qu'elle avait besoin de respirer. Quoi qu'il en fût, aucune d'elles n'avait pris la peine de se soucier du bien-être de Staella.
Rapidement, le palais se dessina sur le fond marin. Une colonnade décorait la façade, ornée çà et là de touches d'or. Tout autour de la demeure, des animaux vaquaient à leurs occupations : des poissons zigzaguaient entre les colonnes, des hippocampes s'attardaient près des algues, et quelques crustacés se prélassaient près des rochers. Les trois Néréides s'engouffrèrent par l'arche principale. Aussitôt, l'eau laissa place à l'air, et chacune retomba sur ses pieds palmés. Elles emprisonnaient toujours la Gorgone de leurs mains étroitement serrées. « Poséidon ? » lança l'une d'elles. Nulle réponse ne se fit entendre, et le trône était vide. Pourtant, elles demeurèrent sous le haut plafond de la grande salle, patientes. Elles savaient que la majeure partie du temps, le roi des Mers préférait vadrouiller, parcourir les terres mortelles, en souvenir d'une jeunesse qu'elles ne pouvaient comprendre. Cependant, lorsqu'on l'appelait, il répondait : il sentait toujours la présence de ceux qui foulaient son palais.

A peine quelques secondes plus tard, il apparut, assis nonchalamment sur la chaise du souverain. « Eudora, Mélité et Thoé... Que me vaut l'honneur de votre visite ? » Il ne les avait même pas encore regardées : il n'en avait pas besoin pour savoir qu'il s'agissait d'elles. Toujours les trois mêmes ; toujours celles qui s'inquiétaient pour un rien et qui lui reportaient le moindre incident. Si cela avait été quelqu'un d'autre, il se serait sûrement énervé, parce qu'il n'aimait pas être dérangé à répétition. Néanmoins, il conservait toujours son calme lorsque ces trois filles de l'Océan l'importunaient. Elles accomplissaient leur tâche avec tant d'assiduité, et portaient dans leurs yeux tant de doute qu'il ne pouvait leur en vouloir ; plus encore, il avait dû se prendre d'affection pour elles. Il avait pris l'habitude de les rassurer promptement, de régler le problème si c'était nécessaire, et de les renvoyer, bien plus sereines, à leurs occupations.
Pourtant, lorsqu'il baissa les yeux sur elles, il fut surpris. En observant la femme, la créature, la chose, qu'elles retenaient, un bref éclair traversa son esprit. Une maille de souvenirs passa, d'abord sans qu'il pût mettre le doigt dessus, puis plus clairement : c'était une Gorgone. Tiens... Pourtant, il avait toujours pensé qu'il n'en existait qu'une : Méduse. Or, il était certain que ce n'était pas elle. Même avec les années écoulées, il l'aurait reconnue.

Eudora lâcha prudemment sa prise et, sans oublier de jeter un regard par-dessus son épaule à sa prisonnière - tout en évitant le contact avec ses iris dorés -, s'avança. « Nous l'avons trouvée sur la côte... Elle a souhaité votre mort. » Il arqua un sourcil, puis haussa les épaules, et fit, avec un sourire en coin presque amer : « Ah, c'est fort dommage, un Dieu ne meurt pas. » Du moins, aucun, jusqu'ici, n'avait pu prouver le contraire. Leurs épaules devaient supporter le fardeau d'une vie éternelle, pour le bon fonctionnement du reste du monde, pour la postérité. « Mais vous n'allez pas la punir ?! » s'étonna Mélité, presque offusquée. « Si je devais punir à chaque fois qu'on souhaite ma mort... » Il ne finit pas sa phrase : il n'avait même pas conscience du nombre de gens qui pouvait la désirer, et cela lui importait véritablement peu. Ou, plutôt, il se trouvait actuellement dans un bon jour. Il avait englouti dans les flots pour bien moins que ça. Cependant, comme il croisait les grands yeux inquiets des trois Néréides, il retint un soupir, et leur intima, confiant : « Vous pouvez la lâcher, elle ne peut pas s'enfuir. » Elles obtempérèrent, puis reculèrent un peu, encore méfiantes. Quant à la créature, elle parut bien contente d'être enfin délivrée. Poséidon n'ajouta rien. Il se borna à fixer la Gorgone, depuis son trône, comme s'il attendait une réaction de sa part avant de continuer quoi que ce fût. Elle l'intriguait.

HRP :
 

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