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C'est parti pour l'aventure! {pv. Nikolas o/

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MessageSujet: C'est parti pour l'aventure! {pv. Nikolas o/ Lun 31 Aoû 2015 - 18:28

Quelques fois, un souverain se doit de faire des déplacements. Parfois il faut le faire le plus discrètement possible. Prenons par exemple la situation actuelle : Sisyphe revenait de la petite ville de Sicyone vers laquelle il s’était déplacé de manière exceptionnelle pour quelques négociations marchandes. Rien qui ne sorte de l’ordinaire, donc, une simple routine dans la vie d’un souverain aussi fabuleux que lui. Néanmoins, il a aussi des fois ou les choses ne se passent pas exactement comme prévu. Des fois où quand on est le souverain de Corinthe, il est plus prudent de garder profil bas, et de se méfier. Car, oui, la plupart des autres cités grecques ne portent pas Corinthe ou même son souverain dans leur cœur. Enfin, quand le souverain baille pendant les repas, mange comme un porc et chante des chansons paillardes car il a un peu abusé du vin local (dans lequel il cracha quand il sentit sans aucun mal l’arnaque poindre, et aussi car celui-ci ne fut pas à son gout), eh bien, on peut comprendre que les marchands décident d’appeler leur garde pour le chasser à coups de savate au derrière. Bien entendu, Sisyphe n’avait pas été stupide au point de venir tout seul sur place, il avait bien sur emmené sa petite armée, ses petits gardes du corps… Mais… Comprenez-les. Quand Sisyphe, le roi le plus irritant de la Grèce est complètement pompette en train de se rouler sur la table en proférant des immondices, eh bien… On peut éventuellement profiter de l’occasion. La douzaine de soldats Corinthiens en avaient donc soit profité pour fuir, soit pour s’attaquer à leur propre souverain… Finalement, seul deux d’entre eux étaient restés fidèles à l’homme, et ce dernier qui repris ses esprits à temps pour éviter de se recevoir une lance un peu trop bien placée à l’endroit ou tout le monde est en train de penser (si, si, ne le niez pas) n’hésita pas à promettre monts et merveilles aux deux naïfs. Pour eux, pour leur famille, il ferait tout! Que de belles paroles qui firent briller les yeux des deux petits soldats dociles, et bien trop jeunes pour mourir! Ou pas. Pauvre boucliers de viande inutiles. Tout ce bazar, avec des soldats qui ne savaient même plus de quel côté ils se trouvaient avait crée un joyeux massacre dans la riche maison du marchand. Et malgré ce petit échec commerçant, Sisyphe avait même pu se débarrasser du vieux marchand par lui-même. Après tout, on ne cherche pas à arnaquer Sisyphe en espérant vivre ensuite. Ainsi, il put s’échapper, et après avoir réussi par une performance de fuite théâtrale à faire tomber un étalage d’agrumes (et en piquer quelques un au passage) sur ses poursuivants, Sisyphe s’était finalement retrouvé dans une échoppe quelconque, vêtu d’une cape dissimulant son identité.

« Quelle disgrâce, Sisyphe, quelle disgrâce. La prochaine fois, tiens-t-en à la moitié de la bouteille… Mais il n’avait qu’à pas m’arnaquer, ce vieil imbécile. J’en ai oublié d’occire toute sa famille… Oh, je m’en occuperais un autre jour. Je ne vois pas pourquoi je me gênerait pour ne pas incendier toute cette bourgade, à l’occasion. Ah, Sisyphe, quel gourmand tu es. »

Il est jeune, il peut se permettre quelques écarts, non? Il retiendra la leçon. Dans tous les cas, cela fait qu’une affaire non pliée, ça le mettait toujours de mauvaise humeur. Il trouvera bien moyen de refaire affaire dans le coin. Ce n’est qu’un marchand quelconque, qui se prenait pour le khalife à la place du khalife. Et puis, il ne repartait pas les mains vides, il avait pu conclure d’autres affaires fructueuses… Car, oui, quand on a un minimum de neurones actifs, on ne refuse pas ce que nous demande le souverain de Corinthe qui possède sa réputation de lunatique violent complètement imprévisible. De plutôt mauvaise humeur, Sisyphe avait néanmoins réussi à convaincre grâce à un certain nombre de pièces d’or de jeunes mercenaires de le raccompagner vers Corinthe, et le voyage prendrait un certain temps même  à cheval. Depuis plusieurs heures, donc, les voici partis sur les routes. Et le souverain qui dissimulait encore sa véritable identité (il s’était présenté en tant qu’un riche voyageur solitaire du nom de Simonas prenant de l’agrément ça et là, mais soucieux de sa propre sécurité -il y a de ces tarés qui courent par monts et pas vaux, ohlala…-) au mercenaires se sentait encore secoué de sa cuite récente.

« Par le derrière puant de la grosse Charybde, j’ai l’impression que ce thon obèse d’Héphaïstos s’amuse à me taper sur la crâne à coup de marteau ! Quel abruti sans cervelle celui-là, aussi! Aaaaah… J’ai mal aux postérieur, aussi, les chaises de ce bar miteux et cette selle complètement éventrée, c’est vraiment pas bon pour mon fabuleux arrière-train. »

Oui, on a jamais dit que Sisyphe restait poli et snob quand il est un peu de mauvais poil, et qu'il doit en plus éviter de dévoiler son identité. Plus ou moins lassé de se plaindre, le roi arrogant leva les yeux vers les hommes a cheval devant lui.

« Hé, Messieurs les Mercenaires, est-ce qu'on est bientôt arrivés? Au fait, c’est quoi vos nom? Et puis, je vous ai aussi payés pour faire la conversation, à quoi servait ce petit surplus, à votre avis, hm? Que pensez-vous de ce temps, hein? Il fait beau, il fait chaud, quel magnifique pays dans lequel nous vivons, n’est-ce pas. Et Corinthe, ce joyaux parmi les joyaux! Tiens dites-moi, que pensez-vous de Corinthe, mes amis? Que pensez-vous de cette superbe cité? »


Bah, tant qu’à dissimuler sa véritable identité, c’est le moment de poser des questions en douce sur sa propre réussite pour flatter son égo. Vous vous attendiez à quoi? Qu’il s’intéresse à un autre être humain? Diantre, vous nourrissez bien des espoirs… Vous avez oublié qu’on parle d’un pauvre abruti narcissique, dans ce post?

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MessageSujet: Re: C'est parti pour l'aventure! {pv. Nikolas o/ Mar 1 Sep 2015 - 17:20

Sicyone, petite ville du Péloponnèse, située sur un plateau non loin du golfe de Corinthe. À l'époque, Homer et Nikolas venaient de quitter l'Iolnie et, après un voyage en mer hasardeux, ils avaient atterri à Athènes où ils avaient entrepris de rejoindre Sparte en traversant le canal de Corinthe. Cette ville fort réputée à la fois dans le bon et le mauvais sens ne leur avait guère inspiré confiance et aussi avaient-ils préféré faire un détour par Sicyone, c'était déjà plus sûr.

En effet, quelques paysans et marchands à qui ils avaient demandé leur route les avaient informé que bon nombre de voyageurs ne rentraient pas là-bas et que ceux qui y rentraient en ressortaient rarement. En fait, cela dépendait de l'humeur du souverain, un fou psychopathe dangereux à ce qu'il paraissait, et de la taille du cadeau qui lui était offert, bien que cela n'était pas un gage de réussite. Les deux hoplites n'avaient rien à offrir et avaient encore moins l'envie de débuter leur nouvelle vie en Grèce par l’assassinat d'un gouverneur. Quoi que ...

Ils étaient donc à Sicyone ce jour-là, en train d'essayer de négocier l'obtention d'une paire de brochettes à un rôtisseur en échange d'une journée de travail gratuite dans son établissement. Ils n'avaient pas mangé depuis quelques jours déjà et leur estomac criait affreusement famine, ce qui avait tendance à les rendre nerveux, à commencer par Homer. C'était bien cette nervosité qui avait finit par convaincre le rôtisseur d'accepter leur offre, voyant le mastodonte faire preuve de plus en plus d'hostilité à son égard.

Et pauvre plébéien qu'il était, quelle garde lui viendrait immédiatement en aide ? Il valait mieux être raisonnable et profiter du fruit de leur travail plutôt que de risquer de se faire tabasser et dévaliser sous le regard médusé des passants. Et puis quoi ? Ce n'était pas si inégal comme accord ! Deux brochettes contre une journée de travail, c'était une affaire ! Bien que le plus grand pourrait faire fuir les clients avec sa mauvaise humeur. Ce fut d'ailleurs ce qu'il se passa, personne ou très peu de monde n'osant pénétrer l'échoppe.

Le propriétaire des lieux se résigna, en fin de journée, à leur demander de partir en leur donnant leur dû mais, ce fut exactement à cet instant qu'un client pour le moins peu ordinaire se présenta à l'intérieur. Il était déguisé comme un noble mais, se comportait comme un vrai paysan. En plus, il avait l'air alcoolisé. Voilà une belle opportunité ! Il suffisait de le plumer pour rattraper cette journée perdue. Seulement voilà, cet homme ne s'intéressait pas à la viande, enfin pas tout à fait, mais bien aux deux hoplites. L'offre qu'il leur formula sans même chercher à savoir qui ils étaient était alléchante.

Il avait besoin de deux paires de bras pour l'escorter jusqu'à Corinthe. La somme qu'il était prêt à leur donner en échange était importante, et surtout très jolie à regarder. Autant d'Or en si peu de temps, jamais ils n'auraient espéré voir ça un jour. Bien sûr, ça ne faisait pas les affaires du rôtisseur qui voyait cet argent lui filer entre les doigts pour finir dans les poches des deux soldats. Il réclama sa part des bénéfices, ce qui ne manqua de créer une dispute. Il réclama ensuite le retour de ses brochettes mais, trop tard, elles étaient déjà consommées ! Au final, ils acceptèrent de le payer en pruneaux. C'était bien aussi et ça aurait le mérite de le faire taire.

L'inconvénient par contre, c'est qu'il ne fallait pas rester ici et aussi ne perdirent-ils pas une seconde de plus. Ils prirent immédiatement la direction des portes de la ville puis, prirent la route de Corinthe sans se poser plus de question que cela, la bourse bien garnie. Enfin ça, c'était au début. En effet, une fois le calme revenu, Nikolas ne tarda pas à se les poser. Qui était cet homme assez dingue pour vouloir se rendre là-bas ? Et puis qui était-il tout court ? Et pourquoi avait-il besoin d'eux pour se rendre là-bas ? Et puis ne pouvait-il pas se taire tout simplement ?! Arès qu'il était bavard ! Le voyage n'allait pas être simple avec lui ...

- Euh ... Non. Enfin je ne sais pas. On est nouveau dans le coin. Peut-être qu'on est bientôt arrivés, peut-être pas ? Mais c'est par là en tous cas ! Quant à nos noms ... Moi c'est Nikolas.
- Et moi c'est Homer.


L'hoplite fronça un peu les sourcils. Il venait bien de parler du temps ? Qu'est-ce qu'ils en avaient à foutre ? Et puis Corinthe ? Il devait vraiment avoir un rapport particuliers avec cette ville pour poser cette question là. Nikolas leva les yeux au ciel.

- Bah c'est ... Enfin ouais, il fait beau quoi. Je ne vois pas ce qu'il y a d'extraordinaire. Quant à Corinthe, je ne sais pas, on est nouveau encore une fois. On vient d'Iolnie nous. Tout ce que je sais au sujet de cette ville, je l'ai entendu, je ne l'ai jamais vu par moi-même.
- Il parait que c'est une jolie ville avec plein de belles femmes et des coffres remplis d'Or. Pi il y a de la bouffe aussi et pas que de l'avoine.
- Oui. Enfin, ça c'est pour le bon côté. Mais il parait aussi que c'est une ville dangereuse dirigée par un énergumène imbu de sa personne, lunatique, rusée comme un renard mais aussi con qu'une chaise. En plus c'est une vraie fripouille. D'ailleurs, que les choses soient claires, on vous accompagne jusqu'aux portes, pas à l'intérieur.


Les voilà donc à dos de cheval en train de prendre la direction de la ville qu'ils avaient voulu éviter, le tout avec une belle somme entre leurs mains et avec pour mission de "protéger" cet étrange individu qui était assez suicidaire pour se rendre là-bas mais pas assez pour s'y rendre seul. Qui plus est, pour y faire quoi ?

- Mais bon, puisque vous tenez à discuter, dîtes en nous plus sur vous, ça nous aidera à mieux cibler les dangers qui nous guettent et par conséquent, à mieux s'en protéger. Votre nom, votre prénom, votre rang social, votre profession, votre vie quoi. Ce que vous voulez aller faire là-bas. Non parce qu'il faut quand même pas avoir toute sa tête pour ça, j'espère que vous le savez.

Il espérait sincèrement qu'en le forçant à tout dire maintenant, il se tairait pour le reste du voyage ou tout du moins, qu'il se tiendrait calme. Il ne savait pas pourquoi mais son instinct lui disait que cet homme n'allait pas longtemps rester sur son cheval. Pire qu'un enfant ...
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MessageSujet: Re: C'est parti pour l'aventure! {pv. Nikolas o/ Dim 20 Sep 2015 - 17:01

Parler de tout et de rien, c’est la spécialité du souverain de Corinthe. Il est devenu tellement doué dans l’art de parler de la pluie et du beau temps que mentir n’est plus du tout un problème pour lui. De plus, ce genre de discours stérile lui permet de mesurer  la méfiance de ses interlocuteurs, ou de justement se faire passer pour un imbécile, et ainsi surprendre ses interlocuteurs au dernier moment. En gros, les mots ne sont qu’un système de défense et d’attaque de plus, pour lui. Une arme des plus redoutables quand on sait la manier avec maestria. Enfin, maintenant, il avait un aperçu un peu plus clair de ces deux mercenaires qui avaient accepté de l’accompagner. De toute évidence, le plus mince des deux était bien plus subtil que l’autre, celui qui est imposant. Après tout, il ne put pas en vouloir au premier de beaucoup parler, car il le lui avait demandé. Mais après, c’est lui qu’on dit bavard! Nikolas faisait donc l’essentiel de la conversation, et les ajouts donnés par Homer ne manqua pas d’amuser l’homme aux longs cheveux… Ils faisaient un joli duos de comiques, c’est un bon point pour eux, il pourrait presque en venir à les apprécier!

« Ne me faites pas peur comme ça, à vous entendre, on dirait que vous avez oublié le chemin! Enfin, ne vous en faites pas, j'ai un bon sens de l'orientation, pour le moment, il suffit d’aller tout droit. »

L’homme prit son air et son rire le plus naïf comme pour s’excuser et continuer de se faire passer pour un imbécile. Après tout… L’autre n’était-il pas en train de dire qu’il était aussi con qu’une chaise? Cette remarque le fit d’ailleurs pouffer. Créatif, de la comparer à une chaise. On lui avait affublé de nombreux noms d’oiseaux, mais la chaise, c’était plutôt rare. Oh, et ce qui était venu avant avait suffit à le flatter. Les chevaux clopinaient gaiement, et il s’avère que ce Nikolas parlait bien plus que prévu. Non seulement il était bavard, mais en plus il était curieux. Homer a beau être là pour faire des compliments sur sa cité, il était d’un intérêt limité pour Sisyphe, désormais. Dans tous les coup, maintenant, il lui fallait inventer quelque chose sur son identité.

« Vous êtes bien curieux, mais, tant pis, je n'ai rien à cacher, après tout, je peux bien vous en dire plus. C'est un peu embarrassant, je suis l’amant du souverain de Corinthe, je me nomme Simonas. Je n’ai pas de nom de famille, voyez vous, je suis un ancien esclave. Mais voyez plutôt comme je peux me vêtir grâce à lui! Voyez-vous, il m’a sorti des bas-fonds de Sparthe et m’a accepté dans son grand palais et… Je ne vous conterais pas la suite, cela deviendrais un peu gênant. D’ailleurs, vous aussi, il vous trouverait à son gout.. »

En prenant sa voix la plus maniérée possible, Sisyphe grimaça tout de même derrière sa cape. Qu’est-ce qu’il ne faut pas raconter comme bêtises pour ne pas se faire griller! Ces deux-là? Ah, non, même pas en rêve. Trop sales. Et déjà que même les femmes avaient parfois du mal à lui faire quelconque effet. Et, non, on ne parlera pas de quel genre d’émoi Sisyphe se sent quand il se retrouve devant un miroir. NON. La narratrice refuse d’assumer quoique ce soit dans ces dernières phrases.  

« Voila donc mon histoire, mes amis. J’ai donc tout intérêt à rentrer au bercail, après ce petit voyage d’agrément qu’on m’a permis… je suis attendu ,voyez-vous! Pas comme si j’aurais pu m’enfuir de toute manière. Vous-même, vous connaissez sa réputation. Quel  dommage que vous ne veniez pas plus longtemps à Corinthe, tout de même, nous aurions pu faire plus ample connaissance! »

Pour appuyer son mensonge et se rendre plus crédible, Sisyphe -enfin, Simonas- passa une main dans le dos d’Homer, toujours intérieurement dégouté, mais faisant ainsi tenir son mensonge. Du moins il l’espère, et que cela passera dans les cases du malin Nikolas. Dans tout les cas, tout cela pourrait très bien se passer, si le bruit caractéristique de quelques cheveux arrivant au galop ne s’était pas fait entendre au loin. Pourvu que ça ne soit pas les hommes de ce marchand mort… Ou quelque chose du genre, quelqu’un qui aurait pu entendre qu’il avait pris la route de Corinthe. Non, parce que dans le timing actuel, que son mensonge se voit déjà contredit, avouez que ce serait la loose, comme on disait tous à l’époque de Caligula, n’est-ce pas. Deux cavaliers ne tardèrent pas à arriver au galop à leur hauteur, pour les dépasser et leur barrer la route.

« Halte-là! Vous partez en direction de Corinthe, Mercenaires? Abandonnez la protection de ce type et nous vous épargneront, nous avons quelques affaires à régler avec l’homme qui vous escorte. »
« … Oh. Il ne manquait plus que ça. Voyez-vous, je suis très recherché.. Ahlalala… Il ne manquait plus que ça, moi qui n’aime pas tant me battre, il va falloir agir avec les muscles plutôt qu’avec la tête, je le crains. »


Gémit-il, irrité, en dardant son regard sur les nouveaux arrivants. Les deux inconnus semblaient peu armés, et probablement pas de taille à rivaliser avec les entrainements de Nikolas et Homer. Pourtant, il se retrouverait bien mal en point si ces deux-là retournaient soudain leur vestes. Aussi, le voici déjà près à tirer sa propre arme, une bombe fumigène de sa confection, et partir au galop aussitôt. Enfin, si il pouvait juste regarder les autres se faire massacrer sans rien faire, ce serait très bien aussi. Mieux, même.


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MessageSujet: Re: C'est parti pour l'aventure! {pv. Nikolas o/ Sam 26 Sep 2015 - 21:00

Que dire si ce n'est que les deux mercenaires ne s'attendaient sûrement pas à ça ? Non vraiment, ils s'étaient attendus à tout mais un tel récit, ils ne l'avaient jamais imaginé. Ce n'était pas tant son originalité qui surprenait mais plutôt la façon désinvolte, presque nonchalante avec laquelle il avait été raconté. Cet homme n'avait vraiment rien à envier à Homer !

Ancien esclave devenu riche par l'intermédiaire de ... son arrière-train. C'était difficile de commenter quoi que ce soit dans ces conditions-là. En fait, Istros savait très bien que les mœurs étaient relativement libérées en Grèce mais, de la cité d'où il venait, les choses étaient un peu différentes. Comme la tradition guerrière était profondément enracinée chez eux, ils avaient tendance à considérer l'acte comme un simple devoir de reproduction. Aussi, en abuser ou adopter un autre point de vue ne faisait pas parti de leur culture et ils avaient donc encore plus tendance à voir d'un mauvais oeil ceux qui perdaient leur temps de cette façon. Les hommes comme les femmes avaient bien d'autres choses à faire !

Mais bon. Çà, c'était pour Nikolas, qui s'était d'ailleurs plus que crispé à l'entente des sous-entendus et des insinuations de ce bonhomme un peu pas tout seul dans sa tête. Pour Homer, les choses étaient un peu différentes. Venant des plus basses classes populaires, il n'avait reçu aucune éducation et aussi, il se moquait complètement, à défaut de les comprendre, de ces histoires de tradition. Aussi, quand leur protégé passa sa main dans son dos tout en insinuant certaines choses, le colosse eut une réaction pour le moins étonnante. Il ne hurla pas, ne l'envoya pas balader, ne chercha pas à le frapper. Non non, bien au contraire, il afficha un sourire au coin tout en lui envoyant un regard qui en disait long.

Malheureusement pour lui, cela n'échappa pas à son camarade, qui ne tarda pas à le foudroyer du regard. Tout s’enchaîna alors très vite. Le mastodonte changea brutalement d'expression. Il durcit son visage, exorbita ses yeux et se mit à brailler, à l'aide de grands gestes, sur l'homme qu'ils escortaient, ce dénommé "Simonas".

- Me touche pas ! Me touche pas, le sod***** !
- Je t'ai vu, Homer ! C'est pas la peine de hurler ! Je t'ai vu ! Alors c'était vrai toute cette histoire ?!
- Quoi vu ?! Non t'as rien vu ! T'as rien vu du tout ! C'est l'autre tantouze là ! Attend je vais lui mettre des claques !
- Homer !!!
- J'aime les femmes ! ... Et les hommes, parfois, quand ils ressemblent à des femmes ! Alors lui avec ses cheveux longs et ça gueule d'hermaphrodite là ...


Une violente dispute éclata entre eux, chacun cherchant à parler le plus fort possible. Autant dire qu'ils ne firent plus du tout attention à Simonas. D'ailleurs, en Nikolas qui campait sur ses valeurs conservatrices et Homer qui cherchait tant bien que mal à se justifier sans se trouver d'excuse pour autant, ils ne virent pas non plus arriver les cavaliers. Aussi, quand ces derniers les interpellèrent, leur réaction fut sommaire et violente.

Ils les regardèrent d'abord un court instant, furieux mais étonnés, l'air de se demander ce qu'ils leur voulaient, ce qui était compréhensible puisqu'ils ne les avaient pas écouté, puis passèrent à l'action sans chercher à comprendre davantage. Enfin, ils ... plutôt Homer qui voyait là une formidable porte de sortie.

- Qu'est-ce qu'ils veulent les trous d'cul là ?!
- It'ché marmarlique ! Gueula-t-il en attrapant le premier le premier par le col, le soulevant dans les airs, avant de le faire passer par-dessus lui dans un magnifie vol plané. Le deuxième cavalier tenta de prendre son arme mais, le colosse le prit de court. Psahalea ! Cria-t-il encore avant de lui donner une claque, une formidable baffe accompagnée avec l'épaule, qui le fit tomber de son destrier. Une intervention de quelques secondes tout au plus mais suffisante pour régler le problème, si problème il y avait.

- Qu'est-ce que t'as brayé là ?
- "It'ché marmarlique ! Psahalea !".
- ... Qui signifie ?

- Baaah ... "It'ché marmarlique ! Psahalea !".


Une minute de silence pendant laquelle il le regarda l'air dépité. En effet, Nikolas était habitué maintenant, il n'avait plus besoin d'explication pour comprendre. Cet amas de sonorités qui ne voulait rien dire était ce que Homer appelle "un moment d'inspiration". L'inspiration lui vient et, pour ne pas la gâcher car il est l'oeuvre d'art de la vie et qu'on ne peut pas gâcher la perfection, qu'il exprime alors librement sur l'instant.

N'empêche que ça ne les renseignait toujours pas sur ce que voulaient ces gens, qui n'avaient d'ailleurs pas tardé à détaler. Mais, c'était plus la phrase de Simonas qui interpellait l'hoplite à cet instant. Comment ça "recherché" ? Istros se retourna vers lui.

- Oui alors ça c'était pas dans le contrat, petit bonhomme. On était seulement censé d'accompagner jusqu'à Corinthe et te défendre contre les éventuels bandits. Là, t'as carrément des mecs à tes trousses. Alors va falloir réviser la note.
- Ouais ! Sinon je te violllllll ... ente !
- ...

- Violenter. C'est ... Enfin c'est mettre des claques quoi. J'ai pas le droit de mettre des claques ?!
Finit-il en faisant un clin d'oeil discret mais suggestif à Simonas.

Un esclave sexuel qui servait à apaiser les envies bestiales du roi du Corinthe en échange d'un peu d'argent, de la prostitution masculine en somme. Et pourquoi pas du trafic de drogue ? Tout cela sentait l'intrigue politique, les conflits d'intérêt chose dans laquelle ils n'avaient pas envie de mettre les pieds ! Surtout si ça concernait le roi de Corinthe, il valait mieux ne pas s'approcher de lui, celui-là !
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MessageSujet: Re: C'est parti pour l'aventure! {pv. Nikolas o/ Lun 12 Oct 2015 - 0:01

S’ il pouvait inspirer le dégout à ses accompagnateurs grâce à ses insinuations scabreuses, ce serait tout à fait parfait. Car, ainsi, au moins, ils ne poseraient pas trop de questions. Après tout, le sexe a beau être plébiscité à tout bout de champ, on ne peut pas dire que chacun soit à l’aise quand cela semble les concerner directement. Surtout quand ce genre d’insinuation sortent de la bouche d’un inconnue en train de se la jouer faux éphèbe. Sisyphe aurait réellement préféré qu’Homère s’indigne de la même façon que son ami, plutôt qu’être si… « réceptif » à ses fausses approches cavalières. Non, parce que, vu la taille de ce colosse et son caractère qui ne semble pas bien fin ni délicat, il n’osait pas vraiment imaginer l’état dans lequel il pourrait se trouver après… euh… vous voyez, quoi. Et il n’est pas si androgyne que ça! …Si? Ah, bon. Il préféra ne pas se soustraire tout de suite à son petit jeu, cependant, un peu trop amateur de défis pour s’arrêter là. Quand on commence à mentir, il faut assumer le mensonge jusqu’au bout! Ou du moins, jusqu’à être certain de bien avoir roulé ses adversaires dans la poussière, et se dévoiler au moment le plus propice. Non, le seul souhait de Sisyphe, désormais, c’était d’arriver avant la nuit, histoire de ne pas avoir à surveiller l’élément quelque peu bisexuel du duo toute la nuit. Pas que Sisyphe juge les gens sur leur préférence en la matière, chacun a le droit de faire ce qu’il veut (et c’est toujours mieux si ils le font dans une mentalité de contredire l’ordre établi), oui, chacun fait ce qu’il veut, tant que ce n’est pas lui désobéir.  Homère semblait rendu tout chose par le comportement de Simonas, alors que son ami Nikolas était quant à lui bien plus embarrassé, et reprochait son attitude volage à voile et à vapeur à l’autre mercenaire. Bien, au moins, il n’était pas le seul à grimacer à l’idée de se voir échanger quantités de salive avec le gros monsieur, et ne serait pas tout seul lui taper dessus en cas de débordement. La chicane qui s’en suivit donna bien du mal à Sisyphe pour ne pas éclater de rire bien fort devant ce qu’il avait déclenché, mais en gardait le succès pour lui-même, pensant par ailleurs que ces ceux-là auraient certainement fait de belles carrières dans les théâtres et la comédie. Il pensera à eux la prochaine fois qu’on l’invitera à Epidore… Si les organisateurs ne craignent pas qu’il jette trop de fruits pourris à la tronche des artiste pour ensuite les remplacer lui-même sur la scène et inventer le one-man-show avant l’heure. Hm.. Une idée bien étrange de prolepse, ça, non?

« Oh, voyons, Homère, un peu de tenue! Désolé, vous deux, vous n’êtes pas tant mon genre, je vous charriais. C’est juste que dans le métier, c’est important de savoir quand on fait de l’effet et quand on n’en fait pas. Déformation professionnelle, huhu! »


La conversation qui suivi aurait pu devenir intéressante, mais les cavalier arrivant tout juste de Sicyone semblaient décidé à gâcher l’ambiance. Heureusement pour lui, les muscles des mercenaires qui l’accompagnaient étaient plus rapides que leur langue, et ils optèrent pour la solution « taper avant de causer ». S’en suivi un très beau spectacle de baston presque cartoonesque par-dessus lequel la musique du Benny Hill Show aurait pu être épique si cela n’était pas complètement anachronique. Et une joute verbale… Oh… Anthologique! Sans trop se bouger à part pour achever d’un coup de dague dans la carotide un des gros balourds qui tomba dans sa direction après un lancer parabolique de son colossal accompagnateur, Sisyphe se délecta avec un plaisir sadique du massacre, content finalement que son « camp » soit sorti vainqueur et qu’il n’ait pas eu à se retrouver dans un situation épineuse qui l’aurait fait grimacer. Un sourire radieux aux lèvres,  il voulu tout de même remercier pour la forme les deux mercenaires qui avaient bien fait leur boulot. Puis, il faut bien faire tenir les bobards, car si Sisyphe a toujours détesté remercier autrui, eh bien, ici, ce serait plutôt bénéfique de le faire.

« Je ne regrette pas de vous avoir engagé, messieurs. C’est du beau travail! Quel style dans le maniement de l’épée, dans la mise en œuvre des explosions de cervelles et des jets de sang! J’en ai encore des frissons tant c’était gracieusement chorégraphié et interprété! Le tout ponctué de répliques fort inspirées et originales ma foi. C’est un patois de chez vous? Vous avez définitivement le sens du spectacle, vous savez que c’est quelque chose que j’apprécie? »

Par la suite, il partit dans un rire fort snob à la « Ahahahaaaaa! », l’air complètement ravi et couvrant totalement la vois de Nikolas qui avait commencé à l’interpeller à propos de cette situation un peu louche. Bah, oui, c’était pas prévu, certes, et Sisyphe profita du bon timing de son rire pour ignorer l’affirmation du mercenaire le plus mince. Oh, et ce gros balourd d’Homère lui faisait encore du rentre dedans bien qu’il tentait de s’en camoufler sous le regard réprobateur de son camarade. Un sourire plus narquois et bien moins innocents que ceux portés par Simonas auparavant naquit sur les lèvres du souverain déguisé quand il remit son cheval en marche, passant devant Nikolas, à qui il lança une bourse d’argent supplémentaire, son regard et sa voix se posant tout à coup avec bien plus de présence et une profondeur plus imposantes que tantôt.

« Avec ça, cesseras-tu de te poser des questions qui n'ont pas lieu d'être? Vous allez m’accompagner à Corinthe. Voyez-vous, je suis vraiment "très" attendu, là-bas. Si c’est pour votre vie que vous vous inquiétez, ne vous en faites pas, je vous ai déjà payé au moins le quadruple de ce qu’elle vaut en pièces. N’ayez crainte que vous aurez une sépulture superbe et de surcroît une très belle place dans l’Elysion, avec ça… Ahah, si ce truc n'est pas une grande blague orchestrée par ces arnaqueurs qui pensent nous gouverner en haut du Mont Olympe! »

Ce que c’est ironique, quand on sait dans quel état se retrouvera le souverain dans quelques années! (en même temps, on sait bien qu'il récoltera juste ce qu'il aura semé). Et que Nikolas et Homère, eux, galoperont pour leur part toujours par monts et par vaux. Ah, mais on va laisser pour le moment cet imbécile de Sisyphe rêver sa vie! Envoyant un dernier sourire empoisonné au cavalier, et rajustant son capuchon par-dessus ses yeux d’un gris-vert profond qui s’étaient mis à briller d’un éclat dangereux, l’homme aux cheveux d’argent se tourna vers la piste qu’ils suivaient, et qui déboucherait bientôt sur un plus large plateau.

« Allons, haut les cœurs! Nous ne devrions plus avoir de problème. Le terrain et dégagé, si on galopait un peu? Le dernier arrivé en bas de la plaine est un béotien attardé! »

Le ton aimable revenu, ledit Simonas s’élança le premier à galoper d’un air innocent a travers la plaine qui se trouvait devant eux. Le souverain était pas ce biais bien heureux de pouvoir un peu vanter ses talents de cavalier. Après le chemin rocailleux, ils étaient partis pour quelques heures de plat avec vue sur la mer, avec un peu de chance, peut-être que le glorieux isthme de Corinthe se présenterait avant la nuit?

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MessageSujet: Re: C'est parti pour l'aventure! {pv. Nikolas o/ Jeu 22 Oct 2015 - 21:31

Il y a avait quelque chose d'étrange et de soudain dans le regard, et aussi dans le sourire, de ce dit "Simonas". Ce petit quelque chose d'anodin à première vue mais, qui avait le chic de nouer les intestins de ceux qui le regardaient, en l’occurrence les deux hoplites. Quoi ? Cet esclave sexuel se réjouissait-il secrètement de la mort d'un des deux cavaliers ? À en juger par sa tirade fleurant la vantardise, c'était bien le cas. D'un côté, qui ne se réjouirait pas de la mort de ses assaillants ? Mais de l'autre côté, Nikolas n'était pas plus avancé. Qui étaient-ils et que lui voulaient-ils ? Simonas, tout sourire, n'avait guère l'intention de répondre et lui proposer quelques claques ne l'y inciterait sûrement pas plus. Apparemment, cet homme était rusé et peut-être un peu plus intelligent qu'ils ne le pensaient. Il faudrait lui tirer les vers du nez plus tard et avec subtilité ... autant dire que pour les deux brutes qu'ils étaient, ce n'était pas gagné.

Quoi qu'il en soit, la coquette somme reçue en supplément fit taire Istros, du moins pour le moment. Il n'allait quand même pas cracher dans la soupe ? Elle semblait bien lourde cette bourse quand même ! D'ailleurs, Homer lorgnait déjà un peu trop dessus. Cette somme, tout comme ce qu'ils gagneraient à l'avenir, était dors et déjà dédiée à l'accomplissement de leur longue mission. Quant à galoper devant le coucher de soleil comme trois ... hum ... Ce n'était pas tellement dans les intentions des hoplites. Mais bon, avaient-ils le choix ? Leur "protégé" était déjà au pas de course. Nikolas souffla, puis fouetta son cheval pour l'inciter à partir au galop. Non bien sûr, ce n'était pas pour rentrer dans son jeu mais uniquement pour être à portée si jamais un nouveau problème arrivait. Question de sécurité en somme et certainement pas d'ego ! Certainement pas !

Mais force était de constater que son cheval était moins rapide, alourdi par la lourde charge qu'était Istros. Un homme bien portant et bien bâtit, tout ferré qui plus est, était certainement plus encombrant qu'une branche d'arbre encapuchonnée. Et ne parlons pas d'Homer ! Son cheval n'arrivait pas à galoper, tout simplement. Il était déjà tellement en retard qu'il avait prit la décision de courir à pied ... en portant le cheval sur son dos.

- Si tu crois un seul instant que je vais laisser un fil de fer me voler la vedette, tu te trompes !

Dit-il en s'adressant à son destrier. Nikolas finit par s'arrêter, observant son compagnon essayer de rattraper Simonas à pied. Il était bouché-bée, il n'en revenait pas. Il ne savait pas ce qui l'étonnait le plus, qu'il croyait sincèrement avoir une chance ainsi ou qu'il soit arrivé à prendre le cheval sur son dos ?

- Et tu vois pas le vent qu'il te met là, abrutis ?
- Si, justement ! Tient moi ça toi !


Dit-il en balançant, bien qu'à bout de bras, le cheval sur son compagnon. Un effort inhumain qui lui avait arraché un cri d'effort retentissant et lui avait fait rougir le visage en moins de quelques secondes. Le cheval avait hurler aussi, avant de percuter son camarade de la même race qui ne tarda pas à tomber sur le sol, emportant Nikolas avec lui. L'hoplite alla rouler sur le sol, perdant plus d'une pièce de son armure au passage.

Homer, inébranlable, saisit l'un de ses javelots et visa le derrière de la monture de Simonas. Il ne lui fallut pas longtemps pour le lancer et atteindre sa cible. La pointe s'enfonça dans la fesse droite du cheval, lui arrachant un effroyable cri de douleur. Il s'arrêta brutalement, et se leva sur ses deux pattes, avant de tomber sur le côté. Voilà qui allait sûrement le ralentir. Le mastodonte fit la grimace, insultant copieusement Simonas, puis s'en alla récupérer son cheval, qui était terrorisé. Il le remit sur son dos et parti à la hâte, pour le rattraper sans même se soucier de son compagnon.

Nikolas s'était tout juste relevé, sonné. Son cheval avait détalé aussi loin qu'il le pouvait, manquant de le piétiner au passage. Il ramassa son casque et son épée, avant de tourner son regard trouble vers Simonas et sa monture blessée un peu plus loin. Il avait l'air crédule.

- ... Un javelot dans le cul ?

Pensa-t-il à haute voix, sans vraiment y croire. Homer leur avait fait perdre deux des trois chevaux ! Voilà qui le mit en colère noire. À son tour, il s'en alla les rejoindre, bien déterminé à lui faire payer sa bêtise. Le colosse ne se doutait de rien, il était en train de célébrer sa victoire à l'aide d'une danse très particulière. Pour la décrire simplement, on dira qu'il avait levé les mains dans les airs, se tapant dedans à quelques reprises, puis les avait collées au dessus de sa tête, s'amusant à se déplacer comme un crabe, tout en décrivant des ronds avec sa tête et en d'autres ronds en sens inverse avec ses hanches ... Et le moins que l'on puisse dire, avec beaucoup de souplesse. Inutile de préciser qu'il faisait la grimace, foudroyant du regard Simonas alors qu'il était censé célébrer sa victoire, la bouche en cul de poule.

- C'est moi le roi, c'est moi le roi, c'est moi le roi !

Chantait-il. Cela relevait de l'exercice intellectuel de haut niveau mine de rien. Comment arrivait-il à bouger sa tête dans un sens, ses hanches dans un autre, à se déplacer comme un crabe et le tout en parfaite synchronisation des mouvements. Nikolas n'arrivait déjà pas à décrire un cercle avec son bras et un cercle opposé avec sa jambe simultanément. La stupidité avait du bon, mine de rien ...

- Homer !!! Je vais te tuer !!!

Dit-il en arrachant le javelot du derrière du cheval, avant de s'approcher de lui. Homer se figea, levant un peu les bras, comme pour se préparer à recevoir. Il lui donna, déterminé, un coup de pied sec dans les valseuses, qui le fit tomber au sol. Levant le javelot dans les airs, il piqua alors son derrière avec ... À trois reprises. Certes, il ne l'enfonça pas bien loin pour ne pas non plus blesser sérieusement son camarade mais suffisemment pour l'empêcher de s'asseoir ... ou de se pencher devant l'autre esclave, ne sait-on jamais.

- Mais ... T'as pas entendu ce qu'il a dit ? Le dernier arrivé est un batarcien attardé !
- Boétien, crétin !
- C'est quoi un Boétien ?
- Je sais pas ! Et change pas de sujet ! T'es complètement malade ! On a perdu nos chevaux à cause de toi !!! Et t'as bien faillit me blesser !
- Roh ça va hein ! Chochotte ! C'était qu'un cheval en pleine poire ! Ca aurait pu être pire !
- Je vois pas comment non !
- Baaah ... Imagine que c'était un gros rocher par exemple.


Nikolas soupira nerveusement, lui adressant un regard noir. Homer resta silencieux un instant, avant de se relever.

- Bon ça va, j'ai compris, je vais réparer mes bêtises !

Il s'approcha de Simonas, l'attrapa par le bras et le glissa sur son épaule sans plus de cérémonie, à la façon d'un sac de patates.

- Non mais ...
- Aller, en route ! Sinon on va être en retard pour le souper !


Quel souper ? Istros avait bien envie de rouspéter encore mais, ça ne faisait qu'empirer les choses, à chaque fois. Il récupéra le cheval d'Homer et grimpa sur son dos, essayant de calmer le calmer au moyen de quelques caresses. Marcher doucement maintenant, il n'était plus question de courir ou de se lancer des défis stupides ! Même en ligne droite, sur un terrain plat, c'était dangereux comme cette récente expérience venait de le démontrer !

- Vous n'êtes pas blessé, Simonas ?

Dit-il soucieux non pas pour lui mais plutôt pour la réussite de leur mission. C'était leur réputation qui était en jeu quand même !
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C'est parti pour l'aventure! {pv. Nikolas o/

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