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Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos]

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MessageSujet: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Lun 3 Aoû 2015 - 18:45

Le centre ville ... On aurait pu penser à des allées marchandes aussi larges que garnies, une foule pressée et amassée dans les artères, prête à dépenser son argent pour faire de nombreuses emplettes, à des marchands de toute sorte aux étalages de tout genre, à des auberges, des fontaines, des jardins et bien d'autres décorations encore ! Mais ... non. Ici à Sparte, le centre ville était comme qui dirait très "spartiate". Pour commencer, il n'y avait guère foule, que ce soit au niveau des acheteurs que des vendeurs. Les allées étaient certes larges mais peu nombreuses, rectilignes et sobrement décorées. Il n'y avait guère autant d'activité ici à la mi-journée qu'à Athènes ou Délos, et il y en avait encore moins le soir, encore encore moins la nuit !

C'était justement ce moment-là qu'avaient choisit une poignée de citadins pour organiser une petite fête dans l'une des auberges du centre. L'établissement avait le mérite d'être bien tenu. Certes, ce n'était pas le grand luxe mais, ça changeait pas mal des petites auberges des rues balafrées des quartiers populaires. Une fête qui n'avait donc rien de mondaine, puisque organisée par une ligue de cotisants issus des tréfonds de la société. N'avait-on pas le droit de s'amuser un peu quand on était pauvre ? Bien sûr que si mais, à condition d'en avoir les moyens !

C'était un projet qui était né d'une simple rumeur, il y a de cela un an. Il avait son bout de chemin parmi les habitants et avait finit prendre forme cette nuit-là. Homer et Nikolas avaient modestement participé, ce qui leur permettait ainsi de se joindre à la soirée. On avait promit alcool, femmes et bonne nourriture ! Hélas, il n'en fut rien. Un malin s'était enfui avec une partie de la cagnotte, ce qui avait eu un impact considérable sur la qualité de la fête. Pas de vin ni de femmes pour cette bonne foule ! Il restait certes la bonne pitance, qui n'avait en réalité rien d'extraordinaire mais, qui restait quand même meilleure que ce dont ils avaient tous l'habitude, au quotidien.

Les deux principaux ingrédients d'une fête réussie étaient donc absents, l'euphorie avait laissé place à l'ennui mortel. Cette nuit-là, on se contentait de discuter, de dîner et d'échanger quelques discrètes plaisanteries mais, rien d'autre. Comment enivrer les esprits sans alcool ? Et puis, les participants étaient contrariés, c'était un coup vraiment dur pour eux et à commencer par Homer, qui faisait ouvertement la tête, accoudé sur le comptoir.

- Si jamais je mets la main sur ce scélérat, je vais lui arracher les boules et faire un noeud avec sa queue !
- Hum. Certes. Mais, c'est toujours mieux que rien, non ?
- Non c'est pas mieux que rien, non ! Non ! Moi je voulais de la prostituée et l'alcool jusqu'à rouler sous les tables ! Là j'ai quoi ? Ta tête de con et une bande de plébéiens qui ne savent même pas faire la fête.
- Dit le si je t'emmerde, hein.
- Bah tu m'emmerdes, va ailleurs !


Nikolas n'insista pas. Homer était de mauvaise humeur et c'était compréhensible. Certes, il n'aimait pas beaucoup la façon dont il lui parlait mais, qu'importe, il ressentait la même chose que lui au fond, sauf qu'il ne le montrait pas. Aller ailleurs, c'était une bonne idée mais pour aller où et avec qui ? Il ne connaissait pas grand monde ici. Quelle bien triste fête ! Il se contenta donc d'aller s'asseoir sur un tabouret au coin de l'auberge, un verre d'eau à la main.

Le propriétaire des lieux n'était pas ici, puisqu'ils avaient loué la salle pour la nuit. Ils étaient donc libres de faire ce qu'ils voulaient à condition de ne rien endommager, sous peine de devoir le dédommager. Aussi l'idée d'aller piller la cave à vin lui traversa bien l'esprit mais, ce n'était ni un acte honorable ni un acte sans conséquence ! Il soupira, c'était bel et bien fichu.

Vu de dehors, les lumières brillaient dans cette auberge à cette heure déjà tardive. Il s'agissait du seul établissement encore "ouvert" de l'allée, allée qui était malheureusement déserte.
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Lun 3 Aoû 2015 - 22:42

Ah Sparte, la belle, la grande, la puissante Sparte. La ville aux hommes les plus braves de tous.. Sur le papier. Il devait bien y avoir un ou deux pochtron. Ceux là étaient plus pour plaire à Dionysos, bien qu'il soit plein d'admiration devant ces hommes qui résistent implacablement à toute distraction. Le dieu du vin ne pouvait pas comprendre comment un homme pouvait survivre sans les femmes et la boisson. Certes, les Spartiates n'y renonçaient pas, mais tout de même.. D'ailleurs, à force de parler d'alcool, tout ça donnait envie au plus grand des buveurs. Il s'en pourlécha même les lèvres.

Assis dans son domaine céleste, juste au dessus du mont qui l'avait vu grandir, Dionysos s'ennuyait. Et sacrément même. Il lâcha un gros soupir en ce demandant de quel façon il était venu à penser à Sparte. On ne peut pas dire que ce soit une de ses préoccupations habituelles. Assis sur un bout de montagne, il balançait les pieds dans le vide comme un enfant et pinça les lèvres pour se concentrer.. Ah ! Voilà ! Athéna. La super déesse de la guerre et de la stratégie militaire, ils devaient aimer ça les Spartiates.. Il discutait le matin même avec Silène à propos de son culte et de sa propagation en Grèce. Dionysos affirmait qu'il avait une place dans le cœur de chaque homme, puisqu'ils se laissent tous aller un jour à la douceur du vin et de ses enivrements. Silène disait que certains homme préférait la raison et la droiture et qu'il y aurait toujours, où qu'il aille, des hommes droits pour résister à ces tentations.

« Raison, droiture, tentations... On dirait que tu parles d'Athéna. Tant que t'y es, dis moi qu'elle a plus de succès que moi ! », avait-il dit à son mentor. Et Silène lui répondit que justement, Athéna était l'un des déesse les plus célèbres de la Grèce et que son culte était majoritaire dans nombre de cités.

« Ah ouai ? Et où ça, par exemple ? »

Et voilà. Sparte. Alors comme ça, Athéna devait avoir le monopole ? Mais n'importe quoi ! Dionysos paria. Il arriverait à dévergonder cette foutue cité modèle et, s'il échouait, il arrêterait les femmes pendant deux semaines ! Ou peut-être une.. Ou peut-être qu'il ne pariait pas, finalement.



Bon, il était temps de se mettre en route. Dionysos prit appuie sur ses mains et se jeta dans le vide, droit comme un pic. Avec une petite intervention divine, il n’atterrit pas au pied du mont Nysa, mais sur les rives de l'Eurotas, fleuve qui passe tout près de la si. Parfaite. Cité. De. Sparte. Le dieu grommela tout en changea d'apparence. Il choisit une de ses favorites ; un homme, de petite taille, avec un certain embonpoint et le crâne entièrement dégarni. Il conserva ses yeux bleu malicieux et se vêtit d'un pantalon et d'une chemise en toile bruts. Il admira son reflet dans l'eau et se trouva plutôt chouette, encore une fois et se dirigea enfin vers la fière cité qui se dressait devant lui.

Il traîna tout l'après-midi dans la ville, guettant le moindre indice qui pourrait lui être favorable. Mais rien de rien. Il commençait à perdre espoir, mais il était absolument hors de question qu'il rentre bredouille pour donner raison à l'autre sat... à Silène. Décidément, Dionysos trouvait Sparte vraiment très ennuyeuse. Il fit la moue et s'adossa au coin d'une ruelle, acheta une pomme à un marchand ambulant et se fit songeur. Le dieu n'était pas du genre à abandonner si rapidement et alors qu'il réfléchissait, deux hommes passèrent devant lui en discutant de « la fameuse fête dans l'auberge du centre, tu sais, celle près de la grand place ».

Ces deux hommes devinrent immédiatement le centre de l'attention du dieu de la vigne. Une fête ? Dans une auberge ? Voilà qui devenait fort intéressant. Il se redressa immédiatement, se fit discret – à la façon des dieux  bien évidement – et suivit les deux gaillards, en espérant qu'ils le mèneraient tout droit à cette fameuse bringue. Dionysos se frotta les mains et sourit en silence. Silène allait bien voir !

Comme il l'espérait, les deux individus le menèrent jusqu'à la taverne de toute les attentions. En écoutant plus attentivement les dires des deux gaillards, Dionysos avait apprit que la fête était organisée par un groupe de pauvres qui s'étaient cotisées pour un moment de plaisir. Cette nouvelle était déjà très bonne pour le dieu du vin ; les pauvres avaient toujours besoin de se changer les idées et s'aidaient du vin, principalement. Promesse d'alcool et de femmes avait été faite ; le dieu à présent dégarni n'attendait que ça.



La fête semblait partie du mauvais pied. Pas d'alcool. Pas de femmes. Et une nourriture déplorable, en plus des hommes qui s'ennuyaient royalement et songeaient fortement à déserter, malgré leur participation financière.  Dionysos n'aimait pas ça, mais alors, pas du tout. Il fallait y remédier, et vite. Alors qu'il se tenait en retrait en observateur depuis le début de la soirée – il avait même faillit s'endormir à plusieurs reprises –, il se leva et se posta au milieu de la salle, s'en éveiller le moindre intérêt des bonhommes installés autour. Il se tint là, les bras grand ouverts comme s'il s'apprêtait à enlacer le monde entier.

« Alors les gars, vous voulez pas faire la fête ? »

Il eut quelques injures et grognements pour réponse.

« Pff. Vous êtes vraiment pas marrant ici. »

Feignant d'être vexé, il retourna vers son coin de table et s'y accouda. Il fit alors apparaître – par la seule pensée, voyons –, une douzaine de tonneaux et presque le triple de cruches qui vinrent combler les vides sur les tables et derrière le comptoir. Évidement, une fois vide, tous se rempliraient immédiatement, sinon, c'est pas marrant. Il attendit que les hommes comprennent ce qui se déroulait sous leur yeux et quand l'euphorie prit, il se mêla à la joyeuse troupe, heureux de vaquer à l'une de ses occupations favorites ; boire.

Il s'installa au comptoir et observa la joyeuse compagnie. Il préférait largement cette ambiance à la précédente. Un homme, déjà à moitié ivre, s’époumona soudainement :

« Les gars, c'miracle, on l'doit à Dionysos, c'est moi qui vous l'dit ! »

Il ponctua ses paroles d'un rot bruyant et les hommes l'acclamèrent. Voilà qui plaisait à Dionysos, enfin, on reconnaissait son œuvre ! Et sous l'influence de l'alcool, personne ne semblait faire le lien entre sa précédente intervention et ce qui avait suivi ensuite.

Qu'est-ce qu'elle dirait de ça, la petite Athéna ?

Tout sourire, Dionysos sous l'apparence de son benêt favori se tourna tout sourire vers l'homme assis près de lui.

« On dirait qu'cette fête bouge enfin ! Manque plus que les donzelles et ce s'rait parfait, z'êtes pas d'accord ? »

Mentalement, il convia quelques satyres et jolies ménades pour venir mettre un peu d'ambiance.. Et ordonna une fois de plus à ces messieurs de se tenir un peu avant de tout détruire sur leur passage, encore une fois. Il n'y avait plus qu'à patienter jusqu'à leur arrivée.


Dernière édition par Dionysos le Mer 5 Aoû 2015 - 16:58, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Mar 4 Aoû 2015 - 16:58

L'ennui, encore l'ennui, toujours l'ennui. Voilà maintenant que certains conviés songeaient à quitter l'auberge pour retourner chez eux, après tout ils seraient mieux dans leur lit qu'ici, à somnoler. D'ailleurs, les invités étaient si peu attentifs à ce qu'il se passait autour d'eux qu'ils ne virent pas arriver cet homme au crâne dégarni et la forte bedaine. S'ils avaient fait attention, il était certain qu'ils ne l'auraient pas reconnu, les gens ici se connaissaient au moins de réputation.

Cet homme étrange, donc, s'en était allé s'installer au comptoir et, à en juger par sa grise mine et ses quelques paroles, la fête, qui n'avait de fête que le nom, ne semblait pas lui plaire, il était déçu. Pas ce coup-là, non, il n'y avait vraiment rien à tirer de ces quelques personnes qui avaient espéré en vain un moment de joie. Même Nikolas avait la tête accoudée sur sa main, blasé et dégoutté. Mais voilà, finalement, quelques voix se levèrent. Il semblerait que du vin soit apparu comme par magie ici et à coup de tonneaux gros et gras.

Les deux hoplites tournèrent immédiatement la tête vers l'arrière de l'auberge, où étaient censés se trouver cette soudaine et bien heureuse boisson. Ils n'en crurent pas leurs yeux, c'était un véritable miracle ! Un miracle que certains ne tardèrent pas à attribuer à Dionysos. Effectivement, qui à part lui pouvait en être le responsable ? La vraie question en fait était de savoir qui l'avait secrètement invoqué ici. Si Nikolas se posa des questions, Homer lui, ne réfléchit pas. Il se jeta sur les tonneaux, quitte à pousser et bousculer tout le monde pour se servir en premier et se remplir la panse aussi vite qu'il le pouvait.

Bientôt l'alcool se mit à couler à flot et à enivrer les esprits qui avaient longtemps attendu ce moment. Voilà que l'atmosphère se réchauffait ! On commençait déjà à chanter, à se marrer bien fort et à danser par ici. Si Homer était en tête de file, Nikolas lui, était resté assit à sa place. En fait, il aurait bien voulu boire et aller danser, chanter et rigoler mais, il le savait très bien, et surtout avec Homer, il fallait que quelqu'un reste sobre ici pour éviter les débordements. Visiblement, le destin l'avait choisi lui et aussi se contenta-t-il de son verre d'eau.

Mais voilà, le destin n'avait pas pour autant décidé de le laisser tranquille. Cet homme, nouveau venu, s'approcha finalement de lui. Personnage fort disgracieux mais, fort charismatique en même temps. Il dégageait quelque chose de peu ordinaire. Que lui voulait-il ? Apparemment rien si ce n'était de faire la causette. Nikolas soupira, tout en finissant son verre.

- Avec des dégénérés comme eux ... D'un autre côté, cela faisait quand même très longtemps que ni lui ni Homer n'avait eu l'occasion de passer un "agréable moment". Quoi que pour son acolyte, tout était relatif, il s'absentait parfois des nuits entières et Nikolas se doutait bien pourquoi. Non mais oui, c'est exactement ça. Il manque des donzelles comme vous le dîtes si bien. Et pas qu'un peu. Mais bon, je doute qu'un deuxième miracle de ce genre ne se produise ce soir là.

Soudain, un bruit sourd. Le premier homme à s’effondrer de la soirée. Visiblement, il supportait très mal l'alcool et voilà que cet anonyme se retrouvait étalé sur le sol, dans le coma. Nikolas le regarda l'air dépité, brièvement, puis retourna à ses occupations.

- Mais dîtes moi plutôt d'où vous venez et ce que vous êtes venu faire ici. Je ne vous ai jamais vu dans les quartiers populaires de Sparte, vous devez forcément être un étranger. D'ailleurs, vous donnez l'air ...

Il ne fallut pas attendre plus longtemps avant que la porte ne s'ouvre de nouveau. L'euphorie cessa un instant, même Homer qui avait la tête sous le robinet du baril la releva un peu pour voir qui était le nouvel arrivant. Le nouvel ou les nouveaux. Des femmes, des belles femmes visiblement assoiffées. Dans leurs yeux, un brin de malice, un grain de folie. Elles ne se firent pas prier pour rentrer à l'intérieur, sous les regards interloqués des invités déjà présents. Elles furent suivies d'autres hommes qui dégageaient exactement la même chose.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'après des hurlements de joie et des remerciements gracieux adressés à Dionysos, la fête reprit de plus belle et très certainement pour une bonne partie de la nuit, ces gens là n'étaient pas venus pour faire autre chose que s'amuser ... un peu trop même. Nikolas fronça les sourcils, encore un don de Dionysos ? Qu'avait-il à s'intéresser subitement à cette fête on ne peut plus ordinaire ? Il tourna le regard vers le nouveau venu.

- Vous ne seriez pas une sorte de prêtre, vous ? Un genre d'oracle ? À tout hasard ?

Homer était au milieu de la scène, bien entouré avec une lucidité déjà bien entamée. Il ne savait plus où donner de la tête. Tant de femmes ... Mais les festivités avec Dionysos finissaient rarement bien, et c'était pour cette raison que Nikolas se méfiait encore plus. L'alcool était délicieux, ce qui incitait à en boire plus qu'à outrance. Enivrés, les esprits ne tardaient jamais à s'échauffer et les accidents arrivaient alors vite. Quant à ces femmes et ces hommes de toute beauté, fous de la boissons et des petits plaisirs, s'ils s'avéraient par le plus grand des malheurs qu'il s'agisse de Ménades et de Satyres, la troupe de Dionysos, alors il valait vraiment mieux qu'ils ne boivent pas trop ... Leurs excès de violence étaient connus dans toute la Grèce.

Rester vigilant et très prudent, ce qui revenait à dire de ne pas boire et de ne pas se laisser charmer, en somme. Mais, encore une fois, c'était calculer tout seul. Nikolas ne tarda pas à se faire aborder, alors qu'il était en pleine discussion avec le nouveau venu.

- Vous ... vous ne buvez pas ? Vous ne dansez pas ? Allez donc vous amuser un peu.

Puisque de toutes les façons, l'hoplite se laissa bien charmer. Il n'était qu'un Homme après tout ...
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Mer 5 Aoû 2015 - 18:09

La tournure des événements plaisait beaucoup à Dionysos. Lorsqu'un homme tomba ivre il rit aux éclats, pensant surtout qu'il allait s'en remettre facilement. Au moins, cette fête ressemblait vraiment à ce qu'elle devait être. Et tout ça, grâce à lui et, il n'en était pas peu fier. Le dieu allait répondre au soldat qui le questionnait sur la raison de sa venue et, alors qu'il s'apprêtait à lui inventer un petit mensonge sympathique puis à le faire passer à l'aide d'une larme de vin, d'autres personnages firent subitement leur entrée. Ce qui, en quelque sorte, sauvait un peu la mise à Dionysos. Ce type n'avait pas l'air franchement crédule ou détendu pour le moment..

Ah ! Les ménades arrivaient. Déjà ? Le dieu fronça les sourcils et comprit en voyant suivre quelques satyres à l'apparence humaine. Ils avaient du presser ses demoiselles, bouillant d'envie de faire la fête et de s'amuser. Ils auraient au moins pu amener quelques satyres mi bouc, pour le spectacle. Dionysos fit la moue, c'était comme si on gâchait sa surprise.

Les hommes présents dans la salle avaient tous tout de suite compris ce qu'il se tramait ; une fête mémorable s'annonçait. De nouveaux hurlements surgirent et on remercia, encore une fois, le plus cool des dieux. Bon d'accord, ça, c'est Dionysos qui l'avait pensé. Mais c'était quand même la vérité, non mais. C'était pas la petite Athéna qui mettrait une telle ambiance, pas vrai ?

L'autre soldat revint à la charge, plus sceptique que jamais. C'est vrai que Dionysos s'était fait remarqué au début et que les événements s'étaient précipités après son intervention. Et bien sur, il fallait qu'il y ait un type sobre pour remarquer ça, non mais vraiment ! Le dieu lui répondit sur un ton mi-posé, mi-rieur :

« Moi, un prêtre ? Il éclata de rire. Vous rigolez j'espère ? J'vais pas dire que j'aime pas les dieux, mais quand même, je vais pas leur consacrer mes journées pour leur p'tit plaisir mon brave ! J'suis juste un simple marchand et je voyage, je cherche de nouvelles marchandises pour mon étalage, je viens ici pour la première fois. »

Il lui envoya un sourire taquin et prêta attention à ce qui se tramait au centre de la salle. Un homme à la carrure impressionnante était entouré d'une flopée de nymphes et semblait plutôt ravi de sa condition. Une mélodie folle et joyeuse commençait à s'élever d'un coin de la salle. Un groupe de deux satyres et de deux ménades s'était formé et, jouant de la flûte, de l'aulos et de la cithare, plus une des nymphes qui chantait, la petite troupe faisait grimper l'ambiance en flèche. Le dieu leva son verre au groupe et rit à nouveau.

Rapidement, une de ses prêtresses vint accoster le hoplite assis près de lui. Dionysos lui tapa amicalement l'épaule.

« Allez mon brave, profitez donc, amusez vous ! »

Le dieu lâcha un clin d’œil à la jolie jeune femme qui tira doucement le soldat par le bras pour terminer de le convaincre.

Au centre de l'auberge, nombreux couples s'étaient formés, guidés par l'exemple de quelques femmes et satyres et dansaient de façon endiablée. Cependant, les satyres qui se retrouvaient sans cavalière commençaient à s'ennuyer et donc, à s'agiter. Frustré, leur consommation de vin augmenta considérablement.
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Jeu 6 Aoû 2015 - 14:35

Quand on repensait à cette soirée depuis son début jusqu'à l'instant, aucun Homme ne se serait jamais imaginé qu'elle puisse se transformer à ce point là. Partant d'une frustration intense et d'un ennui sans équivalent, ils étaient maintenant en train de participer à l'une des fêtes les plus grandioses de toute leur vie, très probablement. Du vin d'excellent qualité, qui ne semblait jamais tarir par ailleurs, des femmes de toute beauté mais, aussi des hommes pour satisfaire les quelques dames présentes ici. Et cet homme. Cet homme très bizarre qui se disait être un marchand que la curiosité ou le destin avait attiré ici.

Il n'avait guère l'air d'un marchand, ce drôle de personnage. Vu sa carrure et son habillement, il ressemblait plus à un de ces nobles d'Olympie qu'autre chose. Ne serait-ce pas justement un noble venu profiter de cette fête populaire en toute discrétion ? Peut-être. Peut-être pas. De toutes les façons, Nikolas était déjà un peu trop occupé pour y réfléchir, cette fort sympathique présence n'était pas pour lui déplaire, bien qu'un peu trop euphorique. Le sobre guerrier qu'il était avait l'habitude de la discipline et de la lucidité. Les rares fêtes qui avaient été organisées à Istros n'étaient guère semblable à celle-ci. On buvait, on mangeait et on s'amusait mais, peu. Trop peu même parfois.

Mais cette fois-ci l'hoplite, entraîné, se laissa bien aller à quelques verres de vin qui furent suffisant pour lui faire perdre un peu le nord. Le voilà qui prenait maintenant la direction de l'étage en bonne compagnie. Seulement, cela ne plus pas beaucoup à certaines personnes ici et à commencer par les récents arrivés qui, n'ayant pas trouvé de cavalière, s'étaient mis à boire plus qu'à outrance. Et forcément, ce qui devait arriver arriva ... L'un d'entre d'eux vint furieusement l'interpeller, fustigeant des propos pâteux que Nikolas ne comprit guère. Tout ce qu'il comprit, en revanche, c'est que cet homme là n'était pas content après lui. Plus tout à fait sobre, sa réponse ne se fit pas attendre. Une tarte monumentale qui, couplé à l'ivresse de son adversaire, l'envoya directement sur le sol.

Les hostilités pouvaient commencer ! Suite à incident, bon nombre de regards se tournèrent vers lui. Étrangement, la troupe musicale qui s'était formée ne cessa pas de jouer, complément ailleurs. Homer, qui avait beaucoup trop bu, en rajouta une couche, furieux.

- Pourquoi t'as la blonde alors que moi, j'ai qu'une rousse et une brune ?! Voleur !

Dit-il alors en quittant sa bonne compagnie pour s'approcher de lui, le pas parfaitement déséquilibré. Nikolas n'avait pas peur, cependant.

- Qu'est-ce y a ? T'veux t'battre ? T'es même pas fichu de tenir trente secondes, à quoi ça va te servir, gros lard précoce et impuissant ?
- Attend un peu que j'arrive ! Je vais te mettre une salade de phalange dans la gueule !
- Eh bah arrive ! Qu'est-ce t'attends ?
- J'attends que la salle arrête de tourner ! T'as qu'à venir toi !
- Ouais ouais ! J'arrive ! Bouge pas !


Répondit-il emporté. Mais le scénario était le même, la salle tournait, il avait du mal à marcher droit et encore plus à se repérer correctement. Les deux hommes, après maintes efforts, finirent par se croiser sans se toucher, l'un cherchant à attraper l'autre avec cinq minutes de retard sur la réalité. Cela les amena près du nouvel invité. Homer tenait sa main un broque en terre cuite. Il chercha à le casser sur la tête de son compagnon, quand il le pensa à portée mais, son geste fut si imprécis qu'il atterrît sur le crâne dégarni du marchand. Des excuses ? Certainement pas.

- Mais pousse de toi là, le gros !

Hurla Homer tout en le bousculant. Nikolas se marra bien, se moquant d'Homer mais aussi du nouvel et infortuné invité. L'hoplite ne tarda pas à recevoir un projectile à la tête, à son tour et il ne venait pas d'Homer, même si dernier se mit à rire grassement.

- Oh ! Qui c'est qui a fait ça ?!

Mais personne ne répondit alors qu'un fou rire général prenait l'assemblée. Le guerrier ne fit donc pas dans la dentelle, il prit le premier qui lui passa sous la main et se mit à s'acharner dessus au prétexte "qu'ils se valaient tous". Un geste qui ne tarda pas à enflammer la foule mais, au moins, il y avait des cavalières libres maintenant ...
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Mar 11 Aoû 2015 - 15:22

La jolie nymphe emmenait à présent le guerrier à l'étage, avide de le soulager de ses effets personnels pour s'occuper de lui. Mais les autres hommes dans la salle voulait aussi s'amuser comme les deux s'apprêtaient à le faire et des cris d'indignations retentirent près de l'escalier qu'ils allaient emprunter. Les hommes restés seuls et déjà bien saturés d'alcool s'avancèrent en titubant pour tenter de les empêcher de grimper les marches. L'un deux, sûrement plus éméché que les autres tituba vers le guerrier en grommelant des paroles incompréhensibles, qui devaient sûrement ressembler à une sorte de réclamation pour récupérer la belle dame.

Les choses dérapèrent rapidement. L'hoplite envoya un premier coup qui envoya le type à terre, sacrément sonné. Sur sa chaise, Dionysos se tordait de rire, le spectacle était pour lui plutôt amusant, même s'il surveillait les satyres du coin de l'oeil pour qu'ils n'enveniment pas les choses. Quelques petites rixes bénignes ne faisaient de mal à personne, mais s'ils venaient à s'en mêler, le pire pouvait arriver.

Le guerrier d'auparavant exécutait un semblant de bagarre avec un l'homme grand et large qu'il avait déjà remarqué en début de soirée. Tous les deux étaient chancelants et ne parvenaient même pas à se toucher l'un l'autre. Dionysos but dans son broc en gloussant. Ces deux gaillards lui plaisaient bien, l'un à l'opposé de l'autre, ils avaient pourtant l'air de bien se connaître. Le plus grand des deux tenait lui aussi un broc en main et essayait de se battre avec, renversant sur son passage son précieux contenu.

Dionysos ne s'attendait pas vraiment à ce qui arriva. Le broque s'écrasa sur sa tête, à lui, le dieu et il en fut carrément surpris. Le grand gaillard le bouscula après avoir ronchonné contre lui et le chauve perdit l'équilibre et se retrouva un genou à terre. Cette interruption gâcha une partie de son plaisir. Il se releva, tituba un peu et s'appuya au comptoir, un doigt levé en l'air. L'hoplite venait tout juste de se prendre un projectile en plein dans le crâne, ce qui n'était pas pour arranger les choses.

« Messieurs, on va s'calmer tout d'suite ! »

Un autre broc vola dans la salle jusqu'à lui et il s'écarta rapidement pour l'éviter. C'était la goutte d'eau en trop, mais pas pour le dieu. Lui parvenait à garder son calme malgré les événements et espéraient qu'ils reprennent rapidement leur cours normal. Mais là, les  rixes éclataient dans chaque coin de l'auberge, les nymphes s'éloignaient se plaindre chez certains hommes un peu plus calme. Les satyres eux, espéraient qu'elles les rejoindraient eux, plutôt.. L’énervement commençait à grimper chez eux et quand ils se rendirent compte qu'on commençait à s'en prendre au dieu, ils entrèrent immédiatement dans le conflit.

Des tables, des chaises, des tonneaux volèrent. Les hommes se liguèrent contre les étranges types qui s'en prenaient à eux alors qu'ils avaient passé tout le reste de la soirée dans leur coin. Dionysos lâcha un gros soupir, ouvrit la bouche pour parler mais se ravisa. Avec un peu de chance, les choses allaient s'arranger d'elles même, non ? Par précaution il intima tout de même à ses satyres de calmer le jeu, car ils étaient là pour s'amuser et non pour démolir l'auberge.

C'était à se demander s'ils avaient entendu sa requête mentale. Aucune amélioration ne survint. C'était à croire que Dionysos était un peu trop laxiste avec ses disciples.. Il se rapprocha alors des musiciens qui continuaient de jouer – bien que les deux hommes aient été remplacés par deux ménades – et s'assit sur les genoux d'une de ses nymphes, comme un enfant l'aurait fait, boudeur. La ménade de broncha pas, habituée aux bizarreries de son dieu favori.
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Dim 16 Aoû 2015 - 21:29

Malgré l'intervention du marchand, les événements empirèrent. L'ivresse mélangée à la jalousie ne fit qu'inciter les participants à faire preuve de plus en plus d'agressivité et bientôt, le décor même s'en retrouva mêlé. Alors que le dernier invité s'en aller rejoindre la troupe musicale, quelque peu boudeur du fait que personne ne l'est écouté, mobilier et coups de poing volaient dans toute la salle. Une sorte de petite ligue se forma même, trois clans étaient à cet instant distinguables.

Tout d'abord, le camps de ceux qui n'en avaient rien à cirer, composé principalement de femmes lassées qui ne demandaient pourtant qu'à s'amuser. Il y avait bien un homme ou deux mais, ils n'étaient guère en nombre suffisant pour toutes les distraire. Il y avait ensuite le camps des hommes, des mâles, des guerriers et des apprentis guerriers qui se liguaient contre les nouveaux venus. Tous plus ivres les uns que les autres, ils les considéraient comme des intrus venus chasser sur leur territoire. Enfin, il y avait le troisième camps, celui des frustrés et des jaloux, celui des nouveaux venus, donc, qui n'avaient guère eut leur part du gâteau et qui comptait bien l'obtenir par la force.

L'auberge s'était très rapidement transformée en champs de bataille, avec ses débris, ses affrontements, ses dangers et ses Hommes à terre. Il y avait un problème de taille dans la répartition des équipes. Nikolas se trouvait dans le camps numéro 2 alors que Homer était dans le camps numéro 3, bien que ce dernier était en infériorité numérique. Le problème, c'est que fasse à ce mastodonte, qui plus est ivre, les bagarreurs tombaient comme des mouches, à la moindre claque de sa part.

Inutile de chercher à lui parler dans cet état, c'était déjà un exercice périlleux quand il était sobre ! Et puis comment tenir un discours raisonnable quand on était soit même éméché ? C'était impossible et c'était bien pour ça que Nikolas s'y essaya alors qu'il était sur le point d'en recevoir une bonne.

- Oh hé attend ! J'ai une idée !

Homer le tenait par le col et avait la main levée, prêt à l'abattre. Il fit une grimace, l'air de le menacer, puis fit un geste de tête.

- Dit toujours ?
- On a qu'à laisser choisir les dames !

Il eut un temps de réflexion, toujours avec les grimaces, puis le reposa au sol en lui refaisant le col.

- Ouais. Ouais ça se tient.

Les derniers "survivants" se massèrent donc au milieu des "ruines" puis invitèrent ses demoiselles à choisir leur partenaire. Bien sûr, ils firent les beaux au plus que possible, ce n'est pas parce qu'il était déjà deux heures du matin qu'on devait tous aller dormir ! Homer se mit à exhiber ses muscles à outrance, bientôt imiter par les autres, avec chacun sa mesure, bien sûr.

Les bras furent vite comblés mais, encore une fois, les inégalités frappèrent et frappèrent durement. D'ailleurs, le plus avantagé fut cet étrange homme rond assis sur les genoux d'une des musiciennes, musiciennes qui ne semblaient absolument pas se soucier de ce qu'il se passait ici. Mais les esprits étaient trop ivres pour se poser les bonnes questions !

- Hey, toi là ! Le gros avec le crâne dégarni ! Lâche ces femmes !
- Psssscht Homer, elles sont pas nettes ces femmes là, laisse tomber.
- Je m'en fous qu'elles soient pas nettes ! C'est baisable, c'tout ce qui compte !
- Si t'étais un fin tireur, je dirais pas, mais là ... C'est de l'exagération.
- On t'a demandé ton avis toi ?!


Dit-il en l'attrapant, en le secouant violemment, puis un le bousculant dans les tonneaux de vin, qui se mirent à rouler sur le sol. Nikolas, de toutes les façons fatigué, en profitant pour boire directement à la source. Alcool ... Ce délicieux liquide se mit à miroiter dans les yeux de certains qui ne tardèrent pas à se ruer sur les derniers tonneaux pour étancher leur soif subite et soudaine. Mais une fois encore, cela engendra des querelles. Décidément ...

- Buvez pas touuuuut !!!

Hurla le géant avant de s'en aller s'approprier une barrique à lui seul. Et puis la musique était entraînante mine de rien, certains se laissèrent aller à quelques pas maladroit, dans l'espoir de séduire encore une fois. L'alcool ne tarda pas à finir les consciences de quelques uns encore. Finalement, il ne restait que quatre ou cinq personnes encore debout, dont Homer, Nikolas ronflant sous le robinet ouvert sur son visage. Le géant s'approcha du marchand assis sur les genoux d'une des musicienne, broque à la main. Il puait l'alcool.

- Si t'es marchand ... Attend, faut que le sol arrête de tourner là ... Il s'appuya sur ce qu'il trouva, c'est-à-dire ce même homme. Donc si t'es marchand. Il but encore. Tu dois avoir des sous. Il lui rota au nez. Ca tombe bien parce que je suis un peu juste en ce moment. Donc si tu pouvais me dépanner de disons ... 2500 drachmes, ça serait sympa. Hic. Et puis pour les filles ... pour les filles ... Il fit les gros yeux. On a pas besoin des filles pour s'amuser ! On est tellement un petit plus beaucoup plus parfait ... Dit-il en lui faisant un regard charmeur. Si tu vois c'que j'veux dire.
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Mer 26 Aoû 2015 - 18:23

Un désastre. Cette soirée était un réel désastre. Dionysos avait constamment en tête le pari qu'il avait fait avec Silène. Mais là, on s'en était éloigné... un tantinet. C'est avec le regard vide que le dieu du vin observait la foule d'hommes qui essayaient de se taper les uns sur les autres, sans grand succès. La moitié tombaient en quelques secondes à terre, sans opposer aucune résistance. Même les satyres, qui généralement étaient de fiers et costauds gaillards s'effondraient les uns après les autres. C'est pas drôle...

Dionysos soupira. Même l'homme avait qui il avait échangé quelques mots plus tôt dans la soirée s'était endormi sous un baril. Alors qu'il s'apitoyait sur le sort du pauvre homme, celui qui semblait être son acolyte s'approcha du dieu d'un pas lourd et chancelant. L'odeur de l'alcool parvint à ses narines avant le gros bonhomme en question. Il grimaça quand il lui rota au nez en plein milieu de son discours. Le dieu était rarement lassé, mais là, tout commençait à lui taper sur les nerfs... D'ailleurs, il lui lâcha un rire narquois au nez.

« Désolé mon gros, je préfère la compagnie de ces dames. »

Finie l'élocution de simple badaud. Finis les formules, il en avait ras le bol. Il leva les yeux aux ciel. Qu'est-ce qu'il fallait pas faire.. Il se releva brusquement, dégageant la patte du géant qui s'était posée sur son épaule et le repoussa juste assez pour qu'il recule d'un pas. Avec un peu de chance, il tomberait même, avec tout l'alcool qu'il avait déjà dans le sang. D'habitude, on venait pas l'embêter dans les fêtes dans lesquelles il s'incrustait, il dégageait apparemment un certain truc qui imposait une dose de respect, ne serait-ce que minime.

Il rejoignit le centre de la salle. Là, une vingtaine d'hommes et de satyres s'étaient relevés et recommençaient à s'échauffer. Le dieu observa l'état de l'auberge ; pire que si Zeus avait décidé de s'y attaquer. Le mobilier de bois était en lambeaux, le comptoir, fendu en deux et, les victuailles sensées être rangées derrière, étalées et écrasées dans tout l'établissement. Heureusement, peu d'hommes avaient réussi à atteindre l'étage et Dionysos songea qu'il ne devait pas y avoir trop de dégâts là haut.

Un satyre le bouscula dans son élan pour frapper un homme. Le gros chauve se retourna lentement, très lentement et darda un regard noir sur l'individu en question et sur le reste de l'assemblée. Le satyre fit les gros yeux, il ne voyait jamais son idole en colère. En un clin d’œil, Dionysos reprit son  apparence habituelle de jeune homme, torse nu et pantalon en toile, pieds nus.

Sitôt son apparence retrouvée, sa thyrse sculpté en cornouiller se matérialisa immédiatement dans sa paume gauche et il la frappa durement sur le sol.

« Il suffit. Il s'adressa à ces hommes et nymphes. Vous, vous rentrez. Immédiatement. La fête est finie. »

S'poilé:
 
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Sam 29 Aoû 2015 - 22:07

- Quoi la compagnie de ces dames ? Oui bah on peut mettre une tranche de jambon entre les deux morceaux du pain, si tu veux. Partant ?

Répondit-il alors d'un air convaincu, sourire malsain sur le visage. Mais le marchand, qui visiblement commençait à en avoir assez de toutes ces sottises, le repoussa quelque peu, afin qu'il recule d'un pas. Autant dire qu'Homer n'opposa aucune résistance, ivre comme il l'était. Il chancela même un peu, en reculant, manquant de trébucher, et dû s'accouder contre le mur pour ne pas perdre l'équilibre, sentant alors sa tête tourner.

Il ne chercha donc pas à l'interpeller de nouveau. D'ailleurs, qui chercha à le faire maintenant que presque tout et tout le monde était à terre ? L'auberge était effectivement dans un état plus que lamentable. Le propriétaire serait fou de rage et exigerait certainement une somme très élevée, somme que l'ensemble des participants n'arriveraient jamais à réunir ! Mais alors que les derniers affrontements avaient lieux, Nikolas, qui s'était quelque peu endormis, émergea alors. Le robinet avait cessé de couler depuis mais l'odeur de l'alcool s'était fortement imprégnée sur ses affaires et sa peau en général.

Il était très étourdis, voyant flou et double à la fois.  Il était confus et ses sens ne réagissaient que peu. D'ailleurs, il eut bien du mal à se souvenir de où il était. Son regard se tourna vers un homme qui se déplaçait au centre de la salle. Il ne le reconnut pas, pas tout de suite. Il lui fallut quand même une dizaine de secondes avant de se rappeler vaguement qu'il s'agissait d'un marchand. D'ailleurs, il n'était pas le seul à émerger ! Une bonne vingtaine d'hommes faisaient alors de même.

Ce qu'il se passa ensuite sous ses yeux aurait pu l'étonner grandement, s'il avait eu toute sa tête avec lui. Sans qu'il ne comprenne pourquoi, et alors que son regard se focalisait enfin sur l'individu, le marchand changea de forme et prit celle d'une beau jeune homme, torse nu et habillé d'un pantalon de toile. Il avait dans la main une espèce de canne longue, on aurait dit une branche d'arbre. L'hoplite, qui commençait à avoir mal au crâne, fronça un peu les sourcils. Son cerveau mit beaucoup de temps à réagir et à comprendre ce qu'il venait de se passer.

Les quelques paroles que prononça le … marchand ? Les quelques paroles qu'il prononça ne l'aidèrent guère, entendant alors un bourdonnement plus qu'autre chose. Mais voilà que, suite à cela, une partie des participants s'arrêtaient subitement de faire la fête, dans un air de déception générale. Les musiciennes s'arrêtèrent aussi, bon nombre de bagarres cessèrent et finalement, les metteurs d'ambiance et les troubles fêtes s'en allèrent comme ils étaient venus, laissant les Hommes seuls entre eux, avec pour seule compagnie les ruines de l'auberge ! Nikolas se relâcha sur le sol, soupirant. Il avait envie de se recoucher sans penser à quoi que ce soit et c'est bien ce qu'il fit au début, avant de grogner et de se relever subitement. Il chancela, sentant alors sa tête tourner grandement, puis il fit quelques pas en arrière, avant de s'appuyer sur le comptoir.

- Par Arès ! Ce vin m'a cogné la tête …

Il se tint la tête, faisant la grimace, puis, finalement, releva le regard vers cet Homme qui n'en était visiblement pas un. Une transformation et une apparence physique qui correspondait grandement à celle qu'on attribuait à Dionysos. Un immortel parmi eux ? Comment cela était-il possible ? Normalement, ces derniers ne se mêlaient pas à la foule, ou alors discrètement. Il n'était d'ailleurs pas le seul à l'avoir reconnu. Tous, malgré les effets de l'alcool, étaient ahuris. Un silence général s'installa dans la pièce, tout juste ponctué de quelques murmures. Que dire et que faire désormais ? Nikolas avait la solution. Il s'approcha de l'Olympien, en titubant.

- Hm … Bon écoute Dionysos, c'est sympa de ta part d'être venu nous faire un petit coucou mais, t'as foutu un sacré Thermomodulateur à bascule ici. Bon d'accord, ton vin était bon et la musique était entraînante mais, maintenant que tout est cassé, on va devoir payer si on ne veut pas avoir de problème et on a pas d'argent, tu vois ?

Homer s'avança vers lui, tout aussi subitement, l'air profondément concerné et, qui plus, particulièrement préoccupé, malgré l'alcool.

- Ouais ! Et puis j'ai jamais essayé de te draguer hein ! Hein ! Je sais que t'aimes bien raconter des histoires pas forcément vraies donc je préviens d'office, c'est pas vrai !

Mais Nikolas n'y croyait pas beaucoup. D'ailleurs, sa déclaration le laissa perplexe.

-… T'as essayé de te faire le gros chauve ?
- Non ! Non du tout ! Non !
- Je savais bien que t'étais un s …
- Oh lala ! Ola ! On se calme tout de suite là ! Tu crois pas que c'est plus important de s'occuper de l'auberge ?!


Dit-il en gueulant et à grand renfort de gestes théâtraux pour convaincre la foule de se taire. Les derniers participants étaient plus préoccupés par leur poche que par les histoires d'Homer et ces derniers ne tardèrent pas à se masser autour de la divinité, la priant par tous les mots de bien vouloir faire preuve d'encore un peu générosité à leur égard.
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Mar 1 Sep 2015 - 16:24

Les hommes, les hommes.. Ce qu'il pouvait les aimer, ces humains, mais qu'est-ce qu'ils étaient fichtrement gonflants quand ils étaient bourrés ! Aucune limite, incroyable. Dionysos était irrité. Quelques hommes émergeaient de nouveau autour de lui et avaient remarqué sa soudaine transformation. Sûr, ce genre de choses ne passaient généralement pas inaperçu. Il poussa un gros soupir. Le soldat qui semblait fermement opposé à s'amuser en début de soirée le rejoint d'un pas très incertain, pour venir réclamer.

Le dieu lui fit les gros yeux. Déjà que l'autre gros de tout à l'heure avait essayé de le raquetter, maintenant son pote s'y mettait aussi ? Ils se rendaient tout de même compte qu'ils s'adressaient à un dieu ou ils étaient donc si peu résistants à l'alcool ? Il observa l'hoplite avec un air légèrement ahuri et se retint de le pousser d'une pichenette pour qu'il retourne à son état comateux. Non mais.

Dionysos n'était pas un dieu du genre rabat joie, mais cette fête ne devait pas du tout se passer comme ça à l'origine. Les hommes n'avaient aucune limite. Certes, c'est ce qu'il aimait aussi chez ce peuple, mais tout de même, démolir une auberge en l'espace de quelques heures ? En général, les fêtes dans lesquelles il s'incrustait avec sa compagnie se passaient plutôt bien. Ou pas aussi mal, dirons nous.

Le gros bonhomme vint lui faire une sorte de mea culpa, comme quoi il n'aurait pas tenter de le séduire et insinuait même que le dieu avait tendance à mentir. Mentir. Non mais, attendez.

« Certes, je suis un dieu plutôt complaisant, mais faut pas aller croire qu'on peut venir faire copain copain comme ça avec moi, faudrait quand même pas oublier qui je suis. Et d'abord, je mens jamais moi. Faudrait songer à pas trop trop dépasser les bornes si vous voulez que je vous file un coup d'main. ».

Ah, si seulement il abattait son bâton sur la tête de ce gros lard, il tomberait dans un doux sommeil et enfin, enfin il aurait la paix.. Le dieu de la vigne roula des yeux et tria rapidement ses pensées. Première chose.

« Déjà, l'or, vous vous l'mettez là où j'pense. Sans aucune méchanceté, évidement. Faudrait pas venir réclamer après la super soirée que vous venez de passer. »

Avant qu'ils ne répliquent, il rétorqua :

« Et n'essayez même pas de me contredire, vous vous êtes fichtrement bien amusés. Mais pas moi, alors c'est moi qui devrait obtenir une compensation, faites gaffe. »

Il commença à marcher de long en large dans le petit espace qui se révélait être encore libre, bien que jonché de corps à moitié évanouis. Plusieurs hommes commençaient à sortir de leur torpeur et venaient, eux aussi, réclamer des dons, souhaits et ainsi de suite. Pour éviter que tous ces malheureux gaillards ne l'embêtent plus que nécessaire, Dionysos leur ajouta à chacun un bon coup dans le nez pour qu'ils dorment encore quelques heures. Certains essayèrent de résister et d'arracher sa thyrse au dieu, mais lâchèrent très vite l'affaire. Il secoua une dernière fois son bâton pour le dégager d'une main qui s'y aggravait trop à son goût. Il se retourna vers les deux compagnons qu'il avait décidé de garder en l'état et posa ses poings sur ses hanches de façon autoritaire, calant tant bien que mal son bâton pour ne pas qu'il glisse au sol.

« Bon, vous deux. Si vous m'enquiquinez encore ne serait-ce qu'une seconde, vous finissez dans le même état que les autres et vous vous débrouillez avec votre aubergiste à la noix. »

Il leur lança le regard le plus sévère qu'il avait. Les deux semblaient dans un bien pitoyable état. Dionysos ne serait guère étonné dans voir un céder une bonne fois pour toute au sommeil, surtout que quelques effluves magiques serpentaient encore dans l'atmosphère. S'il fallait les réveiller à coup de baffes, ce serait plutôt amusant.

« Tout est compris ? Des questions ? Faudrait p't'être songer à arranger tout ce boxon. »
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Lun 7 Sep 2015 - 21:40

Résumons. Après une soirée qui avait mal commencé pour finalement tout aussi mal finir, bien qu'avec une bonne dose d'alcool et la présence d'un olympien, les deux compères se retrouvaient à quémander et à abuser de la générosité de Dionysos pour couvrir l'abîme sans fin que représentait les frais de réparation de l'auberge pour eux. Alors oui, c'est vrai, ils s'étaient bien amusés et au détriment de ce pauvre Dionysos, goujats qu'ils étaient. Mais, quand même, on ne pouvait pas se mettre à la hauteur d'un mortel quand on était un immortel ! Ce genre de comparaison n'avait normalement pas lieu d'être.

Pour encore mieux enfoncer le clou, le divin se mit à renvoyer au sommeil profond plus d'un "mendiant", bien que ces derniers essayèrent, pour les plus héroïques ou les plus ingrats, au choix, de le désarmer ... sans succès. En plus, il était pensif, à croire que l'état des lieux l'ennuyait vraiment. D'ailleurs, ce n'était pas à croire, c'était la réalité, puisqu'il ne tarda pas à revenir vers, l'air à la fois exaspéré et tracassé, par le bazar qu'ils avaient mis.

Oui certes, c'était grave. Mais pourquoi se sentait-il concerné ? Et puis, il y avait comme une drôle d'énergie dans l'air. Les deux hommes le sentaient, on aurait comme un somnifère venteux et invisible. Leurs yeux ne tardèrent pas à rougir et à les démanger, en même temps qu'ils furent pris de bâillements intempestifs. Comment se concentrer alors qu'il y avait encore trop d'alcool dans leur sang ? De l'autre côté, avec le peu de lucidité qui lui restait, Nikolas comprit qu'en fait, Dionysos leur tendait une perche. Il n'avait pas écarté l'idée de les aider, il les avait simplement avertis que s'ils continuaient à l'ennuyer, il ne les aiderai pas. Maintenant, comment devaient-ils faire pour "ne pas l'ennuyer", justement ?

- Euh ...

Dit Istros en fixant le divin, l'air perdu. Quant à Homer, il s'attrapa la tête, faisant un grimace de douleur.

- Ça me fait mal au crâne toute cette réflexion là ...

Il finit par s’effondrer brusquement après quelques secondes de longs soupirs. Ses ronflements ne tardèrent d'ailleurs pas à raisonner dans toute la pièce, c'était assourdissant. Nikolas était plus ou moins dans la même condition, et ces bruitages abominables ne tardèrent pas à devenir insupportables pour lui, raisonnant avec écho dans sa tête.

- Okay okay, d'accord ! Peux-tu au moins le faire taire ?! Et après je veux bien t'aider. Non parce que je suis certain que t'as un truc réclamer, sinon tu serais déjà parti.

Nikolas fronça les sourcils, tout en vacillant. Voilà que le sol commençait à tourner de nouveau. Le mieux à faire, s'était encore d'aller s'asseoir. Voilà, s'asseoir, ça serait déjà pas mal. Il tituba jusqu'au comptoir, enfin ce qu'il en restait, puis ramassa le premier tabouret venu pour poser son séant dessus, s'accoudant sur le bois tout en se tenant la tête. Ce fut exactement à ce moment là qu'il réalisa quelque chose d'immense, de grandiose et même d'inimaginable ... Dionysos était un olympien !

L'hoplite plissa les paupières, relevant un peu la tête tout en fixant le mur devant lui, l'air perplexe. Il pivota alors sur son tabouret, manquant de tomber, et s'adressa de nouveau à lui.

- Attend attend là ... Dionysos comme le copain de classe ou Dionysos comme le vrai Dionysos ?

En fait, c'était stupide comme question parce qu'il y avait suffisamment d'éléments ici présent pour deviner la réponse. Mais forcément, l'alcool n'aidait pas beaucoup. Il le fixa encore un moment, l'ai perdu, puis ouvrit la bouche quelques secondes, levant le doigt comme pour protester, puis ne dit finalement rien. Il grignota son ongle, tout en regardant le sol, l'air profondément absorbé par d'intenses réflexions.

- Ouais mais non. T'es tout en bas de la hiérarchie toi. Par contre je suis sûr que tu sais où je pourrais trouver Aphrodite.
- Mmmmh, Aphrodite.


Souffla Homer dans son sommeil avant de lâcher un rot sec et court. En fait, Nikolas ne savait même plus où il voulait en venir. Il avait vraiment besoin de décuver. Et puis, de quoi avait-il parlé déjà ? Boxon, ennuie ? Une seule solution pour résoudre le problème, boire encore plus. Il s'en alla se resservir puis, revenant à sa place, but une gorgée avant d'afficher un sourire beaucoup trop enjôlé.

- Qu'est-ce que tu veux, Dionysos ?

Posa-t-il alors en essayant de le fixer. Malheureusement, son regard était tremblant, tout comme son équilibre, d'ailleurs ...
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Mar 15 Sep 2015 - 21:12

Ah, enfin, le gros balourd s'endormait. Au moins un de moins pour l'embêter. Parce que oui, Dionysos en avait assez. Assez d'être gentil, assez d'être le petit dieu tout sympathique, assez d'être si laxiste. Oh zut, il était Dieu quand même, tout le monde ne pouvait pas s'en réclamer !

Dès que l'hoplite lui avait demandé de faire taire son ami, Dionysos s'était exécuté avec amusement. S'approchant du gros corps gisant du bonhomme, il s'amusa à baisser progressivement le volume de ses ronflements en faisant rebondir son bâtJeon sur le ventre bien dodu de l'homme.

Pourtant, l'autre gaillard continuait toujours de l'agacer. Dionysos l'avait écouté pendant son discours on ne peut plus désagréable et irritant, droit comme un i et le fixant dans les yeux, complètement éberlué. C'était... vexant, blessant, agaçant, gênant, énervant, irritant. Pour faire court, bref, simple, concis.

Il fronça les sourcils et fit la moue. Le dieu se dirigea ensuite vers les escaliers, fit mine de les monter mais s'assit finalement sur les premières marches, thyrse sur les genoux. Le bonhomme venait juste de lui demander ce qu'il voulait. Il continua quelques instants à l'ignorer et releva soudainement la tête, un véritable air sérieux cette fois ci imprimé sur le visage. Il s'exprima avec une lenteur toute calculée ; d'abord, pour l'effet théâtral vachement sympathique mais aussi parce que l'autre hoplite avait recommencé à boire et s'en foutait littéralement de ce qu'il pourrait bien répondre.

« Mon gars, mon cher petit Nikolas »

Dionysos appuya sur le prénom qu'on ne lui avait jamais donné. Comme s'il avait besoin qu'on se présente pour connaître l'identité de quelqu'un. Petit avantage divin occasionnel.

« Je ne suis pas ton ami. Je ne suis pas ton camarade. J'ai beau être un dieu sympa, différent des autres, va pas falloir me prendre pour une courge. Si tu me considères en bas de la hiérarchie, réfléchis bien à ta place par rapport à moi. »

Il se tut un instant. Non, dire cela ne lui ressemblait décidément pas, mais bon, tant pis. Il fallait bien qu'il s'affirme un peu, c'est en étant trop gentille qu'on en venait à le considérer comme le bon copain !

« Ce que je veux... Je veux que tu la fermes et que tu me foutes la paix. Je te propose de l'aide mon gars, de l'aiiiiiiiiideuuuuuuh. Toi comprendre ça ? Mais bon, si tu veux, on peut s'en passer tout les deux. »

Il se releva d'un bond, ramassa sa thyrse qui était tombée en même temps – annulant légèrement l'effet majestueux – et se dirigea non sans mal vers l'entrée de l'auberge, sautillant au dessus des corps gisants au sol et gambadant entre un bras et une jambe tordue.

Devant la porte il se retourna, l'air malicieux :

« Pas de regret ? »
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Mer 14 Oct 2015 - 18:04

Nikolas avait suivit Dionysos du regard, bien que les paupières à moitié ouvertes. L'Olympien était parti s'asseoir sur une des marches de l'escalier, contrarié. Un immortel contrarié par les idioties des mortels ? Si cela semblait saugrenu car peu probable, il fallait pourtant se rappeler que plus d'un immortel avait châtié un Homme par le passé. Une petite pensée pour Dédale ou Sisyphe ...

Dionysos était un gaillard fort sympathique, cela ne faisait aucun doute mais, même si sa patience était grande, il n'en restait pas moins un immortel avec tout ce que cela implique en terme de pouvoirs mais aussi de responsabilités ... et de devoirs pour les mortels, devoirs que Nikolas ne semblait pas vouloir appliquer. L'Olympien se releva, l'appelant par son nom alors qu'il ne le lui avait jamais énoncé. Qu'importe, l'hoplite était trop saoul pour le relever. D'ailleurs il ne l'écoutait même pas, c'était plus simple.

Enfin ... Au début en tous cas. Quand il se mit à lever le ton, cela raisonna dans sa tête. Avoir la gueule de bois tout en étant bourré, ce n'était pas commun ! Il fronça les sourcils.

- Chhhhhhhhut.

Nikolas voulait finir sa chope, quand même ! Dionysos s'en était allé près de la porte, prononçant quelques phrases qu'il ne comprit guère, ou presque. Il avait parlé d'aider quelqu'un, mais qui ? Enfin, il croyait ... Il n'était pas sûr. En tous cas, ce qui était certain, c'était que vu l'état de l'auberge, l'immortel ne pouvait tout simplement pas le planter comme ça, non, pas possible ! Il fixa son verre, puis Dionysos, à tour de rôle, les yeux plissés, avant de reposer la chope sur le comptoir. Ce simple mouvement de regard lui avait déjà donné le tournis.

- Euuuuh ... Dit-il en levant le doigt, comme pour l'interpeller. Cela dit, il se tut, un instant, ayant du mal à trouver ses mots et encore plus de mal à se mettre les idées en place. Attend. Il faut ... ranger avant. Ouais. Je pense que c'est une bonne idée. Alors ... Tu m'aides et puis moi ... je ... Il roula des yeux. Je vais faire une petite prière dans ton temple là, avec une petite offrande. Et puis ensuite on en parle plus. Ça restera entre nous. Le soldat tenta de se relever, pour entamer la longue tâche de nettoyage des lieux mais, il avait déjà beaucoup de mal à rester debout. En fait, c'est ça qu'il lui fallait, décuver ! T'aurais pas un remède miracle ? Je ferais une deuxième petite prière !


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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Ven 23 Oct 2015 - 18:03

Dionysos avait commencé à apprécier le hoplite. Il en aurait presque fait un de ses amis, mais les derniers événements ne jouaient vraiment pas en sa faveur. Le dieu du vin rangea son air de grand tyran au placard. Voilà que Nikolas admettait avoir besoin d'aide, mais si le dieu doutait qu'il ait enregistré tout ce qu'il lui avait dit. Il rejoint la carcasse de hoplite qui lui servait d'auditeur et tapota de son bâton toutes les parcelles de son corps qu'il pouvait atteindre. De ce fait il aspirait l'alcool qui parcourait ses veines. Un coup porté malencontreusement plus fort le fit tomber comme une masse au sol. Le dieu pouffa et le laissa gésir là sur le sol, l'air plus misérable que jamais.

Il traversa ensuite la salle et grimpa quelques marches de l'escalier pour surplomber l'espace qui s'ouvrait devant lui. Dionysos fronça les sourcils et leva les bras devant lui avec un air très solennel, puis éclata de rire comme un enfant. Il ne faisait déjà plus attention à Nikolas, celui-ci se manifesterai déjà quand il se réveillerai, aussi frais qu'un gardon. Dionysos s'écroula et roula sur les marches en se tenant les côtes. Il se redressa aussi vif que l'éclair et grimpa les mêmes marches qu'auparavant et se rabroua :

« Un peu d'sérieux non mais.  »

Il laissa tomber tout le cérémonial des bras levés et préféra jouer au chef d'orchestre. Bougeant son index de droite à gauche, il commença à déplacer les meubles pour les remettre à leur place. Parfois, il cognait dans un corps et l'envoyait valser à l'autre bout de la pièce, jusqu'à créer une petite montagne d'hommes saoulés.

Lorsque vint le tour du gros ami du hoplite, il s'exclama :

« Homer ! Mon petit prétendant adoré ! »

Perdant son idée de rangement, il s'amusa à le faire rebondir sur sa grosse bedaine jusqu'au tas de déchets vivants. Son fou rire reprit sans qu'il essaye de le contenir et il reprit tant bien que mal son nettoyage matinal.

Soudain, il s'écria :

«  Eh oh, Niko ! On fait quoi pour la boustifaille qui traîne, t'as encore faim ? »
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Jeu 19 Nov 2015 - 21:18

L'hoplite se demandait bien quelle allait être la réponse de Dionysos. Après tout ce qu'il s'était passé, il était en droit de s'en aller et de le laisser se débrouiller comme un grand mortel. De toutes les façons, même s'il en avait pas eu le droit, il aurait quand même pu le faire, qui allait le lui interdire ? Certainement pas Nikolas, en tous cas. Et puis bon, un immortel ici ... En fait en y repensant, il avait raté une opportunité. Peut-être que dans d'autres circonstances, Dionysos aurait été "apte" à marchander un peu et pourquoi pas, à forger un projet de révolution olympienne visant à évincer les pâles imitations de divinités qui se prenaient pour les maîtres du monde. Aaaah, les doux rêves ...

Bref, il n'était pas l'heure de réfléchir. D'ailleurs, l'immortel ne lui en laissa pas plus le temps. Sans qu'il n'eut le temps de réagir, il se retrouva bien vite sur le sol, ronflant bruyamment, le temps que son organisme se remettre de cette formidable cuvée. Certes, Dionysos venait de lui filer un sacré coup de main et cela rendrait l'opération bien plus rapide mais, la gueule de bois, elle, serait toujours là !

Lorsqu'il rouvrit les yeux, c'était déjà le trou noir. Aucun de ses sens n'était encore en état de fonctionner, alors la question de l'immortel ne lui effleura même pas l'esprit. En fait, il fallait déjà que ce qui lui restait de sa mémoire lui revienne, plus qu'il retrouve ses esprits, puis qu'il trouve la motivation de se lever pour enfin prendre pleinement conscience de la situation, ce qui était un processus long et fatiguant quand on venait de boire comme un trou. En fait, dans ces moments-là, on se contentait de se tourner sur le côté et de se rendormir.

Mais bon ... se rendormir avec la vingtaine d'hommes ronflant coeur juste à côté de lui, avec Homer comme chef d'orchestre, ce n'était pas gagné. C'était même perdu d'avance et ce fut bien malgré lui qu'il décida de se dresser sur ses deux pattes, nerveux. L'auberge ... Tient, l'auberge était rangée. Il arqua un sourcil en voyant ça. Quelle heure était-il ? Le soleil n'était pas encore levé mais le ciel s'éclaircissait déjà. Il regarda un peu partout, avant de lever les yeux vers Dionysos.

- De quoi la nourriture ? Ah oui ! Oui ... euh ... Le temps que son cerveau assimile l'information, qu'il la traite et fabrique la réponse, soit quelques minutes quand même. Le mieux serait de l'emporter, ça fera des provisions de plus.

Dit-il alors en s'en allant chercher un sac en toile de jute derrière le comptoir. Il ramassa ce qu'il y avait à ramasser, c'est-à-dire du pain, un peu de fromage et quelques fruits, puis s'en alla même chercher le fond de la dernière barrique de vin. C'était toujours ça de gagné ! Quand sa tâche fut accomplie, il déposa le tout sur le comptoir puis s'en alla chercher Homer dans le tas. Il était coincé au milieu. Il lui attrapa le bras et chercha alors à l'extirper mais l'effort lui causa un affreux mal de tête qui le força à s'asseoir sur le premier tabouret venu.

- Oufff ...

Souffla-t-il en se tenant le front. De la musique, de l'alcool, des femmes, de la bonne nourriture, un immortel et tout cela, pour finalement tourner au vinaigre. Il avait la désagréable impression d'être passé à côté d'un moment plus que mémorable. Tant pis ! Maintenant il devait attendre le propriétaire des lieux. Au moins, l'auberge était propre, peut-être qu'il se ne rendrait pas immédiatement compte de la casse qu'il y avait eu ici, si bien dissimulée qu'elle était. Sans bouger de sa place, il s'adressa à la divinité.

- Merci, merci, t'es un brave gars. C'est dommage que les Olympiens ne t'accordent pas un peu plus d'importance, je suis certain que tu pourrais changer bien des choses dans leur façon de voir le monde, à ces vieux aigris. Je passerai te faire une petite prière, comme convenu. Il fixa le vide, ayant toujours mal. D'ailleurs on organise une autre fête dans deux mois, mon anniversaire, mais au camps, donc ... juste Homer et moi. Peut-être qu'il n'y aura même que moi d'ailleurs, puisque Homer aura probablement rendez-vous avec une prostituée. Donc tu peux venir hein, t'es invité ! Et puis comme ça, il y aura moins de risque. Il se mit à boire le reste du vin qu'il avait récupéré et entamer les provisions, petit déjeuner oblige. D'ailleurs, pourquoi c'est pas nous qu'on viendrait à une de tes fêtes ?
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Dim 27 Déc 2015 - 20:49

Après avoir fait ce rangement matinal, Dionysos vint s'asseoir sur le comptoir, à côté des denrées restantes qu'avait rassemblé Nikolas. Il avait également récupéré son ami, faisant s'écrouler la jolie pile de corps que le dieu avait fait avec amour. Tant pis. Dionysos ricana quand Nikolas l'invita à fêter son anniversaire.

« J'viendrais avec plaisir l'ami ! Et t'embêtes pas pour les prières va, c'est pas ça qui changera le monde. Nan, moi c'que je veux, c'est que tu t'éclaaaaaaaaaaaates ! »

Il avait lâché le dernier mot d'une voix forte et aiguë, levant les bras de joie. Chutant par la même occasion à l'arrière du comptoir.

« Crotte de nymphes de crotte de satyre de... »

Dionysos se redressa tant bien que mal et s'accouda nonchalamment sur le comptoir, comme si tout était normal. Il claqua plusieurs fois de la langue en réfléchissant à la suite des événements puis se rassit sur le comptoir. Le dieu reprit instantanément sa forme d'homme à forte bedaine et le bois craqua doucement sous ce changement de poids. Il gigota sur son derrière et descendit lentement de son perchoir. Se tapant sur le ventre, il déclara :

« Bon, Nikolas ! Il est temps que j'me bouge ! »

Il s'approcha du hoplite et posa une main amicale sur son épaule.

« La prochaine fois, j'ramène juste les nanas. »

Il lui lâcha un clin d'oeil et se dirigea vers la porte. Sur le palier, il croisa un homme âgé, fatigué par la vie, portant ce qui semblait être un tablier de cuisine. Passant de gauche à droite, de droite à gauche l'un l'autre successivement, sans libérer le passage à celui d'en face, Dionysos l'attrapa par les épaules, lui sourit et exécuta la rotation.

Arriver à l'air libre, il se volatilisa dans l'air, non sans avoir adressé un dernier salut à son nouvel « ami ».
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MessageSujet: Re: Et que la fête commence, surtout ! [PV Dionysos] Jeu 14 Jan 2016 - 11:30

Qu'il s'éclate, qu'il s'amuse ! Non ce n'était pas du tout dans les habitudes de l'hoplite. D'ailleurs qu'est-ce qui lui avait prit de boire autant ? Si son père voyait ça ... Un guerrier, un vrai, doit rester lucide, maitre de lui-même, austère et sobre ! La fête, c'était pour les trous comme Homer. Après, d'un autre côté, une fête avec Dionysos, ça ne pouvait pas se refuser. Certes, il ne s'en était rendu qu'à la fin, ce qui était vraiment dommage mais, si l'occasion venait à se présenter de nouveau, il saurait la saisir ! Donc pour résumer, ne pas faire la fête du tout, sauf avec le roi de la fête, du moment qu'on sait que c'est bien lui, sinon non. Simple.

En plus il avait déjà donné son accord de prince, cela lui avait arraché un sourire à peine dissimulé. Il semblait bien joyeux le bougre. En même temps, la vie d'immortelle avait tout d'une vie idyllique, pas comme celle des Hommes. Il pouvait se le permettre. Quant à la suite ...

- Crotte de nymphes ?

S'étonna-t-il en essayant d'imaginer cela avec une pointe de dégoût. Un dégoût qui lui donna rapidement un haut le coeur, il n'était pas encore complétement débarrassé de l'alcool ! L'Olympien se redressa d'un seul coup, le surprenant par la même occasion. Il le suivit du regard, lorsqu'il s'accouda sur le comptoir, puis se rassit pour reprendre une forme bien moins charmante, celle d'un gros chauve bedonnant. Sa gestuelle l'aurait presque fait rire d'ailleurs, si mauvaise nouvelle il n'y avait pas. Il devait partir. L'hoplite sentit une pointe de tristesse en lui-même, ce qui était déjà très rare. Mais Dionysos se voulait sympathisant, chose qui devait être d'autant plus rare avec un simple mortel.

Cela lui arracha un deuxième sourire. Il le salua brièvement, puis retourna à son déjeuner de fortune, attendant alors le retour du propriétaire. D'ailleurs ce dernier n'avait pas trainé. Un dernier salut et le voilà volatilisé. Bon, c'était un immortel et en tant normal, Nikolas ne les aimait pas. Mais il était forcé de reconnaitre que celui là, il n'était pas exactement comme les autres. Et puis qui sait ? C'était déjà un bon début d'avoir pu approcher un Olympien et sympathiser, un peu certes mais, sympathiser avec quand même. Il le reverrait assez vite, quelque chose le lui disait, et pas forcément au détour d'une fête.

Le propriétaire s'approcha de lui en inspectant les lieux du regard. Tout semblait en ordre, si ce n'étaient ces hommes allongés par terre.

- C'est bien, vous n'avez tout détruit. Il retourna derrière le comptoir. Je vous sers quelque chose ?
- Non non, merci, ça ira.

Dit-il en finissant son repas. Il se releva, s'en allant ramasser Homer comme il le pouvait, puis quitta l'auberge en prenant la direction du camps. Finalement, ça n'avait pas été si mal que ça !
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