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Antigone officiel

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MessageSujet: Antigone officiel Sam 7 Mar 2015 - 1:34


   ANTIGONE
  
« Moi je veux tout, tout de suite, et que ce soit aussi que quand j'étais petite –ou mourir. »


I- Carte d'identité
  


Nom: Antigone
Surnom: Aucun
Race: Mortelle
Âge:  Seize ans au moment de sa mort
Attributs:  (du type: divinité des brontozaures/responsable des tremblements de terre/est à moitié cheval/campe devant la porte de thèbes en posant des énigmes, etc.)
Symboles:
Pouvoirs: Vous trouvez pas qu'elle est suffisamment casse-pied comme ça ?
Dieux et déesses vénérés: Tous et aucun en particulier ; elle respecte les traditions et les lois anciennes. Elle vénère cependant en particulier le royaume d'Hadès, même si c'est peine perdue comme on le sait.
Habitat: Thèbes, le palais royal.
Particularités:  Personnage légèrement remanié à ma sauce avec quelques troubles psychiatriques du type bipolarité, anorexie nerveuse, tendances suicidaires et autres joyeusetés.






II- Vous, votre vie, votre oeuvre.


HISTOIRE

Antigone est la petite peste de la famille. Cependant, devant que d’extrapoler sur son histoire à elle, il convient de revenir quelque peu sur celle de sa famille, les Labdacides, qui fut maudite par les dieux il y a de cela fort longtemps pour une raison qui nous importe somme toute fort peu et n’est de toute façon pas le propos de ce jour.

Œdipe faisait donc partie de cette lignée maudite ; à sa naissance, on avait prédit à ses parents, rois de Thèbes, que de cet enfant jaillirait le malheur, qu’il épouserait sa mère et tuerait son père. Pour cette raison Laïos et Jocaste, le couple royal de Thèbes, décidèrent d’abandonner leur enfant qui fut, contre toute attente, recueilli par le roi et la reine de Corinthe. Œdipe fut élevé dans la croyance qu’il était réellement leur fils, c’est pourquoi le jour où l’oracle de Delphes lui apprend qu’il est destiné à épouser sa mère et tuer son père, il décide, horrifié, de quitter ses parents adoptifs pour éviter que cette prophétie ne s’accomplisse. Bien entendu cependant, on n’échappe pas à son destin, et chemin faisant il rencontra un homme en char avec qui il eut une altercation qui s’envenima ; sur un coup de colère, il tua cet homme, puis sans plus y penser reprit sa route. En arrivant à Thèbes il apprit qu’un Sphynx terrorisait la population en soumettant aux passants des énigmes, puis en les tuant s’ils n’arrivaient pas à les résoudre. Œdipe vint à bout de la créature et, ayant ainsi acquis une certaine renommée, épousa la reine de Thèbes, veuve depuis peu. De cette union naquirent Etéocle, Polynice, Ismène et Antigone.

C’est ici que l’histoire d’Antigone à proprement parler commence réellement.Personne au palais ne peut se douter que la tragédie viendra frapper cette famille ; les prophéties ont été oubliées, reléguées au fin fond d’un coin d’une mémoire, bien faibles face aux préoccupations quotidiennes –et il n’en manque pas, lorsqu’on est le roi de la ville de Thèbes.
Les enfants grandissent différemment, avec plus ou moins de quiétude ; les deux aînés, Etéocle et Polynice, donnent parfois  de l’inquiétude à leurs parents. Ils sortent souvent, sont bagarreurs et belliqueux, font des combines un peu suspectes. Ils sont assez peu souvent à la maison, leurs sœurs ne les voient presque jamais.

Ismène et Antigone, elles, passent beaucoup de temps ensembles, à jouer sous la houlette de leur nourrice. Elles prennent cependant un chemin qui n’a rien à voir. Tandis qu’Ismène embellit de jour en jour, est courtisée, légère, parfois un peu frivole, et fait la fierté de ses parents, la petite Antigone, elle, demeure solitaire, petite et maigre dans ses robes grossières. Elle ne manque pas de grâce, bien sûr, loin de là, mais elle est à des milles de posséder la beauté de sa sœur. Elle est capricieuse, refuse d’écouter ce qu’on lui dit.

Petites filles, elle souffrait de voir sa sœur si belle et si aimée de tous, lui faire de l’ombre en permanence. Elle ne parvenait pas à être aussi aimée de tous, à dégager tant de prestance, et la jalousie l’a écrasée jusqu’à l’adolescence. Dans les jeux, elle barbouillait sa sœur de boue, lui coupait ses beaux cheveux blonds et lisses. Elle-même, forte tête, ne fais que ce qu’elle a envie de faire, sans jamais écouter les recommandations de prudence que l’on peut lui donner. Elle n’a jamais aimé l’autorité, la petite Antigone.

Un jour, quand elle avait quatorze ans, une épidémie de peste s’abattit sur la ville. Elle décimait la population, et le gouvernement avait beau prendre toutes les mesures qui étaient en son pouvoir, le mal ne reculait pas. Il fallait prendre une décision radicale, faire appel aux dieux et aux oracles. Ces derniers révélèrent que le meurtrier de Laïos devait être découvert et puni, pour mettre fin à la maladie qui ravageait la population. Œdipe promit à son peuple de le retrouver et de lui imposer le châtiment qu’il méritait. C’est ainsi qu’il découvrit la funeste vérité : il est lui-même à l’origine de tous les tourments de sa ville.En apprenant ces faits, Jocaste se pendit. Œdipe, lui, se creva les yeux de remord et s’exila sur les routes de Grèce.

Pour leurs enfants, ce fut un choc qu’ils accueillirent différemment ; pour Etéocle et Polynice, cela sonnait le début d’une nouvelle ère, celle où ils allaient diriger la ville ensemble, débarrassés enfin de l’encombrante présence paternelle. Ismène apprit cela avec horreur, et la mort de sa mère ne vint en rien arranger cela. Elle se terra dans un mutisme complet pendant quelques mois, avant de se remettre lentement mais sûrement à parler et à sourire à nouveau.

Antigone quant à elle se fichait bien d’être le fruit d’une union incestueuse. Elle fut en revanche très affectée par le malheur qui frappait ses parents, y était beaucoup plus attachée que le reste de sa fratrie. Son père en particulier recueillait toute son admiration depuis qu’elle était petite fille, alors lorsqu’il décida de s’exiler, aveugle, sur les routes, elle n’hésita pas longtemps et partit avec lui. Elle fut ainsi durant quelques temps le bâton sur lequel s’appuyait le vieil Œdipe vieillissant, mendiant pour lui lorsqu’il était trop fatigué, se démenant pour les maintenir en vie. Cette période de sa vie fut la plus éprouvante sans doute physiquement parlant, cependant eut elle tout du moins le mérite de l’empêcher de trop réfléchir à la détresse dans laquelle elle aurait pu plonger si elle avait été moins forte.

Il faut bien avouer cependant qu’elle grandit ainsi un peu trop vite ; de treize à quatorze ans, elle vécut ainsi difficilement. Œdipe mourut bientôt ; Antigone pleura longtemps sur sa dépouille, sans qu’elle puisse déterminer si ces larmes étaient de tristesse ou d’épuisement. Elle rentra alors à Thèbes où elle fut accueillie au palais par sa nourrice en larme d’émotion de la retrouver si maigre et sale. Elle se sentait à présent en total décalage avec sa sœur qui, de nature heureuse et adaptable, s’était remise de la disparition de ses parents et avait entamé la vie quelque peu frivole que nous lui connaissons. Ses frères, eux, avaient décidé de se partager le gouvernement de la ville. La première partie du règne revenait à Etéocle, l’aîné, qui cèderait le trône à son petit frère quand l’heure serait venue. Antigone n’eut, du reste, aucun égard particulier de leur part.

Ismène voulut, pour lui changer les idées, l’entrainer avec elle dans sa vie faite d’amusement et de distraction ; mais comment ne pas se sentir étrangère lorsque l’on vient de vivre un périple aussi dur, et que l’on se retrouve soudain plongé au cœur tourbillonnant d’une vie mondaine où les filles sont belles et fardées, et les garçons entrepreneurs ? Elle ne parvint pas à s’y faire ; l’incompréhension demeurait entre sa sœur et elle, malgré l’amour qui les unissait.

C’est alors qu’elle rencontra Hémon, le fils de son oncle Créon. L’aspect consanguin la rebuta tout d’abord un peu, elle n’avait malgré tout pas oublié le crime de son père ; cependant bientôt elle fut presque obligée par une fatalité qui la dépassait à tomber dans ses bras, et à se raccrocher à lui comme à une bouée dans ce monde où elle ne comprenait plus rien. Il l’aida à s’y intégrer à nouveau, tout doucement, bien qu’Antigone ne puisse probablement jamais se réintégrer à quelque milieu que ce soit. Et nous la retrouvons à présent, à ses seize ans, petite être qui a besoin de solitude comme d’autre d’opium, et toujours perdue dans sa trop grande chambre. Elle sombre, et ses démons la rattrapent petit à petit.



PERSONNALITE

Nous l’avons déjà dit, Antigone est une peste ; du moins aux yeux de sa famille. Elle ne supporte aucune autorité, aucun règlement quand il ne s’appuie pas sur une raison valable. Sa vie a toujours été celle de quelqu’un que l’on retient en permanence, qui doit se faire violence pour ne pas être « trop » ceci ou « pas assez » cela. A vrai dire, il n’est probablement que deux personnes qui l’aient réellement acceptée telle qu’elle était, sans chercher à vouloir corriger son caractère impulsif et impétueux : son père et demi-frère, Œdipe ; et son cousin et fiancé, Hémon. Elle s’est attachée à eux plus que de raison, de même qu’à chaque membre de sa famille. Car Antigone a un sens de la famille développé ; pour elle, partager le même sang que quelqu’un c’est, le jour venu, ne pas hésiter à accepter de mourir pour cette personne. Elle est de ceux qui aiment la petite Antigone, et même si elle ne fait que rarement attention à son apparence, cela ne l’empêche pas de s’attacher violemment aux personnes qui partagent sa vie –cela ne lui est d’ailleurs pas toujours rendu avec autant de force.
Elle a connu l’horreur, le désespoir, la mendicité, le dévouement total, l’abandon, la mort ; c’est peut-être pour cela qu’elle se raccroche tant que cela à chaque petit morceau de vie qu’elle croise, chaque parcelle de son existence qui fait d’elle quelqu’un de particulièrement vivant et intense. C’est une originale, qui ne fait rien comme tout le monde, s’énerve quand il n’y a pas de raisons apparentes et demeure calme lorsqu’on se dit qu’elle aurait de bonnes raisons de se mettre en colère. Elle est désobéissante, depuis toute petite, et n’aime rien tant que faire tourner sa nounou en bourrique. Elle n’est pas méchante pourtant, tout le monde le sait bien, simplement un peu folle. On la traite alors comme une enfant écervelée qui n’aurait pas une once de plomb dans le crâne, gentiment et avec un peu de condescendance.

Et là est tout le drame de la vie d’Antigone. Pour être enfin reconnue aux yeux du plus grand nombre, il faudra bien qu’elle fasse des choses extraordinaires, puisque dans sa vie étriquée de tous les jours on lui donne à peine la place de respirer, et on la traite de folle à toutes les occasions. Et pour elle, l’indépendance ne peut s’acquérir qu’avec l’insolence.D’aucun diront qu’elle est orgueilleuse. Elle était juste faite pour un destin un peu plus grand que ces personnes là.



PHYSIQUE

Probablement Antigone eut-elle pu être belle, si comme sa sœur elle avait usé de mille artifices pour se rendre le teint plus éclatant, les cheveux plus doux, la peau plus douce et les yeux plus grands ; mais cela n’a jamais intéressé la petite jeune fille qui ne cherche pas à se cacher du monde. Il doit l’accepter comme elle est, ou ne pas l’accepter du tout –du reste nous savons ce qu’il en retourne quant au futur de notre orgueilleuse. Elle est fine, jusqu’à ce qu’on pourrait qualifier de maigre, souvenir de son voyage à travers les routes de son pays ; ses cheveux noirs et rêches, qu’elle ne brosse que rarement, lui donnent un faux-air de sauvageonne, de même que ses tenues, des petites robes toutes simples coupées dans un tissu qui n’a rien de noble. Elle va souvent pieds nus, préférant sentir dans son entièreté le monde qui l’entoure. Son petit corps tout entier, chétif, ne correspond pas vraiment à l’idée que l’on s’en fait du corps d’une jeune fille de seize ans ; elle a l’air d’en avoir treize. Ismène attire bien plus le regard que sa petite sœur que l’on taxe de bizarre sans autre forme de procès. C’est toujours elle qui a le plus de prétendants durant les grandes soirées mondaines, elle dont le rire et le teint de pêche plaît tant à ces messieurs.Pourtant, il  y a quelque chose dans le regard sombre d’Antigone qui aimante bien plus que dans celui de tout autre. Dans sa démarche, à la fois gracieuse et déséquilibré, on a l’impression de percevoir le paradoxe d’une vie, toujours tiraillée entre des extrêmes. Ce mélange indéfinissable de charisme destructeur et de profondeur peut mettre mal à l’aise ; la vérité, c’est qu’elle a grandi bien trop vite, et connu des horreurs dont une petite fille comme elle n’aurait pas même du avoir à sa douter.Alors, même lorsque c’est avec Ismène qu’elle va flâner dans les rues de Thèbes, c’est sur elle que se retournent les regards, c’est elle que les petites filles regardent avec une admiration mêlée de crainte et de jalousie, c’est elle qui aimante les regards nostalgiques des petits vieux. Mais cela, bien sûr, elle ne s’en rend pas compte.



III- Hep, vous là bas, avec le clavier ! Papiers.



Petit nom: Rah, vous me prenez toujours de court avec celle-là T_T Appelez-moi comme vous en aurez envie, tiens.
Pourquoi avez vous choisi ce personnage ? Parce que euh, hein, voilà.
Comment avez vous découvert le forum ? Si un membre vous a invité, indiquez-le pour qu'il gagne un petit bonus de ZO. → Ça marche si c'est moi le membre ? : D
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