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Un songe d'une nuit d'été (pv Eurydice)

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MessageSujet: Un songe d'une nuit d'été (pv Eurydice) Mer 17 Avr 2013 - 19:35

Lorsque j'ouvrais les yeux je fus étonné de constater que je n'étais plus dans la forêt, au pied de l'arbre près duquel je m'étais endormi, mais au centre d'une vaste prairie. Je tournais sur moi-même afin d'observer les alentours. Devant moi s'étendait l'herbe à perte de vue, et je doutais qu'avancer y change quelque chose. En revanche derrière moi, une colline surplombait la vallée, sur laquelle je pouvais apercevoir des colonnes et des escaliers semblant indiquer l'entrée d'une cité ou bien d'un sanctuaire.
Je commençais à marcher dans cette direction, intrigué par le lieu, lorsque je pris peu à peu conscience d'un manque atroce... Ma lyre avait disparu, elle n'était plus près de moi ! Tâchant de ne pas paniquer, je commençais à fouiller l'herbe grasse à sa recherche quand petit à petit une certitude me saisit... Elle était là-haut j'en étais sûr. C'était cela, je devais escalader la colline et entrer dans cette cité étrange et inconnue car c'est là-bas que je retrouverai ma deuxième voix.

Je commençais à marcher, les escaliers me semblaient proches mais je ne progressais pas, j'étais comme figé. Affolé, je me mis à courir mais cela n'y changeait rien ! J'essayais différentes allures, je regardais soit mes pieds soit devant moi, cela ne changeait rien, j'étais bloqué !

Je m'assis alors sur la pelouse, fatigué. Ma respiration était saccadée, car courir si longtemps m'avait demandé un véritable effort. Lorsque je regardais le ciel, je n'y vis ni Soleil, ni Lune, ni étoiles. Il faisait apparemment jour, mais je ne distinguais aucune source de lumière. Quel était donc ce lieu ? Tandis que je regardais en l'air, je ressentis une sensation étrange dans les jambes... Je ne touchais plus le sol ! Pour une raison que j'ignorais, je lévitais !

Sans trop me poser plus de questions je gigotais pour essayer de m'approcher de la cité que je devinais, et cette fois, j'y réussis. La colline était de plus en plus proche et ma persévérance m'amena en bas des marches de pierres, où je retombais doucement au sol. Je commençais à grimper les marches et fort heureusement, j'avançais réellement sur l'escalier. Je me demandais un instant depuis combien temps j'étais là, mais ne voyant aucun moyen d'obtenir la réponse, je continuais jusqu'à arriver à un dôme soutenu par des colonnes, au sommet de la colline.

Ce que j'y vis me coupa le souffle. Plus de merveilles que je ne pourrais jamais nommer étaient amoncelées à mes pieds. Une immense allée se déroulait à partir du bas de la colline, et au loin je devinais de fantastiques créatures qui volaient comme des papillons gigantesques. Mon regard était tellement perdu au loin que j'en oubliais la descente, ma lyre et la fatigue, j'arrivais en bas sans même m'en rendre compte. Était-ce l'Olympe ou un autre lieu réservé aux dieux ? Seuls eux pouvaient vivre dans un endroit si beau, sinon, nombre de mortels auraient déjà colporté son existence.

J'étais désormais à l'extrémité de la grande allée, qui me paraissait déserte. Je me demandais bien pourquoi personne ne se montrait alors que j'étais persuadé qu'un tel endroit était habité. Continuant mon chemin, j'entendis une musique qui provenait d'une des rues sur ma gauche... Sans même réfléchir, je suivis le son envoûteur, j'étais dans l'incapacité totale de penser...
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MessageSujet: Re: Un songe d'une nuit d'été (pv Eurydice) Jeu 18 Avr 2013 - 18:52



♦ Un songe d'une nuit d'été ♦
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    Couché dans un amas de branches et de brindilles, je regardais le ciel étonnée. Tout autour de moi m’étais inconnu. Le ciel à perte de vue, jamais je n’avais été aussi près de l’embrassé. Toujours couché au sol, je cambrai ma tête à l’envers pour regarder ce qu’il y avait derrière moi. Un rocher, à l’envers je l’avoue, mais il était là cet énorme rocher. Visiblement, je me retrouvais sur une montagne ou bien une falaise. Aucune de ses deux options me rassuraient. Moi, perché sur une falaise quand je suis habitué de frôler le sol de mes pieds léger, je devais trouver le moyen de me sortir de là. Je commençai à me relever, prenant la peine de m’asseoir le plus lentement possible afin d’éviter de faire trop de bruit. N’oublions pas que je suis totalement perdu dans un endroit que je ne connais pas. Se serait idiot de croire qu’il n’y aucun prédateur dans les environs. Satisfaite, je me rendis vite compte que je n’étais pas seule. D’énormes œufs entassés plus loin dans ce…NID ! Mon Dieu, j’étais assise dans un nid !

    Bloquant ma bouche avec ma main gauche pour ne pas crier d’horreur, je reculais aussi vite que mon petit corps le pouvait. C’est alors que je remarquai que mon corps était parsemé de… PLUMES ! *Chouette, si je raconte cela à mes amies dryades, elles ne manqueront pas de ce moqué de moi en me chantant Alouettteeeeuuhh !!! Je te plumerais !* Pensai-je en pensant à l’hilarité de la situation. *Avais-je mangé un poussin ? Une poule ? Un aiglon ou bien une créature que je ne connaissais pas le nom ?* Pensai-je ensuite, outré d’avoir mangé une bête aussi inoffensive. Aussitôt, je regardai mes mains avec curiosité mais aussi avec un soupçon de frayeur. Rien, absolument, rien m’indiquait que je venais de commettre le meurtre d’un poussin ou d’une poule ou d’un aiglon… peu importe la créature, je n’étais pas responsable. Par contre, des plumes blanches et noirs étaient littéralement collés à moi. Allai-je me transformer en oiseau ? Noooonnnn, pas du tout. La seule explication logique était que j’avais côtoyé la mère de ses œufs plus tôt. Une mère qui visiblement, n’était plus là.

    Un bruit de craquement me fit sortir de mes pensées. Un œuf allait éclore sous mes yeux. Oubliant la mère de cette…chose, je me rapprochai par curiosité. Sourire euphorique aux lèvres, je retenais mon souffle en espérant voir la petite frimousse de cette petite bête. C’est fou comment un petit instant aussi magique vous fait oublier durant quelques secondes, que vous êtes en danger. Je n’eu pas le temps de voir grand-chose que je reçu un coup de patte griffé au visage. Surprise, je roulai loin des œufs tout en tentant de me lever debout aussi vite que je le pouvais. Bras en l’air, je m’adressai à cette énorme créature qui faisait deux fois ma taille.


    -Tout doux ! Je ne vous veux aucun mal ! Dis-je calmement à cet aigle en colère. Visiblement, elle n’appréciait pas que je rode autour de ses œufs. Je vous jure que je n’ai pas mangé vos enfants !

    Cela a été la goutte qui a faite déborder le vase. Cette maman ne me croyait pas du tout. Elle fonça vers moi tandis que je reculais tout en regardant derrière moi. Je me rendis vite compte que j’allais littéralement tomber dans le vide. Je n’eu pas le temps de me replacer que la mère me sauta dessus, griffe sorti et prête à attaquer tout en donnant des coups d’ailes pour se stabilisé. Je perdis pieds et fit une chute libre dans ses nuages qui défilait assez rapidement. Je sentais que mon atterrissage allait être douloureux. Mourir si jeune sans avoir connu l’amour…

    Une bourrasque de vent vint alléger mon corps, je flottais lentement dans ce ciel azur, croisant le soleil au passage. * Mon dieu, je ne suis pas sur la terre mais bien sur la montagne près de l’Olympe* Pensai-je en me laissant bercé lentement au son de la musique vers le…PALAIS ! *Oh !! Non, non, non, non…si je me fais prendre dans ce palais, je suis morte* pensai-je avant de me rendre compte que le vent m’avait quitté, la musique c’était tut et que je descendais en flèche. Frappant le marbre de plein fouet devant un inconnu n’aidait aucunement à ma dignité, sans oublié cet accoutrement assez particulier. Avez-vous déjà vu une nymphe déguiser en oiseau ?

    Sa tombe bien, car ce n’est pas du tout ce que je porte. Prenant appuie de mes deux bras, je pris le temps de m’asseoir et de secouer mes bras pour voir si les plumes allaient disparaître. Rien ne se produisit. Soupirant et ignorant toujours l’inconnu, je passai mes mains sur mes bras et cette fois-ci les plumes tombèrent en laissant une trace de poussière dorés à chaque fois que mes mains frôlaient ma peau ou mes vêtements. Je me rendis vite compte que mes cheveux reprirent leur place derrière ma tête, évitant ainsi de caché mes yeux. Je portais une robe beige digne des déesses de l’Olympe. *Si Athéna voit cela, je suis cuite !* Pensai-je en souriant d’espièglerie. * Qu’ils osent pour voir… *.

    C’est alors que je croisai le regard noir profond de l’inconnu. Restant immobile durant plusieurs secondes, je m’y perdis dans cet infini de possibilité. * Impossible, il ne peut exister, je suis en train de rêver * Pensai-je tandis que mon cœur redoublait de vigueur. L’éternité, j’avais l’éternité devant moi pour le connaître jusqu’à mon réveil, là où tout s’écroulera comme un vulgaire château de carte. Personne n’avait réussit à me chambouler ainsi de mon vivant au point d’en perdre ma spontanéité légendaire. Me ressaisissant, il n’était pas question que mon rêve est le dessus sur moi.


    - Bonjour… puis-je vous demandez votre nom ? Demandai-je en le regardant toujours dans les yeux. Ces yeux, si envoûtant…



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MessageSujet: Re: Un songe d'une nuit d'été (pv Eurydice) Jeu 18 Avr 2013 - 22:56

Tendant l’oreille, je m’aperçus que la mélodie se faisait de plus en plus lointaine, comme si sa source s’éloignait alors que je m’en rapprochais. Visiblement les lois physiques n’étaient pas les mêmes en ce lieu, et je ne les comprenais pas bien. Je continuais malgré tout d’avancer, cherchant des yeux un signe de vie, quelque chose m’indiquant qu’il y aurait des habitants dans cette cité. Je ne parvenais même pas à ressentir un souffle de vent.
Voyant que la musique avait totalement disparue, je restais debout sur place, regardant autour de moi. J’étais dans une allée large d’environ trois mètres, c’est-à-dire d’une proportion bien moindre que l’allée principale que j’avais aperçue. Des colonnes la bordaient, et au bout je distinguais un immense édifice de marbre blanc, mais une gerbe d’eau me bloquait la vue : sans doute une fontaine. Je me disais que c’était peut-être là que je trouverais ma lyre, après tout c’était dans cette direction qu’était partie la musique.

Alors que j’allais me remettre en marche, un événement imprévu m’en empêcha. Quelque chose, non, plutôt quelqu’un, je ne savais pas trop, venait de tomber à terre. Je m’en approchais un peu, curieux et anxieux. La créature était visiblement anthropomorphe mais de longues plumes recouvraient ses bras. Était-ce une harpie ? Elle –car c’était visiblement une femme- n’avait pas l’air agressive pourtant, mais je n’avais toujours pas aperçu son visage.
Elle se releva en m’ignorant superbement alors que je la fixais d’un air interrogateur ostensiblement, mais je n’en pris pas offense, étant donné la curiosité de son manège. Elle semblait s’arracher les plumes … ? C’était étrange, c’est comme si elles avaient été collées sur sa peau et qu’elle s’en séparait.

Je tâchais de ne pas trop avoir l’air d’un poisson hors de l’eau, mais je me demandais qui pouvait bien être cette jeune femme et, au vu de ses habits, je commençais aussi à me poser des questions sur la terre que je foulais… Peut-être étais-je même en présence d’une habitante de l’Olympe ?! Peut-être ne montré-je pas assez de respect en restant debout simplement là ?
Elle releva la tête. Je ne savais pas trop si cela confirmait ou non mes théories… Son visage n’avait rien de commun à celui d’autres femmes que j’avais pu croiser, mais elle semblait trop espiègle pour être l’une des Douze, et intérieurement, je m’en réjouissais. L’air un peu perdu qu’elle arborait lui donnait une moue charmante, mais cela ne me rassurait pas : peut-être était-elle gênée de me trouver là ? Puis seulement je me rappelai la manière dont elle était arrivée… Peut-être qu’elle était là par hasard alors ? Qu’elle savait habituellement voler mais que les plumes de ses ailes s’étaient détachées ? Une sorte d’Icare féminine ?

Alors qu’elle me demandait mon nom, je voulus répondre mais aucun son ne sortit de ma gorge. Que je la trouve belle et étrange à la fois n’y était pour rien, je ne parvenais simplement pas à activer mes cordes vocales. Je blêmis, touchant ma gorge pour signifier que je ne pouvais parler. La lyre, maintenant la voix ! Hors de question !

D’un geste de la main, je désignai la fontaine et le bâtiment. C’était sans doute par là qu’il fallait que j’aille mais je ne voulais pas laisser la jeune fille sans explication… En fait je ne voulais pas la laisser tout court, mais je ne savais pas bien pourquoi. Comme je ne pouvais parler, je fis un pas vers la fontaine, l’invitant de la main à me suivre : après tout si elle souhaitait aller ailleurs elle le pouvait, je ne la forçais pas.
Voyant qu’elle avait l’air de me suivre je ne pus m’empêcher de la regarder marcher. Elle était très fluette, mais cela ne me choquait pas, c’était simplement un élément original de plus qui composait sa personne. Qui était-elle ? Si seulement je pouvais en savoir plus, et puis, peut-être savait-elle aussi où trouver ma lyre et ma voix ?
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MessageSujet: Re: Un songe d'une nuit d'été (pv Eurydice) Mer 24 Avr 2013 - 18:07



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    Je réussissais enfin à détourner le regard. Cet homme avait quelque chose qui me fascinait. Ses boucles brunes, légèrement en bataille, me charmait complètement. Je lui offris un sourire compréhensif lorsqu’il tenait sa gorge afin de démontrer qu’il n’était pas capable de parler. Dans un rêve, on ne peut pas toujours contrôler ce qui nous arrive. Ensuite je me trouvais complètement cruche de resté assise sur le sol, à le regarder comme un petit chien regarde son maître. Je pris donc la peine de me lever tout en me tenant à ses côtés. Il était plus grand que moi, tout le monde est plus grand moi. Il me pointa la fontaine, je regardais, intrigué. Je le suivis sans hésité, préférant de loin l’accompagné que de resté seul dans cette copie de l’Olympe. Je ne voulais pas tombé sur un dieu ou une déesse en colère. Dans un rêve tout peu arrivé. Même la visite imprévue d’un Dieu. De plus, ce n’est jamais le fruit de ton imagination puisqu’il s’incruste toujours à l’improviste et rien de ce que tu feras, ne changera la donne.

    Lorsque le bel inconnu tendit la main, je la pris sans hésiter. J’avais remarqué qu’il me regardait intensément et j’ai fit autant, sans aucune gêne.



    -Suis-je bête, j’ai complètement oublié de me présenté. Je m’appel Eurydice. Je suis une Nymphe. Je n’ai jamais mise les pieds en Olympe… commençai-je d’une voix cristalline mais la lumière intense qui émanait de la fontaine attira mon regard.

    Par curiosité, je m’approchais pour regarder de plus près. Étonnement, l’eau avait des reflets dorés qui aurait pu éblouir n’importe quel chasseur d’or. Seulement moi, j’étais méfiante. Cette eau aurait dû avoir des propriétés divines qui auraient permis au bel inconnu de retrouver sa voix. Mais la couleur et son apparence me mettait sur mes gardes. Tout ce qui brille n’est pas d’or…

    Attirant le bel inconnu loin de cette fontaine, un craquement attira mon attention. Mes sens aiguisés firent en sorte que je poussai mon compagnon pour qu’il évite un projectile de peu. La peau de mon bras entaillé par cette roche qui avait tombé à une vitesse fulgurante, laissa couler quelques gouttes de sang. Regardant en haut, ce qui aurait pu causer la chute de ce morceau, je me rendis vite compte que les colonnes étaient en train de s’écrouler. Sans plus attendre, je poussais mon ami vers la sortie du bâtiment. *Pas question que notre rêve s’écroule alors qu’il vient à peine de commencer * Pensai-je en tentant de protéger mon compagnon.

    Pour n’importe qui, qui aurait vu la scène, aurait probablement trouvé étrange de voir une petite femme protéger un homme alors que c’est elle qui est blessé. Mon dos collé contre son torse, je regardais les amas de pierre devant moi ainsi que la poussière qui s’élevait lentement. Cette poussière resta en suspend dans les airs avant de remonter vers le haut. Ce qui était complètement étrange vu que la poussière est sensé retombé. On aurait dit que le temps était en suspension mais en faite le sol sur lequel on marchait était devenu le plafond, nous étions donc à l’envers et la poussière avait retourné sur le plancher. Retenant mon souffle et ayant peur de tomber, Je resserrai mon emprise sur les mains de l’étranger. Contre toute attente, nous pouvions marcher sur le plafond. Quel sensation bizarre de marché la tête en bas. Puis le son d’une musique lointaine semblait parvenir en écho, derrière un mur de marbre. Une étincelle dessina une porte sur le mur et celle-ci s’ouvrit lentement. C’est la tête à l’envers et les pieds sur le plafond, que je me décollai de l’étreinte du bel inconnu et avança lentement guidé par la mélodie..


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MessageSujet: Re: Un songe d'une nuit d'été (pv Eurydice) Dim 28 Avr 2013 - 13:27

Nous avancions vers le palais quand la fontaine se profila enfin. Je fus surpris de constater que son eau était en fait une sorte d’or liquide, qui sait, du nectar peut-être ? Je ne pus m’empêcher de penser à Zeus et Danaé, mais, tandis que je fixais le liquide avec interrogation, la jeune femme me tira par le bras pour m’en éloigner et je la suivais sans broncher.

Eurydice ? Le nom était joli, et plutôt mélodieux, il n’était pas difficile de l’imaginer parmi d’autres vers, et je me rappelais tristement que pour le moment, ma voix m’avait quitté. Je fus tout d’abord rassuré d’entendre qu’elle ne venait pas de l’Olympe, ainsi, elle vivait habituellement sur terre ! Ma seconde pensée fut que nous étions donc sur l’Olympe et que nous n’en avions aucun droit ! Cette idée me glaça légèrement, mais je fis attention à ne pas me crisper pour ne pas l’inquiéter plus que nécessaire.

La suite des événements se déroula très rapidement et j’eus à peine le temps de comprendre la situation que les colonnes s’effritaient, lâchant de gros morceaux de pierres sur nous ! Je voulus écarter Eurydice mais elle fut plus rapide que moi et elle se retrouva en fait devant moi, à me tenir à l’écart de la pluie de roche.
Soudain, une sensation étrange m’envahit, et peu à peu les débris s’élevèrent dans les airs… Je mis du temps à comprendre que la gravité s’était en fait inversée ! Je ne posais néanmoins pas trop de questions car je n’en eus pas le temps : la musique envoûtante flottait à nouveau dans la pièce, et j’aperçus une porte qui s’était ouverte, où la nymphe se dirigeait déjà. Je la suivis, anxieux : je n’avais aucune idée de ce vers quoi elle allait. J’aurai voulu lui crier d’attendre mais je ne pus pas et je me contentais d’avancer en gardant le silence.

La pièce dans laquelle nous venions d’arriver était singulière : tout était noir et blanc sauf de gigantesques fleurs rouges sur le côté, au parfum entêtant. Je m’en approchais, mais un pressentiment me fit reculer, et voyant qu’Eurydice regardait une fleur fixement, je lui attrapais le bras pour la tirer en arrière, et je fis de non de la tête, une moue inquiète sur le visage.
Comme l’odeur me paraissait de plus en plus forte et que la tête me tournait, je traversais la pièce le plus vite possible sans lâcher la petit nymphe. J’avais peur qu’en raison de sa taille elle soit plus vite suffoquée que moi, et je me dépêchais donc d’atteindre la porte.

Avant même de regarder dans quelle pièce nous étions, je me tournais d’abord vers elle pour vérifier que tout allait bien. J’aperçus alors la blessure qu’elle s’était faite au bras, que je n’avais jusqu’ici pas remarqué. Arrachant un petit morceau de tissu de mon vêtement, je l’attachais autour de son bras et souris, espérant que cela suffirait.

Je regardais alors autour de moi et le spectacle me pétrifia quelque peu. La pièce était immense, et remplie de milliers de statues ! Il y avait des guerriers, des femmes, des porteurs d’eau, certaines représentaient des combats, d’autres des amants, d’autres encore des musiciens, et toutes étaient d’un réalisme à couper le souffle. On eut cru qu’ils avaient été pétrifiés par Méduse elle-même ! Je frissonnais à cette idée qui me déplaisait fortement.
Cependant, la musique était plus forte ici et il était même possible qu’elle vienne de cette pièce. Peut-être qu’une des statues n’était pas une. Je fis un pas timide un avant, sans avoir lâché Eurydice. J’avais la désagréable impression que nous n’étions plus seuls…
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MessageSujet: Re: Un songe d'une nuit d'été (pv Eurydice) Sam 4 Mai 2013 - 17:34



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    *Quelle mélodie enivrante ! * Pensai-je en me dirigeant vers la porte, la tête à l’envers. J’avais l’impression de flotter et que tout autour de moi n’était qu’un rêve. Un instant, c’est bien un rêve. Je suis en train de rêver, je devais donc m’y faire à ses étranges phénomènes .

    Après avoir passé le seuil de la porte, nous arrivions dans une pièce avec des fleurs rouges placés près de nous. J’étais captivée que je m’arrêtai brusquement. Mon cerveau me narguait. Je ne réussissais pas à identifier la fleur. Pourtant, je connaissais cette couleur si vivifiante, qui appartenait… à l’Amaryllis, l’if ou bien la Belladone ? Si c’était la dernière, nous étions dans de beaux draps. Mais pourquoi cette plante ce trouvait-elle ici ?

    Je n’eu pas le temps de me rapprocher que déjà mon bel inconnu me tira vers l’arrière. Une moue inquiète s’affichant sur son visage, que je trouvais d’ailleurs très craquant, il me fit non de la tête. Alors je compris que mon raisonnement plus tôt n’était pas faux. L’odeur suffocante de cette plante aux propriétés meurtrières s’introduisait lentement dans l’air. Me maudissant en pensée d’avoir rentré dans cette pièce où on pouvait littéralement laisser notre peau, je me laissai guidé par l’homme qui tenait ma main et que je ne connaissais pas encore son nom. Une fois à l’extérieur, la porte se referma toute seule et disparut de notre vue. Où étions-nous cette fois-ci ? Plus le rêve avançait, plus je le détestais de nous mettre à l’épreuve. C’est comme si nous traversions divers niveau. Je ne suis pas pressé d’arrivé au dernier niveau d’ailleurs. Si j’avais été seule, je me serais retourné en regardant le sol en disant « des bubulles ! Des bubulles, des bubulles ! Je veux des bubulles ! » Pour mettre un peu de gaieté dans ce rêve.

    L’attention que mon bel inconnu me porta ensuite me fit sourire. Il arracha un bout de son vêtement pour panser ma blessure. * Il est vraiment craquant* Pensai-je à nouveau en le regardant faire. Il regarda la pièce ensuite et je suivis son regard. Cette pièce ne semblait pas avoir de fin tellement elle était immense. Les nombreuses statues de diverses personnes tenant soit un glaive, une cruche ou bien un instrument musique était personnifié dans cette endroit. C’est comme si ses personnes étaient figé dans le temps à jamais. Un instant, figé dans le temps… cela ne me disait rien qui vaille. Si Médusa se trouvait dans cette pièce, elle fera qu’une bouché de nous en nous pétrifiant sur place à l’entrée, notre statuette aura comme effigie ‘un couple dans l’avenir était incertain’. Si cette pièce était à Athène, représentant les divers héros de notre époque, notre statuette ne ferait pas le poids face aux autres et les gens passeraient sans même nous regarder. Lorsque la musique retentis à nouveau, cette fois-ci plus forte et plus présente dans la pièce, je compris son importance. Résolu à ne pas laisser cette peste nous transformer en pierre, Je regardais mon bel inconnu prendre la résolution d’avancer un premier pas et je retins son bras.


    « Médusa se trouve peut-être ici, fait attention. » Lui dis-je avec un air inquiet.

    C’est à ce moment là que nos pieds se décollèrent du sol tandis que des bulles d’eau arrivaient au dessus des statues. Un rire nerveux plus tard, nous atterrissons sur le sol à nouveau. Nous revoilà sur le plancher, prêt à être embrochés par une vipère. Soupirant de découragement, je regardais les bulles qui flottaient dans les airs. Divers objets s’y trouvaient à l’intérieur, ce qui me fascina énormément. J’en oubliais presque le sentiment de peur de croisé Médusa qui m’envahissait plus tôt. Je pointai une bulle à mon nouvel ami mystérieux :


    « Regarde ! Est-ce cette Lyre qui produit cette mélodie ? » Lui demandai-je, comme si il pouvait me répondre. Réalisant mon erreur, je regardai toujours cette bulle en souriant de joie. La musique retentissait comme si la lyre jouait toute seule et les vibrations de la musique créait des vagues sur la paroi de sa prison.

    Euphorique à l’idée de touché cette instrument, je suivais la bulle musical avec l’intention de la percée. C’est à ce moment là que j’entendis le bruit des serpents. Me désintéressant de la lyre, je devais pensée à notre survie d’abord. Je regardai les bulles flottant et trouva un objet qui avait comme propriété d’affiché le visage de celui qui le regarde. * Un miroir ? * Pensai-je incrédule. Sans hésiter, je perçai la bulle avec l’intention d’attraper l’objet qui allait nous servir contre la gorgone. Les bruits de serpents étant plus près, j’attrapai le miroir mais je n’avais pas prévu que la bulle allait se transformer en chute d’eau volante. Évitant de justesse de faire trempé, je retournai auprès de mon bel inconnu :


    « On peut se servir du miroir contre Médusa….aaaa » Lui dis-je en lui montrant l’objet. Une vague d’eau m’avait bousculé contre lui. Je m’y blottis quelques secondes, le temps de reprendre une contenance.

    C’est à ce moment que je regardai les autres bulles exploser et devenir des chutes d’eaux. La pièce allait se remplir très vite. Paniqué, je croisai le regard de mon bel inconnu en lui disant :


    « Je…je… je ne sais pas nager… » Avant d’être happé par une vague loin de lui…


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MessageSujet: Re: Un songe d'une nuit d'été (pv Eurydice) Sam 8 Juin 2013 - 16:44

J'examinai la salle avec intérêt et crainte, car je ne savais ce qui pouvait se cacher parmi les statues. Soudain, la sensation de lévitation que j'avais initialement ressentie en arrivant dans ce lieu me reprit et nous nous élevâmes petit à petit au-dessus de la terre. Cela ne dura pas : d'immenses gouttes d'eau commencèrent à envahir la salle et dès qu'elles apparurent nous retombâmes à terre.

La musique s'était intensifiée, et se faisait de plus en plus entêtante, comme si elle visait nous engourdir et à endormir notre vigilance. Je retrouvais seulement mes esprits quand j'aperçus Eurydice qui me montrait l'instrument de musique et qui se mettait à le suivre. Je voulus l'en empêcher mais mon regard se posa sur la bulle... C'était ma lyre !

Je suivis la nymphe afin de ne pas la laisser toute seule, mais bien vite je vis qu'elle s'inquiétait sans que je ne sache pourquoi. En effet je n'avais entendu aucun bruit, mais elle se comportait comme si quelque chose nous poursuivait. Peut-être n'avions-nous pas les mêmes perceptions dans ce lieu étrange. Elle se dirigeait jusqu’à présent en direction de mon instrument, mais un brusque changement était apparu dans son comportement, et elle changea de trajectoire pour attraper un miroir. La bulle qui le contenait émit un plop humide avant d’exploser, déversant l’eau qu’elle contenait à terre. La nymphe parvint à l’éviter et me montra le miroir, parlant de l’utiliser contre Médusa.

Ainsi, elle pensait que la Gorgone était dans le coin ? J’espérais jusqu’à présent que tout cela n’avait été que des suppositions et je retins un frémissement à l’idée que quelque chose avait confirmé cette pensée à Eurydice. Je posais mes yeux sur elle, car mon regard était la seule réponse que je pouvais formuler, quand une brusque vague la rapprocha de moi. Je manquais de sursauter, comme lorsque votre cœur remonte dans votre poitrine pour diverses raisons, mais je me remis bien vite. Malheureusement, je n’eus pas le loisir de profiter de l’instant présent. Les bulles emprisonnant les objets explosaient petit à petit, et la pièce se remplissait d’eau. Je regardais autour de moi avec horreur afin d’apercevoir les sorties éventuelles, mais tout était trop confus. Alors que j’allais attraper la nymphe par la main pour l’empêcher de couler, elle me fixa, et j’eus à peine de temps d’entendre ses paroles qu’une vague l’emporta loin de moi.

- Eurydice !

Je ne remarquais même pas que ma voix était revenue, et ce n’est que quelques instants plus tard que je me fis la remarque. Elle devait avoir été emprisonnée dans une des bulles elle aussi.
Sans réfléchir, je plongeais dans la direction dans laquelle la nymphe avait disparu, complètement paniqué à l’idée qu’elle se noie.
Je manquais tout d’abord de m’étouffer, car le courant de l’eau m’empêcher de remonter pour respirer. Je n’osais ouvrir les yeux en raison de tous les objets qui s’étaient mêlés à l’onde : j’aurai besoin de la vue pour retrouver Eurydice.
L’eau semblait couler désormais suivant une direction précise, comme une rivière, et je battais des jambes pour avancer plus vite. Mes poumons ne menaçaient plus d’exploser, et pour une raison que j’ignore, je n’étais pas essoufflé. Je n’avais simplement pas besoin de respirer… Ce constat me redonna l’espoir quant au sort d’Eurydice : si le même phénomène avait lieu pour elle, elle devrait normalement s’en sortir… L’idée qu’elle ne s’en sorte pas provoqua chez moi une peur intolérable et je la chassais bien vite pour ne pas me laisser abattre.

Soudain, le liquide parut se refroidir et le courant se calma. Comme tout semblait flotter lentement, j’entrouvris les paupières pour essayer de voir ce qui m’entourait. De hautes algues bleues flottaient autour d’incroyables colonnes blanches. Subjugué par la beauté aquatique et fascinante du lieu, je m’arrêtais quelques secondes de nager. J’avais de l’eau dans la bouche, et je la crachais pour en reprendre : c’est ce qui assurait ma respiration. Je constatais en revanche que je n’avais heureusement pas de branchies.
Alors que je désespérais de retrouver Eurydice dans un endroit si vaste, j’aperçus au loin une petite silhouette qui pouvait être la sienne. Me remettant à nager du mieux que je pouvais, je la rejoins rapidement.

C’était bien elle, mais elle avait les yeux fermés ! J’attrapais son poignet pour l’empêcher de dériver plus loin et je remarquais avec soulagement que son cœur battait toujours en sentant son pouls dans ma main. Je posais ma main gauche sur sa joue pour essayer de la réveiller, quand une ombre passa derrière moi. Inquiet, je me retournais, mais je ne vis rien.

Je me sentis soudain exposé au milieu de cette grande étendue vide, et je décidais de rejoindre les constructions plus basses que les colonnes encadraient. Je passais mon bras autour de la nymphe pour la tirer le plus doucement possible, et je descendis vers la coupole immaculée qui se trouvait sous nos pieds…



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Un songe d'une nuit d'été (pv Eurydice)

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