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Deus ex machina [Pv Ouranos - Didon]

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MessageSujet: Deus ex machina [Pv Ouranos - Didon] Jeu 14 Mar 2013 - 20:02

Edit Orphée, Carthage


Ce matin-là, Didon s'était parée de ses boucles d'oreilles en obsidienne, de son collier de nacre et de son diadème serti de topazes. Comme elle était de bonne humeur, sa robe était d'un rouge plutôt clair, et elle apprécia que ses quelques sujets le remarquent, lui adressant courbettes et sourires sur le chemin de la salle du trône. Elle avait également soigné son décolleté, mais pas tant que cela non plus : elle faisait une parade en ville, c'était plus un fait religieux en l'honneur d'Artémis qu'une démonstration de force, qui n'avait aucun sens dans une ville pour l'instant peuplée d'à peine plus de cent habitants. Les enfants les plus âgés avaient dix ans. Le temps qu'il avait fallu pour bâtir le palais, le temple, et les cinquante maisons alentour.
Elle s'assit sur le trône, attendant que ses quatre gardes arrivent pour commencer la parade. Un coup d’œil à la clepsydre l'informa qu'il lui restait encore un peu de temps. Parfait. Elle se leva de son trône, emprunta la petite porte dérobée qui se trouvait derrière celui-ci. Elle suivit l'étroit couloir, qui longeait les couloirs du palais. Malgré la multitude de bifurcations et d'escaliers, et le manque d'indications apparent, Didon s'y retrouvait parfaitement. Elle déboucha rapidement sur un petit balcon, tout en haut du palais, où elle aimait passer son temps libre, la tête dans le vent.
Elle commença à fredonner cet air qui lui était venu un jour, et qui, depuis, ne la quittait plus. Lorsqu'elle regarda à terre, elle aperçut un cheval galopant vers la ville. Étrange, ce fait n'était pas fréquent. Puis elle leva les yeux et vit qu'au-dessus d'elle volait encore cette colombe cuivrée - étrange créature en vérité - qui la suivait partout, planant au-dessus d'elle comme une ombre, une menace. La reine décida qu'il était temps de retourner dans la salle du trône, les gardes devaient être arrivés. Et puis cet oiseau l'énervait réellement.

Une fois de retour sur son royal fauteuil, elle constata qu'elle avait raison : les gardes étaient arrivés, et la clepsydre indiquerait les dix heures d'ici quelques minutes. Elle se leva, et s'adressa aux gardes.

-Bien, annonça-t-elle, nous allons y aller. Je vous préviens, si l'un de vous fait le moindre faux pas, vous devrez subir mon implacable jugement, suis-je bien claire ?

Un acquiescement presque mécanique suivit de la part des quatre gardes. Parfait. Elle savait qu'ils ne lui feraient pas défaut.
Didon fit quelques pas en avant ; les gardes l'entourèrent, et ils s'avancèrent vers les grandes portes de marbre blanc. Sur le coup de dix heures, celles-ci s'ouvrirent et la procession put débuter. La reine marchait en tête. Elle fut bientôt rejointe par quatre prêtresses d'Artémis, qui portaient sur un socle, dont elles maintenaient chacune un des pieds horizontaux sur une épaule, et qui supportait une statue de biche en airain. Puis virent en fin de procession deux hommes et deux femmes, portant une immense corbeille de fruits en or, emplie aussi bien de raisin et d'olives que d'oranges et de bananes, fruits qu'ils avaient découverts sur ces nouvelles terres.
Le petit groupe remonta la rue principale, qui reliait le palais au temple. Les habitants sortaient de leurs maisons et saluaient le passage de cette procession en effectif réduit pour un si petit village, mais qui ne perdait rien de sa superbe.

Un peu plus tard, Didon fut interpelée par un petit détail à sa droite - elle ne l'avait vu que du coin de l’œil, mais cela avait suffi. Elle leva bien haut sa main. Tout le monde s'arrêta net (les gardes produisirent l'habituel cliquetis sonore dû aux pièces d'armures s'entrechoquant ; la corbeille de fruit failli perdre quelques oranges). La reine se tourna vers la petite ruelle sombre, et prit la parole, d'une voix de stentor :

-Qui êtes-vous, vieillard qui m'observez depuis la pénombre des rues ? Je ne vous connais pas, or nous sommes si peu dans cette ville que je connais chaque habitant - excepté, peut-être, les nouveaux-nés. Mais un homme aussi âgé que vous est forcément un étranger. Mais personne ne m'a signalé l'arrivée de qui que ce soit dans la ville. Alors je vais être franche et directe, vieil homme : qui êtes-vous et que me voulez-vous ?
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MessageSujet: Re: Deus ex machina [Pv Ouranos - Didon] Lun 1 Avr 2013 - 5:33

Ces humains, si influençable et si sauvage en même temps. Ouranos aimait jouer avec eux, non pas en mal mais de façon à ce que le destin de certains soit digne de l’esprit des plus grands. Du haut de son trône Divin, Ouranos porta son attention sur une jeune femme au destin impressionnant, il semblait qu’elle allait accomplir de grandes choses pour son peuple. Il fallait donc s’assurer qu’elle ne soit pas mal influencée…

Une bourrasque bouscula les arbres et les feuillages, puis un bruit sourd, comme un éclair, accompagné d’un flash attira l’œil de certains passants. A la vue de tous, un vieillard sortit de la petite ruelle à demi-sombre. L’aube était encore orangée et les habitants étaient déjà bien éveillés. Boitant et s’aidant d’un bâton, le vieil homme se mit discrètement au coin de la rue, tendant la main aux passants que seuls certains d’entre eux daignaient y laisser une piécette. Le reste ignorait complétement la présence de ce vieil homme en fin de vie et dont la vue semblait avoir grandement faiblit. Sous ces traits d’un humain en fin de vie, Ouranos observait et savait d’avance que la jeune femme au destin incroyable allait passer par là. Effectivement, la Reine Didon avait pour habitude de venir tôt en ville pour se montrer à son peuple et l’écouter. Une Reine qui soutien son peuple en étant physiquement là pour lui, cela était plutôt rare…

Le bruit particulier des diverses pièces de l’armure de la Garde de la Rein était reconnaissable à trois lieux à la ronde. Elle arrivait. Evidemment, Ouranos ne pouvait décemment pas se présenter à elle comme étant le Dieu du Ciel. Il fallait passer par des moyens plus subtils et surtout plus directs. Un Oracle était toujours apprécié.

La Reine passa devant le vieil homme qui se redressa tant bien que mal et suivit cette dernière dans les allées de la ville. Elle semblait avoir un caractère fort et un sens de l’observation très travaillé. Elle remarqua bien vite la présence du vieil homme. D’un autre côté, il ne cherchait pas à se cacher, bien au contraire, il voulait prendre contact avec elle afin de la servir le mieux possible. S’arrêtant dans un fracas sans nom, la Reine se retourna vers Ouranos et commença son monologue.


« Je ne suis effectivement pas de chez vous grande Reine. Mais j’ai eu vent de votre…abnégation et j’étais curieux de voir cette Reine qui, contrairement à beaucoup d’autres, osait se présenter à son peuple en pleine rue. Je me présente, je suis Oclad, fils de Péosis. Et je suis un Oracle… »

S’inclinant devant la Reine autant qu’il le pouvait, Oclad, donc, resta devant la Reine et sa garde. Il fallait que la Reine soit intriguée pour que les choses fonctionnent. Enfin il était difficile de ne pas accueillir un oracle, surtout pour un membre de la royauté. Les Oracles étaient des hommes et des femmes très recherchés en ce bas monde. L’incertitude était une peur répandue chez les humains, il était donc facile de faire son chemin lorsqu’on était dans la divination. Evidemment, il y avait toujours les opportunistes mais comme on pouvait s’en douter, Oclad n’était pas de ce genre là, loin de là même.

« Si je puis me permettre, le cheval que vous avez aperçu ce matin était effectivement étrange comme vous le pensiez. Et votre habitude à aller sur ce petit balcon secret et cette mélodie que vous fredonnez sans arrêt sont des moments rien qu’à vous. Mais pour une fois, ce cheval fut celui avec qui vous avez partagé cela. Et ne vous inquiétez plus pour cet oiseau. »

Un grand sourire se dessina sur le visage du vieil homme, portant son regard blanc au loin. Être aveugle n’empêchait jamais un Oracle de voir. Si avec ça, la Reine ne portait pas son attention sur l’ancien, Ouranos ne savait plus quoi faire pour attirer l’attention de la jeune femme. Sa condition d’Oracle pouvait permettre à la Reine tellement de choses qu’il était impensable qu’elle ne l’invite pas au palais. De plus, malgré un âge certain et une vie sans grande fortune, Oclad était propre, avec une dentition blanche des plus surprenantes. Vivre dans la rue n’était pas une excuse au laisser-aller. Oclad semblait également être quelqu’un d’agréable et de naturel. Ce qui pouvait plaire dans certains cas…
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