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Un séjour au Tartare (Premier Jour) [PV Hélène - Thanatos]

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MessageSujet: Un séjour au Tartare (Premier Jour) [PV Hélène - Thanatos] Mer 13 Mar 2013 - 0:44

Edit Atalante : Enfers, Tartare

Hélène m'avait beaucoup surpris. Oh, pas pour le fait d'avoir choisi une autre solution que celles que je lui proposais, non, ça, c'était plutôt un comportement auquel je pouvais m'attendre. Non, c'était la nature de ce troisième choix. Traverser le portail aux côtés d'Hélène, bras dessus, bras dessous, c'était... Inespéré. J'étais aux anges (malgré le fait que je n'aime pas les chrétiens - qui, pour moi, s'apparentent plus à des chrétins (non mais "croissez et multipliez", et puis quoi encore ?) - et que j'en sois en quelques sortes un moi-même).
Si Hélène avait été consciente pendant le voyage, elle aurait vu l'énorme sourire que j'arborais alors(de la vie sur mon visage ? Impossible ! Et pourtant, c'était vrai). Mais elle ne pouvait pas être consciente lors de ce passage, seuls les dieux le pouvaient, car ne résiste à la magie divine que qui est fait de magie divine. Et aussi parce que je l'avais voulu ainsi (je discutais parfois avec Hypnos pendant ce temps là, lorsqu'il m'accompagnait, et j'allongeais de ce fait la durée du voyage, pour parler aussi longtemps que je le souhaitais à l'abri des oreilles indiscrètes) et que je trouvais cela très pratique. Mais cette fois-ci, tout s'était fait très vite - l'espace de quelques secondes, qui seraient instantanées pour Hélène - car je n'avais personne à qui parler durant ce voyage, et surtout parce que je ne voulais pas faire attendre la Reine, si inconsciente qu'elle soit. J'étais un gentleman après tout.
Nous débouchâmes sur les Enfers. Le Tartare, plus précisément. Ma demeure était là, quelque part perdue dans ces immensités désolées. Mais pour l'instant, ce n'était pas un paysage idyllique que voyait Hélène. Nous étions sur un pic rocheux, qui surplombait d'immenses plaines, pas verdoyantes, loin de là, mais d'un rouge poussière, désolées et stériles, qui s'étendaient tout autour de nous à perte de vue. Elles étaient entourées par d'immenses falaises qui montaient si haut que l'on n'en voyait pas le sommet. Le plafond n'existait pas, ou plutôt si, mais il était si loin que l'on avait l'impression qu'il était fait de pénombre. Je levai les yeux vers lui et commentai :

-Là-haut, c'est l'Océan, c'est votre continent, c'est le monde des vivants. Le Tartare se pose en tant que fondations pour votre monde. Cela ne doit pas vous rassurer des masses, j'imagine - d'autant qu'on ne voit pas le plafond. Rassurez-vous, celui-ci est à toute épreuve. Il y a autant de distance entre le plafond et votre monde qu'il n'y en a entre votre monde et la limite entre l'Air que vous respirez et l'Éther des dieux. Aucun des monstres torturés qui vivent ici ne vous atteindront jamais.

Lorsque je me tus, trois boules de feu surgirent de nulle part et fusèrent vers un endroit de la plaine. C'était assez près de nous, je crus d'ailleurs tout d'abord qu'elles étaient venues nous souhaiter la bienvenue. Mais je me trompais : les Érinyes allaient en fait tourmenter l'un des éternels prisonniers du Tartare, Tantale, qui, avec les années, avait réussi à briser sa chaîne et errait à présent comme un zombie, à la recherche de nourriture ou de boisson qui ne fuirait pas ses doigts. Les trois sœurs l'encerclèrent, et le retinrent jusqu'à ce que les Hécatonchires, ces géants aux cent bras, arrivent avec de nouvelles chaînes et le remettent à sa place. Je me tournai vers Hélène :

-Bien, nous allons peut-être nous diriger vers ma demeure et éviter d'assister aux supplices des autres résidents, comme les Titans, par exemple...

Toujours à son bras, j'avançai d'un pas et fis apparaître du même coup un immense pont de quartz. Sa couleur blanche et sa transparence contrastaient avec le rouge sombre et opaque du reste du Tartare. Le sol du pont était uniquement translucide, on ne voyait que des ombres floues et la vague couleur du sol à travers, sauf si l'on se plaçait adéquatement, auquel cas le sol n'existait plus, et l'on voyait tout clairement. La rampe et ses barreaux, eux, étaient finement décorés mais transparents, aussi, on ne voyait ses motifs que par intermittence, et parfois, la rampe disparaissait. En fait, au loin, on ne distinguait même plus le pont, il était invisible. D'en bas, on devait avoir l'air que nous marchions dans les airs, sous certains angles. Au bout d'une très courte marche (la magie avait l'avantage d'abolir les distances, tout comme le temps, ce qui nous avait épargné les Danaïdes, cinquante jeunes femmes condamnées à remplir un puits sans fond, et les Aloades, deux jumeaux attachés à un pilier entouré de serpents et surmonté d'une chouette hululant sans jamais s'arrêter), nous arrivâmes près d'une petite montagne, où un homme roulait une pierre jusqu'au sommet, avant que celle-ci ne retombe et qu'il ne doive la chercher.

-C'est Sisyphe, commentai-je, il est supplicié près de chez moi car c'est moi qu'il a défié. Oser défier la Mort, quelle absurdité... Il m'a enchaîné, puis lorsque j'ai pu finalement le prendre, il avait convaincu sa femme de ne pas l'enterrer convenablement après sa mort, et à ce motif, il a convaincu Hadès de remonter chez les vivants pour remédier à cela. Le dieu des enfers est tombé dans son piège, et Sisyphe n'a pas daigné redescendre ensuite. J'ai dû aller le chercher moi-même, en fin de compte. On l'a ensuite condamné à cette punition.

Ce "on" était volontairement ambigu. "On" impersonnel ou impliqué, elle ne le saurait pas. De mon côté, j'étais plongé dans mes pensées et mes souvenirs... Que représentait au juste la Vie, pour les humains ? Pourquoi y tenait-il autant ? Ne savait-il pas qu'au bout de millénaires d'existence, on s'ennuie profondément ? Si je n'étais pas si créatif dans les manières dont je tue les gens, je m'ennuierais déjà depuis belle lurette... Ces humains avaient-ils réellement un peu de bon-sens, au fond ?

-Enfin, dis-je en interrompant mes pensées, nous sommes bientôt arrivés chez moi. Rassurez-vous, le cadre est... plus joyeux. Plus digne des Champs-Élysées.

Nous reprîmes notre marche et fûmes bientôt rattrapés par les Érynies, qui semblaient avoir un moment de libre. C'était gentil de passer dire bonjour !

-Bienvenue, reine de Sparte, lança Alecto. Vous êtes la première vivante que nous voyons, vous savez ?

Elles éclatèrent de rire toutes ensemble. Alecto poursuivit :

-Je me présente, je suis Alecto, "l'Implacable". Pour me reconnaître, je suis celle aux cheveux-serpents dorés, alors que ceux de mes sœurs sont verts, comme vous voyez. À ma gauche, Tisiphone, "la Vengeance", c'est celle qui a les ailes rouges, et pas noires. Et la dernière, à droite, c'est Mégère, "la Haine". C'est la plus ridée des trois.

À nouveau, elles éclatèrent d'un rire sonore. Tisiphone enchaîna :

-Ne vous méprenez pas, ma douce, nous ne sommes pas si méchantes que cela ! Nous faisons juste notre travail, nous avons aussi un sens de l'humour. Et nos surnoms sont un peu exagérés, je crois.

-Ah mais... En fait non, remarqua Mégère, avec une fausse surprise.

Une fois de plus, elles pouffèrent. Mégère continua :

-Mais vous savez, on en sait beaucoup sur vous. On vous promet une bonne place aux Champs-Élysées, si vous mourrez, et on vous rendra visite de temps en temps, ça fera peur aux morts si purs et innocents de là-haut !

Encore un ricanement. Alecto reprit :

-Mais franchement, c'est mieux ce que vous a proposé Thanatos, hein. Je serais vous, j'accepterais. Sinon, il va encore nous bassiner pendant des heures à faire votre portrait élogieux, de votre beauté, de votre caractère si pur, et tout et tout...

Puis, avant que l'on puisse dire quoi que ce soit, elles disparurent, laissant la trace de leur rire en un écho persistant. Quant à moi, j'étais tout rouge. Plus encore qu'une tomate. Je repris vite mes esprits, m'éclaircis la gorge, et nous reprîmes notre route. Enfin, nous arrivâmes devant une lourde porte d'obsidienne, aussi noire qu'opaque. Je levai mon bâton, serti d'un joyau du même matériau, et les portes s'ouvrirent.
Derrière, c'était un tout autre monde qui s'offrait aux yeux de ma belle : un petit chemin de terre partait des portes, il était entouré à son commencement par deux immenses dieux de marbre vert, puis quelques pas plus loin, par deux colossaux sphinx de granite rose. Il serpentait doucement, à travers de grandes prairies au herbes plus ou moins hautes, mais toujours parsemées de mille fleurs aux couleurs chatoyantes et variées. On n'en voyait pas la fin : on voyait un ciel bleu, au loin. Le soleil, quant à lui, illuminait toute la zone, mais lorsqu'on le regardait, il n'était pas là, mais derrière nous, afin que l'on ne se brûle pas les yeux. Le ciel était tout aussi bleu que sur Terre, mais ne comportait que très rarement des nuages. Les jours de pluie, ça n'existe pas, les jours de pluie ne reviendront pas. Puis, au loin, au bout du chemin, dominant la vallée, en haut d'une butte, s'élevait un grand palais à la façade de grès chatoyante et doucement dorée, et dont les fenêtres miroitaient en diffractant la lumière solaire. Lorsque l'on se retournait, les portes d'obsidienne avaient disparues et laissaient place à un ciel vide et pur. Et l'on apercevait, plus difficilement car, d'ici, il était ardu de le voir du fait de sa hauteur et de sa distance, un lac d'un turquoise clair et agréable, attenant au palais. On ne pouvait pas le savoir, car l'étang était trop loin pour cela, mais il était peuplé par une famille de cygnes tout à fait dociles, qui sortaient parfois de leur habitat pour marcher dans les couloirs du palais, et rendre visite à ses occupants - bien que jusque là, ils n'aient trouvé personne.

-Voici, chère Hélène, votre domaine. Derrière le château se trouve la ville d'Atanthos, où résident vos quelques milliers de fidèles. Vous pourrez la visiter au gré de vos envies, mais tout d'abord, il serait bon que nous nous dirigions vers le palais, que je vous montre vos quartiers. Je vous épargne la visite de ma propre demeure, je pense que vous la trouverez beaucoup trop sombre, froide et morne, mais j'aime bien vivre dans ces conditions. En tous cas, j'espère que ce cadre vous convient, que vous l'appréciez. J'avoue avoir parfois du mal à cerner vos goûts, à vous les humains, mais de ce que j'ai pu voir et apprendre, cela devait à peu près correspondre... Quoi qu'il en soit, Bienvenue, chère Hélène !

Je l'espérais très fort, en tous cas. Mon regard revint sur Hélène, dont je guettai la réaction. Un rapide coup d’œil au sablier d'Hélène m'apprit que, fort heureusement pour moi, il ne s'était pour l'instant écoulé qu'une heure.

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MessageSujet: Re: Un séjour au Tartare (Premier Jour) [PV Hélène - Thanatos] Jeu 14 Mar 2013 - 0:00

    Deux tableaux successifs de nature très différente suivirent cette descente aux Enfers (qui d'ailleurs, chamboula Hélène, qui avait l'impression que ses jambes ne portaient plus son corps - elles ondulaient comme des rubans lâchés dans un tourbillon. Heureusement, Thanatos la soutenait fermement par le bras).

    Le premier tableau, le plus sinistre des deux, est celui qu'Hélène découvrit lorsqu'elle reprit conscience, à son arrivée dans le Tartare (une curieuse odeur de viande et de souffre flottait dans l'air). Des plaines arides et désertes, s'étendaient à perte de vue. Tout autour, des pics immenses, des montagnes dont on ne voyait pas le sommet. La haut, une pénombre indescriptible qui semblait ondoyer très lentement (seul mouvement perceptible). Partout, la Mort. Hélène frissonna. Cet endroit lui donnait la chair de poule. Un silence glacial régnait dans ce monde hostile. Thanatos le brisa pour donner à son hôte des précisions sur ce décor infernal. Puis soudain, trois boules de feu : les érinyes. Je vous passerai les éléments qui suivirent pour passer directement au deuxième tableau.

    Un cadre bucolique et champêtre. Mais aussi grandiose. Des fleurs, un ciel bleu, un chemin de terre, un lac peuplé de cygnes, un château magnifique... Et pourtant, tout n'était qu'artifice. Mais Hélène pouvait avouer que ce décor qui magique était très réussi. D'ailleurs, cette reine, elle reste bien silencieuse depuis tout à l'heure. Elle observe. Elle est éblouie par ce charmant paysage. Elle se concentre pour ne pas défaillir (elle a toujours du mal à tenir sur ses jambes). (Notez ce passage au présent subitement et excusez cette maladresse qui n'en est pas une - je ne pouvais pas imaginer ce paragraphe différemment).

    (On repasse au passé simple / imparfait.) Thanatos reprit la parole pour présenter à Hélène son domaine, et lui souhaita la bienvenue. La reine de Sparte prit enfin la parole, parce qu'il y avait une chose dans le discours de son hôte qu'elle n'avait pas compris :

    Mais, où est ce que vous habitez, vous ?


    Ils suivirent le chemin de terre jusqu'au palais. Hélène n'en crut pas ses yeux lorsqu'elle découvrit l'intérieur. C'était encore plus impressionnant que le palais de Sparte. Le hall d'entrée était si grand qu'on n'en voyait pas les limites. Le plafond était décoré d'une peinture de ciel d'un bleu apaisant, un mélange de turquoise et de bleu roi délavé, dans lequel se mêlaient des nuages pastels plus ou moins orangés. Le sol brillait, il s'agissait d'un parterre de verre transparent sous lequel se trouvait un aquarium immense, ou nageaient des centaines de poissons exotiques aux couleurs tropicales. Et les murs... ou étaient les murs ? Hélène se demanda combien de temps il leur faudrait avant de déboucher sur la prochaine pièce. Mais voilà qu'elle commençait à se sentir mieux, et ce cadre lui plaisait drôlement, alors elle n'était nullement pressée.

    C'est magnifique,
    lacha t-elle a mi-voix. Je n'aurais jamais pu imaginer une telle demeure ici-bas !

    Soudain, elle perçut enfin dans le lointain les frontières de ce hall incommensurable. Elle vit d'abord une longue tache rouge qui s'élevait vers le plafond. Un tapis, sur un escalier de marbre blanc. Les rampes étaient en or massif et elles étaient serties de pierres précieuses (qui écorchaient les mains si on montait ou descendait les escaliers avec précipitation.... ou les fesses, si on préférait faire du toboggan sur la rampe, à la Mary Poppins). Ils gravirent les marches de cet escalier et débouchèrent sur un couloir décoré de tissu rayé beige et pourpre. Hélène se pencha à la balustrade pour observer une dernière fois le hall, avant de suivre Thanatos qui marchait en tête.

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Ln(3)
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"Her Majesty's a pretty nice girl,
but she doesn't have a lot to say,
Her Majesty's a pretty nice girl,
But she changes from day to day ..." - The Beatles  :guity:


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MessageSujet: Re: Un séjour au Tartare (Premier Jour) [PV Hélène - Thanatos] Dim 12 Mai 2013 - 22:12

Après mon long discours, Hélène avait demandé où j'habitais exactement. J'avais eu un petit sourire gêné, et répondis, évasif :

-Oh euh, quelque part dans les sous-sols du château... Ce n'est pas intéressant à visiter !

Nous empruntâmes le petit sentier terreux jusqu'à l'immense demeure qui serait bientôt la sienne. Lorsqu'elle y pénétra, elle parut réellement impressionnée, fascinée même. Elle s'émerveillait de chaque détail, semblait admirer chaque parcelle du hall d'entrée. Et ce n'était que le hall d'entrée... Elle murmura quelque chose à propos de la beauté des lieux et de sa surprise, ce qui me fit sourire - imperceptiblement.
Nous aperçûmes bientôt l'immense escalier de marbre (très) richement décoré, qui menait à l'étage supérieur, non moins luxueux. Nous montâmes rapidement, et je constatai vite, en me retournant, qu'Hélène était restée un peu en arrière, éblouie par tant d'apparat. Cela me fit sourire à nouveau. Elle était comme un enfant qui découvre un nouvel objet... Comme elle était mignonne !
Une minute. J'avais dit mignonne ? Je restais figé un temps. Mais qu'étais-je en train de penser ? Elle m'attendrissait vraiment trop. En fait, je savais, j'étais persuadé même, que j'aurais été incapable de lui faire le moindre mal. Jamais, jamais... Jamais.
Elle se rendit vite compte qu'elle était en arrière, et se remit à me suivre.
Nous marchâmes encore quelques minutes, dans ce couloir qui, là encore, était créé exactement à l'image de ce qu'elle imaginait de plus beau, d'idéal. Comme le reste du palais d'ailleurs.
Après lui avoir montré les portes des différentes chambres (il y en avait une petite centaine, après tout, les souverains avaient souvent des invités), nous arrivâmes enfin au bout du couloir. En face de nous, le couloir se terminait en une immense porte de chêne à double battants, richement décorée. De part et d'autre, un immense escalier menait à la salle en contrebas. Je m'avançai, sortis une clé de diamant et poussai les deux imposants panneaux de bois. Devant nos yeux s'étendait à présent la chambre d'Hélène. Je me retournai et lui souris :

-Voici votre chambre, gente damoiselle. Sur six étage, avec en bas, la chambre et son lit à baldaquin, en face, comme vous le voyez, une pièce à vivre, où vous pourrez également recevoir qui bon vous semblera. Juste au-dessus, la bibliothèque, avec une collection de parchemins plus extraordinaire que tout ce que vous pourrez trouver sur Terre. Ensuite, tout un étage dédié aux plaisirs artistiques, avec une cuisine (car c'est de l'art - notez que les plats vous seront apportés, si vous ne souhaitez pas cuisiner), une salle de peinture et d'arts plastiques en tous genres, avec une partie dédiée au dessin architectural, un bureau de littérature, un atelier de sculpture, une zone dédiée au cinéma (vous verrez, c'est une invention pour le moins divertissante)...

Je fis exprès de faire comme si je n'avais pas pensé à l'essentiel. Je marquais un petit temps, puis repris :

-Et bien sûr, une salle entière avec des instruments de musique. Vous noterez qu'il y a une salle où se trouve un instrument qui nous vient du futur, je pense que vous l'apprécierez. Plus tard, on donnera à cet instrument le nom de piano... Enfin, le dernier étage, lui, est un boudoir pour les moments où vous préférez rester seule. Notez que lorsque vous y serez, votre porte se verrouillera automatiquement, et rien ni personne ne pourra plus vous déranger, même pas les sons, la température, les odeurs...

Je marquai encore une pause, puis repris, rayonnant - ce qui n'était certes pas mon habitude, je me surprenais moi-même - :

-Alors, qu'en pensez-vous, grande Hélène ?

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