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Concours n°1 : Les participations.

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MessageSujet: Concours n°1 : Les participations. Mer 27 Juin 2012 - 21:59

    Bonjour à tous,
    Je tiens d’abord à remercier et à féliciter les personnes qui ont été assez courageuses pour se lancer dans ce concours difficile. Pour vous récompenser de cet effort, les cinq participants seront récompensés. Avant de vous présenter les textes de nos cinq candidats (j'ai préféré laisser les épopées anonymes pour éviter le favoritisme et les votes par copinage), je vais vous expliquer comment va se dérouler la suite du concours.

    Comment voter ?

    Envoyez moi un message privé, dans lequel vous notez sur 20 chacune des participations. N'oubliez pas de commenter par quelques phrases pour expliquer votre note (Pas de notes injustifiées, merci). Pas besoin de vous faire un tableau, je pense que vous avez compris : Vous devez m'envoyer 5 notes accompagnées de 5 petits commentaires (je ne vous demande pas de m'écrire de dissertations sur chaque texte hein, juste quelques phrases).
    Si vous avez participé au concours, il est également possible de voter, mais cela va de soi, vous ne pouvez pas noter votre propre participation. Si vous avez participé, vous m'enverrez donc 4 notes et 4 commentaires.
    Pour encourager les membres à voter, j'ai décidé d'ajouter 1 Zeus d'Or à chaque votant.

    Comment noter ?
    Je vous conseille de vous appuyer sur ces critères : le style, la forme, les rimes, l'orthographe, le choix de mots, la syntaxe, la cohérence, l'intérêt de l'histoire, ... A vous de voir Smile

    Ce sujet
    Sur ce sujet, vous pouvez exprimer votre opinion sur les textes, mais vous ne pouvez en aucun cas révéler :
    1. que vous êtes l'auteur de telle ou telle épopée.
    2. les notes que vous allez attribuer.
    En revanche vous pouvez dire que telle ou telle épopée vous plait / déplait, et également me poser des questions si vous en avez. N'oubliez pas de m'envoyer vos notes PAR MP et non sur ce sujet. Merci.


    Jusqu'à quand voter ?

    Vous avez jusqu'au 13 juillet pour m'envoyer vos votes. Les résultats seront publiés le 14 ou le 15 juillet.

    Je pense que vous savez tout maintenant, alors je passe aux épopées (elles sont publiées dans un ordre purement aléatoire, c'est Momus qui a tiré au sort):

    Epopée n°1

    Qui aurait osé dire que cet homme, cet enfançon
    Aurait un jour mené ses pas plus haut que les pinsons ?
    C’est en faisant fi des trahisons
    Que le jeune homme se détourna des coups de bâtons.
    Par monts et par vaux il voyagea
    Qui aurait pu dire où le mèneraient ses pas ?
    Il fut d’abord un leurre, un appât
    De son air candide, personne ne fut las
    Puis il se détourna de cette masse
    Celle des bandits où il ne trouvait plus sa place
    Nul ne pouvait faire face
    Aux monstres avec tant de grâce
    Grâce, me questionnez-vous ?
    Car oui, je ne mentirais pour un sou
    En affirmant que ses gestes étaient un tout
    Dans chacun on pouvait reconnaitre le loup
    Que le plus vil, le plus méchant
    Celui qui n’aurait pas eu de cesse de montrer ses dents
    N’aurait laissé échapper aucun ricanement
    Pourtant cela ne dura qu’un temps
    Car ayant tout pour lui, le gamin
    Le môme, le morveux, le sagouin
    Attira malheureusement le regard du Malin
    Il ne s’était pas emparé de la voie du paladin
    Trop longtemps il avait détourné les yeux
    De la route sacrée de Dieu
    Il faillit se faire transpercer par un pieu
    Son corps élancé attirait tous les yeux
    De nombreux coups d’épées l’accueillirent
    Lorsqu’il tenta sa chance sans faillir
    Personne ne le verrait périr
    Tant qu’il n’aurait pas laissé échapper un dernier rire,
    Un autre regard moqueur,
    Car le gamin, encore et toujours n’avait pas peur
    Il savait où le menaient ses leurres
    Que les hommes finirent par le nommer malheur
    On se détourna de son beau visage
    Le temps fit dans son âme des ravages
    Fini les jeux de son âge
    Il devint peu à peu un homme sage
    L’enfant, aux yeux des hommes
    Prit la voie des fantômes
    Afin de montrer qu’il n’avait pas besoin d’aumône
    Pour monter à son tour sur le trône
    Ses pas le menèrent au plus profond des fossés
    Ces endroits d’où les plus valeureux ne revenaient jamais
    Il n’hésita pas un instant à sauter
    Lorsque ses aventures l’amenèrent à pactiser
    Avec le pire des hommes, celui dont on ne savait le nom
    Qu’on nommait par crainte l’Ombre, la Mort ou le Pont
    C’était lui qui menait vers l’éternelle prison
    Celle d’où même les rois ne pourraient planifier leur évasion
    Le môme brava donc la Mort
    Il n’hésita pas un instant face au sort
    Si c’était cela qu’il fallait pour qu’on cesse de le juger, alors
    Il ferait tout, jusqu’à sacrifier son corps
    Ne venez pas me dire qu’il avait tort, le Petit
    Il avait dans ses aventures grandit
    On ne change pas ainsi les avis
    Un surnom reste quel qu’en soit le prix
    Armé seulement d’une épée
    D’une armure, d’un casque, d’un bouclier
    Il osa faire face au dragon d’acier
    Celui qui terrorisait toute la vallée
    Mais ses exploits ne cessèrent pas là
    En effet, peu importe où le menaient ses pas
    Il pouvait trouver un monstre qu’il fallait faire passer à trépas
    Quand ce n’était pas un dragon, un orc, un malfrat
    Il devait faire face au gardien des fables
    Celui qui s’était aventuré trop loin dans les sables
    Ceux de l’oubli, de l’inconscience et de l’impalpable
    Chacun savait qu’il avait été aimable
    Jusqu’à qu’un ‘Je ne crois pas aux fées’
    Lui fit oublier son but premier
    Par les mots et les histoires charmer
    Car dans son monde, il était un sorcier
    Celui qui entrelaçait les mots
    Leur donnait vie au plus haut
    Il dû faire face aux plus sots
    Eux, le jugèrent par ses oripeaux
    Ils lui dirent : ‘va t-en, magicien’
    ‘on sait tous que tu ne feras rien de bien’
    ‘plus personne ne veut faire le lien’
    ‘avec la magie des temps anciens’
    Ce fut ce dernier adversaire
    Que le Petit dû mettre à terre
    Il était difficile de faire disparaitre la Mère
    Celle représentée par les magiciens, ses pairs
    La Mère ? Celle qui donna contes et légendes
    Celle que l’on nomme à présent Propagande
    Il a bien fallu qu’elle modifie ses harangues
    Elle avait toujours été habile, sa langue
    Malheureusement les sorts, les potions et les enchantements
    N’impressionnaient plus que les enfants
    Le Dernier Sorcier, qui relayait les derniers crans
    S’opposa à ce changement
    Le Petit ne partit pas cette fois,
    Armé d’un coutelas
    Il prépara avec astuce et grands fracas
    Son arrivée dans l’arène du trépas
    Il usa de force ruses
    Pour tromper le gardien des Muses
    Celui qui pleure, celui qui use
    Lui qui ne voulait que des excuses
    Le Gamin utilisa ce qu’on appelait le Moderne
    Pour donner un dernier coup de grâce, y mettre un terme
    Il fallait savoir s’avouer vaincu, disait-il d’un ton ferme
    Savoir quand la fin de son temps nous enferme
    Dans le monde de l’oubli
    Cesser de pousser ces cris
    De chercher à survivre à tout prix
    Chacun son heure, la Mort a dit
    ‘Je la connais bien’
    ‘Partons ensemble, main dans la main’
    ‘Elle nous laissera faire un petit bout de chemin’
    ‘Puis nous reprendra tous les deux au matin’
    ‘Je ne suis moi aussi destiné à disparaitre’
    ‘Les chevaliers, les druides, les reitres’
    ‘Ainsi que les esprits de la nature ne sont plus les maitres’
    ‘C’est un nouveau monde qui est en train de naitre’
    Ce fut ainsi qu’il triompha de plus tenace des opposants
    Qui pourtant ne versait que rarement du sang
    Dans ses mots se mêlaient le noir, le blanc
    Le petit, le fort, le maigre, le grand
    Sa magie était celle de l’histoire
    Qui disparut pour laisser place à un autre espoir
    Il l’avait été, l’espoir, mais dorénavant il devait choir
    Il faut me croire
    Ce Petit, c’est nous, c’est vous, c’est moi
    Celui qui n’a pas encore fait une croix
    Sur l’imagination, ne l’attaque pas comme une proie
    Se contente de l’apprivoiser avec foi
    Qu’un jour peut-être, tel le phœnix
    L’homme cessera toutes rixes
    Posera l’arme de fer, d’acier et d’onyx
    Pour sortir du Styx
    Le dernier magicien et le Petit
    Ceux qui rêvent et ceux qui rient
    Ceux qui croient et ceux qui prient
    Car pour eux il n’y a pas d’on-dit
    Il n’existe qu’une seule chose
    Qu’il soit dit en vers ou en prose:
    Le Rêve, cette osmose
    J’espère que vous serez de ceux qui osent

    -------------------------------------------

    Épopée n°2

    Ô Seigneur, vous plairait-il d’entendre l’histoire,
    D’Henrik, fils du roi Grégoire,
    Qui régna sur L’Allandrie lointaine au-delà de la mort
    Ayant pris l’aspect d’une statue en or
    Peu sont ceux qui connaissent son voyage
    Moi qui l’ai appris de la bouche d’un mage,
    Je ne vous en dirai que des faits certains.
    Figurez-vous l’Allandrie, lors d’un beau matin
    Le jeune Henrik, tout de pourpre vêtu,
    Va à la fenêtre, lève son front têtu.
    Et découvre des rires étouffés qui l’assaillent.
    «Par Dieu!» crie t-il -ce prince parlait fort mal
    Quand donc s’arrêteront ces bruits ?
    Parce que j’ai refusé d’aider quatre jeunes filles
    En proie à un serpent, sur la place du marché
    Parce que je ne passe pas mes journées
    A galoper sur de fiers alezans,
    On me traite de lâche et les enfants,
    Eux-mêmes rient sur mon passage
    Je suis la risée de mon propre village!»
    Un vieux sage consulté se montra peu aidant.
    Il connaissait certains cas précédents.
    Soucieux de montrer qu’on lui faisait du tort,
    Henrik décida de s’embarquer à bord,
    D’un des vaisseaux de son père, le plus faible -à dessein-
    Manière de prouver que lui ne craignait rien !
    Ayant recruté parmi son équipage,
    Nombreux repris de justice et nombreux petits pages,
    Il cria au peuple, rassemblé sur le quai:
    «Je ne reviendrai pas sans la tête du Roquais!»
    Las, le Roquais, ce monstre fabuleux,
    Qui hante les cavernes d’un îlot ténébreux
    Ceux qui l’ont rencontré ne sont plus là pour dire
    A quoi il ressemblait, ou bien s’il sait sourire,
    Ils sont morts malheureux, et c’est sans doute le sort
    Qui attend notre prince à la sortie du port !

    Ils naviguaient, au milieu des flots vengeurs
    Perdant peu à peu leur ferveur
    Sept des marins rencontrèrent leur fin
    Victimes de requins
    Pourtant Henrik gardait foi en l’avenir,
    Et en l’épée offerte par son aïeul Samir.
    Elle seule, dit-il au second, homme d’expérience
    Serait capable d’abréger l’existence
    Du Roquais. Le vieux l’écoute sans un mot.
    Car quel danger menace leur bateau?
    Le souffle d’une tempête, venant du bout du monde,
    Menace d’écraser leur précieuse mappemonde.
    On lève les voiles! On crie! On court à l’intérieur!
    Choqué, Henrik se moque de leur frayeur.
    Il les rejoint pourtant
    -Le danger était grand-
    «Homme sans raison», le sermonne le second,
    De se risquer sur cette embarcation!
    Nous serons chanceux, si nous voyons demain.»
    Pour le rassurer, Henrik frappe dans ses mains.
    A grand renfort de cire et de ficelle,
    Il fabrique rapidement une voile nouvelle,
    Et quand le soleil enfin transperce les nuages
    C’est un navire entier qui reprend le voyage.
    Ravis, les marins veulent boire à sa santé,
    Ils crient son nom, le second le premier,
    Mais Henrik leur dit de mettre de côté,
    Ce peu de vin qu’ils ont maintenant,
    Et devra leur durer au moins deux ans.

    Il est long le chemin, jusqu’à l’île du Roquais,
    Et nos voyageurs décident de s’arrêter,
    Sur les terres riantes du bon roi Grigou,
    Ce souverain très pieux, accueille selon son goût,
    Ceux qui osent s’amener chez lui,
    Il peut être excellent ou bien plein d’infamie,
    Quand il apprend le pari qu’a lancé notre héros,
    Il devient irrité et prononce ces mots:
    «Voilà bien une histoire inutile,
    Tu délaisses ton peuple pour courir vers une île,
    Qui peut-être, n’existe même pas.»
    A ce moment, son regard aperçoit,
    Son aînée Irina, une jeune fille aux yeux bleus,
    Qui se tient en respect, rêveuse, devant le feu,
    Depuis des années, il cherche à la marier,
    Et n’a pu trouvé candidate qui lui grée,
    Car la fille est comme son père, excessive,
    Inspirant la terreur aux gens de leur rive,
    «Voilà mon marché, dit-il à son hôte,
    Prends-donc ma fille comme épouse et, sans faute,
    Pour vous, je ferai le nécessaire,
    Il y aura un festin, un bal, des trouvères»
    Poussé par ses hommes, Henrik accepte enfin.
    Et, quoique guère convaincu, il attrappe la main,
    De sa jeune fiancée, qui sourit aux anges.
    La fête commence: on danse et puis l’on mange,
    Au petit matin, le prince veut repartir,
    Il recharge, à tâtons, son navire,
    Quelle n’est pas sa surprise, de trouver dans les cordages,
    Sa femme, qui lui tient aussitôt cet adage:
    «Dans notre pays, les époux ne se séparent jamais
    Je vous accompagne donc jusqu’à l’île du Roquais»
    Rien ne sert de discuter: on l’embarque donc,
    Sous les chants des tisseuses de jonc.

    Il le traquait, un an durant, sans l’ombre d’un combat,
    Quand à minuit soudain, un marin déchira
    Le silence. Terre ! disait-il. Et un îlot obscur,
    Apparut de nulle part, tandis qu’une voix dure,
    Criait: »Qui vient troubler mon repos ?»
    A peine réveillé, Henrik ne souffla mot,
    Il monta lentement sur le parapet,
    Et approcha du monstre sa précieuse épée.
    Il le blesse ! Las ! Le Roquais s’enhardit,
    Il cherche à lui montrer qui est le maître ici,
    Crache des flammes, près desquelles un dragon,
    Lui-même se brûlerait les ailerons,
    Henrik esquive le coup, de même quand le Roquais,
    D’une patte, cherche à le faire trébucher,
    Il se bat comme ses marins ont rarement vu le faire !
    Hélas, cela semble être la fin de leur affaire !
    Car voilà que la créature, habile et pernicieuse,
    Envoie des serpents aux blessures venimeuses,
    Pour le prendre par derrière,
    Irina , aussitôt, attrappe une dague en fer,
    Qui traînait sur le pont,
    Elle en frappe les démons,
    Profitant de l’étonnement général,
    Henrik frappe le coup fatal,
    Il est mort, enfin, l’objet de leur vaillance !
    Et leur peuple, n’aura plus pour eux, que bienveillance !
    Hourra ! Crient les matelots, tandis que, les époux,
    Scellent par une étreinte la fin de ce courroux !

    Revenu au pays, tête du Roquais en main,
    La gloire de Henrik ne connaîtra pas de fin,
    Il est craint, estimé et ce jusque dans la mort,
    Où il se transforme aisément en statue d’or !
    Voilà qui donne à penser: c’est parfois par d’étranges détours,
    Que viennent s’exprimer la force et la bravoure !

    ------------------------------

    Epopée n°3 :


    Orphée aux Enfers


    I.
    J’ai pour mission de chanter dans ces vers,
    Une histoire tragique et sans lumière,
    Celle d’un bonheur idyllique rompu par la mort,
    D’une joie éphémère qui s’évanouit avec l’aurore.
    J’aurais pu, vous conter de moins amères histoires,
    Mais la vie n’est pas toujours aux heures de gloire,
    Et il existe des défaites qui valent la peine d’être contées,
    Tant elles sont animées de passion, et de fureurs parfumées.

    II.
    Cette légende commence dans la joie d’un mariage champêtre,
    Celui d’Orphée, illustre fils d’une muse et du roi son maître,
    Et d’Eurydice fille d’Apollon, une nymphe dryade aussi belle que le jour.
    L’heure était à la fête et toute la Grèce dansait alentours,
    Une atmosphère brûlante de gaité et de féerie anima la soirée,
    Et un parfum de douceur agrémenta cette fraiche nuit d’été.

    III.
    La nymphe aimée partit se promener au petit matin,
    Dans les bosquets du bois voisin,
    Et au contact de l’herbe sur ses doigts de pieds,
    Elle ne put résister à l’envie de se déchausser.
    Hélas ! Quelle imprudence venait-elle de commettre,
    En retirant ainsi ses souliers sous les branches d’un hêtre ?
    Un serpent attiré par la blanche chaire de la fille d’Apollon,
    Se faufila entre les herbes humides, et la mordit au ripaton !
    Eurydice sentit ses forces l’abandonner et la mort l’emporter,
    Tandis qu’elle regrettait le vif bonheur de la nuit passée.

    IV.
    Son époux, inquiet de ne pas la trouver dans la maisonnée,
    Partit à sa recherche, suivant la trace de ses charmants pieds.
    Quelle ne fut pas sa douleur lorsqu’il découvrit,
    Gisant au sol, le corps de sa femme, sans vie.
    Il s’agenouilla à terre et passa sa main sur le visage d’Eurydice,
    Sa peau était froide, et plus blanche que le lys,
    Ses yeux étaient vides, ils avaient perdu leur éclat.
    Il posa ses lèvres sur celles de la morte une dernière fois,
    Comme pour prélever son dernier souffle d’espoir :
    Le contact de ses lèvres glacées resta à jamais dans sa mémoire.
    Orphée se mit à pleurer à chaudes larmes,
    Sur ce corps à qui la mort n’avait su ôter les charmes.
    Sa peine était pareille à un ruisseau qui s’écoule sauvagement,
    Elle ne tarissait point, et rien n’aurait pu le consoler de ce terrible accident.

    V.
    Soudain, les esprits de la nature se manifestèrent,
    Ils venaient prendre la dépouille de la nymphe aux yeux clairs,
    Orphée essaya de les attaquer, mais ses mains les traversaient :
    Les esprits ne sont pas palpables, ils n’ont rien de concret.
    Alors qu’ils commençaient à soulever la nymphe pour l’emporter,
    Les fleurs se mirent à faner, et la pluie se mit à tomber,
    Comme si la Nature elle-même pleurait la mort d’une sœur,
    Qui portait la beauté de l’Univers en son noble cœur.
    Notre héros seul sous la pluie battante était désespéré,
    - Eurydice, murmurait le vaillant, ô ma bien aimée,
    Tes yeux adorés me manquent, ils m’ont quitté trop vite,
    Ces deux éclats brillants comme des tanzanites !
    J’avais gagné ton cœur et au lendemain de nos noces
    Voici que les dieux me le reprennent, c’est atroce !
    Je ne puis tolérer d’être plus longtemps séparé de toi,
    Je descendrai aux Enfers te retrouver, sur ma foi !

    VI.
    Armé d’une simple lyre et de son courage démesuré -
    Car l’homme qui aime n’a nullement besoin d’épée,
    Le fils de Calliope se rendit d’un pas décidé aux Enfers,
    Afin de délivrer sa bien-aimée de ses fers.
    Il marcha longuement, et aperçut finalement au loin,
    Une porte majestueuse et effrayante, gardée par un étrange chien.
    Il s’agissait de Cerbère, un animal monstrueux à trois têtes,
    Qui surveillait l’entrée et faisait battre en retraite,
    Tous les hommes qui avaient le malheur de s’aventurer ici-bas,
    Et il attaquait sauvagement ceux qui devant lui ne reculaient pas.
    Orphée observa le chien et s’en approcha lentement,
    Tout en jouant de la lyre avec un tel engouement,
    Que le monstre s’endormit avant même d’avoir sonné l’alarme,
    Cette mélodie enchanteresse l’avait fait tomber sous le charme.
    Satisfait, notre héros contourna la bête et poussa la lourde porte,
    En son sein respirait l’espoir que le courage apporte.

    VII.
    Notre héros s’avançait dans un paysage sombre et désertique,
    Un marécage immense dans lequel flottaient des esprits aquatiques,
    Il jouait de la lyre et chantait pour se donner du courage,
    Dans ce monde obscur pareil à une infinie cage.
    Il découvrit au milieu de nulle part un escalier,
    Et le musicien avait le sentiment qu’il fallait l’emprunter,
    Il sentait que l’amour guidait ses pas,
    Et qu’il devait écouter en lui cette petite voix.
    Il descendit donc, et se retrouva dans une caverne rocailleuse,
    Aux parois rêches et anguleuses,
    Au sein de laquelle coulait un fleuve de lave.
    Mais Orphée était amoureux et brave,
    Et ce décor ténébreux ne l’effrayait guère,
    Il ne songeait qu’au visage de celle qu’il avait épousé hier.

    VII.
    Orphée suivit le cours du fleuve, marchant sur la rive,
    Il regardait autour de lui, chantant une poésie expressive,
    Lorsqu’il aperçut au loin une barque glissant sur la lave lisse,
    Et parmi ses passagers, il reconnut son Eurydice,
    Il cria son nom aussi fort qu’il pouvait à cet instant,
    Mais les cris qu’il poussait étaient pareils à des chuchotements,
    Comme dans un cauchemar terrible, il se sentait impuissant,
    Il sentait dans sa poitrine son cœur battant.
    Il s’empara alors de sa lyre et joua une douce mélopée,
    Ses doigts pressent les cordes avec vivacité,
    Nul n’avait jamais entendu une mélodie plus mélancolique et plus virtuose,
    Tant le poète et l’instrument étaient en osmose.

    IX

    Hades et Perséphone, du tréfonds des Enfers,
    Entendirent la beauté de cette musique qui avait su leur plaire,
    Pour féliciter le jeune homme de sa détermination,
    Et de son don pour la musique et la chanson,
    Ils décidèrent de lui rendre son Eurydice,
    Ils firent appeler Hermès, messager complice,
    Et lui demandèrent de ramener la nymphe à son mari,
    De lui expliquer quelle était la raison de leur sursis,
    Hermes plana jusqu’à la barque de la défunte,
    La prit dans ses bras et la conduisit au chanteur de complaintes.
    - Musicien, les Dieux infernaux m’envoient ici,
    Pour te dire qu’ils te rendent ton épouse chérie,
    Prenez ensemble le chemin du retour, tu la guideras,
    Mais sous aucun prétexte tu ne te retourneras,
    Elle marchera derrière toi, mais tu ne devras en aucun cas la regarder,
    Avant d’être arrivé dans le monde des vivants, au soir tombé.

    X.
    Ravi, Orphée marchait gaiment sur le rivage en pente,
    Il entendait derrière lui le bruit des pas de son amante,
    Ce bruit le rassurait et l’apaisait comme une douce mélodie,
    Mais le désir de se retourner prenait peu à peu possession de son esprit,
    Il était tenté de faire marche arrière pour la prendre dans ses bras,
    Mais il se rappelait des paroles d’Hermes et ne la regarda pas.
    Lorsqu’ils montaient les escaliers, les bruits de pas de son amie
    Semblaient avoir disparu. S’étaient-ils envolés dans la nuit ?
    Orphée se mit alors à douter de la sincérité des dieux,
    Et voulut s’assurer que sa femme le suivait de ses propres yeux,
    Mais lorsqu’il se retourna, il vit Eurydice disparaître dans un brouillard épais,
    Et cette fois ci, il sut qu’il l’avait perdue à tout jamais.
    Amis, ne laissez jamais le Doute vous envahir,
    Il entraîne parfois de terribles repentirs.

    ------------------------

    Épopée n°4


    Il y avait cette lettre posée sur le canapé
    Celle que je regrette de ne pas déchirer
    Il y avait cette lettre piètre morceau de papier
    Ces mots se dissipent en un nuage de fumée
    Il n’y a d’autre destinataire inconnu
    Que celui qui mérite cette missive perdue
    Le vent qui balaye les feuilles mortes
    Zéphyr son histoire sur une seule note
    Sur sa lame se distinguait le ciel
    Dans ses yeux verts se lisait l’irréel
    Pourtant, le solitaire guerrier acharné
    Ne manqua pas de temps pour prouver
    Que la brise qui le suit souvent
    Est son alliée la plus intime
    Et qu’ensemble, ils bravent les ans
    Pour conter aux autres ces rimes
    Mais aujourd’hui, cette plainte sempiternelle
    Dont j’ai longtemps souffert l’éternelle
    C’est enfin tut Zéphyr disparu
    Et redevient à la terre cet être ingénu
    Pourtant souvenez-vous du feu
    Harangue les esprits malsains
    Celui que craint même le belliqueux
    Qui rongea la peau de nos mains
    Que nous tendions désespérément vers les cieux
    Implorant la pitié des dieux
    Mais la brise fut là pour étouffer
    Les flammes de l’Enfer et leurs pêchés
    Les exploits ne sont jamais restés gravés
    Ailleurs que dans mon cœur dépravé
    Mais dans ces mots cette complainte
    Souvenez-vous de qui vainquit la Sainte
    S’opposant aux dieux du haut de son dragon
    Il n’avait pas froid aux yeux le guerrier
    Zéphyr vile archer ou vulgaire souillon
    Il libéra de l’âme ces fanatiques prisonniers
    Il n’est pas prophète, ni idéaliste
    Seulement conscient d’être réaliste
    Il ne fut pas connu ni acclamé
    Seulement resté figé dans mon âme délavée
    L’éclat de ses yeux ne s’est jamais dissipé en moi
    Il ravive à lui seul la lumière sous mon toit
    Cela me tue de ressasser ainsi de vieux souvenirs
    Que je préférais oublier avant de mourir
    Zéphyr fut le combattant, le soldat, le chevalier
    Maintes fois retrouvé sur les champs minés
    Sa force ne semble jamais tarie
    Il ne voit pas la mort, il lui sourit
    Être taciturne jamais comblé
    De servir sa patrie de s’y incliner
    Mais l’étincelle de détermination dans ses yeux
    Trahira à jamais son esprit indomptable
    Et sa liberté qu’il me laissa avec un adieu
    Pourtant je ne regrette pas qu’il ait mené bataille
    La forteresse de Miolans et ses gardiens de pierre
    Froides et misérables entités guerrières
    Sous la lame de Zéphyr longue agonie
    Tristes chimères dissipées dans la nuit
    La frontière témoin d’un dernier combat
    Les vices ennemis font sonner le glas
    Bientôt les heures deviendront minutes
    De simples secondes avant la chute
    Sans aucune lâcheté le vent souffle
    La brise révoltée sur les premiers rangs
    Une piteuse et prenante odeur de souffre
    Bientôt remplacée par les effluves de sang
    Sur le dos du dragon Zéphyr qui s’arme
    De courage et de sérénité avant le drame
    « Garde confiance » ai-je murmuré
    Mes derniers mots avant ce baiser
    J’ai froissé la lettre en songeant isolée
    Dans mes mains le papier s’est déchiré
    Finalement les deux camps ont chargé
    Sur le dos du dragon le vent fut premier
    L’impact si violent qu’il en a résonné
    Les fleuves se sont reclus les montagnes ont tremblé
    La brise s’est soudain tue je l’ai senti
    Quitter peu à peu ce destin s’enfoncer dans la nuit
    Le vent souffle une dernière fois juste pour nier
    Et dans le ciel les lames se sont entrechoquées
    Les duellistes du soleil et de la brise
    À jamais représentés dans cette crise
    De coups et de volonté Il espérait
    Que le temps le pardonnerait
    Que les larmes de cette guerre s’estomperaient
    Mais le mal ne s’éteignait pas sur le monde
    Et la bataille faisait des victimes Immonde
    Supplice que la guerre des innocents
    Laissait sur son sillon jusqu’au firmament
    Puis la nuit est finalement tombée
    Le vacarme s’est apaisé les étoiles ont brillé
    Sous une aile de dragon infime secret
    Dissimulé sous les écailles les pages de ce sonnet
    Le corps ensanglanté ruisselle le sang sur son arme
    Le vent a cessé de balayer la cime des arbres
    J’ai jeté la lettre au feu rageuse
    Je sais que je n’aurais pas la volonté
    De vider les cendres de mon âme creuse
    Alors je revois la scène des temps passés
    Comme tout début il y a eu fin
    Comme toute vie il y a eu mort
    Je ne peux accepter que le combat malsain
    Ait finalement dissipé le sort
    Qui me liait à ce héros Zéphyr
    Les légendes l’oubliaient je le pleurais
    Mais je songe encore à cette lyre
    Qui résonna pour clore la bataille à jamais
    Ancrée dans les mémoires des anciens
    Et le sang de Zéphyr se lit encore dans le creux de ma main
    Il y avait cette lettre envolée solitaire
    Celle que je regrette d’avoir brûlée
    Il y avait cette lettre piètre message épistolaire
    La légende se dissipe dans mon cœur dépravé

    ------------------------

    Épopée n°5


    Éros et Psyché

    I.

    Mignonne petite fille, essuie ces larmes.
    Mignonne petite fille, fruit de l’amour,
    Enfant de la nuit et du charme,
    Ecoute ce récit et apprend d’où tu tiens tes jours.


    II.

    Il était une femme, belle, envoutante.
    Intelligente, suave mais aussi battante.
    Une femme, une liberté, une amante.
    Ses yeux luisaient d’une étincelle attirante,
    Sa peau murait une couleur laiteuse,
    Ses mains, fines, élancées rappelaient celles des tisseuses,
    Ses cheveux, cascade ébène, torrent de boucles,
    Laissaient imaginer une forêt mystique et magistrale.
    Son cœur lui, était plus pur que l’or,
    Et aussi prisé que n’était redoutée la Mort.
    Son père était roi, mais elle était la reine
    Des cœurs en lambeaux blessés par la peine
    D’avoir été rejetés par la princesse elle-même.

    Tout en cette histoire commence par la rivalité,
    La jalousie, la concurrence de la beauté.
    Aphrodite, déesse envieuse et désirée,
    Eut vent du faste panache que dégageait la jeune femme,
    Et prise par le défi et la rage,
    Demanda à son fils Eros de faire fi des orages,
    Et, tout en masquant son visage,
    De descendre séduire la fille qui rivalisait avec sa mère bien aimée,
    Pour à la fin briser son cœur et changer
    L’histoire qui la destinait à la surpasser en beauté.

    III.

    Entre temps, la belle jeune femme s’était retirée
    Dans une contrée connue pour son calme et sa sérénité.
    Toute la journée elle se languissait,
    Du fléau que sa beauté lui apportait.
    Son charme ne lui valait que l’ennui
    D’avoir à prendre mari.
    Ses deux sœurs lui avaient conseillé,
    De s’éloigner du château quelque temps,
    Afin que la lassitude gagne ses prétendants.
    Mais ainsi écartée de la vie en société,
    La jeune femme maudissait chacune de ses journées.

    Il fut un soir tard dans la nuit,
    Où elle entendit un son étrange venir du perron.
    Elle se leva, anxieuse de connaître l’origine du bruit,
    Et fut désœuvrée lorsqu’elle aperçût un garçon,
    Dont le visage était couvert par un ombre mystérieuse,
    Et dont la voix était des plus mélodieuses.
    Eros masqua à la jeune femme son identité,
    Lui défendant à jamais de se laisser tenter par la curiosité.
    Il la courtisa jusqu’à l’aube de satin,
    Où il partit en promettant qu’il reviendrait le lendemain.

    Au fil des nuits et des jours,
    Le fils du dieu découvrit pour la femme un véritable amour,
    Que sa mère et les autres dieux n’avaient en rien encouragé.
    Et plus leur passion grandissait,
    Plus leurs étreintes s’éternisaient.
    Malheureusement tout beau fruit a son vers,
    Comme toute histoire à ses vilains amers.
    Ici, ce sont deux femmes sans cœur,
    Qui, jalouses du tendre amour que nourrissait leur sœur,
    Avaient décidé de lui jouer un mauvais tour.
    Elles l’encouragèrent au désir de connaître le beau visage de celui qui lui faisait la cour.
    Aphrodite se réjouit d’avoir trouvé
    Des acolytes qui l’aideraient à accomplir son pâle forfait.
    La déesse ne se doutait en rien que son fils,
    De la jeune fille lui aussi s’était épris.

    IV.

    Dans l’obscurité du soir, Eros dormait aux côtés de sa bienaimée.
    Poussée par d’avides pensées,
    La jeune femme se leva discrètement,
    Et alla prendre une bougie au feu ardent.
    Elle le passa près du visage de son amant,
    Et fut émerveillée par la beauté de ses traits.
    Malheureusement, de la cire brulante tomba sur l’épaule de l’endormi.
    Pris d’une rage sans pareil il se sentit trahi.
    Sans plus attendre il s’enfuit de la maisonnée,
    Ecoutant sa raison plutôt que son cœur qui lui criait de rester.

    Des semaines plus tard, la princesse pleurait encore.
    Elle mélangea larme de tristesse et de joie lorsqu’elle apprit,
    Qu’un être grandissait dans son corps.
    Aphrodite, dans le ciel se réjouit.
    Son plan avait en tout point réussi.
    Mais elle n’avait pas encore vu son fils qui,
    A petit feu, mourrait de chagrin et de tristesse.
    Cette nouvelle mis dans le plus grand désarroi la déesse :
    Que faire ?
    Il lui fallut huit mois pour décider,
    Que son fils avait sa bénédiction pour se marier.

    Malheureusement, il était trop tard.
    Sur terre dans la douleur du soir,
    Trois cris retentirent d’affilés.
    Le premier fut celui de nouveau-né qui avalait sa première bouffée.
    Le second fut celui de la mère qui n’avait pas sût subsister,
    A la douleur et à la peine d’enfanter.
    Le troisième fut celui d’Eros,
    Qui hurla toute la haine en son corps,
    Et qui dans un élan de passion,
    Demanda à la mort de retirer sa vie avec détermination.
    Dans la vallée, seul le bébé pleurait.

    V.

    Cette histoire était celle de Psychè.
    Ta mère, celle à qui tu dois ta beauté.
    Sache que tes parents t’attendent après la mort.
    Dans un monde où ils ont étés heureux jusqu’alors


    -----------

    Bonne lecture !
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MessageSujet: Re: Concours n°1 : Les participations. Sam 30 Juin 2012 - 0:13

Je retire trois Zeus d'Or à tous ceux qui ne votent pas



























...sérieusement, vous n'y avez quand même pas cru ?
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MessageSujet: Re: Concours n°1 : Les participations. Mar 17 Juil 2012 - 18:20

Changement de programme, vous avez jusqu'au 22 juillet à 16 heures pour voter !

Je vous en serai reconnaissante I love you
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Concours n°1 : Les participations.

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